Publié dans Enseignements et apprentissages, Langage, Lexique - vocabulaire

Les contenants du quotidien

Lorsqu’un apprenant a acquis un répertoire de vocabulaire important, on va pouvoir lui enseigner des termes un peu plus spécifiques.
Dans cet article, je vous propose de travailler sur le lexique des contenants.

Attention aux différences régionales : chez nous pas de pochons, ni de cornets, ni de poches, que des sacs plastique!!  😉 mais vous êtes libres de les remplacer par vos vocables !

Est-ce bien nécessaire ??

Pour nos jeunes en grande difficulté, la question se pose réellement.
Tout d’abord, assurez-vous que votre élève ait acquis un bon répertoire de contenus : on ne tente pas d’enseigner à un enfant les termes « cagette, brique, filet ou barquette » si il ne connait pas « pommes, maïs, poisson ou soupe! »
Cet enseignement n’est donc clairement pas pour tout le monde! Il faut à minima être au niveau 3 du VB-mapp.

Si votre élève a un bon répertoire d’expressifs et de réceptifs, vous allez pouvoir enseigner quelques contenants « basiques » tels que bouteille ou sac.
Pour la plupart des jeunes en difficulté, il sera peu utile d’enseigner flacon ou bidon en tact : si notre jeune verbalise « bouteille (de) savon » ou « bouteille (de) lessive », cela reste fonctionnel et c’est amplement suffisant pour se faire comprendre. De même, « étui de lunettes » ou « étui de casque » sera utile surtout pour un enfant qui en porte et pas (ou moins) pour les autres.

En revanche, si votre jeune a une belle assise lexicale ou qu’il est susceptible d’avoir besoin de ces mots de vocabulaire, on pourra alors sélectionner ceux qui nous paraissent pertinents pour lui.

Ce lexique des contenants peut est utile pour les ados en difficulté avec qui on va travailler les courses, ou encore les jeunes qui font du conditionnement ou des ateliers maraîchage ainsi que les enfants qui accèdent petit à petit à la lecture car ces mots apparaissent fréquemment dans les histoires.

Travailler avec des contenants tangibles

Comme pour la plupart des enseignements, il convient de commencer avec des objets réels : une vraie bouteille, un filet, une barquette, …

Ce contact réel avec les contenants permettra à votre élève de mieux discriminer une barquette d’une boite ou une bouteille en plastique d’une brique: ce n’est pas le même toucher, il y a une différence de poids, de chaleur, de texture, …

Matching de produits avec le bon type de contenant

Pour cette première approche, vous pouvez sélectionner des contenants « neutres », par exemple, vous pouvez utiliser une bouteille de coca en ôtant l’étiquette. Vous pouvez aussi travailler avec plusieurs exemplaires de chaque type : cela diminuera la probabilité que votre élève dise « Coca » plutôt que « bouteille » et éviter qu’il ne se dise que « bouteille » est synonyme de « Coca ».
Si tel est le cas, pas grave, vous dites « oui, c’est une bouteille de Coca » (en insistant sur « bouteille »).
Normalement, si vous avez décidé d’enseigner à votre élève « bouteille », c’est qu’il a dépassé le niveau 2 du vbmapp donc, il sait combiner deux mots pour former une phrase (même succincte et imparfaite), donc il doit pouvoir oraliser (ou verbaliser avec sa CAA) à minima « bouteille Coca ».

Travailler avec des images

Vous pouvez vous procurer mon fichier ‘Contenants » dans ma toute nouvelle boutique par ici.
Les cartes vous permettront de travailler sur le deux mots et la combinatoire, avec des phrases du type : « un filet de tomates », « un sac de pommes », etc.

Voici des propositions d’activités à base de ce PDF, faites avec différents jeunes ados du cabinet :

L’étape incontournable du tri

Cela permet de s’assurer que l’enfant discrimine bien visuellement les différents contenants. Si il n’y arrive pas, il faut repasser au tri de vrais contenants dans une cuisine !

Classement de canette / bouteille / brique

Tact de lignes répétitives

Ci-dessous, il s’agit d’un jeune qui connait les termes « bouteille » et « sac » et aucun autre contenant. C’est d’ailleurs pour lui que j’ai créée ce document.
Nous commençons par la découverte du terme « filet ».
Je lui ai fait toucher plusieurs types de filets (avec et sans nourriture dedans) et on oralise sur une ligne : « un filet de citrons, un filet de maïs, un filet de … etc. »
Avec cette présentation, lui demander « donne-moi un filet de maïs » n’aurait aucun sens car la discrimination se ferait sur « maïs » et non sur le mot « filet » dans la mesure où il n’y a que des filets sur la sélection. L’objectif ici est d’oraliser plein de fois de suite « filet de … » pour favoriser sa mémorisation à s’autoécouter parler.

RA de consignes mixées

Ensuite, on peut lui demander :
 » donne-moi un filet de pommes », « donne-moi un filet d’oignons », etc. et il doit sélectionner dans le lot complet de cartes (où il y a des sacs de pommes, des barquettes de pommes, des cagettes d’oignons, …) le bon article.

Puis, nous avons travaillé sur « boîte de conserve » pour changer un peu. J’ai choisi cette cible pour ce jeune car c’est un mot fréquent et, à l’instar de « filet », elle est bien reconnaissable visuellement.
Il ne connaissait pas du tout, le terme « boîte de conserve » fera donc partie de nos futures cibles.

Révision grâce aux « cartes mémo »

Dans le PDF, vous trouverez de grandes cartes en noir et blanc qui vous permettront de faire faire du tri mais également qui pourront servir de MEMO quand le jeune doit verbaliser mais ne se souvient plus des termes, comme dans l’exemple ci-dessous:

Il doit verbaliser la ligne : « barquette de raisins, barquette de champignons, … » mais ne se souvenait plus du terme « barquette ».

Révision sous forme de petits jeux

Pour apporter un peu de fun, vous pouvez sélectionner les contenants dont le nom est acquis, les mettre en tas et jouer avec un dé.
Ce jeune aime beaucoup de « dé dingue » : un dé à led où des constellations apparaissent quand on le lance.

Le jeune a fait 6 au dé, il doit piocher 6 images et verbaliser une phrase « c’est une canette de jus de citron, c’est un filet de pommes, … ».

Passage à l’écrit

Voici un exemple de classement cagette VS filet pour un ado lecteur.
Il prononçait « film » au lieu de « filet » : le passage à l’écrit l’a aidé à ne plus se tromper de mot.

Ensuite, en fin de séance nous avons retravaillé sur « filet » : je lui ai demandé de copier le mot et de me chercher tous les filets qui se trouvent dans le lot de cartes !

Et voilà : copie + sélection parfaites !

Vous trouverez ci-après des documents pour vérifier /maintenir l’enseignement : des mots à relier, à coller et/ou à copier.

Les matériaux

Avec ce jeune, nous avions antérieurement travaillé les matières

Dans le PDF, vous retrouverez également des cartes « types de matériaux » afin de faire trier les cartes d’ingrédients.

Cela vous permettra de poursuivre le travail du tact multiple : vos apprenants savent déjà que c’est du lait, que c’est pour boire, que cela s’appelle aussi « boisson ».

Ils pourront en plus apprendre qu’il est présenté dans une bouteille et que cette bouteille est en verre !
De quoi bien développer tout ce qu’on peut dire à propos de cette bouteille de lait …

Pour continuer

D’autres articles peuvent vous intéresser pour travailler autour de ces notions.
Par exemple, vous trouverez :
– un article sur les emballages et les masses est ici.
– un article sur les dates de péremption est ici.

Publié dans Maths, Mesure

Découvrir les euros

Cet article va être révisé régulièrement afin d’apporter des supports supplémentaires.
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A bientôt !   🙂

 

Travailler avec les euros demande à se familiariser avec les pièces et les billets.

Le mieux est de travailler avec de vraies pièces ! à défaut, vous pouvez travailler avec des pièces factices en plastique.
Afin de ne pas se ruiner, mieux vaut acheter un vieux jeu d’occasion sur les euros plutôt que de la monnaie factice en milieu spécialisé. Moi j’avais formé toute ma « caisse d’argent » pièces et billets avec un jeu sur l’Europe payé 2€.

 

Globalement, le travail autour de l’argent demande de :

  • Différencier visuellement les euros et les centimes : trier, trier, trier !
    Faire deux lots : les centimes et les euros de l’autre.
  • S’habituer aux équivalences : 5€ = 5€ quelque soit la façon dont c’est matérialisé : avec un seul billet, avec 2 pièces de deux euros et une de deux, avec 5 pièces de un euro, etc, …
  • Se familiariser avec la transformation des centimes en euros : 100 centimes = 1€ (on aura la même chose sur d’autres passages d’unités tels que les minutes et heures, les cm et mm, etc, …)
  • Comprendre la différence afin de pouvoir rendre la monnaie, qui est une compétence en soit. On peut commencer à le travailler même lorsqu’on a abordé que les euros et le retravailler lorsqu’on a bien travaillé les centimes. Le système de « rendre la monnaie » est très très complexe. Il faudra faire des jeux de rôles avec donner trop ou trop peu, on verra cela en fin d’article. …

Je mettrai en ligne au fur et à mesure les exercices sur ce thème : j’en ai beaucoup et je les ajouterai petit à petit.

Il existe un autre article consacré à la monnaie où je présente les supers tampons euros ici. Vous trouverez également des feuilles d’exercices.

 

Tout d’abord différencier euros et centimes : la reconnaissance des pièces

Le tri des pièces : euros VS centimes

Trier les centimes et les euros : il va être très important que ces pièces euros VS centimes ne soient pas confondues, faute de quoi l’enfant va être extrêmement embrouillé et risque de les confondre pendant longtemps. Il faut donc être vigilant dès le départ car dans ma pratique j’ai remarqué que ça posait souvent problème ultérieurement car la discrimination n’était pas assez automatisée.

Pour cela, on peut faire du tri :

L’enfant repèrera rapidement qu’il y a 2 modèles de pièces en euros et qui sont bicolores : les 1€ et les 2€, et d’autres pièces qui sont unies, les centimes.
Si l’enfant verbalise, vous pouvez l’aider à dire « centimes » ou « euro » (en guidance échoïque) chaque fois qu’il met une pièce dans la case.

Mon dobble des euros :

Il y a quelques années j’avais crée un équivalent Dobble pour apprendre à discriminer les pièces euros VS centimes. Il comporte toutes les formes d’euros qui existent jusqu’à 100€. Si votre enfant ne sait pas jouer au Dobble, allez par ici !

Par exemple ci-dessous : la pièce en commun est 20 centimes. L’enfant doit donc dire « 20 centimes » (en n’oubliant pas de préciser l’unité « centimes », vu que c’est l’objectif ici!)

Ici par exemple, il faut dire : "20 centimes!"
Ici par exemple, il faut dire : « 20 centimes! »

Puis, commencer à les manipuler pour obtenir des sommes

 

Au début, on ne travaille qu’avec les euros, on met les centimes d’euros de côté.

L’objectif va être de manipuler, encore et encore pour former toutes les sommes possibles …
Vous allez remarquer que souvent, l’enfant va utiliser les pièces de 1€ et laisser celles de 2€, sauf si il doit payer 2€ pile!  🙂

La toute première difficulté avec les euros est la pièce de 1€ et celle de 2€ : l’enfant est habitué à ce que 1 élément soit égal à 1, or avec une pièce de 2 €, une seule pièce équivaut à deux. Nous, cela nous parait tellement logique que souvent des parents passent à côté de cet écueil.
Les billets sont en général plus faciles à comprendre pour les enfants, peut-être parce qu’ils ressemblent plus à une étiquette qu’à un jeton qui vaudrait 1. …

Pour ce faire, j’utilise la BàC, que j’adore toujours autant pour ce genre d’activité. (Si vous ne connaissez pas, c’est par là!)

Par exemple, pour payer 4€, l’enfant va mettre 4 pièces de 1€ et n’aura pas l’idée de payer avec 2 pièces de 2€.
Afin de favoriser cette façon de faire différente qui lui sera utile, il va falloir mettre à dispo de l’enfant un ensemble de pièces « saboté », c’est-à-dire par exemple, lui donner une caisse avec des pièces de : 1€, 2€ et 2€ ainsi il ne pourra pas former 4€ avec des pièces de 1€ car il n’en aura pas assez! Nous allons donc le contraindre à utiliser une autre stratégie pour aboutir à la somme de 4€.

"Donne-moi 5€" -> l'enfant n'a que 3 pièces de 1€, il est donc contraint à utiliser des pièces de 2€ dans son calcul.
« Donne-moi 5€ » -> l’enfant n’a que 3 pièces de 1€, il est donc contraint à utiliser des pièces de 2€ dans son calcul.

Les billets sont intéressants car ils vont faciliter le faire de surcompter.
Par exemple pour payer 7€, l’enfant va mettre un billet de 5€ et prendre des pièces de 1€ en verbalisant « ciiiinnnq [puis en prenant des pièces :] , six, sept : sept euros ».

 

 

Voici un nouveau PDF [edit 25/05/26] avec des cartes qui vous permettront de manipuler des sommes

Un lot de 34 cartes avec des quantités (toujours des sommes rondes) à reproduire à l’identique, ou en semblable non identique. Plus tard, ces cartes pourront servir à comparer des sommes (voir ci-après dans l’article)

Ci-dessous, un exemple de disposition pour familiariser l’élève avec les pièces ;

Au début, on donne aux élèves uniquement des pièces de 1€, il « suffira de compter le bon nombre de pièce.
Ensuite, on fera le même exercice mais en donnant à l’élève un ensemble de pièces mixées : il faudra qu’il regarde attentivement afin de bien sélectionner des pièces de 1€ et non de 2€ ou encore des pièces en centimes …

Tout doucement, on pourra introduire les équivalences avec notamment le signe égal (qui est très facilement compris contrairement à ce qu’on peut penser).
L’enfant devra alors placer « la même quantité » avec exactement les mêmes éléments mais ….

On pourra alors commencer les équivalences : on donnera à l’apprenant des cartes qu’il ne peut reproduire à l’identique, il devra donc réfléchir pour « mettre pareil », même si il ne dispose pas d’exactement les mêmes pièces.
Si cette étape est difficile, c’est qu’il vous faudra travailler ces équivalences intensément avec d’autres choses que de la monnaie. Vous pouvez aller par là. Normalement, si vous travaillez les euros, votre élève doit avoir acquis ces relations d’équivalences.

Par exemple, ci- dessous, notre enfant doit placer 5€ mais il n’a à sa disposition que des pièces et pas de billets !

Un peu plus bas dans cet article, on traitera des comparaisons « différents », « supérieurs » et « inférieur »…

Exercices sur papier

Dans l’autre sens, l’enfant doit compter les pièces et écrire la somme dans la case ! (cliquer sur l’image pour avoir le pdf)

J’ai réalisé aussi des documents pour se familiariser avec le graphisme du signe € qui n’est pas forcément aisé pour les enfants. Ce n’est finalement qu’un C avec deux barres au centre … Dans ce document il va falloir tracer des € : attention l’enfant ne soit pas colorier dans les traits, il doit uniquement tracer à l’intérieur ! (cliquer sur l’image pour avoir le PDF)

Puis, on peut travailler avec euros et centimes d’euros

Il faudra déjà travailler le fait de « faire l’appoint », de payer juste. Je commence toujours avec les euros seuls et une fois bien maîtrisés, j’introduis les centimes. Evidemment, la capacité à rendre la monnaie sera travaillée bien après !

Pour faire ces fichiers, j’avais utilisé les prix indiqués d’une grande surface. Ils sont donc « cohérents ».

Comme très souvent, j’utilise la BàC de chez Nathan, j’ai donc crée des fiches où on doit payer dans les cases avec de l’argent factice (cliquez sur l’image pour avoir le PDF):

J’ai également fait des cartes à l’unité avec des produits et des prix. Cela permet de faire un échange entre l’étiquette et de l’argent afin que l’enfant comprenne le sens de la transaction.
De plus, les cartes à l’unité permettent de prendre plusieurs produits et de ce fait, de faire une addition pour payer la somme totale des courses. (Remarque : c’était des prix d’il y a environ 5 ou 6 ans et j’hallucine à quel point les tarifs ont augmentés … mais bon ça reste cohérent en proportion inter-produits.)

On peut travailler sur les équivalences : 50 cts + 50 cts = 1 euros.

Voici ci-dessous quelques applications : on place le « euro » (pour ne pas oublier d’exiger systématiquement l’unité quand l’enfant verbalise les sommes) et le « égal » et l’enfant doit poser la somme écrite sur la carte avec les euros et les centimes d’euros!

On peut également comparer des prix :

Les prix sont différents, et ensuite on place (au dessus du signe différent) le signe supérieur/inférieur dans le bon sens.

Ci-dessous, l’enfant devait mettre la somme mais je le laisse choisir. Il a une somme d’argent fixée au départ (aléatoirement par moi) et parfois, il ne peut pas se payer l’article ! 😉

Il est intéressant aussi de procéder dans le sens inverse : c’est l’enfant qui va écrire la somme qui se trouve dans les cases :

Subtilités et importance de l'unité : euros ou centimes?
Subtilités et importance de l’unité : euros ou centimes?

Feuille avec des exercices à télécharger avec des euros et des centimes d’euros : (cliquer sur l’image pour télécharger)

 

Puis faire les équivalences pour passer de 100 cts à 1€ et inversement.

La méthode la plus fonctionnelle est de faire des paquets de 100 cts pour former 1€ et inversement : casser 1€ pour faire 100 cts.

Pour ce faire :

  • je mets plein de pièces de centimes d’euros et on forme des paquets de 1€ pour dire à la fin « j’ai 4€ » = « 400 cts »
  • je fais faire des exercices papier où il faut faire des paquets de 100 cts
  • on tente d’automatiser tout ca!

Ici, vous trouverez des bandelettes à découper afin de maintenir la compétence. Elles sont à découper, plastifier et à donner à l’enfant avec un welleda ou un crayon woody.
Il y a des sommes d’euros et des sommes de centimes :

Manipulation des comparaisons de prix:

J’utilisais jusqu’à présent mes tapis de comparaison mais j’ai demandé à Senso3D de m’imprimer des boites spécifiques. Vous pouvez les acheter ici si ca vous intéresse.

On peut alors aussi bien comparer deux collections ( = ou > ou <) mais on peut également mettre une collection et un signe et l’apprenant doit placer la seconde collection en respectant la consigne.

Voici les cartes que vous pouvez imprimer pour utiliser dans vos séances : pour comparer les prix, pour mettre « pareil » en monnaie factice / vraie monnaie, pour faire un jeu de bataille de cartes, etc.

Voici quelques exemples :

L’apprenant place le signe « égal » ou « différent » dans le logement carré fait pour.
Ici, c’est le signe correct qu’il faut placer dans la case carrée.
Là encore, c’est le signe correct qu’il faut placer dans la case carrée.

 

Là encore, c’est le contraire, le signe est mis mais il faut choisir parmi les cartes laquelle correspond à cette équivalence.

Ci-dessous, un autre exemple d’application : on a une quantité exprimée en euros et l’apprenant doit mettre l’équivalent en centimes :

Exercices de comparaison de prix, avec et sans centimes:

 

Enfin, de comprendre l’idée de rendre la monnaie sur une somme donnée.

Je commence par le billet de 5€ car les calculs seront plus faciles. Il faut que l’enfant comprenne qu’il y en a « trop » et que du coup il faut donner l’objet + « ce qu’il y a en trop ».

Il y a plusieurs années, une petit que j’accompagnais ne comprenait pas : elle était bonne en calculs mais n’avait pas compris le sens de rendre la monnaie : elle me donnait l’appoint + la monnaie. Du coup, j’avais crée une languette de 5€ avec 5 pièces de 1€ pour simuler un billet.

Elle n’avait pas le droit de les décrocher et était obligée de me donner la languette complète même si « il y en a de trop ». Ensuite, je prenais sur la languette les 2€ du prix de la gaufre et je lui rendais la gaufre payée et les trois euros excédentaires.

Nous avons fait beaucoup d’exercices comme celui-là et elle a compris !!

Depuis, avec les autres enfants, je présente souvent l’exercice de cette façon. Si vous avez d’autres idées, n’hésitez pas à partager !

Exercice complémentaire (posté le 18/03/23) : relier des sommes de centimes