Publié dans Aide à la création de supports, Apport théorique, flexibilité cognitive, Fonctions exécutives, Mémoire de travail

Au commencement de la négation …

En fonction des enfants et des acquis qu’ils ont, il peut être intéressant d’aborder la notion de négation de différentes façons.
Afin de mettre le plus de chance de notre côté, j’aime bien essayer de multiples manières et dans cet article, je vais tenter de vous présenter des petits ateliers/ matériels pour y parvenir.

Depuis quelques années, l’expression : « le cerveau ne comprend pas la négation » est entendue partout. Celle-ci est notamment beaucoup utilisée en « pédagogie douce » pour dicter des conseils tels que « il ne faut pas dire à un enfant « ne cours pas » mais « marche » », « n’aie pas peur » mais « rassure-toi », etc.
Bien évidemment (et heureusement!) ce n’est pas vrai, le cerveau traite la négation et le langage permet de l’exprimer mais ce sont les images mentales qui ne peuvent être représentées en « anti-images ». Pour se représenter la négation nous sommes donc obligés de penser « la chose », puis de lui accoler une expression de la négation du type une croix, un astérisque, un « non », etc.

Le cerveau comprend la négation mais … cela lui demande un surcout cognitif, c’est moins « neuroergonomique ».

Pour les enfants avec difficulté de compréhension, il sera plus « facile » de s’affranchir de la négation dans les consignes que l’on veut claires, cependant, à un moment, il faudra que l’enfant parvienne à appréhender et à comprendre un énoncé, oral ou écrit, même exprimés sous une forme négative. Cela demande un certain niveau d’abstraction et il faudra comprendre non seulement le « non » dans le sens « non je ne veux pas » ( ex : « non biberon » = je ne veux pas de biberon » qui est rattaché à un mand ABLLSR F10) du « non » dans le sens non-existence de (ex : « non biberon » = ce n’est pas un biberon mais c’est un verre, rattaché à une dénomination ABLLSR G23).

D’un point de vue pratique, par exemple, quand on travaille le « est-ce que c’est X? » en montrant un objet, il faudra être vigilent quant à l’objet qu’on utilisera.
Par exemple, si on montre à l’enfant une tablette et qu’on lui demande : « est-ce que c’est + objet? » on a une forte probabilité que l’enfant nous réponde « oui » quelque soit l’objet verbalisé en fin de phrase. Et inversement, si on montre un crayon par exemple, et qu’on commence à verbaliser « est-ce que c’est + objet? » l’enfant va répondre non car il nous exprime « non je n’en veux pas de ton crayon ! »
Ca parait être une lapalissade mais en fait, dans la pratique j’ai souvent vu cet écueil dans l’enseignement du « oui, c’est + objet » ou « non, ce n’est pas + objet ».

C’est donc une notion très importante pour la compréhension orale et écrite mais néanmoins très complexe.

Dans cet article, il va s’agir de comprendre un état « objet » VS « non objet » et non de répondre « oui / non » quant à l’état d’un objet, comme c’est le cas dans cet article là.
J’espère que vous me suivez ….  🙂

 

La négation au sens de « X » et « non X », au sens de « X » versus « Y »

Déjà, comme toujours : du classement et du tri !!

Ci-dessous, on voit le classement de vert clair VS vert foncé ou encore le classement de 5 couleurs différentes, chacune bien séparée dans une case. Parfait, ca ne pose pas de problème !

Sur les photos ci-dessous, il s’agit de trier les « X » d’un coté et les « non X » de l’autre, (en l’occurrence « les bleus » d’un coté et les « non-bleus » de l’autre) cela signifie qu’il va falloir accepter de mettre des « non X » différents ensemble dans la même case !
Aïe …. pour la plupart des enfants avec autisme, c’est déjà un beau challenge :  il va falloir travailler la tolérance pendant un moment avant qu’ils ne parviennent à accepter de mettre ensemble des différents.

   

Remarque : du bon usage de la croix d’exclusion

Parce qu’il est « impossible » de matérialiser « l’absence de », on utilise communément la croix rouge pour le signifier. C’est « le » symbole de la négation par excellence : il est très répandu et assez clair. Dans le matériel orthophonique, neuropsy ou scolaire, la négation est une croix rouge sur un objet …  faute de mieux certainement ….

Cependant, il faut enseigner que « croix »= « absence » car cela ne va pas de soi …. la croix ne l’aidera pas à comprendre, comme on le pense souvent, dans la mesure où le symbole « croix » est à apprendre autant que le concept de négation ….
Du coup, dans mes activités, j’alterne entre une croix sans rien en dessous (sur la photo 1) et une croix sur l’objet (sur la photo 2) car je ne sais pas ce qui sera le plus clair pour l’enfant. Quand on a un picto « couleur bleu barrée », il y a quand-même la couleur bleue qui est très présente et qui peut induire en erreur. J’utilise aussi rapidement le « O » (zéro) car en fait, il est assez parlant quand même …. Si vous avez des références d’études,  idées ou remarques, je prends !! 🙂

Ci-dessus, sur les photos, on voit du tri de couleur mais évidemment, on doit aussi le faire avec des « chiens » VS « non chien » (donc mettre des vaches avec des cochons, avec des poules, etc.) ou des « rayures » avec des « non rayures » et donc mettre des pois avec des carreaux avec des unis  (le PDF ici peut être utilisé à cela) ou encore des catégories complètes, ce qui va être encore plus complexe « mettre des véhicules (donc des objets déjà différents entre eux) VS des non-véhicules (avec des parties du corps, des outils, des formes, des ustensiles de cuisine, etc. vous trouverez des lexiques disponibles ici)

 

ATTENTION DIGRESSION :
Je glisse ici que souvent, les sons sont travaillés de cette façon dès la maternelle : les « j’entends A » VS « j’entends pas A » !! Pour la plupart des enfants, c’est certainement accessible mais pour les enfants en difficulté, il s’agit de torture 😉 .
Déjà il faut que l’enfant puisse comprendre qu’on attend de la comparaison de son (il n’est pas habitué car c’est le commencement des sons), puis écouter sur demande (et non récupérer ce qu’on a passivement entendu), puis  préserver en mémoire le son pour ensuite parvenir à le trier en  » X » VS « non X », on comprend bien que les pauvres, nous risquons de les guider longtemps. Afin d’alléger un peu la charge cognitive, on peut déjà le faire trier en « j’entends A » VS « j’entends O », VS « j’entends U » ….

Une suite pourrait être :

Parmi une grande série du meme objet, montrer celui qui n’est pas X, c’est à dire, pas comme la majorité du reste. (voir article sur les intrus)

« Donne PAS pingouin »
« Donne PAS pingouin »

Ensuite parmi des séries dessinées :

« Montre PAS éléphant ».
Puis, des images dessinées toujours mais où la « norme » est moins représentée, il y a uniquement 2 choix….. donc c’est contrintuivement plus complexe !

 

La négation dans le sens « objet » versus « absence de l’objet »

Dans ce PDF : « Cartes de manipulation pour un/zéro/aucun/pas de », j’ai rédigé une page de petits conseils sur comment le mettre en place.

Il faudra au final que l’enfant connaisse l’intégralité de ces formes de négation : zéro, sans, aucun, pas de, ni ni … je conseille de les travailler un.

Par exemple : placez vos 3 cartes avions (dont la vierge, évidemment) ALEATOIREMENT et demandez à ce que l’enfant vous donne :

  • « pas d’avion »
  • « un avion »
  • « sans avion »
  • « deux avions »
  • « zéro avions », etc …

Même si on ne travaille pas la numération, j’ai mis « zéro fourchette », « une fourchette » mais aussi « deux fourchettes » et « trois fourchettes » de façon à ce que l’enfant ne sélectionne pas par l’exclusion. Du coup, les consignes sont plus variées : »donne 2 fourchettes », « donne 4 fourchettes »,  » donne zéro fourchette » (ça, c’est notre cible!!)
On verra que la verbalisation « pas de fourchette » risque de donner le comportement « donner 2 fourchettes » car on entend « de/deux » qui sont très proches phoniquement. Donc si c’est le cas on accentuera « PAS de fourchette » en insistant sur le « pas » et en prononçant tout bas « de ».

Ensuite, on pourra changer le vocabulaire de façon à faire comprendre que « zéro » c’est aussi « sans », « aucune » et « pas de … »
Soyez patient … et guider tout de suite quand vous êtes en phase d’apprentissage car c’est très compliqué et il ne faut pas que l’élève défile ses réponses.

Quand on parle, l’enfant entend « blablablabla fourchette blablabla » alors il va falloir lui faire comprendre qu’il faut se concentrer sur ces « fioritures » autour du mot car c’est là que se trouve l’indice. La difficulté est que lorsqu’on entend « zéro/ sans / aucune fourchette, on entend fourchette!! » or l’enfant va devoir l’inhiber pour que lorsqu’il entend « négation + item », il cherche un « non-item ».

 

Documents avec des propositions à cocher.

J’ai essayé de faire le plus simple possible : des dessins avec un vocabulaire très connu, une structure épurée et une réponse en cochant (pour limiter le coût de l’écrit). Sur le support plastifié, vous pourrez donc faire cocher les réponses avec un crayon gras lavable (type woody). Si l’élève est non lecteur-scripteur, ce n’est pas grave, vous pouvez lui lire les propositions. Le PDF est ici.

Remarques à propos de ce document :
Vous pouvez les imprimer et les plastifier SANS les découper au début. Cela sera peut-être plus facile pour l’enfant car je respecte une sorte de difficulté croissante. Ensuite, vous pourrez couper pour donner les bandes-cartes aléatoirement.
Ces bandes-cartes pourront plus tard être traitées dans les OCR (voir l’article consacré qui viendra d’ici peu) c’est-à-dire imprimées en étant pliées en deux avant d’être plastifiées de façon à être répondues de mémoire !!  😉

 

Les jouets-nounours (plus facile) :

Les véhicules (légèrement plus complexe) :

Niveau avec une croix bleue : le plus facile, on coche tout simplement ce qui est sur l’image.
Ces premiers exercices ont pour objectif de familiariser avec la consigne mais doivent être faciles, sinon inutile de continuer plus loin.

Niveau cartes sans croix ni éclair : on introduit l’absence de la chose.

J’ai pris le parti de commencer à représenter l’absence par « zéro » (au lieu de choisir « non », ou « pas de » ou « sans », ou « aucun », …) car souvent, les enfants que j’accompagne possèdent déjà un début de dénombrement.

L’idée-clef est que c’est le dénombrement 0, 1, ou 2 qui va aider l’enfant à comprendre l’absence grâce à « zéro ». Et ensuite, on lui fera comprendre « simplement » que aucun/sans/ni ni/non/… sont pareils que « zéro ».

Mais peut-être que ce zéro n’aidera pas l’enfant avec lequel vous travaillez. Auquel cas, vous pourrez tenter via « pas de … » qui est , je pense le mot de la négation le plus répandu pour un enfant.
Bref, on s’adapte !  😉

Niveau cartes avec éclair : là, ça commence à se corser !

Ici, l’élève va rencontrer une dissonance cognitive. Jusqu’à présent, les mots écrits correspondaient aux images présentées mais là, dans les cartes avec des éclairs, ce n’est plus le cas.
Par exemple, ci-dessus on a l’image d’une voiture.
A la proposition « un bateau », pas de problème comme pour les cartes avec des étoiles, il sait que ce n’est pas un bateau et donc, il ne cochera pas la proposition « un bateau ». Mais il va être contraint à cocher « pas de bus » alors qu’il n’a pas vu de bus mais il n’y a pas « rien », il y a un bateau. C’est sur ce genre de « détails » que l’enfant risque de coincer …

 

Pensez à travailler ces « petits » mots outils souvent négligés :  beaucoup VS peu, seul VS plusieurs, un VS tous, objet VS rien, … qui seront importants pour la compréhension orale et écrite.

 

Documents avec des formes à colorier

Toujours pour travailler les « pas », « X et Y », les ni ni etc. Voici un document-support d’enseignement.

Le PDF regroupe des cartes-consignes et des cartes-formes. Demandez à l’enfant de choisir une forme de son choix, par exemple, il choisit le cœur.

Ensuite, sélectionnez une carte-consigne facile (couleur unie par exemple), l’enfant doit alors colorier selon la consigne. Ensuite, introduisez des négations avec « pas » (les mieux comprises en général) et avec des plusieurs couleurs,  puis avec des ni ni ni.

 

Ci-dessous, avec un enfant avec qui on a déjà souvent travaillé ce concept, donc, il est plutôt performant !

On continue avec les autres, il a plutôt bien compris sauf quelques guidances. Alors après, on les remet bien par paires pour vérifier :

Dans l’exemple ci-dessous, je lui fais deux propositions : il doit me donner le bon coloriage parmi les deux.
Pas facile car on voit les trois couleurs écrites (bleu, vert et rouge) mais la présence des ni ni ou et va faire toute la différence entre les deux choix.

 

On peut également le faire à l’oral et demander de donner le « ni vert, ni bleu » et l’enfant doit me donner le rouge malgré la tentation de me donner le « vert » ou le « bleu » qu’il entend « de ma bouche ».

Ce modeste PDF prépare le début des exercices du type « je lis je fais » que j’aime beaucoup.

Le PDF est ici.

 

Pour aller plus loin …

Vous trouverez d’autres articles sur la négation en tapant « négation » dans le moteur de recherche du site, il y a par exemple un article « pas sans aucun ni ni » avec des cartes très simples à classer ici, et des jeux tels que Torteliki peuvent vous faire travailler la négation d’attributs (article ici) ainsi que tous les qui-est ce ou encore des jeux tels que tête de Pioche (article ici)  ou Tricogito objets (ici) .

Vous trouverez également de nombreuses activités sur ces notions dans l’article sur le super matériel pédagogique : « un menu bien épicé » ici

A l’occasion, je ferai un article sur « Ni ni l’ourson » de chez Mot à mot dont j’avais adoré le titre (facile comme jeu de mot, mais trop mignon)

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La négation : pas, sans, aucun, ni ni.

Dans cet article vous trouverez deux thèmes : un avec des personnages et un avec des lapins. La difficulté est la même, cela permettra juste de changer un peu le vocabulaire et de varier les supports.

Comprendre la négation n’est vraiment pas évident pour un enfant. Et pourtant, on utilise toute la journée des négations quand on s’adresse à eux.
Dans les consignes de la vie de tous les jours, pour être sûr d’être bien compris de l’enfant, mieux vaut favoriser les phrases affirmatives (ex : dire : « marche!! » plutôt que : « ne cours pas » dans lequel on entend « cours », dire : « doucement », plutôt que « moins vite » où on entend « vite », etc, …)

Cependant, il va falloir enseigner à l’enfant cette notion de négation. Le plus simple est de le faire sur table, en maîtrisant les données de façon à épurer un maximum les écueils éventuels.

Je vous propose donc deux supports dans cet article, dessinés pour l’occasion, de façon à simplifier au maximum cet enseignement.

 

Un enseignement étape par étape

Discrimination visuelle

Tout d’abord, il va s’agir de s’assurer que l’enfant perçoive sans erreur et facilement les éléments sur l’image.
Il y a quatre configurations dans mon pdf :

  • un portrait sans rien
  • un portrait avec lunettes
  • un portrait avec chapeau
  • un portrait avec lunettes et avec chapeau.

Avant même de mettre des mots, faites faire 4 tas à l’enfant. L’enfant doit pouvoir le faire facilement en discriminant bien les différents éléments … si c’est OK, on continue.

 

Discrimination du lexique et du mot « avec »

On s’assure maintenant que l’enfant comprend bien « avec chapeau » et « avec lunettes » :

  • Prenez le portrait « sans rien », (ni lunettes ni chapeau) ainsi que le portrait avec chapeau : demandez à l’enfant de donner le monsieur « avec un chapeau ». 
  • Prenez le portrait « sans rien », (ni lunettes ni chapeau) ainsi que le portrait avec lunettes : demandez à l’enfant de donner le monsieur « avec des lunettes ».

Si l’enfant est en difficulté, vous pouvez vous aider des pictos disponibles dans le pdf en disant « donne le monsieur avec un chapeau » tout en montrant le picto « chapeau », idem pour le monsieur avec des lunettes.

   

Plus complexe : tri chapeau / sans chapeau mais il faut faire abstraction de avec lunettes/sans lunettes pour isoler le critère "chapeau".
Plus complexe : tri chapeau / sans chapeau mais il faut faire abstraction de avec lunettes/sans lunettes pour isoler le critère « chapeau ».
Vous pouvez également utiliser la croix seule (sans l’item en dessous) afin que ce soit plus clair pour votre élève. Soit il voit le pantalon, soit il ne le voit pas !

Compréhension du mot « pas » comme étant l’absence de « avec » 

Je commence toujours pas le mot « pas » pour aborder la négation.
On reprend le tri simple : « chapeau » et « pas de chapeau » comme pour la simple discrimination visuelle et cette fois on peut coupler avec les pictos.

ATTENTION : comme tout le reste, le picto « item barré » doit être enseigné ! Cette négation visuelle « chapeau barré » est tout aussi complexe que la négation verbalisée « pas chapeau » car dans les deux situations, il y a « chapeau ». C’est à force de l’utiliser que les enfants vont comprendre que « croix rouge = absence de… ». Ce codage est beaucoup utilisé dans le handicap, surtout dans les emplois du temps des enfants mais aussi pour expliquer les comportements à ne pas faire (je déconseille complètement ce recours aux pictos, d’ailleurs …)

 

Donc, on reprend le tri avec 2 opposés :

  • Portrait « sans rien », (ni lunettes ni chapeau) ainsi que le portrait avec lunettes : l’enfant doit trier en 2 tas et on verbalise « avec lunettes » et « sans lunettes » à chaque fois que l’enfant pioche une nouvelle carte et l’enfant trie, visuellement, en écoutant « avec / sans ».
  • Portrait « sans rien », (ni lunettes ni chapeau) ainsi que le portrait avec chapeau : pareil que ci-dessus.

 

  • Portraits tous mixés, selon un critère : cela va demander de la flexibilité mentale et donc de tolérer de placer des différents ensemble :
    • avec lunettes VS sans lunettes : on mettra aussi ceux qui ont des chapeaux ou non
    • avec chapeau VS sans chapeau : on mettra aussi ceux qui ont ou non des lunettes. 

 

On pourra ensuite faire verbaliser l’enfant par rapport à un critère:
Par exemple ci-dessous, on a le critère « tshirt » et on va dire « avec t.shirt, pas de/sans t.shirt, avec t.shirt, etc. » en faisant toute la ligne.  

Enseignement du vocabulaire étendu : sans, aucun, ni …ni

Ensuite, on continue en enseignant PAS = SANS = AUCUN, ainsi, « sans chapeau » revient à  » pas chapeau » revient à « aucun » chapeau.
Une fois que la difficulté de la compréhension de la négation est surmontée, les synonymes sont vite compris ! 

Généralisation du concept 

Avec la suite du PDF, on a le critère : avec pantalon, sans pantalon, avec t-shirt, sans t-shirt. Il plait beaucoup aux enfants qui rigolent car il est tout nu ! 🙂
On commencera toujours par le tri pour s’assurer que l’enfant perçoit bien ce qu’il y a à discriminer.

Tri simple en 4 tas
Tri simple en 4 tas


Par la suite, on va énoncer plusieurs critères, un par un ou simultanément. On pourra avoir : un monsieur avec un chapeau et avec des lunettes, un monsieur sans chapeau mais avec des lunettes, …. Lorsque les critères sont énoncés simultanément, on peut utiliser des pictos pour aider à mémoriser le maintien des deux critères.

Par exemple, ci-dessous : choisir parmi les 4 images celle « avec lunettes » et « sans chapeau ».

 
 
Ces notions sont primordiales et elles sont nécessaires pour toutes les activités du type « qui-est-ce » qui pourront alors être entraînées.
 
Votre enfant maîtrise bien avec les portraits ? Alors vous pouvez vous rendre pour la suite des enseignements ! 🙂
 
Vous trouverez une version sur le thème « lapin » qui travaille les notions « avec », « et » et « sans » par ici !

Pour aller plus loin

 
Il existe un matériel de chez Mot-à-mot qui travaille cette notion : Ni ni l’ourson.
J’adore le titre et le matériel est sympa. Il y a quelques points moins positifs, je ferai un article dessus prochainement.
 
Il y a également quelques supports sur le merveilleux site ARASAAC :
Image
 
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La compréhension orale et écrite, quelques supports

Les différents matériels proposés ci-dessous sont tous basés sur le même principe : ils servent à travailler la compréhension (de la lecture le cas échéant) et l’écoute si on préfère dicter (aux élèves ou à l’enfant). Je trouve intéressant d’en avoir plusieurs pour que les enfants ne se lassent pas trop et qu’ils puissent travailler sur du lexique dans des univers différents. Ils coûtent cependant à l’unité dans les 35€.
Quelques termes sont parfois à remplacer « chandail », « maïs soufflé », « souliers », pour les non canadiens! 🙂

 

Si ces supports vous paraissent inaccessibles, vous pouvez aller voir les articles qui permettent d’introduire les pré-requis : ici, ou ici
En toute fin de cet article, vous trouverez également des aménagements avec des supports plus faciles.

Le principe général

Pour chacun de ces jeux, il va falloir prendre connaissance des informations afin de trouver, à force d’éliminations, LA personne concernée. Il s’agit du principe du « qui-est-ce? »
Ils sont tous composés d’une grande illustration sur un thème spécifique (la photo de classe, la croisière, le cinéma, le camping, etc, …) et de fiches de lectures (une trentaine selon la version) qui ont un niveau croissant.

Selon le cadre (en classe ou en individuel) et selon les spécificités de l’élève (problème moteurs, visuo-spatiaux, etc, …), on pourra adopter une façon de sélectionner différente :
– dans une pochette plastique et on barre au welleda
– en la plastifiant et on barre avec des crayons woody (voir l’article)
– en posant des jetons opaques que l’on posera sur ceux à éliminer (je réserve les transparents pour les activités où on doit au contraire sélectionner)
– en posant l’illustration sur une plaque métallique et en donnant des aimants « croix » (si problème moteur, c’est moins labile), …

Cette activité peut se faire en individuel ou en petits groupes où chacun a son illustration et l’enseignant lit les consignes à tous.
Elle peut également être faite en autonomie avec des enfants lecteurs, la réponse ne figurant pas sur les éléments distribués mais sur une feuille à part! 😉

A NOTER : on différencie la compréhension orale (lorsque l’enfant entend la consigne) de la compréhension écrite (lorsque l’enfant lit lui-même sa fiche). Il est donc très intéressant de comparer les deux passassions.
Mais ATTENTION, lorsqu’un enfant lit par exemple : « il a un ballon » et qu’on reprend : « oui, il a un ballon, c’est ça » et bien cela devient … de la « compréhension orale!. Alors attention, comme d’habitude, on garde le silence !! (oui, je sais c’est difficile !)

 

Au moment où je rédige, les Editions Passetemps offrent des gratuités avec différentes planches : 
Téléchargez des extraits de certains jeux de notre populaire collection Lecture et inférences.

 

 

« La photo de classe »

Le plus facile dans ceux qui existent (et surtout ceux que je possède!!) est selon moi, « La photo de classe » car les premières phrases sont très courtes et font référence à des concepts et un vocabulaire bien connu des enfants (les vêtements, animaux, fruits, couleurs,…). De plus, les enfants sont assis et donc « bien rangés », ce qui facilite le balayage gauche -droite-haut-bas!
Il se présente comme ci-dessous (photo éditeur) :

photo de classe

Il y a 2 niveaux (3 apparemment dans la nouvelle réédition) : un niveau rouge, facile et un vert, plus complexe.
Voici un exemple de la toute première carte niveau rouge, la plus facile donc :


On voit que le vocabulaire est facile, même si il y a une négation « je n’ai pas de chien ». Il faut donc chercher sur le fameuse « photo de classe » un enfant qui a un sourire, qui est brun, qui a une pomme sur son bureau, qui n’a pas de chien et qui a un ballon sous son bureau.

 

« La photo de famille »

Plus complexe, mais avec du vocabulaire bien connu aussi. Les fiches ont une difficulté croissante là-aussi. Cependant, même les premières fiches comportent des distracteurs et négations ainsi que des inférences pas évidentes :

  • Exemple fiche 1 : « Quelqu’un a un oiseau sur la tête, ce n’est pas moi » (= je n’ai rien sur la tête »), ou encore « Afin de cacher mes cheveux blancs, j’applique une teinture sur ma chevelure » (= je n’ai plus les cheveux blancs).
  • Exemple fiche 17 : « Selon l’ordre alphabétique, mon prénom vient avant celui de Yves, mais après celui de Liam ».
  • Exemple fiche 19 : « Si je te disais que je suis le plus grand et le plus gros de ma famille, ce serait faux » (= je ne suis pas le plus grand et le plus gros de la famille) ou encore « je suis un être humain de sexe masculin ».

photo de famille

« Au cinéma »

Plus complexe que « la photos de classe », mais avec du vocabulaire connu. Les fiches ont une difficulté croissante là-aussi.

  • Exemple fiche 2 : « Certaines personnes ont apporté une peluche. Je ne l’ai pas fait. » ou encore « Ma chevelure est de la même couleur que celle de Clara » (= donc il faut regarder celle de Clara)
  • Exemple fiche 16 : « Si je te disais que mes cheveux sont gris, je te mentirais. » ou « Je ne regarde pas l’écran. J’observe attentivement la personne de sexe masculin à ma droite ».
  • Exemple fiche 20 : « Je peux te dire que mon abondante chevelure n’est ni rousse ni grise ».

aucinema

Bref, vous avez compris le principe de ces petits supports bien sympathiques. Pour varier les plaisir, vous trouverez également :

 

« L’anniversaire »

L'anniversaire - Espace Orthophonie

« La croisière »

la croisiere

« L’aquarium »

Celui-ci contient beaucoup d’infos à combiner pour retrouver des poissons (taille, déco, couleurs, forme …):

auqarium

« Dragons en mission et Mordus de vampires »

Ils sont selon moi plus complexes dans la construction des phrases, les inférences et le vocabulaire employés. Néanmoins, les enfants peuvent bien accrocher sur les thèmes abordés :

dragonsenmission

mordus de vampire

 

Il existe d’autres thèmes et de nouveaux sortent régulièrement.

Attention à ne pas dégouter les enfants car ces déductions demandent beaucoup de concentration. Pour les enfants pour qui tout cela est encore inaccessible, il faut travailler sur des supports et critères plus simples. Nous verrons cela sur prochain article.

 

Adaptations pour les planches gratuites de chez Passe-Temps

Ici, une version de défis avec uniquement des phrases positives et un vocabulaire très simple. Cela permet de se familiariser avec les personnages et la recherche de petits détails.

Nouvelle version avec La plage :

Pour travailler avec les petits non-lecteurs (à condition de leur lire, bien sûr!) et / ou avec les lecteurs qui devront se débrouiller.
Je vous propose un niveau TRES DEBUTANT afin de pouvoir tout doucement aller vers les jeux originels qui contiennent plus de challenges, évidement.
Je pars donc de l’illustration de la solution de leurs extraits (sur leur site donc), où il n’y a que 3 à 5 personnages, afin de simplifier au maximum.
Ensuite, il suffit de suivre les consignes que vous dicterez à l’enfant (ou bien qu’il lira, si c’est possible).
J’ai simplifié au maximum afin que les enfants soient en réussite.
– une seule consigne, critère positif
– une seule consigne, critère négatif
– deux consignes, critères positifs
– deux consignes, critères mixés.
J’ai tenté de simplifier au maximum également de lexique et de ne pas faire de reprises anaphoriques (donc il y a des répétitions).
REMARQUES :
– afin que l’enfant comprenne bien le fait d’exclure ou de sélectionner, vous pouvez lui faire mettre des jetons OPAQUES sur les personnages à éliminer et des jetons transparents cerclés, pour les personnages qui sont validés.
Ces dispositifs tangibles que vous mettrez en place SONT TRES IMPORTANTS. Ce sont des façons de sélectionner qui vont permettre à l’enfant de comprendre « celui-là ça ne va pas » versus « oui, c’est ok pour celui là ».
Car c’est deux nouvelles compétences qui sont complexes :
– L’enfant a l’habitude de vous donner un seul item parmi plusieurs, là il va falloir qu’il apprenne qu’il peut en « garder » plusieurs.
– L’enfant a l’habitude de sélectionner et non de désélectionner : il va falloir qu’il apprenne à exclure quelque chose qui n’est pas X.

Autres version : la soirée pyjama

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OCR : Observer (visuel / auditif / sensoriel…), conserver, restituer (verbal / écrit / geste / …)

Vous ne connaissez pas les OCR? C’est normal, je l’ai inventé !  🙂
Il y a quelques années, j’avais crée ces petits formats exercices, que j’avais baptisés OCR, dans un but bien précis : amener les jeunes à observer, conserver et restituer une information.
Je vous explique …

Beaucoup des enfants que nous accompagnons ont un historique de dépendance à la guidance : que ce soit pour réaliser une tache en elle-même ou pour passer d’une activité à une autre.
On obtient alors ce que j’appelle des « poupées de chiffon » : des enfants qui ne sont pas opposants mais qui attendent sagement qu’on leur prémâche le travail, qu’on leur montre les indices pertinents pour la réalisation de l’activité ou encore qu’on les manipule physiquement pour émettre la réponse.

On le sait, un individu doit être actif dans son apprentissage : il doit être attentif. On sait que sans attention, l’apprentissage est quasi nul au sens mathématique du terme. (F.Ramus).

Il va donc falloir travailler, entre autre, la mémoire de travail. Elle est difficilement séparable de l’attention, ces deux notions seront donc abordées conjointement ici.
Si l’enfant n’est pas attentif au moment où il faut l’être, il ne pourra pas mémoriser et restituer.

La flexibilité mentale (= flexibilité cognitive) qui évidement va être importante aussi dans beaucoup de taches du quotidien, quant à elle, bénéficie d’un article dédié ici ainsi que de nombreuses apparitions dans divers articles du site (pour les trouver taper le mot-clef dans le moteur de recherche).

 

Quelques points théoriques

L’idée de cet article n’est pas de s’étendre sur la théorie mais de proposer des activités à faire en séances avec vos élèves! Cependant, il convient de définir quelques petits points importants.

Dans la mémoire de travail, il s’agit de garder une information en mémoire momentanément ET de la manipuler au besoin.
Même si il existe encore des débats sur les terminologies exactes, on peut dire globalement que retenir ces 3 lettres : R, H et F est de la mémoire à court terme, et si on demande une transformation : « redonne ces lettres mais en commençant par la dernière », donc « F, H, R », il va alors s’agir de faire intervenir la mémoire de travail.

Cette capacité de manipulation d’informations « dans la tête » est essentielle dans la plupart des actes quotidiens : aller au frigo pour aller chercher ce qu’il nous manque sur la table, dans la lecture, le calcul, … mais aussi évidemment résoudre un problème mathématique en étant en capacité de se souvenir et de manipuler les données dudit problème.

On évalue en général cette mémoire en fonction du nombre d’éléments qu’on peut retenir allant de 3 éléments vers 4 ans, jusqu’à 7 éléments à partir de 12 ans et à l’âge adulte.Les dernières études scientifiques sur le sujet soulignent que cette mémoire peut être travaillée mais qu’elle doit être entraînée dans des situations toujours variées afin d’être reprises et généralisées dans la vie quotidienne et scolaire. Travailler sur diverses tâches augmente donc la probabilité que différents processus cognitifs soient impactés par cet entraînement et donc qu’un plus grand nombre d’activités puisse en bénéficier.

J’essaie donc de créer des exercices afin qu’ils comprennent qu’ils doivent maintenir activement en mémoire des éléments car je vais leur redemander ultérieurement, avec en plus de petits changements dans la restitution.

Il existe finalement assez peu d’ouvrages de travail / atelier des FE en général, et lorsqu’on veut en plus des activités spécifiques orientées enfants avec handicap, c’est encore pire !!

Les ouvrages existants sont complètement inaccessibles aux enfants du cabinet car les exercices portent sur des compétences de base que mes enfants ici n’ont pas.
Les classiques : Flex’habileté, Fleximots, flexinhib, cognikit, carta’flex sont donc pour biiiiiiiiennnnnn plus tard pour nous.

A ma connaissance,  l’ouvrage « Jeux au carrefour du langage et des contions exécutives » est un des rares à présenter des idées d’exercices à faire et ce dans les différents domaines.
Au sommaire, nous avons : l’attention corporelle, l’attention (l’attention visuelle, l’attention auditive, l’attention divisée), l’inhibition (avec des Go, no go), la récupération en mémoire (mémoire de travail, mémoire épisodique, mémoire sémantique), la flexibilité mentale, la planification et le raisonnement.
Je le trouve assez complet et « simple », il donne aussi des idées : à partir des nombreuses activités présentées, vous pouvez bien entendu créer les vôtres en fonction de votre petit patient, des ses intérêts et de ses difficultés.

 

Voici quelques idées d’activités autour de la mémoire avec vos enfants avec TND

Au commencement : demander une restitution (un peu) différée : mémoire à court terme.

Ceci va travailler la mémoire à court terme et la restitution. J’ai commencé à travailler cela car les enfants avec qui je travaille avaient tendance à restituer « passivement » à postériori, c’est-à-dire qu’ils se souvenaient, ou pas, mais en tous cas, je n’observais pas d’intention de mémorisation active de leur part. Pour cela, il faut déjà mobiliser son attention volontairement, puis, faire un effort de stratégie (souvent, répétition subvocale / échoïcs à partir de 7 ans) pour retenir et restituer.

Avant même de pouvoir opérer une transformation sur l’information donnée, il faut d’abord pouvoir la retenir sans transformation, avec un petit délai, tout simplement.
Vous pouvez aller sur cet article, qui certes date un peu, où il y a des idées de petites activités et des réflexions quant aux « types d’entrées et de sorties ».

Astuce pour faire comprendre à l’enfant ce qu’on attend de lui :

Les premières fois, je prévois un petit support visuel : un support avec 3 petits cercles creusés (mais un papier sur lequel on trace trois cercles alignés fait le job aussi!).
Puis, je montre / énonce par exemple 3 items (trois lettres, trois mots simples, trois couleurs, etc, …) en pointant à chaque item prononcé un cercle. Puis, je pointe les cercles vides en attendant que l’enfant me dise/mette les items.

Cette guidance peut s’estomper très facilement en ôtant le papier et en pointant « dans le vide » puis l’enfant estompera tout seul.
Cette astuce sert uniquement à ce que l’enfant comprenne que l’on attend la répétition des items un par un. Le fait de voir ces cercles vides fait comprendre à l’enfant qu’il faut qu’il place quelque chose « là », « là », et « là ».

On demandera ensuite la restitution en retournant la carte modèle, de mémoire.

Puis, demander une restitution transformée : la mémoire de travail arrive!

On va commencer par exemple par restituer à l’envers, très connu mais complexe à expliquer à un enfant avec autisme !!
Du coup, vous reprenez votre petit dispositif avec vos 3 emplacements. Vous dites  » 3, 4 et 5″ et vous le guidez directement échoïquement (ou visuellement)  « 5, 4, 3 » et en général au bout de quelques guidances, ils comprennent le principe de restituer à l’envers la consigne donnée.

On peut également lui donner une longue liste de lettres qui reste VISIBLE et lui faire recopier à l’envers pour comprendre ensuite qu’il faudra « reculer mentalement ». Puis, on fera de mémoire avec une séquence plus courte.

 

Tout type d’exercice mental est ensuite possible, selon le niveau de l’enfant. Il faut cependant s’assurer qu’il ait acquis la compétence « normalement » avant de la produire de mémoire!
On peut :
–  montrer / verbaliser une liste de 4 ou 5 mots et l’enfant doit les restituer à l’envers
– citer 4 lettres et l’enfant doit les restituer à l’oral dans l’ordre alphabétique (par exemple « O Z A » et l’enfant doit restituer « A O Z »)
– idem avec 4 chiffres que l’enfant doit restituer dans l’ordre croissant ou décroissant ( par exemple « 13, 2, 4, 8 » l’enfant doit restituer « 2, 4, 8, 13 »
–  montrer / verbaliser une liste de 5 éléments et l’élève doit les restituer en ôtant les 3 premiers éléments ou bien un élément sur deux.
– montrer / verbaliser une liste de 4 éléments de différentes catégories et lui demander ensuite de vous dire quel était l’animal, ou encore restituer tout sauf un élément, par exemple on dit : « girafe, éléphant, tablette, chat » et l’enfant doit répéter/écrire / montrer uniquement les animaux.
– lister deux séries (de 2 ou 3 éléments) et demander à l’enfant il si il avait 2 fois le même mot
– montrer / verbaliser un mot de 2 ou 3 syllabes et l’enfant doit recomposer les éléments pour refaire un mot
– montrer / verbaliser deux logatomes et l’enfant doit dire si ils sont pareils ou différents.
– …

Ne pas oublier de faire tout cela aussi bien en verbal qu’en images ou en texte si l’enfant est lecteur et de varier également les restitutions de l’enfant en oral/ écrit / image / texte / …
Varier les inputs et outputs , d’où mon titre OCR : Observer (visuel / auditif / sensoriel…), conserver, restituer (verbal / écrit / geste / …) 

 

Pour s’entrainer sur papier : mes supports baptisés OCR

Série d’initiation aux OCR : après avoir fait en manipulation de vrais objets, on va travailler sur ces cartes. Il n’y a pas de transformation, les images à retrouver sont strictement identiques au modèle.

Le principe de ces exos est toujours le même : on imprime et on plie en deux pour avoir un recto-verso bien opaque, on colle et hop, on plastifie. L’enfant pourra répondre à l’infini grâce à des crayons Woody ou Velléda !
Si votre enfant est trop en dfficulté par rapport à l’écrit, pas de panique, il peut très bien tout simplement pointer le bon item avec son doigt !

L’enfant regarde la poire, puis retourne la carte et entoure la poire. Sur les premiers exercices, les autres réponses sont grisées. Après, il n’y a plus de mise en avant de la bonne réponse.

Dans ce gros fichier, tous les exercices ci-après sont regroupés.
Il y a des parties pour les non-lecteurs, puis pour les lecteurs.
Il y a différents types de productions : entourer parmi plusieurs identiques au modèle de référence – dessins et lettres, cocher avec transformation de la forme dessin/mot, écriture chiffrée/écriture en lettres , dénombrement, cocher plusieurs items, … et même dessiner et ordonner des quantités en écritures chiffrées.

Bref, allez voir, vous trouverez des choses adaptées mêmes pour les enfants en difficulté !

 

PDF OCR sapin de noël avec du dénombrement et des couleurs : (article complet ici)

PDF OCR sur les prépositions spatiales : (article complet ici)

PDF OCR sur la compréhension de la négation : (article complet ici)

PDF OCR sur la négation et le thème des animaux de la mer :

D’une manière générale, pour trouver des articles sur un sujet particulier sur ce site, pensez à utiliser le moteur de recherche !

Publié dans Enseignements et apprentissages, Langage

Hélène et Ilyès : le début de la description d’images

Lorsque l’enfant a acquis des mots individuellement, il va pouvoir les combiner!
Un autre article permettra d’aller beaucoup plus loin dans la description (il arrive bientôt), mais pour l’instant, on va s’intéresser à fille (s) / garçon (s) + pièces de la maison que l’on va combiner dans tous les sens et déjà là, il y a à faire !!

Je rappelle que pour certains enfants, ces compétences « poussées » ne sont pas essentielles ou en tous cas, pas prioritaires! Attention à bien cibler les compétences nécessaires de celles qui ne le sont pas : le temps passé à cela est du temps qui n’est pas accordé à travailler autre chose. Dans le doute, demandez aux professionnels qui vous supervisent!

Cet article vous présente un nouveau PDF bien garni : Hélène et Ilyes !
J’avais besoin d’un matériel comme celui-là pour vérifier auprès de 2 enfants du cabinet certaines compétences qui seront indispensables dans les protocoles de description d’images (discriminations simple et conditionnelle / contrôle conjoint / inclusion de classes).
Le document est à imprimer en resto-verso de la page 1 à la page 20 pour mieux s’organiser!

Voici donc quelques propositions d’adaptations autour de ce nouveau PDF « langage » …

Classer selon la pièce du fond

Je vous conseille de commencer par trier les scènes par pièces  (et de faire ensuite par enfant) :  on met les salons avec les salons, les chambres avec les chambres etc.
Cela ne devrait pas poser de problème : on verbalise bien « dans la cuisine », « dans le salon », …

Classer selon un personnage précis (parmi des fonds différents)

Avant même de dire que c’est un garçon ou une fille, on va voir si l’enfant arrive à « détacher » l’enfant du fond, si il le « voit ».
On prend les enfants « seuls » et on demande à l’enfant d’associer comme sur les photos ci-dessous. On peut les trier deux par deux ou bien faire classer les 4 enfants différents en même temps.
Ils ont des physiques bien différents entre deux et sont, évidemment, toujours strictement identiques (ils ne changent pas de vêtements!) pour faciliter la reconnaissance inter enfant.

Lorsque vous ferez ce tri, l’enfant risque de se tromper : vous lui avez fait trier antérieurement les images par lieux et vos élèves risquent donc d’avoir des réminiscences des anciens classements. Il est donc important de verbaliser soit le prénom de l’enfant, Hélène / Ilyès, soit son identité « fille / garçon afin que votre élève se centre sur le personnage et non plus sur la pièce.

L’enfant doit extraire « Hélène » ou « Ilyès » pour les mettre dans la bonne case.

Autres enfants seuls à trier.

Là, on a les 4 enfants en même temps : la petite fille maîtrise, elle tient son tas dans la main (ma « vraie » cible est là pour elle car l’activité lui est facile pour l’instant)

Ensuite, on passe à trier garçon / fille / bébé avec des enfants mélangés :

Trier : les bébés, des filles des garçons. J’ai ajouté « bébé » car cette catégorie pose rarement problème et que je préfère être sur des tris de 3 items.

Deux exemplaires de filles et deux de garçons. Evidemment, il faut le travailler avec beaucoup plus d’items si c n’est pas de la simple « révision » pour votre élève!

Discrimination

On va ensuite tester la compréhension :

« Montre moi la fille est dans la chambre », « le garçon est dans le salon » parmi d’autres propositions plus ou moins nombreuses !

Ici, parmi 4 propositions

Plus compliqué car il y a plus de propositions mais facilité car les images sont bien organisées pour faciliter la discrimination  : « le bébé est dans le salon », « il y a un garçon dans les toilettes », …

On va pouvoir également tester les inférences avec des affirmations telles que  : « Marie se prépare à faire des gâteaux pour l’école » –> on doit trouver « la fille » grâce à « Marie »  et « cuisine » grâce à « gâteaux », etc.

Ici, je teste un peu les pluriels : « les enfants sont dans la chambre » VS « l’enfant est dans la cuisine » etc … La discrimination auditive va surtout se faire sur le « est VS sont » car « les enfants » VS « l’enfant » demande une attention extrême. La sélection d’une quantité énoncée telle que : « il y a deux enfants dans la chambre » est beaucoup plus facile !

Reprise des pronoms sujets « il » « elle » et « ils » « elles »

Une fois qu’on s’est assuré que l’enfant discrimine bien les filles des garçons, et seulement si c’est OK, on passe à la transformation en pronoms.

Pour les pronoms singuliers

Normalement, « il » et « elle » ils ne doivent pas poser de problème à votre élève si il discrimine les filles des garçons.
On fait donc un petit peu de Matching visage-> pronom personnel !

Pour les pronoms pluriels

Séparer « ils » et « elles » ne pose aucun problème en général, pour la même raison que ci-dessus.
On va rester un moment sur les pluriels un peu plus longtemps car il y a la subtilité de :
— que des filles -> elles
— que des garçons -> ils
— le mix des deux …. aie aie aie … bah c’est « ils. » Faut le savoir, et donc s’entrainer, c’est tout.

On va donc commencer par classer les « que filles » des « que garçons », c’est « facile » :

Là, je lui donne uniquement des lots de filles ou de garçons (et pas des mélanges!)

Ensuite, j’introduis le « problème » : parfois, il y a des filles ET des garçons sur la même image!!

Cette petite fille a réussi assez rapidement à comprendre le principe … (car elle avait tous les prérequis nécessaires pour …)

On va apprendre que dans le cas de mélanges, on dit « ils » :

Attribuer « ILS » quand il y a un groupe avec au moins un garçon est la cible de cet exercice. Les autres images, c’est OK pour cette apprenante.

Pluriel VS singulier que sur les « ELLE » et « ELLES »

On n’oublie pas aussi de tester tout en même temps, singulier, pluriel et féminin masculin :

Discrimination de la quantité d’enfants et si possible, des inclusions !

On peut faire compter les enfants sur les images, ou demander à notre apprenant de donner une image avec 3 enfants ou encore, faire trier à notre élève des images comme ci-dessous :

Ensuite, ce qui m’intéressait pour pas mal des enfants ici, c’était de décrire parmi une quantité d’enfants, combien il y avait de filles/garçons.

Du lexique autour des quantités de personnes

On ne les travaille que rarement, voire jamais mais ce lexique est très souvent utilisé :
– Montre-moi  « il y a 4 enfants dont au moins une fille. »,
– « il y a deux enfants : aucun garçon »,
– « plusieurs enfants sont dans la salle de bain »,
– « un petit groupe de garçons dans le salon » (-> donc une image avec au moins 2 garçons)
– « il est seul dans la cuisine »…

J’aime beaucoup également travailler sur des affirmations telles que « Zoé, Rémi et Pierre vont jouer près du lit ».
Retrouver une image qui peut correspondre prépare à la compréhension de petits textes futurs. L’apprenant devra faire des inférences qui sont nécessaires pour la compréhension de récit. On s’aperçoit souvent que les prénoms dans une histoire lue ne renvoient à rien du tout !!! l’élève n’a pas compris que « Chloé » était le prénom dune petite fille par exemple !

Il peut être aussi intéressant de poser des questions incluant des négations et des comparaisons de quantités du type : est-ce qu’il y a plus d’enfants ici ou là? Est-ce que là il y a plus d’enfants que là? Est-ce qu’il y a autant de filles que de garçons là? Etc.

Le début de la description

Une fois tout cela travaillé, l’apprenant va pouvoir nous expliquer ce qu’il voit. Personnellement, je guide la trame suivante : 1) « Cette scène se passe dans  …. », 2) «  Il y a + les personnages ».
Lorsque votre élève sera plus à l’aise il pourra s’en détacher et étoffer. On le poussera à développer petit à petit mais il est important qu’il sache faire ressortir les éléments importants sans se perdre dans les détails. Ces derniers viendront en sus et ne devront pas être l’essence de la description.

Un peu de langage écrit : lire des petites phrases.

Je rappelle ici que le langage écrit est du langage « parlé » qui est « écrit ». Cela parait évident mais beaucoup de personnes pensent qu’un enfant qui ne comprend pas à l’oral (en réponse de l’auditeur plus précisément) comprend à l’écrit. C’est faux.

La compréhension écrite passe (littéralement dans le cerveau) par la compréhension « orale »!! Donc, si vous avez bien travaillé en amont sur la compréhension, cela ne devrait pas poser de problème.
Je vous conseille les 3 webinaires géniaux du Collège de France avec Stanislas Dehaene et J. Ziegler en dispo gratuitement sur YouTube qui expliquent bien ces particularités du langage écrit.

On a commencé par trier les « il » des « elle » : c’est assez facile, il n’y a pas à chercher dans la phrase, c’est le premier mot!

Ci dessous, un appariement de phrases avec les images : la petite fille a su apparier les textes, et ce dans les deux écritures (capitales et scriptes)

Conclusion

Ce PDF permet de travailler différents domaines qui faciliteront la compréhension de petits textes simples ainsi que la description futures de scénettes non complexes.
Cependant, comme toujours, il est important de préciser qu’il faut présenter à l’enfant une multitude de supports comme celui-ci afin qu’il puisse généraliser et bien consolider et développer ses connaissances.

Publié dans Aide à la création de supports, flexibilité cognitive, Fonctions exécutives, Lexique - vocabulaire, Mémoire de travail, Planification

Des supports sur le thème de Noël

Pour une fois, cet article est construit autour d’un thème et non pour l’enseignement d’une compétence en particulier.

Chaque année, je rajoute et j’ajouterai encore de nouveaux supports pour les enfants que j’accompagne.

Voici donc en vrac les supports autour de Noël, tous les niveaux confondus.

La suite sera en décembre 2026 !  😉

Des boules et des cadeaux

Voici un groooooooooooos PDF où vous trouverez des activités différentes. C’est ici
L’avantage est que l’on peut travailler avec ou sans oralisation.

Le plus important : contrôler les cartes que vous présentez à votre élève. Selon celles que vous lui donnez; la difficulté sera vraiment minorée ou majorée. (Des exemples seront expliqués plus loin)

Trier visuellement, sans nécessité de verbaliser

Au début on classe entre les « avec boules jaunes » et sans boule verte » : dans cette configuration, toutes les cartes iront quelque part. C’est la configuration la plus facile, selon moi.
Par exemple, prenons la situation ci-dessous :

On donne une dizaine de cartes à l’enfant.
Il doit trier « avec boule verte » « sans boule verte ».
Remarque : la case à droite n’a pas de boule verte barrée car il est plus facile souvent pour l’enfant de comprendre « pas de picto » que de comprendre un picto « boule verte barrée ». Il faudra néanmoins lui apprendre que « barré » signifie « absence de » mais c’est un apprentissage en tant que tel.

Ensuite, même configuration avec le picto « boule jaune barré » : l’idée est d’introduire ce picto complexe, qu’l ne signifie pas « boule jaune ET croix » mais qu’il signifie « absence de boule jaune ».

Ensuite, une difficulté supplémentaire va être de sélectionner des cartes selon un critère : la boule jaune. C’est plus complexe car il faut prendre certaines et en laisser d’autres.
Dans les propositions faites à l’enfant, j’ai rendu l’exercice encore plus complexe. Voyez-vous pourquoi?
Car j’ai mis des cartes avec des cadeaux jaunes : pour rendre l’exercice plus facile, je peux dans les premiers essais ne prendre que des cartes avec des boules et ne pas mixer avec des cartes où il y a des cadeaux.

Même chose avec par exemple des « présence de boule verte ».

On sélectionne « avec boule(s) verte(s) » : il faut au moins 1 boule verte pour être placé dans la boîte.

 

Cette fois, c’est la démarche inverse : il doit sélectionner les « absences de boule jaune ». C’est plus difficile que de trier en deux lots et évidement, plus difficile encore que de sélectionner les « présences de boule jaune ».

ATTENTION :

Si l’exercice précédent est trop complexe, revenez à du tri !

Attention, il ne s’agit pas de classement (on n’a pas une case par couleur) on a les verts VS les non-verts, c’est un tri selon un critère. La difficulté pour les enfants avec autisme va être d’accepter de mettre tous les pompons colorés non-verts ensemble.

et si c’est vraiment trop complexe, à du classement avec une case par couleur…. et là, on revient dans un exercice très simple que l’enfant doit absolument maitriser.

Trier visuellement, avec des inclusions de classes

Plus difficile, on sélectionne un lot de cartes et l’apprenant va devoir changer de focus. On s’intéresse cette fois à « boule en général » quelque soit la couleur.
Dans l’exemple ci-après, on demande à l’enfant de sélectionner des cartes « sans boule » du tout ( = avec que des cadeaux)

  Une autre version :

Dénombrement et exercices papier

 

Dans le PDF, vous trouverez des pages d’exercices.

Une version « entrainement » où vous posez une carte sur la partie grisée et l’enfant s’entraine à dénombrer en prenant en compte les critères dessinés (pas de lecture nécessaire) :

Une fois que l’enfant est bien entrainé, il peut travailler sur feuille. Cette version est destinée à maintenir la compétence dans le temps. Par exemple, vous donnerez un exercice comme celui-là au bout d’une semaine sans entrainement, puis une fois tous les 15 jours, etc.

Le PDF est ici.

Les quantités

Vous trouverez des étiquettes avec des quantités pour des classes et des sous-classes.

 

Les comparaisons de quantités

Au début, je vous conseille de travailler SANS verbaliser. L’enfant devra juste manipuler les étiquettes. Pour la compréhension des signes >=<, il y a cet article là et plein d’autres.

On sélectionne le cartes qui ont la même quantité de boules rouges que de boules bleues.

Même principe mais avec la présence de « oui » VS « non » pour préparer la réponse aux questions :

Question : « autant de rouge que de bleu » La grande difficulté va être de prendre en considération en transversal les cadeaux ET les boules.

Autres exemples :

De la négation de négation . que du bonheur !!  😉

Ensuite, je tentais de faire comprendre à un enfant que dans les quantités différentes, il y a deux sous parties : plus de l’un ou plus de l’autre !

 

Introduction de l’oralisation

Ces cartes vont vous permettre aussi de poser des questions telles que « est-ce qu’il y a une boule jaune? » « ou encore des questions plus complexes telles que « est-ce qu’il y a plus de boules vertes que de boules jaunes? »

Verbaliser des comparaisons est extrêmement difficile, je vous conseille de le faire à la fin quand l’enseignement ci-dessus est OK en visuel pur.
Par exemple, la formulation-type :  « il y a plus de ……….. que de …………  » est souvent comprise comme :  « il y a plus de ……….. que deux …………  » après, l’apprenant confond tout ………… faites donc très attention !

Là, on va pouvoir travailler uniquement la verbalisation et « lire » les étiquettes « Moins de boules vertes que de boules jaunes », …

Ce support mériterait un article complet mais je n’ai pas eu le temps … ça viendra surement … 😉

 

Traitement de 4 critères [2025]

Voici un nouveau PDF : des cadeaux et des boules

Comment procéder ?

Plusieurs possibilités : vous pouvez laisser les propositions en planches de 10 cases (elles sont randomisées exprès) ou les découper sous forme de petites cartes.

Imprimez en recto-verso afin de pouvoir mieux vous organiser dans les séries.

Description des séries :

Série 1 : 2 objets différents, 4 couleurs différentes, 2 quantités possibles, 2 tailles différentes.
Série 2 : 2 objets différents, 2 couleurs, 2 quantités et 2 tailles.

Si vous découpez en petites cartes, vous pourrez présenter des difficultés une par une et tester les critères isolément.

 

Exemple de mise en place avec un enfant avancé : « donne la petite boule (rouge) »

Attention, avec mes propositions dans la photo ci-après, combien avons-nous mis de critères à discriminer pour l’enfant?
Sur celui de la taille de la quantité et de l’objet. Il y a donc 3 critères et non 4 car ici, je n’ai pas mis de boules qui ne soient pas rouges !!

Pour le PDF : appuyez sur la photo !

Sudoku Noël [2025]

Ce sudoku est le même que celui que j’avais fait pour Halloween : j’ai juste dessiné de nouvelles illustrations et ai remplacé car les sudokus, à faire c’est déjà pas facile mais les créer, c’est vraiment coton ! 🙂

Cherche et compte [2025]

Dénombrer des collections dont les éléments sont mélangés.
Les collections sont petites car l’objectif est de s’organiser et non d’aller loin dans le dénombrement.

 

Trouver un manquant :

Les sablés de Noël

Le PDF se trouve ici.
Au tout début, on ne place qu’un seul sablé, par exemple « sapin ».
On laisse l’enfant trouver celui qui manque parmi 1 (puis 2, puis 3 possibilités de pioche qu’on laissera sur le coté), que l’enfant viendra placer sur le velcro (le velcro est important car il « invite » à mettre quelque chose.
Ensuite, si l’enfant est oralisant, on verbalise éventuellement « il manque le sapin ».

Puis, même chose avec 2 sablés. On fera varier le nombre de possibilités pour faire évoluer la difficulté.
Puis, pareil avec 3 sablés :

On va ensuite les déplacer légèrement sur le modèle de façon à ce que l’enfant s’habitue à rechercher le manquant même lorsque les éléments sont mélangés.

Codage de Noël

Il y avait eu une version pour halloween, voici pour noël :

Frise du mois de décembre 2025

Accrochée dans le cabinet, les enfants pourront visualiser les jours qui restent avant ce jour tant attendu : on est fin novembre et ils m’en parlent déjà !!

Dans le PDF, vous trouverez les bandes à découper et assembler et vous pourrez placer les petits « marque-jours » pour indiquer des évènements spécifiques : faire des petits sablés, accueillir l’arrivée de mamie ou encore décorer la maison.

Coloriage / « gommettage » de boules de Noël [2025]

Pour le geste de collage :

L’objectif est que les gommettes soient dans le cercle. Plus le cercle est petit, plus il est difficile de placer la gommette. La taille de la gommette va donc impacter : veillez à choisir une taille adaptée aux capacités motrices de votre élève!

Niveau « débutant » : les cercles sont bien larges par rapport aux gommettes : il est plus facile de la placer dans le cercle !

Afin de ne pas faire de guidances actives, je plie le support des gommettes pour que celles-ci soient plus faciles à prendre. Il faut éviter le plus possible les guidances externes afin que l’enfant puisse être seul sur sa tache. On aménagera le support de moins en moins en repliant une partie plus petite jusqu’à ne plus le plier du tout !

Voici le PDF avec trois niveaux de difficulté, cercles plus ou moins nombreux et surtout, plus ou moins gros.

Pour les plus grands avec un codage:

J’avais crée ce document à la base pour utiliser les séries de gommettes que j’avais. Vous pouvez évidemment en faire un codage coloriage ou encore faire poser des pompons ou autres sur les boules du sapin.
Le hasard fait qu’une fois que la gommette est collée, on voit encore en légère transparence le nombre en dessous, c’est bien pratique pour vérifier ses réponses!

(Cliquer sur la photo)

Le bonhomme de neige [2025]

Dans ce PDF, vous trouverez trois types de cartes : une carte avec le bonhomme de neige « entier » (il est présenté dans un cadre marron), ainsi que des versions de ce même personnage avec des éléments manquants et des cartes avec les fameux éléments mais isolés sur chaque carte.
Dans un premier temps, pour faciliter l’exercice,  vous pouvez mettre à disposition de l’élève les cartes avec les parties : il suffira qu’il désigne la bonne carte parmi 2 propositions, ou 3 ou toutes! . Cette étape plus facile permet également aux non-oralisants de jouer quand même ! 😉

Cet exercice des manquants est vraiment un challenge pour les enfants car nommer quelque chose qui n’est pas là est contre intuitif lorsque l’élève est habitué depuis tout petit à ce qu’on lui pointe des choses pour qu’il dise ce que c’est. Vous verrez que souvent, ce n’est pas parce que l’enfant ne repère pas les éléments manquants mais plutôt car il n’a pas compris le sens de l’exercice. On a souvent des enfants qui vont nommer tout ce qu’il voit sauf …. ce qui est manquant ! 😉 Les cartes avec les éléments manquants vont permettre de faciliter cet écueil car ils pourront tacter quelque chose quand même, même si cet élément n’est pas sur le bonhomme.

Je vous conseille au début de commencer par des « grosses parties » manquantes : il est plus facile de repérer la tête manquante que les boutons !

Voici le PDF

Il existe un article dédié uniquement retrouver des éléments manquants, c’est ici.

Tampons boules de Noël [2025]

Dans ce PDF, vous trouverez des guirlandes de boules en noir et blanc.
Les élèves pourront les utiliser en coloriant, avec des tampons de couleurs ou encore, avec des tampons-Bingo, comme sur la photo ci-dessous.

Vous pourrez varier les consignes en fonction des enfants ou des séances, par exemple :
— laisser libre le choix des couleurs,
— ou encore faire reproduire une séquence donnée (vous préparez des modèles de séquences de boules colorées que l’enfant devra reproduire)
— ou encore, commencerez une séquence avec un rythme et l’enfant devra poursuivre : 3 roses, 2 oranges, 3 roses, 2 oranges, etc. avec des algorithmes réguliers ou irréguliers pour les plus avancés.

En fonction de ce que vous voudrez travailler, vous pourrez limiter la quantité de boules sur une séquence en coupant tout simplement la bande pour sélectionner la quantité désirée. Vous pourrez au contraire faire une bande à l’infini en collant (sur la partie grisée) les bouts comme indiqué sur le PDF.

Algorithme irrégulier 2/3. Cet enfant maitrise la compétence mais aime beaucoup utiliser ces petits tampons-bingo.

La taille des boules est adaptées à la taille des embouts de feutre-bingo.

« Qui-est-ce? » de gnomes (2024)

Dénombrement de Noël, de 1 à 6.

Avec des petites cartes où il faudra scratcher des étiquettes avec des écritures chiffrées.
PDF à imprimer (ajout 2024), plastifier, découper et velcroter sur l’endroit indiqué.

 

Tailles des boules et descriptions : jeux variés [2023]

Ce PDF permet de trier les boules par tailles,  grande ou petite mais également, par motifs, par formes, par paires, ….
Grâce aux petites cartes associées, votre élève pourra aussi s’initier à la capacité de description.
On peut également séparer les grandes des petites boules et s’en servir comme d’un qui-est-ce. On étale alors toutes les grandes boules sur la table, un joueur pioche un modèle de boule dans le tas des petites et il doit ensuite répondre par oui ou non aux questions de l’autre joueur afin de deviner la boule qu’il a pioché. On retire ou retourne les boules au fur et à mesure qu’elles sont éliminées.

Autres exemples de possibilités en vrac :

Trier les petites boules VS grosses boules

Trier les boules par paires identiques
Trier les boules par paires identiques

Sélectionner les déclarations vraies des fausses.
Sélectionner les déclarations vraies des fausses.

Pour obtenir le PDF, cliquer sur l’image :

 

 

Orientation (ajout 24/09/23)

Trier des images selon leur orientation.
Il y a différents niveaux de difficulté.

Graphisme autour de Noël

J’ai dessiné des boules, l’objectif était qu’il puisse y en avoir pour tout le monde : donc des gros bords pour les débutants et des plus petits bords. Il y a également des boules vierges pour reproduire les motifs de la page 2 ou encore pour que les plus créatifs puissent décorer leurs propres boules !

Les créations peuvent aussi être plastifiées une fois décorées par les enfants pour décorer le sapin  🙂 Pour se faire, percer et glisser une ficelle pour former un lien.

 

Boîte à compter des Pères-Noël et des lutins

l’objectif est de retrouver le même parmi des cibles relativement semblables :

     

Mémorisation (ou dénombrement, selon l’enfant) des boules de Noël

L’objectif ici est de solliciter la mémoire de travail : prêter attention à ce qu’on lit, le maintenir et produire !

Présentez à l’enfant la carte côté consigne : il doit lire, retourner la carte et faire de mémoire ce qui lui a été demandé.
Attention, quand l’enfant lit, il ne faut pas reformuler (sinon on évalue sa compréhension orale) il faut le laisser se débrouiller avec ce qu’il a lu.

L’enfant peut tracer au crayon Woody ou au feutre Velléda les boules à dessiner, il peut également placer des pompons dessus.

 

Lexique de Noël

Avec les cartes images en 3 exemplaire, pour faire des activités diverses :

  • Associer les 3 images semblables non-identiques
  • Travail en réceptif
  • Travail en expressif
  • Travail en textuel
  • Travail en transcriptif, …

Attention cependant avant d’investir ce matériel : est-il vraiment bien utile ???
Je l’ai fait car un enfant me l’a demandé et nous avons crée ce support ensemble : l’occasion de le faire taper sur le clavier et de lui montrer les bases du traitement de texte : le changement de couleurs, de police, etc.
Il faut cependant se demander si il est utile pour votre élève d’apprendre ce lexique : si l’enfant a peu de mots dans son répertoire mieux vaut qu’il ait « sac » plutôt que « guirlande » !

Publié dans Langage

Les verbes pronominaux

Pour ceux dont les cours de français sont loiiiiiiiiiiiinnns, voici quelques éléments basiques à se remettre en mémoire 😉
Les verbes pronominaux sont des verbes toujours précédés d’un pronom réfléchi de la même personne que le sujet (je me … tu te …elle se nous nous vous vous …). Un pronom (quel qu’il soit) sert toujours à en remplacer un autre.

Par exemple : Je m’allonge, je me lève, je me brosse, je me promène, je m’arrête, je m’appelle, je me lave, je m’enfuis, je m’assois, je me regarde, je me méfie, je m’envole, je me maquille, je me coupe, je me brûle, je m’évanouie, …

Par défaut, quand le verbe est à l’infinitif, on utilise le pronom « se »/ « s ».

L’élève doit être à l’aise avec les reprises pronominales ( la fille = elle, l’élève = je, …)  pour faire les exercices ci-après ! et évidement plus les pronoms personnels seront acquis, plus ce sera facile pour les verbes pronominaux … Je vous conseille donc d’aller voir les autres articles disponibles sur ce site : celui , , ici ou encore .

Quelques rappels sur ces verbes

Il y a deux types de verbes pronominaux : ceux exclusivement pronominaux (se souvenir, se méfier, se moquer … qui n’existe pas en forme non pronominale) et ceux occasionnellement pronominaux comme « s’arrêter » : on peut arrêter quelque chose, quelque chose peut arrêter autre chose et on peut s’arrêter soi-même. On voit d’ailleurs qu’il existe en voix active ou en voix passive.

 

Quatre types de verbes pronominaux :

Dans le domaine du handicap, on privilégiera les deux premiers types qui sont plus fréquents et plus faciles :

— verbes pronominaux réfléchis (elle se regarde dans le miroir -> elle se regarde elle-même)

— verbes pronominaux réciproques : avec une interaction, une action mutuelle ils sont toujours au pluriel :  « les frères se battent souvent », « les amoureux s’embrassent », « Rémi et Lola se téléphonent », « ils se donnent des bonbons », …

— verbes pronominaux passifs  : « la leçon se comprend bien », « le gâteau se prépare facilement »,

— verbes pronominaux subjectifs / irréfléchis : « La souris se moque du chat »

 

Enseignement étape par étape

Première étape : verbes pronominaux réfléchis à l’infinitif

L’idée est de comprendre que le sujet réalise l’action sur lui-même.
C’est un verbe qui se conjugue avec un pronom réfléchi de la même personne que le sujet.

On va donc apprendre à verbaliser des phrases du type : « X se / s’ [ + verbe] : « la girafe se brosse, la souris se mouche, l’ours s’habille …  »
Othoessentiels donne accès gratuitement à ces images que je trouve bien mimis : cliquer ici.

« la girafe se brosse, la souris se mouche, …  » (les images viennent du site : orthoessentiels)

Mais on travaillera aussi en réceptif à retrouver « la girafe se lave les mains » parmi des girafes qui font autre chose et des animaux qui eux se lavent aussi les mains mais ne sont pas des girafes. Il faudra être attentif à tous les mots.

Il existe également des images de verbes pronominaux à partir de Héros de dessins animés sur le site de Emeline qui est orthophoniste: Bob l’éponge, Mario, Raiponce, ou Vaiana, …

Ici, c’est Bob l’éponge !

 

Deuxième étape : verbes pronominaux réfléchis conjugués

Les enfants du cabinet sont coutumiers du « je » / « tu » / « il-elle » à partir de bouchons sur lesquels il y a nos portraits. Je les présentais Ici ou encore .

Pour se détacher de la forme à l’infinitif « se quelquechose », j’utilise le dé à portraits (3 portraits de moi et 3 de l’enfant pour le total des 6 faces) : on lance le dé et l’enfant doit verbaliser  » je me mouche » ou « tu te mouches » selon la face du dé. Souvent, au début, ils disent « tu se mouches »  ou « je te mouche », ça cafouille un peu donc guidance échoïque immédiate pour ne pas s’habituer à des formulations farfelues ou erronées.
Les formes dérivées où le verbe n’est pas un verbe pronominal mais où il y a des reprises de pronoms, telles que : « La maman mouche sa fille –> La maman la mouche –> Elle la mouche. », sera également à travailler car nécessaire pour la compréhension de petit textes à l’oral ou à l’écrit.

 

Ci dessous, on a le dé face visible avec le portrait de l’enfant et on place un image d’un bonhomme qui se mouche à côté. L’enfant doit dire : « je me mouche ». Si il tombe sur ma tête lors d’un futur lancé, il devra dire « tu te mouches » et ainsi de suite … On changera de verbe régulièrement en en piochant un nouveau.

Les dés sont fabriqués maison et les images violettes viennent du support « à toi de voir! Verbes pronominaux » des éditions Passe-temps

Ensuite, l’élève va pouvoir verbaliser de petites séries. Par exemple, ci-dessous, il va avoir à verbaliser : « tu (car c’est mon portrait) coupes, je (car il s’agit de son portrait sur le second bouchon) fais les courses, il (un autre enfant du cabinet) boit. »

Les bouchons avec les photos de nous sont fabriqués maison et les images viennent du support « à toi de voir! Verbes d’actions 1 » des éditions Passe-temps

Je réutilise les bouchons : on les retourne sur l’envers, idem pour les cartes et après on retourne et on attribut au hasard un bouchon à chaque carte.
Dans cet exercice, j’utilise le support « A toi de voir! Verbes pronominaux » des éditions Passe-temps qui ne contient que des verbes pronominaux réfléchis ou réciproques.

Tadaaaaamm on va retourner les bouchons

 

L’élève se basera sur les portraits et conjuguera : « Il se mouche », « il se lave », « je me promène », tu te grattes », « je me balance … »

Idem, avec des images si l’enfant est en difficulté avec la lecture ou si il est non lecteur :

On peut faire exactement la même chose avec un enfant non lecteur en utilisant des pictogrammes ou dessins.

Ensuite, on combine les bouchons en en mettant plusieurs :
— lui et sa maman + un picto « se promener » : il devra verbaliser « nous nous promenons » / « maman et moi nous promenons ». etc.

Troisième étape : verbes pronominaux avec négations

Pour travailler sur la négation, je préfère ne pas travailler avec une action barrée mais plutôt sélectionner d’autres actions. Normalement, si on travaille cette compétence c’est que l’enfant a beaucoup de capacités donc il doit en être capable.

L’enfant doit pouvoir générer une phrase comme celle-ci car le travail du pronominal se fait après l’acquisition d’un protocole sur « oui /non » et développement de la phrase.

Donc, je prends deux images (ou trois) et je choisis une phrase au hasard qui est représentée dans le lot. Par exemple : « Est-ce que Bob se mouche? » « non, Bob ne se mouche pas, il / Bob se promène » « Et là? » « oui, là, il se mouche. ». On peut évidemment choisir l’autre proposition en disant : « est-ce que Bob se promène? » « oui, Bob se promène. » « Et là? est-ce qu’il se promène? » « non, il ne se promène pas, il se mouche ». Il faudra randomiser ces deux possibles de manière à ne pas engendrer des réponses stéréotypées !

Images qui proviennent encore du site de Emeline, l’orthophoniste

Si le jeune est lecteur, vous pouvez vous aider de petites étiquettes afin d’aider l’enfant à placer les « petits mots » dans la phrase :

Version écrite avec étiquettes. A la fin, je lui fais écrire le « point » (mais là il ne l’avait pas encore fait)

 

Généralisation pour le langage oral

Idée 1 : Avec des photos

Avec les verbes pronominaux, il s’agit de parler « de soi » si l’enfant dit « je me couche » ou « nous nous regardons » il va s’agir de verbes incluant lui (et moi). Pour les verbes pronominaux réciproques, on va donc pouvoir prendre des photos pour pouvoir verbaliser de vraies scènes où on est tous les deux : une où on se regarde, une où on se lave les mains (tous les deux chacun ses propres mains), une où on s’amuse, … Si vous avez accès à des journaux de vie, c’est idéal : « je me promène », « Léa et moi nous baignons », …

Idée 2 : Le support pédagogique « Dis-moi les pronoms »

Il est à ma connaissance un des rares supports tout fait pour travailler ces notions car les actions sont déclinées en 4 possibles. Il y a des reprises anaphoriques sujet ET objet ainsi que des pronominaux.

J’adore ce support qui permet de travailler les pronoms COD des personnes dans tous les sens : on a par exemple, sur la photo ci-dessous : la maman les maquille, la maman la maquille, la maman le maquille et la maman SE maquille ( = « la maman maquille la maman »)

On pourra ensuite travailler les doubles pronominalisations avec des situations où le COI est une personne, du type  : je le lui donne, elle se les lave tous les jours, elle leur parle des vacances, etc… Mais là, honnêtement, c’est de la dentelle !

Pour le travail des pronoms personnels sujet, objets directs et objets indirects, je vous conseille le support pédagogique « Qui est qui et qui fait quoi? » aux éditions L’orthoédition qui propose des cartes à manipuler et un code couleur afin de mieux s’organiser dans le remplacement de chaque groupe nominal en pronoms personnels « elles le leur donne », « il le lui donne », …

Si vous êtes orthophoniste ou enseignant(e), n’hésitez pas à me contacter si il y a des manques ou des éléments à améliorer ou corriger. 😉

Publié dans Compréhension, Fonctions exécutives, Langage, Langage oral

Des poissons colorés

Dans cet article, on va utiliser un support PDF avec des poissons colorés : ce document va pouvoir être utilisé avec tous les enfants, ou presque.
Dans un autre article sur les vêtements, on avait plusieurs critères : la taille, la couleur et les motifs. Ici, on aura la couleur, la taille et avec ou sans bulles et avec ou sans nageoires.

Du tri, à la discrimination complexe : voici quelques exemples d’activités.

Sur le versant visuel

Le tri de couleurs et d’attributs:

Trier les poissons par couleurs est l’étape la plus facile qu’on puisse faire.
Néanmoins, lors de ce tri de couleur, l’enfant va devoir mettre ensemble, dans la même case : des grands, des petits et des avec et sans bulles.

Ces petits détails peuvent poser problème à certains enfants car les poissons sont à mettre ensemble alors qu’ils ne sont pas tout à fait identiques … Si votre élève n’y arrive pas, ce peut être pour cette raison.
Dans ce cas, il faudra imprimer plusieurs fois la page poisson du PDF pour avoir plein de poissons strictement identiques (par exemple que des grands poissons sans bulles) et voir si il peut les trier par couleurs. Ensuite, vous introduirez des poissons différents petit à petit car il FAUT que l’élève sache trier par couleur même si les poissons ont des variations sur d’autres critères.

Exemple de tri de couleur, une case pour chaque couleur et des poissons qui peuvent être différents (en dehors du critère couleur).

Ensuite, je fais trier les grands VS les petits mais afin de ne pas être parasité par les couleurs, je lui fais trier des noirs et des blancs. Les poissons sont strictement identiques mais sont placés légèrement différemment d’une carte à l’autre.

Si votre enfant n’y arrive pas, allez voir cet article qui explique le travail de petit/grand. Il est plus difficile de trier petit/grand sur papier que en vrai !

Tri de poissons en noir et blanc : il y arrive parfaitement.

Tri de poissons en couleurs : cet enfant a du être guidé car même si il « sait » le faire, la tentation de mettre le poisson rouge avec un autre poisson rouge est trop forte. Inhiber le critère couleur pour pouvoir trier par taille est un effort à fournir qui demande une attention CONSTANTE.

Afin d’éviter le « une chance sur deux », j’ai fait une troisième taille de poissons, avec des très petits poissons.
Pour que le PDF reste pratique à utiliser je n’utilise que les « très petits poissons » à cette étape. Après, je ne les utilise plus dans les consignes écrites.

Taille grand, taille moyen, taille petit.

 

Le tri de « a cet attribut » ou « n’a pas cet attribut »

Pour faire du tri X ou pas X, il faut d’abord que l’enfant tolère de mettre ensemble des différents.
Par exemple pour le tri de couleur de « rouge » VS « pas rouge » on va d’abord s’assurer que l’élève puisse mettre dans la même case les « jaune+vert+bleu » et puisse isoler les rouges.

« Les rouges » VS « les jaune-vert-bleu »

C’est seulement lorsque cela est toléré que vous pouvez travailler sous la forme « vert » ou « pas vert ».
Il existe un pictogramme « vert barré » dans le PDF mais le concept de quelque chose de barré comme étant quelque chose qui « n’est pas » est un enseignement en tant que tel. Etant utilisé très très fréquemment dans la vie en général, la « croix » sur quelque chose qui signifie « pas » sera à enseigner car c’est utile pour la compréhension des pictogrammes.

« Les verts » VS « les non-verts »

Après, on continue avec « avec » et « sans/pas » de bulles :


Pareil que précédemment, on peut utiliser juste la croix et non les bulles-barrées pour faciliter la discrimination visuelle dans un premier temps.

Donc, je commence en général par un picto vierge, comme ci-dessous :

« avec des bulles » VS « pas de bulles » : ce dernier étant représenté avec un pictogramme tout blanc.

« avec des bulles » VS « pas de bulles » : ce dernier étant représenté avec un pictogramme croix, mais il n’y a pas encore de bulles derrière la croix.

« avec des bulles » VS « pas de bulles » : ce dernier étant représenté avec un pictogramme avec des bulles barrées. Cette représentation est complexe car source de confusion (il y a des bulles derrière la croix !!)

 

Sur le versant langage oral : compréhension et production

Combinatoire avec plusieurs critères : ici la taille et la couleur combinés.

On va demander à l’enfant ;

« Petit poisson rouge. » et si c’est ok, on augmente la complexité de la demande avec des petits mots en plus : « Où est le petit poisson rouge? » ou « Montre-moi le petit poisson rouge. » ou « Donne-moi le petit poisson rouge. », « Trouve le petit poisson rouge. », …

Si l’enfant n’y arrive pas, on prend que 2 poissons jaunes et on dit « petit poisson » puis « petit poisson jaune » (même si de toutes façon il n’y a que des jaunes!!!)

« Petit poisson bleu », puis avec une phrase plus longue « montre moi le petit poisson bleu ». ici, l’enfant a bien pris en compte les deux critères demandés (la taille et la couleur) et le retrouve dans un champs de 8 poissons différents.

 

Combinatoire avec plusieurs critères dont une négation : ici la taille et la présence/absence de bulles combinés

La négation à l’oral :

L’élève a déjà fait le tri visuel des bleus et ceux qui ne le sont pas. Maintenant, en fonction de la consigne verbale « bleu » / « pas bleu » il devra donner le bon poisson.

« Donne un grand poisson sans bulles »

Puis, on peut demander un ensemble de X poissons avec le(s) même(s) critère(s) :

Tous les verts – Tous les poissons avec des bulles – Tous les poissons verts avec des bulles, …

On peut également demander à l’enfant de décrire le poisson : pour les non verbaux ou les apprentis-verbaux, on peut utiliser les bandes phrases du PDF:

L’élève prend dans l’ordre les pictogrammes pour les caractéristiques du poisson :  » //grand poisson// bleu // avec bulles//. » et il pourra verbaliser ensuite.

Sur le versant langage écrit: compréhension complexe.

Différents niveaux disponibles:  un vert, un bleu et  un rouge où il y aura du mélange de cardinal et ordinal ainsi que des négations. C’est ici.
Vous pouvez évidemment aussi travailler ces notions avec les non-lecteurs en lisant les étiquettes-consignes.

Attention : je précise ici qu’à partir du moment où vous avez lu / aidé à lire / reformulé la consigne écrite, ce n’est plus du langage écrit mais du langage oral !! Si vous voulez évaluer la compréhension écrite d’un élève, il ne faut PAS ne serait-ce que reformuler ce qu’il vient de lire !! Il doit faire avec ce qu’il a lu lui-même !

Comment procéder ?

Pour travailler avec ces petites étiquettes, il faudra former une ligne d’une bonne dizaine de poissons et piocher une carte.
Selon l’enfant et la consigne sur l’étiquette, vous pourrez lui demander de pointer ou bien prendre des petits jetons aimantés (ils adorent car peuvent les ramasser avec le baguette aimantée!!) pour qu’il puisse répondre.

Sur les deux photos ci-dessous, on voit que le « quatrième poisson » peut être différent du « quatrième poisson rouge » :

Voici d’autres exemples de consignes complexes, où mon petit élève excelle 😉 :

 

Pour aller plus loin …

J’ai ajouté dans mon PDF le critère « avec / sans nageoires » car il existe un support pédagogique de chez Mot à Mot, intitulé Danger Requins, qui reprend les critères : couleur, bulles et nageoires. C’était donc intéressant de travailler avec ce dernier paramètre afin de préparer les enfants à ce jeu.

Là encore, je prépare un enfant à des questions du jeu « Danger Requins » en le faisant trier  un ensemble de carte (que je choisis consciencieusement) en « oui / non » selon une proposition écrite donnée.

Ce jeu « Danger Requins » est bien intéressant pour les inclusions, les quantificateurs, les connecteurs logiques, les relatives, les ordinaux, ….
Il est vendu avec un CD qui permet d’imprimer des exercices bien utiles également pour avoir un exercice tangible en fin de séance.

Publié dans Compréhension, Langage, Langage oral, Lexique - vocabulaire

Produire – comprendre des petites phrases : combiner du vocabulaire

Lorsqu’un enfant a suffisamment de mots isolés, il va pouvoir commencer à les combiner. Cette étape, dans toutes les langues, se fait à environ 50 mots de vocabulaire. Il va alors falloir introduire des verbes afin de pouvoir commencer à produire de petites phrases où les combinaisons de mots deviendront infinies.
Dans le VBmapp, on a dans le niveau 2 l’apparition « combinaison de 2 mots (ou plus) » dans les différents opérants verbaux : dans les demandes (J8), les tacts (J9) et les RA (J9).

Quelles cibles? comment le travailler?, et avec quels matériels pédagogiques ? voici des propositions …

Quoi ? quelles cibles?

Même si l’enseignement du vocabulaire mériterait un article complet (qui viendra sans doute), voici quelques remarques rapides :

  • le lexique à enseigner doit être un choix DELIBERE et INTELLIGENT : des mots utiles pour CET enfant-là.
    Donc, deux domaines A PRIORISER :

    • les mots du quotidien de l’enfant (télécommande, cuillère, …) même si ils sont peu attrayants (comme le papier-toilette …)
    • les mots relatifs aux éventuels intérêts (restreints) de l’enfant : on enseignera le nom de certains dinosaures si l’enfant aime particulièrement ces animaux mais ce vocabulaire sera complètement inutile si le jeune ne s’y intéresse pas.

Il faut se représenter les cibles d’enseignement comme dans une pyramide : à la base on a le minimum très prioritaire, puis on monte avec des cibles de moins en moins quotidiennes.
Trop d’enfants avec handicap sévère se retrouvent avec du vocabulaire de comptines (oui, je DETESTE les comptines pour le handicap …. ) : la girafe, le chou, le navire, la baleine, … alors qu’ils n’ont pas le lexique utile : cuillère, slip, ou papier toilette ! (certes, moins glamour …)

Quelles combinaisons et quand ?

Lorsqu’on parle de combiner 2 mots, il peut s’agir de deux choses :

  • sujet/personnage + verbe d’action (ex: « bébé dort »)
  • verbe + COD (ex : « balle rouge » / « boire jus »)
  • nom+ adjectif (ex : « balle rouge » / « petit poisson » )

Ces combinaisons vont être à travailler. Ici, on va s’intéresser particulièrement aux deux premières combinaisons, celles avec des verbes.
Des exemples d’activités avec des combinaisons « nom/adj » apparaissent souvent sur le site car je le travaille tôt en compréhension pour la flexibilité cognitive.
L’article qui traite de cela est , mais vous en trouverez par exemple dans l’article sur un menu bien épicé (ici) ou encore dans l’article où vous pouvez imprimer le jeu speed des habits ici.

Pour les cotations, je vous conseille d’utiliser un code-couleurs selon les opérants verbaux, voici le mien :

expressif : rouge
réceptif : vert (parmi 4/6/8 et je le précise)
textuel : bleu
transcriptif: orange
intraverbal : violet
copy (de texte) : rose

Pour m’organiser, je fais des étiquettes avec mes codes couleurs comme cela, c’est beaucoup plus simple dans les cotations pour tout le monde. Je colle ces étiquettes dans les cahiers, sur les feuilles de données, etc, …

Et au dos de la boîte de mes stylos !

Comment l’enseigner? avec quoi ?

Quelques conseils en vrac sur les procédés et les matériels :

  • TOUJOURS enseigner sur VRAIS objets, (surtout les verbes d’ACTIONS!!! on fait les actions à enseigner devant l’enfant, en vrai !!) avant de faire le travail éventuellement sur images …
  • CIBLER par utilités et pas par catégories lexicales : il est inutile d’enseigner tous les habits de manière exhaustive, il faut cibler les priorités (on enseigne le pull/pantalon/slip mais pas forcément le débardeur, la salopette et le gilet). Cela parait logique mais dans la pratique, on enseigne souvent à tort toute la liste car les images sont sur le support donc on se dit que pendant qu’on y est ….  😉
  • On travaille avec au moins 3 exemplaires dudit objet : on présente à l’enfant un slip rouge, un petit slip Cars, un grand slip blanc …
  • Si on travaille sur images : PAS sur des pages d’imagiers où il y a une guidance situationnelle qui gênera l’apprentissage mais sur des images ISOLEES et dont le fond est blanc pour éviter toute pollution visuelle. Vous trouverez des lexiques complets avec des images en trois exemplaires à imprimer gratuitement sur mon site ici.
  • On travaille en réceptif et en expressif (voire ensuite en textuel et transcriptif avec certains enfants).

Il vous faudra beaucoup de situations d’enseignements variées et des supports pédagogiques différents : une étude a montré que les enfants présentant des troubles du langage avaient besoin de 3X plus d’essais pour apprendre un nouveau mot que les enfants neurotypiques du même âge (Rice et al., 2014).

Vous pouvez construire un petit outil dont je parlais ici  , nommé « Actions en Famille » en prenant des photos de vous pour créer un recueil d’actions avec de personnes connues de l’enfant.

L’idée est que l’enfant prenne conscience que les mots ont un sens et qu’ils peuvent être combinés à volonté :

On peut faire varier le sujet :
Le lapin dort
Le papa dort
Le chat dort.

On peut faire varier le verbe :
Le lapin saute
Le lapin dort
Le lapin boit, …

Puis les compléments directs :
Le lapin mange une banane,
Le lapin mange une carotte, … puis compléments indirects éventuellement (le lapin donne une banane au singe)

 

Attention, tous les supports pédagogiques ne sont pas bons à prendre !

D’une manière générale, il faut se méfier des boîtes de jeu « grand public » du commerce : ils sont souvent mignons mais … pas adaptés pour le travail intensif et la construction de la compréhension d’un enfant en difficulté. On retrouve très souvent des guidances de réponse qui rendent le support complètement inexploitable.

Un autre écueil, les termes : fille/garçon/homme/femme/dame/homme sont des mots souvent difficiles à acquérir, les enfants disent souvent « papa » et « maman » par défaut. En général, les termes « bébé » et « papy/mamie » sont plus faciles.
Pour cette raison, il peut être intéressant de travailler dans un premier temps avec des animaux qui font des actions -même si effectivement il est rare de voir un lapin qui se mange une p’tite glace – car cela permet d’éviter l’utilisation fille/garçon si l’enfant ne la maîtrise pas. C’est pour cela que je vous propose « bandes d’animaux » (ci-après).

Parce que la diversité et la pertinence des supports sont primordiales, voici quelques propositions de matériel.
Si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à laisser un message.

Le support pédagogique « Bandes d’animaux » à imprimer :

Il s’agit d’un support pédagogique qui permet de verbaliser des petits phrases simples avec vocabulaire simple de 10 animaux et 10 actions:
– le chat
– le crocodile
– le chien
– le perroquet
– le lapin
– le cochon
– le crabe
– le lion
– la vache
– le singe.

qui :
– téléphone
– boit
– dort
– court
– lit (un livre)
– mange (un cookie)
– joue du piano
– fait de / joue à l’ordinateur
– descend les escaliers
– s’assoit.

Les bandes sont déclinées en 3 couleurs :
— Roses : Le sujet varie, le verbe est fixe
— Bleues : Sujet invariant mais verbe qui change
— Violette : le sujet varie et le verbe aussi : il y a des animaux et des actions toutes différentes sur une même bande !

Vous pouvez imprimer, plastifier, découper et les accrocher en porte-clefs. Vous pouvez scotcher les bandes afin de créer des longues séries de 10.

Scotch mis au bord pour venir joindre les deux bandes.

Je vous conseille de ne pas couper la lisière de gauche afin de pouvoir percer la bande blanche et mettre un anneau. Ensuite, vous collerez les pages avec du scotch en « bouts touchants » pour faire de longues bandes :

Une version « classeur d’autonomie petites phrases » est également disponible ici. Je vous conseille de l’utiliser après avoir fait les phrases ci-dessus en échoïques afin que l’enfant ait pris l’habitude les les verbaliser (oralement ou dans sa tête) cela permettra de lui faire réviser « tout seul » son verbal. Si il a pris l’habitude de le faire « juste visuellement » il y a moins de probabilité qu’il verbalise en même temps.

D’autres fiches additionnelles vous permettront de travailler les stimuli multiples avec deux possibilités X2 : « le renard nage » que l’enfant ne devra confondre ni avec le renard qui joue ni avec un autre animal qui nage!

Des images à critères multiples permettent également de construire la phrase avec une bande phrase qui aidera à la construction. Afin que l’enfant se décarcasse la tête un minimum, je mets plusieurs représentations par emplacement. L’élève devra donc un minimum regarder et choisir le bon mot:

Puis, tout seul, avec les emplacements :

Support de chez Emi.ortho, une ortho du net (page insta ici) :
Pour ma fana de Peppa Pig : mettre sa petit Peppa d’après mes consignes orales « Peppa fait les courses », « Peppa décore le sapin », … Elle a adoré!!!
Dans son support pédagogique, il y a exactement les mêmes actions mais réalisées par Bob l’éponge ou encore Stitch. Pratique pour évaluer 2 composantes 🙂

Il y aura d’autres supports pédagogiques avec ces animaux afin d’introduire le « que fait? qui? où? » à la suite de cet article…. je les teste actuellement.

 

 

Les outils pédagogiques dans le commerce pour travailler le langage oral avec les enfants en retard de langage.

Le loto des amis – Orthoédition

Comme son nom l’indique, il est sous forme de loto. Il y a les mêmes actions faites par un garçon, une fille et divers animaux (un lapin et une tortue), des phrases également avec des compléments ainsi que la possibilité de travailler la négation dans les phrases : le lapin mange VS le lapin ne mange pas.
Ce qui est super je trouve, c’est que « le lapin ne mange pas » est représenté par un lapin qui ne fait rien et non par un lapin qui mange et qui serait barré. C’est la négation la plus naturelle et la plus transférable par la suite je trouve.

Le loto des amis

Construisons des phrases simples – Editions Passe-temps. Il existe deux versions : le 1 et le 2.

Ce support propose des cartes avec des gens (monsieur/garçon/fille et dame) qui font des actions simples qui demandent un COD.
Il y a un « tapis de parole », on choisit une carte (parmi une série de 30 cartes) que l’on va pouvoir décortiquer en sélectionnant les bonnes cartelettes : Sujet – Verbe_ Complément.
Ce matériel offre la possibilité de bien décomposer la phrase : on peut ôter les compléments dans un premier temps pour travailler uniquement « S + V » (ex : le papa coupe ») et on ajoute ensuite le complément quand l’élève est plus à l’aise.

Il existe deux versions, avec des verbes différents :
— Version 1 : brosse, pousse, lave, boit, coupe, mange.
— Version 2 : dessine, lance, ouvre, prend, cache.

 

Mes premières phrases – Editions Passe-temps. Il existe deux versions : le 1 et le 2.

Il s’agit de suites d’images avec les mêmes personnages représentés 5 fois en train de faire des actions différentes ou bien de 5 personnages différents en train de faire des actions identiques. Les enfants aiment bien ce support en général, il a bien du succès.
La présence de structures répétitives rend ce support intéressant : la mamie boit de l’eau, la mamie boit du lait, la mamie boit du café, … les illustrations sont très belles et quelques détails humoristiques trainent ici et là.

Les enfants adhèrent bien à ce matériel en général ; les bandes sont très très grandes !!

Que fait-il que fait-elle – Oiseau magique

C’est un support qui n’est plus édité et qu’on trouve parfois sur le marché de l’occasion. Je l’adooooore.

Il y a 48 illustrations d’actions, chacune est en double : un exemplaire fille et un garçon.
De plus, les enfants sont habillés d’accessoires de couleurs (chaussettes, lunettes, écharpe)
Avec ces cartes, le jeu contient également des cartes en longueur avec un bonhomme filaire (fille ou garçon) et une action filaire (saute, pousse, mange, …)

Ce jeu est intéressant car au delà du développement de la phrase avec le lexique d’actions et la possibilité d’utiliser les pronoms il/elle (et de trier fille/garçon), il permet de travailler sur les descriptions grâce aux accessoires qui varient.
On peut les associer sur plein de critères et on peut également les associer à des textes (non fournis mais je les ai tapés si ça vous intéresse) afin de travailler la lecture et la compréhension.

Que fait-il? Que fait-elle? | Jeux pédagogiques, Boîte à livres, Jeux

Tom et Léa – Educaland

Il s’agit d’un énorme lot de cartes, en plastique, avec des actions simples faites par Tom ou par Léa. Les dernières images permettent aussi de travailler le pluriel car ils apparaissent ensemble pour faire des actions. Je les utilise énormément pour travailler des choses très diverses en fonction des besoins de mon petit élève. C’est même devenu un renfo pour un enfant du cabinet qui demande « cartes Tom et Léa » !! 🙂

Les phrases jumelles – édition Passe-temps

C’est un support des éditions passe-temps : il s’agit d’un format pochette transparente comme ils en font plein. Il traite 54 cartes-images avec la possibilité de travailler des phrases plus ou moins complexes (phrases simples et phrases coordonnées). Ce support permet de travailler les pluriels.
Contrairement aux supports présentés au-dessus dans cet article, ce support pédagogique contient des cartes-textes qui permettent d’associer avec une image (compréhension écrite simple)

Syntaxe en action – Ortho&Logo

Il existe deux versions de « syntaxe en action », le 1 et le 2.
Pour la structuration morphosyntaxique en réceptif et expressif . Ces jeux sont sous forme de planches de loto, avec des bandelettes phrases + cartes images avec des personnages/animaux, des action et des compléments. Plusieurs niveaux de difficulté : pour travailler le sujet + V + COD + adjectif. Ils permettent également de travailler le langage écrit.

Il existe également « Syntaxe en Action » que j’aime beaucoup. On peut y travailler notamment des petites phrases : sujet, V, COD. Il permet de traiter l’allongement de phrases avec de petites descriptions ou des réponses à « qui? », « où » et « que fait » avec des illustrations de personnages différents qui font des actions différentes dans différents lieux, type « le chat mange dans la cuisine ».

 

Apprendre la grammaire avec des jeux de cartes – Retz


Il s’agit d’un livre accompagné d’un CD avec une application qui permet de créer des jeux de cartes, de loto, de memory, … que l’on peut imprimer en couleur ou en NetB. Il est initialement édité pour les maternelles, de la PS à la GS : sa base est donc simple, comme on les aime !
Selon les séries, les cartes mettent en apprentissage : la phrase simple, l’accord d’un adjectif, l’utilisation du mot « avec », la production de phrase type « X et Y », les phrases négatives (fait des bulles/ne fait pas de bulles), la description simple avec motifs ou quantités et même les subordonnées relatives et causales.
Enfin bref, cet ouvrage fournit des illustrations simples et pertinentes pour travailler la production de petites phrases.

 

Jeu des familles de mots – Nathan

Ce support permet, comme les autres de produire des petites phrases simples :  sujet verbe + un élément de couleur.
Ce jeu contient des bandes (avec des séries de personnages différents qui font la même action / le même personnage qui fait des actions différentes/ et des séries avec des compléments de couleur ou de lieux) ainsi que des cartes avec différentes règles du jeu.

Jeu de langage - Ateliers de langage | Nathan Matériel Éducatif

Jeu de langage – Nathan


Ce support est intéressant à utiliser en PACE. Il est composé de planches et de cartes qu’il faut apparier.
Pour chaque illustration, il existe des petites variations : des éléments avec des couleurs différentes, avec un parapluie ouvert ou fermé, un t-shirt jaune ou un bleu, un caddie plein ou vide, un ou deux bébés souris, une souris sur ou sous le pont, etc, …

Par exemple, il y a l’illustration du singe avec un ballon bleu, une autre avec un ballon vert, un autre avec un jaune et un autre avec un rouge. Ainsi, l’apprenant est contraint à préciser la couleur pour obtenir la bonne illustration. 

Jeu de langage - Ateliers de langage | Nathan Matériel Éducatif

Vous en connaissez d’autres? n’hésitez pas à laisser un message ou à me contacter par mail afin que j’ajoute vos idées de supports ici !  😉

Publié dans Enseignements et apprentissages, Langage, Matériel générique

Dans ma valise …

Bon, vous le savez, j’aime bien dessiner des vêtements …
En fait, plus sérieusement, j’aime ce thème car je me dis que c’est par essence le lexique à connaître, a priori, tous les enfants même avec un handicap important sont habillés 🙂

Voici un PDF qui vous permettra de travailler plein de compétences diverses.
Notamment : la performance visuelle, le terme à terme, les comparaisons simples et complexes, l’expressif, le réceptif, le dénombrement, la négation, …

Petite remarque : si vous hésitez entre utiliser le mot « habit » ou le mot « vêtement », demandez à la famille de l’enfant quel mot ils utilisent eux par défaut et si c’est indifférencié, choisissez plutôt le « habit » car il donne « habiller » 😉 (vêtement / vêtir est quand même moins utilisé)

Ce PDF comprend :

  •  un lot de t-shirts
  • un lot de pantalons
    — > de 4 couleurs différentes (bleu, jaune, rouge, vert), dans 3 motifs possibles (pois, rayures, uni).
  • une valise (qui vient du site freepik)

ATTENTION : en imprimant une seconde fois  les 4 dernières pages du fichiers en 4 pages par feuille (au lieu de les imprimer normalement en A4), vous obtiendrez des petits vêtements et donc, vous pourrez également travailler, en plus du nom des vêtements, des couleurs et des motifs, la notion de tailles grand/petit! Soit 4 « stimuli multiples » au total !!

Egalement :

  • un lot de cartes pour les non lecteurs : avec des critères en pictogrammes à combiner (numérotés en violet)
  • un lot de cartes pour les enfants lecteurs : avec un travail sur le vocabulaire de description et la nécessité de préciser le vêtement + la couleur + le motif afin de trouver le bon habit à mettre dans la valise. (numérotés en bleu).
  • des pictogrammes pour mieux comprendre les attentes de l’intervenant et pour les enfants non-oralisant.

Le PDF a été construit de façon à ce que si vous restez dans la même série (les numérotés violet ou les numérotés bleu) il n’y aura jamais besoin deux fois du même vêtement ! Bien pratique !

Vous pourrez travailler plein plein de choses : le tri visuel, évidement, le tri complexe mais aussi l’écoute, la combinaison de critères,  la verbalisation (en PACE), la flexibilité mentale (en posant des questions variées sur des vêtements qui se succèdent), mais aussi la lecture ! Vous pourrez également faire des codages et des inventaires à double-entrée !

Pour travailler la notion des tailles ou encore celle des motifs de façon intensive, reportez-vous aux articles dédiés (voir moteur de recherche).

Pour des idées d’exploitations en images, vous pouvez lire la suite …

Tri par couleurs :

Vous pourrez faire trier les habits par couleurs : soit en mettant des boites à disposition de l’élève (plus facile) soit en demandant à l’enfant de poser sur la table en s’organisant dans les tas (plus difficile) comme ci-dessous :

Vous pourrez également faire trier une seule couleur « tous les vêtements verts », les autres devront tous aller dans l’autres case (souvent complexe pour les jeunes)

Ce tri pose presque toujours problème! Autant les apprenants maîtrisent facilement et très tôt le tri de chaque couleur isolée, autant la sélection ou l’exclusion de plusieurs couleurs est vraiment complexe pour eux. Exemple : on met à gauche les vêtements verts et à droite tous les autres! aie aie aie !

 

Tri par type de vêtements :

La difficulté est que l’enfant va devoir inhiber les couleurs en acceptant de poser un jaune sur un rouge par exemple alors que l’apprenant a souvent l’habitude de trier par couleurs.

La même chose mais sans pictogramme de guidance :

Associer des images identiques :

Pour cela, on se sert du coté « solution » des cartes du PDF.
L’enfant devra tout simplement retrouver les mêmes vêtements. Il faudra qu’il soit vigilant aussi aux motifs sur les habits.

ATTENTION : pour les enfants avec qui on doit travailler le verbal « 2 composants » ou « 3 composants », on peut travailler cet exercice en PACE. Cela consiste à réaliser cet exercice mais sans laisser les habits à portée de main. Du coup, l’enfant doit décrire l’image et verbaliser les éléments sur la carte pour que l’adulte le lui donne.
Par exemple, ci-dessous, le jeune devra verbaliser : « t-shirt jaune rayures » et l’adulte lui donne, puis « t-shirt rouge rayures » et l’intervenant lui tend, etc. Si le jeune se trompe, il va se retrouver avec la mauvaise image dans les mains et se rendra compte qu’il faut qu’il corrige ses dires et/ou soit plus précis quand il parle.

Ci-dessous, c’est le même exercice mais avec 3 de suite, pour un jeune plus à l’aise :

Retrouver des images en combinant des critères (en pictogrammes)  :

Cet exercice est accessible aux non-lecteurs: on va combiner des critères : type de vêtement / couleur / motif.

L’enfant devra retrouver les vêtements qui correspondent aux codages :

Lire les indications et sélectionner le bon vêtement :

Cette fois-ci, même si les phrases sont volontairement courtes et simples, il faut que l’élève soit lecteur :

Introduction de la notion de tailles

Sur la photo ci-dessous, on voit des vêtements en deux tailles : il a suffit d’imprimer un exemplaire normalement et un exemplaire en 2 pages par feuille.
On peut ajouter une caractéristique à nos demandes, par exemple : « donne moi un petit pantalon jaune à pois », ou « donne-moi tous les pantalons jaunes à pois », …

 

Répondre à des questions variées

On peut évidement faire l’exercice dans l’autre sens en travaillant sur les questions :

  • « qu’est-ce que c’est? » -> « c’est XXX »
  • « c’est quel motif? » et l’enfant répond « motif XXX »
  • « c’est quelle couleur? » « couleur XXX »
  • « c’est quelle taille? » « taille XXX ».

Comparaison selon un critère donné

Vous trouverez sur le site un article sur le « égal ». Je l’introduis très tôt, avant même que l’enfant puisse faire des opérations mathématiques.

Ici, il va s’agir de placer des vêtements (t-shirt ou pantalon) et comparer (avec égal ou non-égal) ou selon un critère donné (en pictogrammes).
A chaque fois, on pourra donc travailler sur ces trois axes : soit compléter la collection, soit mettre le bon signe, soit mettre le bon critère.

Au niveau de quoi ces deux t-shirts sont identiques ? en motifs ! oui, ils ont les mêmes motifs, ils sont en « pois ».

 

Ensuite, on peut garder les mêmes vêtements et les comparer selon plusieurs modalités:

Ici, au niveau de la couleur ? l’élève place le signe ; oui, ils sont différents.   

 

Au niveau de la quantité ? ils sont pareils.

 

Au niveau du motif ? ils sont différents.

On pourra également comparer selon le type de vêtement, selon la taille, … et également inverser en demandant cette fois en quoi ils sont pareils et en quoi ils sont différents et le jeune devra trouver quel habit mettre sur le tapis de comparaison.

Ce t-shirt bleu à gauche est identique en couleur à …. l’enfant choisit et place le t-shirt bleu là. Oui !

Ici, une des parties est vide, l’élève doit compléter afin qu’il y ait la même chose en quantité, donc, il faut que l’élève mette deux vêtements. Ici, on voit d’ailleurs qu’il a pris les mêmes vêtements et les mêmes motifs mais évidemment, il aurait pu mettre 1 pantalon et 1 t-shirt. On pourra restreindre les choix de l’enfant afin de le forcer à faire ce genre de mixage.

Voilà pour les possibilités d’exploitation de ces petits vêtements.
Vous pouvez également utiliser des dés en les fabriquant facilement, comme dans l’article sur le Speed des Habits) et faire piocher à l’enfant le bon vêtement d’après le jet des quatre dés : grand/petit, couleurs, motifs et habits.

Publié dans Adaptations et critiques de jeux, Compréhension, Enseignements et apprentissages, Langage oral, Lexique - vocabulaire

Des supports pour comprendre au travers d’images Noir et Blanc

Beaucoup de supports pédagogiques du commerce permettent de travailler la compréhension à partir d’images en Noir et Blanc.
Il s’agit de repérer des éléments au travers de consignes plus ou moins complexes.

Ici, je vais présenter quelques supports que j’utilise mais bien évidement, je vous invite à mettre en commentaire ceux que je ne connaitrais pas afin que je puisse encore dépenser des fortunes tout le monde en profite.

Je tente de les ordonner par difficulté mais évidemment, ce n’est pas un tri « fixe » : souvent les supports sont organisés avec des niveaux crescendo et l’accessibilité dépend des enfants et des notions abordées.

Chacun de ces supports peut être travaillé soit en écrit soit en oral, selon comment vous le présenterez mais ils ont tous pour particularité d’être en noir et blanc avec des éléments indicés à retrouver !

 

REPERAGE D’ELEMENTS DANS UN ENSEMBLE

Supports gratuits sur le net :

Quand même je cite ceux-là car même si il n’y en a pas beaucoup, ils sont utiles.

Les recherches purement visuelles illustrées, accessibles aussi aux non-lectures : les « Cherche et trouve » et « I spy » :
Des illustrations en noir et blanc où il faut repérer des éléments dans une grande scène : ces activités s’appellent des « cherche et trouve »  ou encore des « I spy » en anglais. Ces activités peuvent dégrossir un peu la compétence et habituer l’enfant a repérer quelque chose dans une scène avec une entrée visuelle d’un dessin à retrouver dans un grand dessin.

cherche et trouve
Sur le site Hoptoys : un téléchargement gratuit de « cherche et trouve » très faciles.

Par exemple ici, il s’agit de retrouver les images isolées autour de la scène. L’enfant voit l’image et doit la retrouver une image dans la scène.

 

Vous pouvez trouver également des petits jeux sur tablette où il faut retrouver des éléments :

 

Il existe aussi des supports-papier où il faut repérer, dénombrer et écrire une quantité de chacun des items :
l’enfant doit s’organiser un peu et dénombrer.
Ici, vous trouverez une version crescendo de « Cherche et compte » avec des petites quantités, l’objectif étant de comprendre le principe :

Vous pourrez ensuite présenter à votre élève des « cherche et compte » plus complexes que vous trouverez sur le net, comme celui ci-dessous:

 

Les recherches pour les lecteurs : (type « Cherche et trouve » et « I spy » mais avec de l’écrit)
Un peu plus compliqué, on a le même genre de scènes mais cette fois, la consigne est écrite et non plus illustrée. Le mot doit être lu et compris pour que la consigne soit traitée.

Voici un exemple d’activité où il faut retrouver un élément avec une entrée « lue » : l’enfant doit retrouver un vélo sans image de vélo. Il lit le mot et doit retrouver une image.

On arrive tout doucement à de la consigne écrite comme on aura ci-après …

 

Les « Je lis, je fais » : avec un seul énoncé très simple, puis plusieurs phrases.
Comme celui que j’avais écrit sur les Monsieur-Madame : des illustrations avec des petites consignes très très simples qui sont dans cet article.

Si votre élève n’est pas à l’aise avec les termes de consignes : colorie, souligne, encadre, entoure, barre : vous trouverez des activités sur la page dédiée à la compréhension des consignes.

Vous avez également des choses très épurées sur les sites suivant :
— Instit 90 : ici
— Paulette trottinette avec des phrases très simples de « Lecture et consignes » aussi : ici
— Les fiches de Val’idées : ici
— D’autres fiches de Val’idées avec des le Loup : ici avec 13 séries dont certaines avec des adaptations de codages de couleurs.

 

 —>  Voici maintenant des supports payants que j’utilise régulièrement …

 

 

COMPREHENSION GENERALE

Compréhension de lecture et autres ouvrages de Les Editions Passe-temps

J’adore les éditions Passe-temps, comme vous pouvez le remarquer régulièrement sur mon site.

Voici personnellement, ceux que je possède. Les niveaux sont différents selon les livrets.

Celui-là par exemple est pour les débutants, avec des défis simples et beaucoup d’illustrations.

Voici un exemple du contenu : intéressant pour comprendre de petits textes simples.

« Attention, j’écoute » de chez Chenelière éducation

Attention j’écoute est un recueil de feuilles d’exercices qui regroupe 25 thèmes différents (animaux, fruits, oiseaux, boulangerie, …).


Pour chaque image (NetB), il y a deux pages de consignes avec des niveaux différents. Le premier est plus du repérage simple d’items avec quelques inférences et le second est plus complexe avec des catégories, des négations, etc.

 

« Ecouter, comprendre et agir », de chez Chenelière éducation

Ecouter, comprendre et agir est un ensemble de 33 activités avec une illustration en noir et blanc et une page de consignes à donner à l’oral. Chaque activité a un objectif, par exemple : compréhension des termes spatiaux, des subordonnées relatives, termes relatifs aux notions de grandeurs, aux notions de quantités, …

« De l’image à l’action », de chez Chenelière éducation (et oui, encore!)

 

De l’image à l’action : dont j’adore les illustrations et que j’utilise très souvent en créant des consignes simplifiées ou du moins adaptées.
Pour chaque activité (= illustration en noir et blanc) il y a une page de consignes et une page de questions.

« C’est dans l’image 2 », de chez l’Oiseau Magique

On le trouve parfois sur le marché de l’occasion : il s’agit dune mallette avec 12 planches illustrées de scènes de vie (le jardin, le musée, la piscine, …) et des consignes variées (entoure, barre, ajoute, trace, raye, compte …) et des questions pour repérer les éléments significatifs dans les scènes.
Afin d’éviter l’effet d’apprentissage et pour que les questions soient parfois plus absorbables, j’ai recrée des questions sur les différentes scènes (comme ci-dessous).

Les consignes originelles, sur la scènes ci-dessus, par exemple, sont : 1) Colorie la partie du tuyau d’arrosage qui se trouve entre le robinet et la brouette, 2) Dans le potager, colorie 3 salade, 3) Faire une croix sur la fourche, 4) Dans la brouette se trouvaient 4 outils. Un râteau, un arrosoir, une bêche et un seau. Lequel manque-t-il? …

 

 

COMPREHENSION PREPOSITIONS SPATIALES

Voici les prépofiches dont j’avais parlé dans l’article sur les prépositions spatiales ici.

Exemple ici : j’ai sélectionné une série de questions (il y en a énormément donc pas de risque d’apprentissage par cœur) et l’enfant répond aux consignes. Il est lecteur donc doit se débrouiller … (2 erreurs ici)

 

 

COMPREHENSION MATHEMATIQUES

« Maths en scènes » de chez le Grand Cerf

Regroupe 12 grandes scènes en noir et blanc (la plage, le restaurant, le magasin de vêtements, la campagne, l’atelier,…) pour retrouver des éléments concrets pour répondre aux questions posées. A chaque illustration correspond une fiche recto-verso avec des questions plus ou moins complexes.
Les élèves peuvent lire les questions et retrouver les éléments en coloriant/entourant les éléments.
J’aime beaucoup ce support et grâce à lui, j’ai pu remarquer des difficultés que je n’avais pas vues avec certains élèves, comme la fameuse expression : « salade à 1€ pièce » où l’enfant le dit qu’elle coute une pièce de 1€ ….  🙂

Par exemple, sur cette image : 1) Combien y a -t-il de fenêtres sur le phare? Colorier la moitié de cette quantité en vert et l’autre en rouge. 2) Sur le bateau promenade « Opocus », il y a 4 personnes. Combien de personnes doivent monter à bord pour qu’il y en ait 8 en tout? Les dessiner. Etc.

« Problèmes en images », de chez Educaland

Ce support photocopiable se présente sous forme de classeur transparent : il contient 35 grandes images en noir et blanc ainsi qu’une page de questions.
Il y a des questions d’observations mais aussi des questions de déductions avec travail de la compréhension du vocabulaire mathématique : contient, somme, dépense, retient, manque, économise, distance, gain,… avec également des prépositions : à coté, à travers, entre, à moitié, autant, …

Il existe le « problèmes en images 1 » qui correspond aux cycle 2 et le « problèmes en images 2 » qui correspond au cycle 3.

— « problèmes en images 1 » :
avec les notions  : coute, rend, dépense, retient, contient, rajoute, manque, parcourt, économise, double augmente et partage et des substantifs tels que : montant, poids, somme, remise, double, distance, gain, dimensions, achat, retard … et d’autres comme : supplémentaire, paire, identiques, sauf, y compris, excepté, …

— « problèmes en images 2 » :
contient des décimaux et nombres entiers, les 4 opérations, des mesures, pourcentages, échelles. Les termes sont plus pointus que dans le tome 1 avec par exemple ; « prestations, orientation, recette, hors, capacité, masse, acompte, volume, norme, avantageux, promotion, proportion, … Bref, un vocabulaire parfois plus spécifique et surtout plus poussé.

Scènes imagées en noir et blanc de chez Imag’ines

Se présentent dans une grande boite qui contient 10 grandes scènes très denses, en format A3 et un classeur de consignes avec différents niveaux : c’est un réel atout !
Il existe 7 niveaux pour chaque planche : le niveau débutant présente des phrases simples (colorie barre entoure dessine) où il faut repérer des éléments par des indices (catégories, caractéristiques, lieux, …) et le niveau le plus élevé comporte un texte avec des négations, des inférences, des relatives et tout le reste ! 😉
Je vous laisse aller sur leur site afin de regarder la vidéo explicative qui détaillera bien mieux que moi !

Encore une fois, pour ce support-là, il est possible aussi de créer facilement des consignes qui seraient encore plus faciles que le niveau un, avec tout simplement des éléments à repérer et à colorier d’une couleur donnée.

(Photo du site des auteures)

Et vous? des supports avec des scènes en noir et blanc indicées, vous en connaissez d’autres ?

Publié dans Adaptations et critiques de jeux, Enseignements et apprentissages, Logique

Kezao

Vous vous rappelez de Coco Candy? et bien ce petit jeu de cartes est de la même famille 😉
Kézao est un basique à voir dans son sac de travail : un jeu que je considère « universel » dans le sens où il est très adaptable et peut servir aussi bien à du tri de couleurs qu’à des taches avec des consignes plurielles et des négations, et même des taches avec des consignes à inverser (type fonction exécutives).

Kézao est un jeu de cartes qui ne nécessite ni l’écrit, ni le verbal et c’est un support super pour travailler plein de petites notions.
J’aime le fait que les règles soient simples (et encore plus simplifiables si on choisit les dés couleur-simple) et que les dessins ne fassent pas bébé !
Comme je reçois des enfants grandissant, j’aime leur proposer des choses un peu plus « ado » tout en restant sur des notions relativement simples pour pouvoir quand même s’amuser.

Ce jeu va permettre de comprendre le : « avec », le « avec et avec », le « avec et sans », et le « sans et sans »/ »ni ni ».
Il est composé de cartes avec des illustrations très colorées ainsi que de 5 dés :

– 2 dés avec des ronds de couleur
– 2 dés avec des ronds de couleur-barrée
– et un dé FACULTATIF qui va nous mettre le bazar dans tout ça ! je ne conseille pas de l’utiliser avec les petits ou avec les jeunes « trop » en difficulté.

Le principe du jeu est simple :
On choisit 2 dés parmi les 4 du jeu (on peut en prendre un seul au début pour simplifier le jeu) et en fonction du résultat, on se défausse de cartes qui présentent (ou ne présentent pas) les critères du dé. Plus ou moins de couleurs apparaissent selon les cartes donc selon les cartes que nous avons nous allons pouvoir choisir stratégiquement des dés plutôt dans la négation ou au contraire dans le critère positif. A noter qu’il existe un dé (facultatif!!) qui embrouille tout : les règles du dé pourront être inversées !

Pour préparer le jeu et être sure que l’enfant comprenne bien, on s’entraine un peu avec un cadre maîtrisé avant de présenter le jeu dans sa forme originelle. Je me sers donc des cartes et des dés pour façonner l’enseignement.

 

Les étapes avant de jouer

Si vous êtes avec un enfant petit ou en difficulté, je vous conseille de « vérifier » sa compréhension des dés.

A) La présence d’une seule couleur :
Avec un seul dé, on présente une série de 7 cartes face visibles sur la table et l’enfant devra sélectionner la ou les cartes avec ce critère de 1 couleur.

Les cartes sélectionnées doivent comporter du orange.
Les cartes sélectionnées doivent comporter du orange.

Les cartes sélectionnées doivent comporter du rouge.

B) La présence de deux couleurs (et non une des deux) :
Ci-dessous, je présente deux couleurs sur les dés-positifs (ceux sans les croix) par exemple vert et violet. Il faut que l’enfant comprenne qu’il faut que les DEUX couleurs soient présentes sur la cartes et non une seule. C’est la première difficulté : comprendre qu’il s’agit d’un « ET » et non d’un « OU ».

Les cartes sélectionnées doivent comporter du rouge ET du bleu.

Les cartes sélectionnées doivent comporter du vert ET du bleu.

Toujours pareil mais ici j’ai ajouté le mot écrit (c’est un enfant lecteur) : le jeune doit VERBALISER puis mettre dans la boite uniquement les cartes qui contiennent du vert et du violet. Les autres restent sur la table. Cette présentation est déjà proche de la future règle du jeu.

Autre présentation pendant une partie afin que l’enfant puisse verbaliser « avec du jaune et du bleu »

C) L’absence d’une couleur :
En général, c’est difficile. Il va donc falloir le travailler afin que ce soit fluide avant de pouvoir le faire dans des conditions naturelles de jeu.

Les cartes sélectionnées NE doivent PAS comporter de rouge.

Les cartes sélectionnées NE doivent PAS comporter de bleu.

 

D) La présence d’une couleur et l’absence d’une autre :
Comme ci-dessus, je pose quelques cartes à traiter. Une carte ira dans le bac si et seulement si elle contient une certaine couleur et ne contient pas une autre !

Ici, l’enfant devra sélectionner des cartes qui contiennent du jaune mais sur lesquelles il n’y a pas de vert.

 

E) Et enfin, des cartes « ni ni » qui devront exclure deux couleurs :
Même principe que ci-dessus, l’enfant doit sélectionner dans le bac des cartes qui n’ont, par exemple, ni la couleur bleue, ni la couleur rouge.

Les cartes sélectionnées ne doivent comporter NI bleu, NI rouge.

Les cartes sélectionnées ne doivent comporter NI bleu, NI jaune (avec les petits mots écrits pour un lecteur pour que le « ni ni » lui rentre bien dans le cerveau 😉 )

Les cartes sélectionnées ne doivent comporter NI orange, NI rouge.

Le vrai jeu avec les règles complètes

Une fois ces exercices préparatoires effectués, l’enfant aura compris les dés et vous pourrez jouer en aménageant plus ou moins. Personnellement, j’aime jouer avec les cartes ouvertes posées devant soi, plutôt que dans sa main, cachées. Cette disposition permet de vérifier aussi chez l’autre son jeu et permet de se corriger et de jouer ensemble.

Libre à vous d’utiliser le dé « qui met le gros bazar » : il est évidemment intéressant et plaira beaucoup aux copines neuropsy qui me lisent mais exceptés deux ou trois enfants du cabinet, je ne prendrai pas le risque de les embrouiller alors qu’ils ont bien automatisé une règle et qu’ils sont heureux de jouer de manière fluide.

Mais pour les TSA légers et les TDAH, go go : le dé rend les parties beaucoup plus « fun » et permet de ne pas se reposer cognitivement !!  🙂
Et vous, vous l’avez aimé?

Publié dans Fonctions exécutives, Matériel générique, Motricité fine, Pince pouce-index, Planification, Pré-graphisme

La pâte à modeler

Personnellement, je n’aime pas ça, mais c’est comme la piscine : ça plait aux enfants et c’est une source d’apprentissages infinis alors finalement, on se dit qu’on va faire un effort et on partage des moments d’enseignements chouettes avec des OBJECTIFS PRECIS !

Si vous êtes éducateurs/trices, quelques soient vos cibles, elles seront (presque) TOUTES enseignables via de la pâte à modeler !

La pâte à modeler a l’avantage de pouvoir être utilisée pour le travail de compétences diverses, des plus basiques au plus complexes : l’imitation motrice, la coordination œil-main, coordination bimanuelle, le tonus du bras et de la main (j’ai eu bien des surprises avec certains enfants là-dessus), la capacité à dissocier les doigts, et le bénéfice sensoriel : le plaisir de tatouiller et l’intégration sensorielle avec massage (beaucoup d’enfants du cabinet ont les doigts crispés, gravent dans le papier tellement la force appliquée est excessive, …)

Hé oui, la pâte à modeler permet de travailler la motricité, évidement, mais aussi le visuospatial. Elle permet de faciliter ensuite certains mouvements que l’enfant aura à réaliser, par exemple en cuisine, une fois plus âgé et plus largement l’utilisation de la pâte à modeler permet la planification de tâches (pour faire une forme complexe il faut l’appréhender mentalement en petites formes faciles qu’on associe). Et évidemment, on peut travailler les volumes, les quantités, les tailles et plein d’autres choses !!

Voici donc un article dédié à la pâte à modeler où on verra en transversal plein de petites activités sympas à faire quelque soit le niveau de l’enfant.

Quelques conseils pratiques :

Afin de ne pas se retrouver avec une sorte de marron-caca-d’oie, je vous conseille de n’utiliser qu’une seule couleur de pâte à modeler à la fois.
Petite remarque : la Play Doh est comestible, donc si un enfant vous regarde en faisant mine de la manger, ne prêtez pas attention, si il en mange, ce n’est pas grave et cela évitera de tomber dans la recherche d’attention incessante qui entravera l’activité. Je dirais que 1/3 des enfants au cabinet me font le coup 😉 et finalement, ils préfèrent rapidement faire l’activité correctement ce qui est au final bien plus rigolo !
Si vous avez des mangeurs de pâte à modeler incorrigibles, vous pouvez opter pour des pâtes à faire soi-même avec des matières clairement comestibles mais elles ne se conservent que quelques jours.

Chez action 1.49€ les deux pots de pâte à modeler de la marque Play Doh ! Pas de raison de se priver. En la rangeant en faisant un cylindre compact pour limiter les surfaces accessibles à l’air, elle se conserve des mois.

S’approprier le lexique des formes à modeler

Le lexique à utiliser va dépendre du niveau de l’enfant. Pour la forme boule, on pourra utiliser « boule » ou « rond » ou « sphère », pour un boudin on pourra utiliser « saucisse » (qui est souvent utilisé par défaut par les enfants), « boudin » (que personnellement, je préfère), ou colombins » (je n’utilise jamais ce mot car je le trouve peu transposable dans la vie …)

Pour les non-verbaux, voici une petite grille que je viens de dessiner :

En général, je commence ces activités en modelant moi-même les formes et demande à l’enfant de les trier en « boules » VS « boudins « puis, avec la négation :  « boules » VS  « pas boules ».

Tri avec images : boudins VS boules

Boudins VS boules

Boules VS non boules

et dans l’autre sens ; « donne-moi une boule » ou « donne-moi un boudin » avec les formes triées dans des bacs, puis quand c’est ok, avec les formes en vrac.

 

Pour les enfants verbaux, on pourra également leur demander « c’est quelle forme? » et attendre une réponse verbale. Si votre enfant est non verbal, vous pouvez utiliser les pictos ici.

Commencer à modeler des formes basiques

Acquérir les gestes simples pour modeler les formes basiques

Pour pouvoir faire des petites sculptures représentatives, il faudra que l’enfant maitrise quelques formes basiques : les boudins, les boules, les galettes, les J, les C etc.

On essaie de faire des boules tous les deux, avec un chaînage arrière :

Il roule avec le bout des doigts.

Il roule dans ses paumes de mains (je ne sais pas comment ça s’appelle)

On fabrique des boudins : les courts peuvent être roulés avec une seule main mais les longs boudins devront mobiliser les deux mains !

Modelage de boudins à la chaîne.

Hop, coordination bimanuelle avec mouvements synchrones !

Les galettes : boules écrasées avec la paume :

 

Différentiation des doigts et pression:

On peut également trier les petites et les grosses ou encore les classer par ordre de grandeur. On pourra ensuite dire « on fait que des petites-petites-minuscules » et l’enfant devra les modeler avec uniquement 2 doigts.

Selon les formes enseignées, les procédures d’enseignement vont pouvoir varier, par exemple :
– des spirales en chaînage-arrière: on commence l’enroulé et l’enfant continue, c’est en effet plus facile à continuer qu’à commencer.
– des boules en chaînage-avant : il fait une sorte de « crotte » de pâte et on peaufine en reroulant pour une boule parfaite. 😉 pour que ce soit plus « satisfaisant » ensuite une fois combinée avec les autres formes.

Avec des outils

En général, les enfants aiment bien utiliser les outils « des grands ». Pour faire des empruntes, tout peut être utilisé. Voici des exemples en vrac de matériel utilisé en fonction des cibles :

Les champignons pour la pince et éventuellement la sériation

Des cure-dents dans la PàM pour les quantités et toujours la pince au passage.

Force exercée : en ramassant des petits bouts de PàM en veillant à ne pas les écraser !

Idem : maîtriser sa force avec une pince-infirmière.

Coordination œil-main : on enfonce un cul de crayons dans le centre d’une boule (déjà formée).

Utilisation des deux mains : une avec la fourchette qui ramasse et une qui maintient le récipient pour faire ensuite frotter le contenu de la fourchette sur le bord du bol et faire tomber la boulette de PàM si elle colle à la fourchette.

Avec une seringue : force des doigts et on obtient un magnifique boudin pour former des courbes pour « dessiner » ou pour « écrire » des lettres /chiffres !

Les ciseaux à PàM (qui ne coupent pas mais peuvent pincer fort) et des ciseaux-loop (qui eux coupent « pour de vrai ») :

Utilisation du couteau : pour apprendre à couper en sciant et non en « hachant » comme le font souvent les enfants. Il faut alors mobiliser son bras et non son poignet. On peut varier les types de couteau pour trouver celui qui sera le plus adapté et permettra à l’enfant d’être en réussite dans ses coupes :

Aparté pour les enfants plus âgés, ado, adultes :

Savoir utiliser un couteau est une compétence utile pour le quotidien. Si vous voulez aller plus loin dans cet enseignement, vous pouvez utiliser le support ci-après.
Il s’agit de faire trier à l’enfant les « types de coupe » : en cubes, en rondelles, en râpés, en bâtonnets et en rondelle.
S’entrainer à ces coupes et utiliser des images pour concrétiser les attendus permettent de cuisiner avec les jeunes !
Vous pourrez donc exercer l’enfant :
— les reconnaître : vous préparez des bâtonnets de pate à modeler, des râpés, des rondelles, … et l’enfant doit les trier dans la bonne case.
— les produire : l’enfant devra couper de la pâte à modeler selon la consigne, orale ou picto.

Il faudra évidement faire de même avec de la vraie nourriture : du gruyère, des carottes, …
L’objectif étant l’acquisition de gestes « techniques » pour la vie adulte quotidienne ou professionnelle.

Voici le document à télécharger : il est initialement prévu pour être utilisé dans une boîte à compter mais peut être utilisé sans.
Je vous conseille d’utiliser les photos lorsque l’enfant aura déjà eu l’expérience de ces coupes afin qu’il puisse avoir une représentation concrète.

Les assemblages pour former des dessins

Il va s’agir de prendre les éléments qu’il nous faut et de les agencer de façon à former des formes plus complexes.
Il y a donc plusieurs difficultés qui vont se cumuler :
– l’identification des pièces nécessaires : comprendre la forme comme étant composée de plusieurs petites unités, en boules, droites ou courbes. Cela sollicite la planification de tâches
– le modelage des pièces : il sollicite la motricité et la représentation visuelle.
– la disposition des pièces : c’est à dire les disposer les unes par rapport aux autres. Cela sollicite la représentation spatiale.

Le PDF des formes à modeler se trouve ici.

Pour faire des formes complexes, on peut : soit assembler plusieurs boudins droits, soit courber un boudin plus long. Selon les enfants, il faudra guider différemment.

Planification de ce dont on a besoin pour faire le carré : quatre boudins !

On place nos boudins préparés aux bons endroits sur la carte-modèle.

L’enfant a reproduit la forme  » flèche » sur le modèle.

L’enfant a reproduit la forme à côté. On note qu’il a joint les extrémités du boudin en les orientant dans la même direction plutôt qu’en les soudant tête-bêche.

Un exemple pratique :

Voici l’exemple de la construction d’un soleil avec un enfant : à la base il disposait du modèle du soleil et rien d’autre pour la ligne de base (=évaluation de ce que l’enfant sait faire, sans guidance ni rien, afin de voir si il sait ou non produire le comportement attendu). Le centre ainsi que tous les rayons ont été formés antérieurement, il ne reste « plus qu’à » assembler les morceaux car c’est cette partie qui m’intéressait.

Tout se passe bien quand il doit mettre à gauche, puis …. il n’y parvient plus, passage de la ligne médiane impossible et il ne tente pas d’utiliser sa main gauche non plus. Je dessine donc des rayons de soleil (au crayon craie) afin qu’il comprenne où et comment les placer. Du coup, il a repris des boudins et a fait ça :

Bon alors du coup, on a repris les basiques : orienter des boudins verticalement, horizontalement, avec guidances visuelles et environnementales derrière + petite guidance physique, puis estompage des différentes guidances. J’ai dessiné une série suffisamment longue pour qu’il y ait un croisement de la ligne médiane …

 

Quelques productions avec modèles (du PDF ci-joint) :

Dans le PDF, vous trouverez des formes simples avec des modèles qui se complexifient petit à petit.


Selon la motivation de l’enfant ainsi que ses compétences visuospatiales, motrices et en planification, il faudra adopter un enseignement en chaînage avant (pour avoir des belles formes à assembler) ou en chaînage arrière (pour qu’il fasse « seul »). Voici quelques exemples de production des enfants !

Notez encore une fois qu’on peut utiliser différents types de chainages lors de ces enseignements et que ce sera à moduler en fonction de l’enfant et des cibles :

Le lapin : finition des yeux avec la pointe d’un crayon !

Ci-dessous, des exemples d’utilisation de PàM dans d’autres cadres :

Boudins de délimitation afin que l’enfant ait un retour sensoriel pour colorier l’intérieur d’une forme.

Formation de lettres avec des boudins de PàM : avec un support ou sans, selon le niveau de l’enfant :

Avec les supers lettres de chez « Tout pour le jeu »

 

Mathématiques : partages et divisions

J’aime beaucoup utiliser la pate à modeler avec les plus grands pour comprendre le partage. L’utilisation de cette pâte permet de diviser une quantité « 1 », ce qui n’est pas possible avec des éléments en plastique usuellement utilisés dans les activités mathématiques (les jetons, marrons, pingouins, et autres).

Comme d’habitude, ce qui va être important, c’est le sens, la compréhension de ce qu’est le partage et la division. Trop d’enfants qui « font des divisions » n’ont en fait rien compris à ce que ça signifie réellement, alors dès qu’il faudra comprendre pour résoudre un problème, ils ne seront plus en capacité de la faire. Si l’enfant n’a pas compris, il fera « bêtement » ses calculs à l’école mais cela ne lui servira à rien dans la mesure où il ne pourra pas le transposer sur une « vraie » situation. On privilégie donc la compréhension « dans la vraie vie » au calcul « savant ».

On découpe des disques à l’aide d’emporte-pièces, on fait des boudins ou d’autres formes et on va faire des parts en découpant avec un couteau :

On repère que déjà, répartir des cercles sans les croper, c’est pas facile !

On partage des entiers (boudins, galette, boules, …) : on a 28 croquettes et 4 animaux, combien ont-ils chacun?

Ensuite, des problèmes du type : on a 3 tartes et 2 personnages : une chacun, ok et après, que peut-on faire avec l’élément « en trop »? on le coupe en deux. Ils ont chacun 1 et un autre morceau coupé (en deux).

Diviser pour que chacun des 3 lapins aient la même quantité : le partage est différent si on partage une saucisse ou si on partage une tarte ! ils sont trois alors on fait 3 parts.

  

Idem, en coupant en quatre parts, des boudins et des galettes :

 

Ensuite, il doit se débrouiller pour qu’il y en ait pour tout le monde, c’est lui qui partage selon le nombre de convives à régaler :

Très bien, deux lapins et une tarte, donc on coupe en deux et les deux en auront !

Deux copains arrivent, il y en a deux supplémentaires et toujours une seule tarte? OK, on coupe en 4 !

On se centre un peu sur des découpes « précises » de cercle, ce qui n’est pas évident, reconnaissons-le …

   

 

Puis, on regarde de plus près ces fameuses découpes, séparément, et on les nomme : entier, demi, tiers, quart, …
Trier des « morceaux », puis des activités du type : « donne-moi 2 quarts », donne moi ça » (et on montre l’écrit : « 1/4 »), « où est 1 quart? », « qu’est-ce que c’est? (réponse « 1/4)

On regarde et on questionne les équivalences :

 

Bref, …. les possibilités sont infinies !  😉

Enseignements & apprentissages

— EN CONSTRUCTION —
Afin de tenter une organisation en domaines
EN TRAVAUX depuis : le 10.06.24

Dans cette partie, vous trouverez les articles triés par domaines.
Il est cependant parfois complexe de les attribuer à un domaine plutôt qu’un autre : les compétences sont intriquées et il est souvent difficile d’extraire un domaine prégnant.

Je rappelle qu’il est INCONTOURNABLE de faire appel à un professionnel lorsqu’un domaine est particulièrement déficitaire. Si vous êtes parents ou professionnels, vous trouverez sur ce site des idées qui vont vous permettre de varier un peu ce que vous pourrez proposer à votre petit élève.

Les articles de ce site ont donc vocation de compléter et non de se substituer à ce qui est fait en dehors, avec les professionnels de votre jeune.

 

Si vous voulez tous les articles d’une catégorie, cliquez sur la catégorie générale (par exemple « motricité fine ») et si vous voulez accéder à une sous-catégorie précise, cliquez directement sur le domaine qui vous intéresse (par exemple « le pré-graphisme).

 

Motricité fine

Ici, se trouvent les activités qui touchent la motricité fine : de la pince pouce-index avec opposition du pouce, en passant par les gestes pré-graphique et le dessin, le coloriage jusqu’au passage à l’écriture cursive !

Les spécialistes à privilégier : l’ergothérapeute (voire le psychomotricien).

Voici les sous-catégories :

 

Visuo-spatial

Les troubles visuo-spatiaux ont des répercussions non négligeables sur la vie quotidienne : orienter son regard sur l’environnement, ajuster son geste dans l’espace, orienter un objet convenablement pour qu’il soit fonctionnel, … mais aussi plus largement s’orienter dans sa maison, son école voire sa ville.


Dans les articles ici, vous trouverez principalement des articles sur les stratégies d’exploration visuelle et le repérage dans l’espace.

Les spécialistes à privilégier : l’ergothérapeute et parfois l’orthoptiste.

Il n’y a pas de sous-catégorie dans le visuo-spatial. 

Langage

J’ai volontairement mis ensemble les articles sur le langage écrit et sur le langage oral. N’étant pas orthophoniste, je ne travaille pas l’articulation donc ici il va s’agir principalement de la compréhension, orale ou écrite en fonction de comment sera présentée la tâche.
Des sous-catégories telles que : compréhension, négations, lecture déchiffrage, vont apparaitre …

Les spécialistes à privilégier : l’orthophoniste et le psychologue.

Compétences mathématiques

Ce domaine va regrouper une multitude de sous-domaines : le dénombrement, le calcul mais aussi les mesures (la monnaie, le temps, …). 

Voici les sous-catégories :

 

Les spécialistes à privilégier : l’orthophoniste (formé au logico-maths) et le (neuro)psychologue.

Fonctions exécutives

Les fonctions exécutives servent à organiser nos compétences. Elles sont donc par essence dynamiques, il s’agit d’un dispositif « régisseur ». Sans ce chef d’orchestre, les compétences « seules » ne servent à rien.
Les fonctions exécutives apparaissent donc en filigrane dans tous les articles de ce site.

Elles englobent donc une multitude de domaines tels que les mémoires, la planification, la flexibilité mentale, la résolution de problème, le maintien attentionnel, le contrôle inhibiteur, la gestion des émotions, l’engagement, l’enchainement de tâches, …

Ces fonctions exécutives sont systématiquement atteintes dans le handicap modéré à sévère -et le sont par définition dans le TDAH- et sont donc ESSENTIELLES à prendre en compte et à travailler.

Quelques articles traitent d’activités qui les mobilisent particulièrement, cependant, ces fonctions cognitives (froides et chaudes) sont PARTOUT, tout le temps. Elles seront surtout développées par le jeu (avec de multiples défis cognitifs à résoudre) et par les comportements de l’intervenant en face (qui suscitera plus ou moins certaines compétences et qui orientera sa séance afin de mobiliser des situations pour travailler sur les fonctions exécutives dites chaudes (celles liées à l’émotion).

Voici les (tentatives de) sous-catégories :

Les spécialistes à privilégier : le (neuro)psychologue, l’ergothérapeute et l’orthophoniste.

Vie quotidienne

Dans toutes les prises en charge, même avec les plus jeunes, il convient de mettre un petit programme de « vie quotidienne ».
Ici apparaissent des idées ou activités pour travailler des compétences très concrètes qui seront utiles dans la vie future, auxquelles souvent on ne pense pas : tartiner, sortir une poubelle, laver une surface, …

Des sous-catégories telles que : idées d’activités prépro, gestion de la maison (linge, courses, cuisine), lexiques spécifiques, organisation dans l’espace temps (EDTV) … ?

Les spécialistes à privilégier : l’éducateur et  …. le parent ! 😉 , l’ergothérapeute ainsi que le psychologue pour le guider avec des cibles, des outils et des guidances adaptés.

Publié dans Compréhension, Dénombrement, Fonctions exécutives, Langage, Logique, Maths, Mémoire de travail

Des supports sur le thème de Pâques

Tout comme pour la période de Noel, voici des activités autour du thème de Pâques. Chaque année, j’ajouterai des petits supports pédagogiques pour varier.

Compréhension écrite ou orale :

Comprendre la négation

Avec un seul œuf, puis plusieurs.
Une affirmation est donnée, il faut cocher si c’est vrai ou faux en regardant l’illustration à droite.

Pour aller plus loin

Si vous pensez que c’est facile pour votre élève, vous pouvez faire comme pour le support des sapins de Noel : vous pouvez imprimer, plier verticalement sur la ligne du milieu et coller. Ensuite, vous découpez et plastifiez pour obtenir une activité qui travaillera les fonctions exécutives

L’objectif ici est de solliciter la mémoire de travail : prêter attention à ce qu’on lit, le maintenir et cocher la bonne réponse.

Présentez à l’enfant la carte côté consigne : il doit lire, retourner la carte et cocher vrai ou faux.
Attention, quand l’enfant lit, il ne faut pas reformuler (sinon on évalue sa compréhension orale) il faut le laisser se débrouiller avec ce qu’il a lu.

Dénombrement de 1 à 6 œufs :

A imprimer en A4 ou en 2 pages par feuille pour un format plus petit.
Vous pouvez au choix, mettre un velcro à l’endroit indiqué ou bien laisser l’espace vierge pour que l’enfant écrive. Si vous avez plusieurs élèves, je vous conseille de mettre une boulette de Patafix pour pouvoir soit faire coller des étiquettes, soit faire écrire l’enfant avec un crayon woody.

En fonction des étiquettes disponibles, vous pourrez faire varier la difficulté.

Pour le PDF, cliquer sur l’image :

Joyeuses Pâques à tous !  😉

Publié dans Calcul, Comparaison, Compréhension, Langage, Langage oral, Lexique - vocabulaire, Matériel générique, Maths

Egal : c’est pareil ou c’est différent

Très rapidement dans les prises en charge, je travaille sur le fait de mettre ensemble deux choses identiques, strictement ou non, puis, plus tard, des items qui ont un critère ou une fonction identique.
Un exemple du travail de « le même » apparait ici. Cette compétence est socle, elle permettra de manipuler beaucoup de notions par la suite.

Bref, très tôt, on va exercer la discrimination entre le « pareil » et le « pas pareil ».  ATTENTION, comme souligné maintes fois ici, il faut être vigilant quant aux termes utilisés : on privilégiera le terme « différent » (plutôt que « pas pareil ») afin de ne pas faire apparaître la confusion liée à la négation.

Il y a des années déjà, je me suis rendue compte que contrairement à ce que l’on peut penser,  l’enseignement du signe égal était vraiment facile à mettre en place. Les enfants le comprennent bien car ils prennent conscience que ça matérialise le sens de « c’est pareil », une des premières notions que l’on enseigne en rééducation cognitive.

 

L’intérêt de cet enseignement ? en mathématiques, mais pas que !

On peut s’étonner de l’enseignement de ce signe mathématique si tôt mais il va nous permettre de coder et de pouvoir échanger autour de propriétés avec des enfants qui sont en difficulté. On part du strictement identique puis, on va introduire la comparaison entre 2 objets on pourra introduire petit à petit la comparaison par rapport à un critère donné. Grâce à ce langage symbolisé on va pouvoir avoir accès à des comparaisons impossibles en temps normal avec des enfants présentant des troubles du langage importants.

Cette compréhension du signe « égal » va permettre de « coder » le pareil, et également de se préparer au futur langage mathématique. En effet, les études montrent depuis 20 ans que les enfants ont souvent des problèmes en calcul par mauvais enseignement de ce système d’égalité. En effet, ils le traitent souvent de manière opérationnelle (et non relationnelle) et donc, tout ira bien quand ils sont face à un calcul conventionnel du type  « 4 + 5 = ? »  mais ils n’acceptent pas la phrase mathématique « 9 = 4 +5 ». Ces études étant basées sur des neurotypiques, on peut aisément se dire que sur des personnes autistes moins flexibles, ça va être vraiment compliqué !

Le égal doit être compris comme une relation entre deux éléments et non comme une demande plaquée de résultats.

Sherman (2009) souligne qu’il est très profitable aux élèves de pouvoir manipuler : qu’ un exercice comparatoire proposé sous forme d’objets sera résolu plus rapidement, avec moins d’erreurs, plus de précision et de meilleures justifications quand aux procédures utilisées qu’un qui est proposé de manière symbolique ( c’est-à-dire en phrases mathématiques) mais surtout, que ces capacités acquises par les enfants leur permettaient d’accéder à des problèmes symboliques par la suite. Les auteurs concluent donc que « l’expérience avec des problèmes d’équivalence non symboliques va conduire à des améliorations en ce qui a trait aux problèmes d’équivalence symbolique ».

Bon, en résumé, si l’enfant manipule des objets pour traiter des opérations, il comprendra mieux et ce sera plus facile ensuite quand il aura des opérations en phrases mathématiques à résoudre. Donc, on y va, on va mettre en relation de vrais objets avant de passer au symbolique …

Voici donc des exemples d’activités à réaliser avec les enfants, et ce même si les notions mathématiques paraissent (encore) non abordables !

 

Pareil VS différent ?

Pour introduire facilement cette notion de pareil/différent, on manipule de vrais objets ou des images mais on ne passe PAS directement avec du papier-crayon et des concepts mathématiques.

Au début, on utilisera des objets qui sont strictement identiques et strictement différents et on verbalise le mot clef : « pareil »  ou   « différent ».

Sur les photos ci-dessous, le jeune dit « pareil » et on voit également qu’il signe (avec la Langue des Signes Française) le « c’est pareil » (deux index qui se tapent2 fois) et le « c’est différent » (qui commence par une croix avec les doigts qui s’écartent ensuite).Je ne lui ai pas appris, il le fait car je l’ai fait au début pour appuyer mon verbal.

Deux chaises strictement identiques. Le jeune signe ET verbalise : « pareil »

Deux chaises différentes. Le jeune signe ET verbalise : « différent »

On appuie ensuite avec le signe mathématique « égal », en plus de verbaliser et de signer.

 

Avec des images strictement identiques ou différentes.

Pour les images, j’utilise des Memory où il y a toujours les illustrations en double.
Cela permet de bien voir si l’apprenant comprend le fait qu’on compare 2 éléments entre eux et cela aide également à la verbalisation (j’associe aussi systématiquement les signes en LSF « égal » et « différent »). Ces signes permettront aux plus grands d’acquérir du vocabulaire et de transférer les mots « égal / égaux / pareil / similaire / identique / semblable: … » ainsi que les mots : « différent / pas pareil / distinct/…

Le jeune a le choix entre les deux signes (« égal ou égal barré ») et il doit placer le bon signe au milieu.

 

Le jeune a le choix entre les deux signes (« égal ou égal barré ») et il doit placer le bon signe au milieu.

Avec des quantités strictement identiques ou différentes.

L’utilisation du tapis permet de bien isoler les deux éléments de la comparaison.

 

Là, « facile » car c’est la même quantité et aussi le même format de barrettes avec chacune 3 perles dessus. C’est strictement identique, en général, cela ne pose pas de problème.

Ici, j’ai varié l’exercice. Je mets une barrette marron, le signe égal et le jeune doit trouver la bonne barrette à mettre dans l’espace en face.

Ici, le jeune voulait mettre le signe « différent ». Cela me pose question quant au fait qu’il ait bien compris ce qu’il faut comparer. Peut-être a-t-il regardé à l’intérieur des collections (une barrette de 10 et une barrette de 1, c’est différent) ? J’avais pourtant veillé à respecter une organisation spatiale relativement identique (j’ai bien mis la perle 1 à gauche de la barrette orange à gauche et à droite) afin que ce soit plus facile.

Ici, il a clairement voulu mettre « différent » : l’inversion des barrettes blanches et roses a du impacter sur cette décision. Il faudra qu’il comprenne que : – on compare uniquement ce qui est de chaque côté du égal – peu importe la disposition des barrettes dans chaque groupe pourvu qu’il y ait le compte ! 😉

 

Avec des quantités semblables (non identiques) ou différentes.

Comme les manipulations ci-dessus étaient acquises, j’ai continué avec la jeune. EDIT octobre 24 : voici un PDF en noir et blanc.
Il s’agit de mettre ensemble des éléments qui ne sont pas identiques mais qui sont semblables. Vous trouverez dans ce PDF des exercices où il y a des strictement identiques et des semblables à comparer.

Pour faciliter la tâche, cet élève ne doit pas tracer mais doit juste coller les gommettes « pareil » et « différent ».

 

Ci-dessous, elle parvient bien à comprendre tous les types de configuration …

Ici, la jeune doit me placer le bon signe entre les deux collections : elle a bien identifié que les 3 boules rouges font la même quantité que les 3 boules roses.

Ici, la jeune doit me placer le bon signe entre l’écriture chiffrée et la représentation en barrette.

 

Vous pourrez prendre des jouets ou des objets de la vie quotidienne.
Pour faciliter les choses, vous pouvez utiliser un « tapis de comparaison » (dernière page du PDF) afin de bien cadrer l’activité. Puis, travailler sans ledit tapis.

Autres version, cette fois sans tapis :

     

Pareil ou différent : oui mais avec quel critère ?

Puis, une fois cela bien acquis, on va les comparer sous un critère particulier, qu’on va mettre en picto afin que l’enfant comprenne bien qu’on se réfère à quelque chose de précis et que la comparaison ce fait AU REGARD de CE critère.

Ils sont pareils (au niveau capillaire uniquement) .... : "blonds"
Ils sont pareils (au niveau capillaire uniquement) …. : « blonds »

Ils sont pareils (au niveau capillaire uniquement) .... : "cheveux noirs"
Ils sont pareils (au niveau capillaire uniquement) …. : « cheveux noirs »

Ils sont pareils (au niveau vestimentaire) .... : "pantalon bleu"
Ils sont pareils (au niveau vestimentaire) …. : « pantalon bleu »

Elles sont différentes (au niveau vestimentaire) .... : "chemises différentes"
Elles sont différentes (au niveau vestimentaire) …. : « chemises différentes » Ou encore « pareilles, SAUF le haut », selon le niveau de l’enfant.

En prenant d’autres supports :

Les deux sont strictement identiques : ok, « facile » !

 

 

Les deux sont strictement différents : ok, « facile » !

Mais comparons ces ordinateurs :

Les deux sont des aspirateurs, ok, ils sont pareils en "objets".
Les deux sont des aspirateurs, ok, ils sont pareils en « objets ». Le jeune place le « égal ».

 

Mais ils ne sont pas de la même couleur : ils sont différents sur le critère de la couleur. Ici, le jeune doit placer le égal-barré.

Si on compare cette brouette bleue et cette pelle bleue :

Au niveau de la couleur, ils sont … et le jeune met le signe « égal ». Très bien !

 

Mais en tant que « objet », ils sont différents ! Une brouette, c’est différent d’une pelle.

Ensuite, toujours en utilisant le tapis de comparaison, le jeune va devoir placer parfois le signe mathématique (égal / différent), parfois le pictogramme du critère (au niveau de la couleur? de l’objet? de la quantité? …), et parfois, le jeune devra compléter le tapis par un objet qui répond aux consignes (par exemple, quelque chose qui est pareil en couleur) en face.

Ici, il doit placer un item qui est « égal en couleur », donc, il doit prendre le petit ourson bleu clair (et pas la poupée grise!)

Ici, le jeune devait placer le picto avec le bon critère : cette table et ce balai sont pareils sur le critère …. « couleur », oui !

 

Le jeune doit prendre le bon critère : ces deux tables sont différentes sur quel critère? il doit prendre le picto « couleur » pour le placer sur le tapis de comparaison.

 

Le jeune doit trouver parmi les deux objet lequel est identique en « objet », il doit donc prendre la table jaune (qui est strictement identique à la marron au niveau de sa forme) et résister pour ne pas saisir le panier qui a vraiment le même marron que la table !!

On reprend cette même série d’objets et on lui demande en quoi cette table et ce panier sont identiques ? en couleur, oui !

Ces deux objets sont des lits, oui, ils sont identiques en « objets » et différents au niveau couleur.

Ensuite, on a changé de support pour utiliser les vêtements de « dans ma valise » (le PDF sera à télécharger dans un prochain article 🙂 ) :
On recompare dans tous les sens, l’enfant doit parfois placer le bon vêtement, parfois le bon critère (la forme? la couleur? le motif? la taille?) , parfois le bon signe mathématique !!

 

 

Vous pourrez également vous baser sur des jeux que vous avez chez vous : Colorama, Match master, Un menu bien épicé, ou encore Catch it : tous ces jeux avec du matériel avec des couleurs différentes et identiques sont utilisables pour travailler ces comparaisons.

Si vous avez des doutes quant à l’accessibilité de ces exercices pour votre jeune, allez par là afin de le ré-entrainer à manipuler des critères différents.

Ci-dessous, voici une adaptation du jeu « Match Master » où l’enfant doit me dire (via les pictogrammes disponibles) si les collections sur les cartes sont similaires en quantité, en couleurs ou en animal.

 

Ici, le jeune doit choisir le pictogramme afin de me montrer en quoi ces deux images sont identiques : « en animal? » « en couleur? » « en quantité »? Le recours au picto l’aide beaucoup même si c’est un enfant qui comprend tout le vocabulaire utilisé.

On peut ensuite inverser l’activité : on met une carte et un signe égal avec un critère et on laisse plusieurs carte au choix pour l’enfant. Le jeune doit ensuite choisir parmi les X cartes celle qui correspond au critère évoqué.
En fonction des choix que vous laisserez, l’exercice sera plus ou moins facile.

Un PDF pour des exercices papier

Voici maintenant un format papier, qui interroge de différentes façons sur cette notion de pareil VS différent. Les conseils d’application sont en première page du PDF.

Quelques pages avec des objets strictement identiques : il faudra mettre un « égal » ou un « différent » :

Des pages où il faut mettre la bonne image, celle qui correspond au critère évoqué :

 

Des pages beaucoup plus complexes, où il s’agit de dire/ coder sur quel critère les items sont similaires : couleur, objet, forme ? (à l’aide de pictogrammes dessinés pour l’occasion !)

Ici, je travaille en mode « libre » sur des comparaisons afin que m’assurer que l’enfant n’a pas appris par cœur mais qu’il a bel et bien compris ce que je lui demandais.

EDIT de nov.24 : voici une extension au fichier précédent avec de nouvelles images :

 

Pour aller plus loin …

Afin d’aller plus loin dans cette notion, vous pourrez trouver des jeux intéressants tels que le jeu SET (un classique des orthophonistes) ainsi que le jeu de chez Imag’ines « qui se ressemble s’assemble » dont je parle dans cet article et que j’aime beaucoup utiliser dans tous les sens. Vous pouvez également reprendre le jeu « speed des habits » que vous pouvez télécharger sur la page citée plus haut ( ) et avec lequel vous pourrez travailler avec des cartes deux par deux en demander à l’enfant quel est leur commun (quantité? couleur? objet (habit) ?)

J’ajouterai ici dans quelques temps les jeux que j’ai crées autour de ce thème. En attendant, si vous connaissez d’autres jeux du commerce, laissez un commentaire !  😉

Publié dans Aide à la création de supports, Compréhension, flexibilité cognitive, Fonctions exécutives, Lexique - vocabulaire, Mémoire de travail

Introduction au Qui est-ce ? un début aménagé

Voici l’article bien attendu sur l’introduction aux jeux du type « qui-est-ce? » que personnellement, j’adoooooooooooooore !  <3
Vous trouverez dans cet articles un PDF gratuit avec des bonhommes simples afin de travailler des notions-clefs d’exclusion et de sélection.

Ce support : « Trouve-moi » est adapté aux élèves qui apprennent mais aussi aux plus à l’aise, comme par exemple des lecteurs qui devront sélectionner après avoir lu un descriptif.

A vos imprimantes!

J’avais déjà rédigé un grand déroulé qui traitait de : « La négation : pas, sans, aucun, ni ni. »  

Il était question dans cet article de faire comprendre à notre élève l’idée de la négation : ce n’est pas chose aisée et cet apprentissage demande beaucoup de guidances et de patience pour l’enfant et pour l’enseignant.
Nous partions alors d’illustrations avec que des portraits, tous identiques exceptés nos critères ; chapeau ou lunettes ou les deux ou rien, et pantalon ou t-shirt ou les deux ou rien.

Voici donc le niveau supérieur ; les couleurs interviennent et des critères sont ajoutés.

Les bonhommes sont toujours strictement identiques afin que l’enfant puisse bien se focaliser sur les indices à traiter. De plus, il n’y a que des garçons : la différence de genre étant très complexe pour les enfants que je suis. Je dessinerai néanmoins peut-être une version « fille » ultérieurement.

Dans le PDF gratuit à télécharger vous trouverez :
– des pictogrammes habits et accessoires (chapeau, lunettes, t-shirt, pantalon et short)
– ces mêmes pictogrammes mais barrés d’une croix rouge
– des pictogrammes couleurs
– les cartes des bonhommes
– une page de couverture pour ranger dans une pochette transparente.

Comme d’habitude, vous imprimez et plastifiez. ATTENTION ; pensez à numéroter le dos des cartes des personnages dans l’ordre du PDF, ca vous facilitera la tâche pour vous repérer ensuite.
Il y a également une feuille afin de colorier pour ceux qui n’ont qu’une imprimante noir et blanc ou les intervenants qui voudraient du consommable en les coloriant, barrant ,etc, …

 

ASTUCE :

Je vous conseille de vous faire des croix transparentes d’exclusion (voire même des cercles de sélection) . Cliquez sur l’image pour le fichier et ici pour l’article avec les explications.

 

 

Afin de bien exploiter ce document, je vous conseille de relire l’article antérieur dont je parlais ci-dessus :  « La négation : pas, sans, aucun, ni ni. »   .
Les premières étapes vont être sensiblement les mêmes : du tri du tri du tri !!!  🙂

Pour tous les exercices qui vont suivre, j’ai séparé mes pictos en 2 lots : la première page avec les cartes de 1 à 12 et la seconde page avec les cartes de 13 à 25. Dans ma version prototype, j’ai écrit au marqueur les chiffres …

 

Exemples d’exploitations autour de ce support, avant d’y jouer de façon plus « classique »

Trier dans tous les sens

Idée 1 : Critère ou non critère.
Avant, j’utilisais « lunettes » VS « lunettes barrées » mais maintenant je préfère utiliser « lunettes » VS « croix rouge » car je trouve que pour un apprenant c’est peut-être plus clair si le critère n’est pas du tout représenté. A voir à l’usage, cependant, j’ai quand même fait les deux versions pour tester avec les enfants.

Trier ceux qui ont des lunettes de ceux qui n'en n'ont pas.
Trier ceux qui ont des lunettes de ceux qui n’en n’ont pas.

 

Idée 2 : Critère à double composante (vêtement +couleur).
Il faut donc séparer les pantalons bleus des autres : il faut exclure : ceux qui ont un pantalon d’une autre couleur (tous, sauf bleus) ainsi que ceux qui portent les shorts bleus, les éventuels tout nus (il n’y en a pas ;-p) …
Pour les enfants plus en difficulté, vous pouvez colorier un pictogramme de « pantalon bleu » plutôt que d’utiliser le pictogramme composé « pantalon + bleu ».

Trier ceux qui ont un pantalon BLEU de ceux qui n'ont pas de pantalon BLEU.
Trier ceux qui ont un pantalon BLEU de ceux qui n’ont pas de pantalon BLEU.

 

Idée 3 : Critère A versus critère B.
Ce tri là est spécialement pour un de mes enfants qui ne différencie pas un pantalon d’un short mais je pense que d’autres sont dans son cas ! De quoi travailler la discrimination visuelle et la verbalisation. Si l’enfant ne connait pas du tout « short », il faudra lui faire trier des vrais shorts et des pantalons à lui pour que la différence soit plus visible.

 

Sélectionner dans tous les sens un habit

Idée 1 : On donne à l’enfant des indices : diverses présentations sont possibles :

— PHOTO de gauche : « un pantalon + rouge », il devra alors sélectionner dans un tas les bonhommes éligibles. On laissera donc tous les autres de côté. Ici, il y a 2 bonhommes avec un pantalon rouge.
— PHOTO de droite : autre présentation. On montre les deux pictos « un t-shirt + rouge » et l’enfant doit barrer (mettre une croix) sur ceux qui ne répondent pas au critère et ensuite, poser un cercle sur ceux qui sont sélectionnés. On entoure donc les t-shirts rouges et on barre tous les t-shirts non rouges.

     

Idée 2 : Travail que l’on a des difficultés à présenter en général : le faire dans l’autres sens!!. On présente quelques bonhommes (ici 4) et on sélectionne quelques bonhommes (ici 2) qui répondent à un critère (t-shirt jaune) et l’enfant doit extraire les caractéristiques de cette sélection. Ici, les deux bonhommes ont un t-shirt jaune.
Dans cet exemple, c’est extrêmement guidé : le critère est très visible (j’ai choisi la couleur du t-shirt et non des lunettes!), le cercle de sélection est sur le t-shirt et non sur le bonhomme et j’ai sélectionné déjà le picto t-shirt et donc, l’enfant aura à sélectionner uniquement la couleur de ce dernier.

Petit à petit, on pourra demander à l’enfant « pourquoi on peut mettre ces deux-là ensemble? » « qu’ont ils en commun? » « pourquoi sont-ils différents des autres? » etc, …

 

 

Sélectionner un bonhomme avec une tenue composée de plusieurs habits.

Une fois que l’enfant a compris comment on sélectionne un habit (donc : tel habit déjà colorié (ex: picto pantalon bleu), ou tel habit + telle couleur (ex: picto pantalon + picto bleu) ainsi que ceux négatifs, qui sont beaucoup plus complexes mais néanmoins TRES UTILES : (ex: « lunettes barrées » = absence de lunettes) on va pouvoir cumulés les vêtements pour retrouver le bon bonhomme parmi tous les personnages habillés différemment.

Etape 1 : on place 2 pictos positifs (sans négation) et on présente 2 bonhommes à l’enfant : l’enfant doit placer chaque bonhomme à coté/en dessous des pictos corrects.
Ci-dessous : on voit que selon ce que l’on présente, la difficulté est différente.
Dans le premier exemple : tous les habits sont différents donc, peu d’erreur possible.
Dans le second : il faut que l’enfant regarde bien les DEUX éléments car les deux bonhommes ont des pantalons gris. Ici, souvent les enfants posent le premier qu’ils prennent, au hasard.

Ci-dessous, on a deux personnages avec le t-shirt gris mais  « t-shirt gris » est associé à « lunettes noires » donc, il n’y a plus qu’un seul possible.
La seconde association est plus facile car les caractéristiques « lunettes rouges » ou « le pantalon noir »,  ne correspondent qu’à un des deux personnages, l’autre n’ayant ni lunettes rouges ni pantalon noir !

Il faut donc faire attention quand on travaille les « qui-est-ce à bien sélectionner nos personnages car la difficulté dépend des personnages présentés à l’enfant.

Etape 2 : on va introduire des négations : attention, il faut que l’enfant maitrise bien avec un seul critère (voir ci-dessus). Par exemple on présente deux bonhommes un avec et un sans lunettes. On montre le picto « lunettes barrées » et on dit « sans lunettes » en tendant la main et l’enfant doit être capable de nous donner le bon.

Ici, il va être question de mixé des critères positifs ainsi que des négations. Ci-dessus, c’est facile car il n’y a qu’un seul t-shirt vert et qu’un seul pantalon vert. Cependant, je voulais voir comment l’enfant allait se débrouiller avec 2 habits différents de la même couleur. Si l’enfant se base plus sur les couleurs que sur la forme, l’enfant a des risques de se tromper.

Les tris peuvent également se faire dans des Boîtes à tri, l’enfant reconnaitra bien le format de l’exercice et il inférera bien la consigne :

 

Demander à l’enfant de coder lui-même les indices :

En appuyant sur l’image, vous pouvez créer des bandes de descriptions, elles ont plusieurs avantages :

  • Elles permettent aux enfant de bien regarder l’image à traiter pour pouvoir colorier tous les éléments en décomposant l’image.
  • De plus, lorsqu’il manque un accessoire au bonhomme, l’enfant qui doit le colorier va être « bloqué » et c’est le moment où vous pouvez appuyer sur « oohhhh il n’y en a pas : il n’y a PAS de chapeau ! » et guider l’enfant physiquement pour qu’il barre le dit accessoire.
  • Elles vont pouvoir être utilisées ensuite dans l’autre sens : l’enfant pourra la semaine suivant apparier la bande qu’il a colorié au bon bonhomme !

La partie arrondie sert à inscrire le numéro ou le prénom du bonhomme (à venir dans la partie texte) : pour ma part, j’ai décidé de numéroter le dos de mes cartes bonhommes et j’inscris donc ce numéro dans l’arrondi de ma bande pour que l’enfant s’autocorrige.

Dans la série 2, les bonhommes peuvent porter des pantalons ou des shorts. Selon le niveau de l’enfant, vous pouvez : sélectionner pour lui la bonne bande avec pantalon OU short ou sinon lui donner une bande où il y a pantalon ET short et où l’enfant devra barrer l’habit non concerné et colorier le bon. (comme sur la photo ci-dessous)

         

Sur la photo ci-dessous, l’enfant colorie le descriptif de son personnage : on barre le chapeau et les lunettes, on colorie le t.shirt en jaune et le short en rouge. Cela permet de soutenir le langage de descrpition qui est souvent complexe au départ.

 

 

Pour les enfants lecteurs, voici les descriptifs correspondants aux bonhommes : au dos, il y a des numéros qui correspondent à une  numération de 1 à 12 dans l’ordre du PDF.
Il faut donc imprimer, plier en deux le document sur le pli central, coller puis plastifier :

 

Ci-dessous : un exemple d’association texte et image avec un enfant non lecteur. Je lis la carte et je lui tends, il doit la poser sur le bon personnage :

Enfin, avec un tableau de question, l’enfant pourra cocher oui/non d’apres un critère choisi

 

Conseils et autres jeux sur cette base.

De nombreux qui-est ce existe, de toutes les formes et sur beaucoup de thèmes. Attention cependant : un thème peut être attractif mais pas du tout adapté à l’enfant. Regardez bien la clarté des dessins et les détails avant de sélectionner un qui-est ce pour un jeune qui apprend.

Au niveau de la forme, je vous conseille quand même ceux avec des petites fenêtres à manipuler. Ils sont souvent plus complexes mais la manipulation est attractive. Si votre élève est vraiment en difficulté, l’idéal est d’acheter un jeu qui-est ce bon marché (d’occasion par exemple) et de faire des petites étiquettes simplifiées en fonction des intérêts de votre enfant (Monsieur Madame? Barbapapa? Hello Kitty?)

Voici une forme bidouillée d’un jeu du commerce :
Celui-là est à la base un qui-est-ce électronique (je n’ai jamais mis les piles) : les planches sont assez complexes avec des éléments très chargés et pleins de détails : des têtes de personnages, des animaux caricaturés, des portraits en caricatures, ainsi que de l’électroménager (on aura donc des questions du type : « est-ce que ca fait du chaud? » « est-ce que ça se trouve dans une cuisine? », bien intéressant aussi lorsqu’un travaille les caractéristiques)

Pour avoir le côté fun du support tout en étant dans quelques chose de facile, j’avais dessiné rapidement des personnages avec des critères très simples : tête ronde/carrée/triangle, pantalon : bleu/vert/rouge, sourire : content/mécontent, Yeux verts/bleus, lunettes ou pas de lunettes et chevelure : jaune ou marron. (je peux photocopier mon dessin si vous avez ce qui-est-là)

      

Au fur et à mesure du temps, j’ajouterai des supports à base de ce PDF. Notamment des documents avec de la compréhension écrite pour mes petits lecteurs ainsi que des tableaux de données à remplir. Les nouveautés seront postées petit à petit sur la page Facebook « autismenjeux ».

Publié dans Langage, Langage oral, Lexique - vocabulaire, Phonologie - lecture

LE, LA : la question du genre

Avant de travailler sur papier, il est préférable de toujours travailler avec de la manipulation, ici par exemple des figurines : jouets, animaux en plastique, famille de playmobils, etc, … à trier dans des caisses.
J’ai déjà fait des posts là-dessus.

Trier des personnages de playmobils : pictogrammes de ARASAAC
Trier des personnages de playmobils : pictogrammes de ARASAAC

 

Voici donc des documents « papier » pour travailler les déterminants.

Ici, il s’agit de renseigner les articles définis (le la puis l’) : il y a une version à relier et ensuite une version où il faudra écrire le bon déterminant devant chaque image.

Même si dans la consigne je demande un article défini, vous pouvez évidement vous en servir pour travailler les articles indéfinis (une / un) voire les possessifs.

Les emplacements pour écrire peuvent également accueillir des gommettes préremplies pour les enfants en trop grande difficulté avec l’écrit mais avec qui vous voulez travailler ces notions de genre. Vous pouvez réaliser ces gommettes facilement en écrivant vous-même LE / LA sur des étiquettes vierges. Pendant l’entrainement, on peut également utiliser des jetons comme ci-dessous ;

Attention : si l’enfant ne sait pas, il faut lui donner la formulation avec le bon déterminant dès le départ et ne pas verbaliser des questions du type : »c’est LE TIGRE ou LA TIGRE » car l’enfant va s’habituer à entendre une forme erronée. 

Pour ceux en apprentissage par exemple, je mets moi-même les jetons et après, on verbalise tous les deux (lui en échoïque). Vous verrez qu’en plus, l’enfant apprend rapidement à lire LE/LA même lorsqu’il n’est pas lecteur et voudra lui-même placer les petits jetons.

 

Tout d’abord, avec les personnes.
Ici, je fais juste verbaliser et relier « le garçon » VS « la fille ». Pour ceux qui sont plus à l’aise, j’introduis le lexique « des gens » comme : « la dame », « la femme », « le monsieur », …

Il y a également un document avec les animaux :

       

Les véhicules, habits, ustensiles et meubles :

 

     

 

Documents papier pour travailler la reprise anaphorique sujet (édit du 25/04/24) :

Une fois que l’enfant sait qu’il faut dire « la tomate » et non « le tomate », il va falloir qu’il apprenne que cette tomate va pouvoir être reprise sous le petit mot « elle » (et non « il »). Contrairement aux déictiques, ces reprises sont assez « simples » car répondent à une règle stricte et régulière.

Avec des images et des jetons

Les images ne sont pas les miennes, elles viennent du site OrthoEssentiels

Ci-dessous, on prend des images d’animaux connus de l’enfant (il sait qu’on dit « une souris, un ours, un chien…) et on passe de : « la souris court » à « elle court ». (édit du 13/06/25)
Je verbalise « la souris court », et l’enfant reprend « elle court », etc.

Puis, l’exercice dans l’autre sens : je verbalise « elle pleure » et je l’enfant doit inférer de qui je parle. Je lui présente deux images au choix un lapin qui pleure ou une tortue. Il doit alors me donner « la tortue pleure ».
Sans cette compétence de savoir à quoi réfère un pronom, l’enfant sera en incapacité de comprendre un petit texte, même simple.

Dans cet exemple, je verbalise « elle pleure » et j’ai mis le jeton vert « elle » pour appuyer l’oral. Au bout de 3ou 4 essais, j’enlève cette guidance et l’enfant n’aura plus que le SD verbal oralisé pour répondre.

Ci-dessous, j’ai augmenté le niveau (car en parallèle je travaille sur un protocole de développement de la négation avec le jeune en question).
Il y a évidement une grosse sur-tache : cet exercice ne peut être fait qu’une fois que les étapes antérieures sont bien acquises.

D’abord, l’enfant attribue le bon jeton-pronom pour s’assurer qu’il sache le faire et pour lui servir de guidance ensuite. Après, je lui demande « est-ce que l’ours lit? » et il doit me répondre « oui, IL lit » (il doit transformer le sujet « l’ours » en « il ») et ainsi de suite, avec parfois des phrases qu’il devra démentir : « est-ce que le chat mange? » « non, IL ne mange pas, il danse ».

 

Avec des documents écrits qu’il faut colorier

Voici donc des exercices pour entrainer ces reprises qui sont si fréquentes dans le discours parlé et dans le moindre texte écrit. Honnêtement, je ne pensais pas que ca poserait autant problème à mes loulous au cabinet!

Dans ces exercices, j’ai choisi délibérément de dessiner des items connus des enfants et surtout, je décris les items illustrés pour repréciser l’article de chaque item : « C’est une pomme et un cœur » de façon à ce que le genre apparaisse clairement et que l’enfant ne soit pas bloqué à cause de cela. Grace à cette phrase d’introduction, si l’enfant a compris la règle des reprises, il doit y arriver.

Remarque : une difficulté que je pensais moindre, majorée certainement par les particularités neuros des enfants testés : certains ont littéralement refusé de colorier certains items dans la couleur demandée. Par exemple, une carotte en autre couleur que orange, un cœur en marron et non en rose, une pomme bleue et non rouge, …  (cliquer sur l’image pour le lien)

La présentation de l’exercice permet d’éventuellement plier en deux les bandes de façon à présenter l’exercice coté texte. L’enfant retourne ensuite le papier et peut colorier, de mémoire, les items comme indiqué dans le texte.

 

Puis quelques documents sur les reprises anaphoriques (sujet) à relier :

 

Ici, vous trouverez des pronoms à relier avec des féminins pluriels & masculins pluriels, l’objectif est que l’enfant comprenne que « le masculin l’emporte » comme on disait à l’école quand on était petits :

Voici les PDFs:

ici : la, le avec humains à relier

ici : animaux à relier et à écrire 

ici : véhicules, habits, ustensiles, meubles à relier et à écrire

ici : il / elle devant les personnes avec singuliers et pluriels

ici : il/elle devant les animaux

 

(les illustrations ne sont pas de moi, elles viennent de ARASAAC)

 

Edit du 12 avril 2023 :


Ici : le la devant de la nourriture, la SDB, petit vocabulaire.

Publié dans Boîte d'enchainements, flexibilité cognitive, Fonctions exécutives, Outils d'autonomie, Phonologie - lecture

Je lis, je comprends, je fais : Monsieur Madame et autres supports …

Un enfant que j’accompagne est fanaaa des « monsieurs madames » …
J’aime beaucoup également graphiquement ces personnages simples, épurés et du coup, je me suis attelée à faire des fichiers « je lis, je fais » sur ce thème.

On trouve sur le net de précieux :  « je lis je fais » mais malheureusement, même les plus simples sont souvent trop complexes pour les enfants que j’accompagne. Du moins, en entame !!

Avant de commencer …

Il faut que l’enfant soit au clair quant à la signification des consignes : colorie, barre, entoure, écris.
Si ce n’est pas le cas, travaillez séparément et une par une cette discrimination en introduisant une nouvelle une fois celle d’avant acquise.
Pour travailler la discrimination des consignes de façon intensive, vous pouvez vous servir de cet article où il y a un fichier à imprimer.

 

Sur le thème Monsieur-Madame

Remarques quant au fichier :

  • il n’y a qu’une seule consigne au début, puis 2 consignes mais pas plus,
  • le vocabulaire est délibérément très très simple,
  • il y a plusieurs exercices avec le même dessin mais des consignes différentes afin d’éviter l’effet d’apprentissage si l’enfant a plusieurs fois les mêmes versions
  • quelques subtilités apparaissent : la consigne : dessine, colorie, écris et barre (un seul) ainsi que quelques notions spatiales (à côté, dessus, dessous) et la subtilité additive du type « colorie en jaune ET bleu » où il faudra colorier de deux couleurs.
    Si une de ces subtilités pose problème, il faudra la travailler séparément. (voir l’article cité ci-dessus)

Ce document a été construit pour être imprimé en 4 pages par feuille pour être mis dans une BàE : je vous recommande donc de l’utiliser comme cela.
Ce fichier est réservé aux lecteurs : il sert à enchainer des consignes simples, les unes après les autres, SANS AIDE.

L’enfant a lu « perroquet » et « bleu »: il a colorié le perroquet en bleu.

Sur le thème : le lapin voyageur

Voici une série sur un lapin avec une veste, une écharpe et une valise. Le dessin du « lapin voyageur » est un « cadeau » d’un copain dessinateur de BD 😉

J’ai séparé le document en 3 niveaux de difficulté.

  • Niveau 1 : textes répétitifs, retour à la ligne pour chaque phrase.
  • Niveau 2 : une liste exhaustive de couleurs est fournie, attention, cela ne signifie pas qu’il faudra toutes les utiliser. Les structures de phrases varient et il faut lire attentivement car il y a des négations (pas/ni ni) et des inférences (couleur du soleil, du ciel, …) introduites par « la même couleur que » ou « comme.. ».
  • Niveau 3 : les indications sont de petits textes « romancés », les indices sont donc plus complexes à trouver et apparaissent des références intra texte. De plus, il y a des éléments à dessiner en plus et parfois des motifs.

Par la suite, pour faire de petits exercices « rapides » (pour une Boîte à enchainements par exemple) vous pouvez imprimer ce document en 2, voire 4 pages par feuilles.

 

Process

Lorsque vous donnez la feuille à l’enfant, guidez-le si besoin en pointant la liste des couleurs nécessaires pour faire l’exercice : il devra prendre les feutres nécessaires.
Puis, l’enfant doit lire et faire.

Ci-dessous, on voir que l’enfant a résumé un peu vite les différentes tâches 🙂 .Il s’agissait d’une « ligne de base », c’est à dire, un exercice non guide pour voir ce que fait l’enfant lorsqu’on ne l’aide pas sur une tache donnée afin de se rendre compte de son niveau de compréhension lorsqu’il fait l’exercice seul. Donc, ici, on voit que c’est quelque chose qu’il va falloir travailler, et donc, où il va falloir identifier les différents écueils et guider l’enfant petit à petit.

Beaucoup mieux ici : on a pris le temps de faire un point coloré à cote des consignes afin de bien dégager les couleurs.

D’autres supports vont venir, ils sont déjà faits mais nécessite d’être mis en forme. Il faudra donc attendre un peu …  😉

Publié dans Adaptations et critiques de jeux, Aide à la création de supports, Comparaison, Langage oral, Lexique - vocabulaire, Logique, Maths, Phonologie - lecture

Lectri 1 et 2

Le jeu LECTRI (Orthoédition) vise à travailler la compréhension de petites phrases simples qui présentent des subtilités (formes négatives, genres et nombres) ainsi que des informations à combiner (couleurs, formes, etc, …) le tout en visant la compréhension de  » est X », « n’est pas X », « n’est ni X ni Y », « est X ou Y », « est plus petit que X », « n’est pas plus grand que X », « a plus de X que de Y », etc, …

Le jeu est composé de triangles en carton épais, avec des écrits ou des dessins qui doivent être combinés. On retrouve ce principe dans le jeu beaucoup plus récent « Tricogito » (voir l’article ici).

 

Il existe 2 versions de LECTRI :
– LECTRI 1 :
ο avec des animaux avec tailles et couleurs différentes
ο des personnages comportant ou non certains atours (couleurs de cheveux, lunettes, cartable, etc,…)
– LECTRI 2 :
ο avec des déguisements (le vocabulaire est donc un peu plus complexe je trouve)
ο des oiseaux et fleurs qui vont travailler les notions de « il y a plus de X que de Y » ou « ni fleurs ni papillons », etc, … le vocabulaire de mathématiques de base nécessaire pour une compréhension basique des comparaisons.

Je commence toujours par les animaux et couleurs qui est  je pense la combinaison la plus facile. Avant de commencer à jouer, il faut s’assurer que l’enfant discrimine bien les grands et petit animaux car je trouve que la différence n’est pas très flagrante et donc qu’elle est source de confusion. Éventuellement donc, pour s’assurer de cette bonne discrimination, faites trier l’enfant en deux tas « grands / petits » avant de commencer.

 

Comment introduire ce jeu ?

Tout d’abord, pour aider à la compréhension orale, on peut s’aider d’un dessin avec un codage, donc compréhension avec visuel comme ci- dessous.
En effet, il est difficile de combiner les deux critères « animal+ couleur » dans la mesure où la négation vient embrouiller : « grenouille + non jaune ». Il faut un certain nombre d’essais avant qu’un enfant ayant acquis le double critère (« donne-moi le bleu et rouge », etc, …) ainsi que la négation (question du type : « donne-moi celui qui n’est pas rouge »/ « donne-moi le pas vert », …) puisse acquérir le « double critère avec négation » (« donne-moi le bleu mais pas carré »).

On peut également travailler la compréhension orale en lisant la question à l’enfant qui doit pointer parmi un ensemble de réponses possibles (à augmenter au fur et à mesure des progrès de l’enfant)

Enfin, on peut créer une structure triangle qui va s’apparenter au jeu dans sa règle finale, en demandant à l’enfant de remplir un triangle de 4 emplacements autour de la proposition (que l’on choisit nous), comme ci-dessous.
Le fait de travailler sur cette configuration permet à l’enfant de se familiariser avec les types d’agencements du jeu : certains enfants sont en difficulté pour placer les triangles aux bons endroits.
On peut alors se centrer sur une seule proposition centrale : « elle n’est pas grande ».
L’enfant doit chercher parmi les féminins (donc pas chat ni poisson mais tortue ou grenouille) et parmi les « non grandes », c’est à dire les « petites ».

NOTE : on pourra alors constater la force de ce que l’on appelle « la catégorie unique » : si l’enfant commence à mettre une petite tortue, il aura tendance à mettre de la tortue sur les autres triangles. Il peut même être bloqué si il ne reste plus que des grenouilles. Cette flexibilité à aller piocher dans une autre catégorie va être à travailler (on peut par exemple saboter pour contraindre l’enfant à changer d’animal).

Lorsque l’enfant est plus à l’aise et si il est lecteur, on peut enfin passer à la forme originelle du jeu : jouer avec tous les triangles.
Certains de mes enfants ayant des problèmes moteurs importants, j’ai fait une version imprimée, plastifiée et magnétisée : cela permet aux maladroits de ne pas dégommer tout le plateau de jeu en cas de geste malencontreux!

On place un triangle au milieu d’une grande ardoise, on donne 7 triangles (ou plus ou moins …)  à chacun et hop, en avant! que le meilleur gagne!

Publié dans Adaptations et critiques de jeux, Contrôle inhibiteur, flexibilité cognitive, Fonctions exécutives, Langage oral, Mémoire de travail

Tête de pioche

Tête de pioche est un petit jeu de cartes de chez Piatnik.
On doit piocher 5 cartes à dos bleus sur lesquelles figurent 4 têtes d’animaux. Puis on tire une carte-consigne (à dos rouge, sur laquelle il y a 2 têtes d’animaux) qui indique quelle(s) carte(s) doi(ven)t être défaussée(s).

Par exemple, sur la photo ci-contre.
On doit se défausser de cartes sur lesquelles il n’y a ni lion, ni chien.
Donc, la seconde carte en partant de la gauche.

 

Les cartes-consignes peuvent présenter 3 situations:

  • La présence de 2 animaux sur la carte
  • La présence de l’un et l’absence d’un autre.
  • L’absence de deux animaux.


Afin d’introduire ce jeu, toujours pour le faciliter avant de passer aux vraies règles, j’ai photocopié quelques cartes-consignes que j’ai coupé afin de ne garder qu’une seule tête :

Ci-contre, il faudra se défausser de la carte de gauche, celle avec un ours.

Ci-contre, il faudra se défausser de la carte de droite car il n’y a pas de chien.

Une fois cela bien maîtrisé, on peut introduire les cartes-consignes fournies dans le jeu ça passe tout seul!

J’aime beaucoup ce petit jeu : il permet également de faire de la compréhension et de la verbalisation de négations par la suite.
En effet, une fois bien à l’aise avec un support visuel, on peut travailler les termes de la négation en présentant 3 ou 4 cartes à l’enfant et en consignant :

  • Donne-moi la carte sans lion
  • Donne-moi la carte où il n’y a pas de lion
  • Donne-moi la carte sans lion ni vache
  • Donne-moi la carte où il n’ya pas de lion et pas de vache, …

On peut ensuite le travailler en expressif, l’enfant doit  « lire » la carte-consigne :  « sans cheval et sans chien »,  « avec lion et sans vache », …

Donc, ce petit jeu tête de pioche est un super basique avec : flexibilité mentale, négations, verbalisation de la négation, …le tout pour moins de 10€ .