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Animaux Senso3D

J’avais déjà présenté les Colorikits, il y a peu, et bien maintenant voici les « Animaux -compteurs » de chez Senso3D (cliquez ici) que j’utilise beaucoup au cabinet.
Pour l’instant, il existe : des chats, des chiens, des singes et éventuellement des lapins 😉  J’espère qu’ils nous feront bientôt d’autres bestioles sympas!

L’intérêt de ces animaux est qu’on peut les utiliser aussi bien pour du « simple » tri que pour des compétences nettement plus complexes et c’est ce qu’on va voir dans cet article. J’aime beaucoup ces produits « transversaux » qu’on peut utiliser avec tous les enfants quelque soit leur niveau de développement et avec des cibles extrêmement différentes.

Tous les supports-papiers utilisés dans cet article sont disponibles dans ce PDF. Il faudra imprimer uniquement les pages qui vous intéressent car il y a vraiment de tout !

Du moteur, du moteur !!

Comme les animaux sont légers, ils se prêtent bien à l’activité « balayette » !
Un article dédié au nettoyage est disponible sur le site si cela vous intéresse spécifiquement.

Ici, je tiens moi-même la pelle et  notre doudou doit orienter la balayette de façon à m’envoyer les chats dans la pelle. Plus tard, il fera mon rôle (tenir la pelle uniquement) et encore plus tard, il fera les deux rôles avec ses deux mains en coordinations dissymétriques!

Travail de la pince avec les différents formats d’animaux :

Ici, un enfant prend des chats de taille intermédiaire pour les ranger dans la boite en métal. La pince est très souple et demande peu de force pour pincer. On peut faire varier la force de la pince, la forme au bout de la pince, la taille des animaux, etc.
Ici, ce sont les « micro-chiens » : on les attrape à la pince à épiler! On peut également mettre un défi de tri en plus du challenge de motricité fine : ici , on ne sélectionne que les jaunes!

Autre présentation :

Tri des « jaunes » versus « non jaunes », comme d’habitude !!

Les critères de tailles / couleurs / animaux

L’enfant doit connaitre au préalable ses couleurs (au moins les 6 représentées), les tailles (au moins petit/grand) ainsi que la discrimination chat/chien. Comme nous allons les combiner, il faut que l’enfant soit d’abord au clair sur toutes ces notions séparément.

Ci-dessous, on trie les chiens parmi des chiens et des chats :

C’est OK? on continue !

Ensuite, on trie les bleus, parmi les bleus et les rouges :

C’est OK? on continue encore !

On classe les grands et les petits :
Cette étape met souvent en exergue la difficulté pour certains enfants d’inhiber les couleurs : ils vont souvent être happés par la tentation de mettre ensemble les animaux de même couleur.

Cette fois, on va sélectionner les chien couleur bleue. On va donc présenter un champ de chien et de chat et des rouges et des bleus. L’élève devra donc prendre en compte deux critères simultanément : le type d’animal ainsi que sa couleur.

Si vous n’avez qu’un lot d’animaux, vous pouvez travailler : taille/couleur/quantité et si vous en avez 2, vous pouvez travailler sur 4 critères différents car vous ajouterez le type d’animal !

Si vous avez acheté le Colorikit, vous pouvez également faire trier par ligne (et par colonne pour préparer le double-entrée) et par critère.

Trier les grands VS les petits.

 

Compétences mathématiques

Tout simplement, mettre une quantité, sans autre consigne :

Consigne avec des quantités, toutes tailles confondues :

Mettre une quantité donnée dans une couleur donnée :

Les prémisses du calcul

J’avais déjà fait ce type de support notament avec les pingouins Learning Resources et j’aime beaucoup cet exo qui a permis à bien des enfants ici de comprendre ajouter/retirer une quantité.

On mixte chiens et chat et on les ajoute ou retire en fonction de la consigne écrite sur l’étiquette :

Vocabulaire mathématique

Inclusion de classes

Pour qu’un élève accède à la résolution de problèmes, même dite « simple »,  il va devoir acquérir du lexique spécifique et des compétences complexes conjointement.
L’objectif ici est de travailler tranquillement ces quelques fondamentaux de manière isolée.
Si vous vous intéressez à cette notion d’inclusion en mathématiques, je vous conseille la lecture de cet article : « Rééducation de l’inclusion : effet sur cette structure logique et sur la compréhension de phrases inclusives » que vous trouverez  ici

Parmi un lot, être capable de répondre à des consignes avec des inclusions, telles que : « donne-moi tous les chats », « donne tous les animaux », « donne tous les chats bleus »,  « donne tous les rouges », etc.
L’étape supérieure sera de répondre à des questions du type « combien de chats rouges? » , « combien de petits chiens? », « combien de chats? », etc.

Cartes mathématiques avec des écrits.

C’est souvent un manque de lexique qui rend inaccessible des problèmes de maths. Dans ces petites cartes, j’ai coloré en vert les termes complexes à traiter.

Vous pouvez bien entendu le faire à l’oral : vous lisez la carte et l’enfant doit suivre la consigne. Si il est lecteur, il peut traiter seul ces petits défis maths !

Vous trouverez dans le PDF ce type de petits défis

Les tableaux cartésiens

Comme d’habitude, j’ai travaillé sur les tableaux à double-entrée. Vous trouverez un article dédié sur ce site qui vous donnera quelques pistes pour enseigner cette compétence, vous pouvez également taper « tableau » dans le moteur de recherche du site.
Vous trouverez le PDF ici

Ici, j’ai sélectionné la taille moyenne d’un lot de chat mais vous pouvez le faire avec des chiens, singes ou autre animal de chez Senso3D.

Les inventaires

Vous pourrez également travailler sur les inventaires, exercices que j’adore et que je décline en général avec tout.

Mon élève doit sélectionner tous les violets (toutes les tailles) et uniquement les violets. Souvent, la difficulté est déjà là! dénombrer est ensuite assez facile !

En fonction de comment l’exercice est présenté à l’enfant, les difficultés seront majorées ou minorées.
Afin de se rendre compte de cela, j’ai mis des cases que vous pourrez cocher pour indiquer le niveau de préparation avant de donner les éléments à traiter à l’enfant.

Mémoriser deux éléments – voire plus !

Avec une planche de bois, je cache les chats à piocher et je montre mon modèle « violet – orange ». Ensuite, l’enfant doit bien mémoriser avec je transfère ma planche devant le modèle. Ma planche va donc permettre à ce que mon élève ait tour à tour accès aux chats à piocher ou au modèle mais jamais en même temps : il doit comprendre qu’il faut qu’il mémorise !
La plaquette à deux emplacement permet de bien prendre conscience qu’il y a 2 choses à mémoriser et qu’il faudra les mettre à cet endroit précis en gauche – droite.

1ère phase : on montre à l’enfant la séquence : « chat violet, chat orange »
2è phase : l’enfant reproduit de mémoire la séquence : « chat violet, chat orange »

Qu’est-ce qu’il manque ?

Comme vous le savez, j’aime beaucoup travailler les manquants.

Pour les exercices ci-après, il vous faudra le kit « Colorikit » que j’aime beaucoup (il y avait un article dédié ici).
Du coup, on peut mixer avec les lots d’animaux et associer des pastilles à des animaux selon les couleurs.

On va commencer par de la complétion ;

Ce n’est pas une compétence de « trouver un manquant » mais ca y prépare tout doucement…

Etape la plus « simple », alignée :

L’enfant doit mettre la bonne couleur d’animal sur la pastille. Il n’y a qu’un type d’animal (ici les chiens). Il doit respecter le gauche-droite obligatoirement (c’est toujours ça d’automatisé!)

Etape avec petite distance, alignée :

Même principe que ci-dessus, l’élève doit aller chercher un animal de la bonne couleur. Les pastilles de couleur permettent de guider l’enfant sur ce qui est à aller chercher.

Mon doudou doit aller chercher un chien jaune pour mettre sur la pastille jaune. Les chiens sont disponibles à distance donc il doit mémoriser tout au long du chemin afin de revenir avec le bon. C’était pas facile !

On a ensuite travaillé sur des lignes plus longues  : il devait aller chercher les animaux (un par un) et dans l’ordre (gauche droite) afin de compléter.

Etape planification non alignée, dite « en nuage »:

Je lui ai demandé également de faire ce même exercice mais avec les pastilles non alignées. Il était complètement perdu! il prenait un chat au hasard au lieu de regarder et analyser quel couleur de chat il lui faillait.
J’ai donc continué avec des sous-étapes pour qu’il comprenne et adopte une stratégie gagnante.

 

On est donc revenu aux pastilles en ligne, mais plus dans les plaquettes noires. Il a réussi. J’ai décalé ensuite les pastilles pour les désaligner mais qu’il garde ce process de regarder ce dont il a besoin et de prendre les chats en fonction de ses besoins.
C’est une compétence dont il aura besoin pour écrire par exemple ; si il doit écrire « papa » et qu’il pioche un « y », il va être embêté ! 😉

Afin qu’il comprenne mieux, j’ai décidé de lui mettre les jetons petit à petit : je place un jeton bleu, il met un chat bleu, ensuite je place un jeton d’une autre couleur et ainsi de suite. Cette façon de procéder l’a conduit à regarder ce dont il avait besoin plutôt que de piocher au pif dans sa réserve de chats.

A la fin, il a réussi. Depuis, on le travaille une fois sur chaque séance pour qu’il maintienne cette compétence et qu’il exécute cette tache plus rapidement.

Qu’est-ce qu’il manque ?

Avec 2 lots d’animaux et le Colorikit, vous allez pouvoir travailler sur 2 à 4 composants et plus.

On commence avec un seul lot, ci-dessous j’ai pris des chien. L’élève doit juste dire  » un (chien) orange » et je donne le chien orange pour compléter la ligne.

Tout doucement, on va pouvoir faire sauter les pastilles de couleur. Là, notre fifille a bien retenu les couleurs et a su me dire qu’il manquait  » un chat rouge ».

Cette fois, on présente à notre élève deux rangées d’animaux, comme sur la photo ci-dessous. On a une rangée de chat et une rangée de chiens, ils ne sont pas mélangés.
Il y a un animal sur chaque pastille. On cache les deux rangées, on enlève un animal et l’enfant doit dire « il manque » + le nom de l’animal + sa couleur. Encore une fois, la pastille de fond aide à nommer la couleur manquante et la rangée du même animal aide à se souvenir quel animal est manquant. Ce sont deux guidances environnementales mais il faut quand même bien observer !!

Dans cette proposition, il y a deux lignes de couleur : une avec des chats et l’autre avec des chiens. Je retire un animal (hors de vue de l’enfant) et lui demande lequel manque, il doit me répondre « le chat rouge ».

Introduction des quantités manquantes

Je dispose une quantité de chatons dans chaque emplacement. Je vide un emplacement COMPLET et l’enfant doit me dire « il manque + quantité + animal ». L’élève devra me dire « il manque 2 chats », ou « il manque 3 chats »
C’est une étape relativement facile car le quantité se repère bien distinctement « à l’oeil’.

Je mets 2 chats dans chaque emplacement et je cache. Je fais mes petites magouille derrière le cache et je le soulève ensuite.

J’ai pris un lot de deux chats bleus dans ma main et mon élève va me les demander. Si elle dit « il manque un chat bleu », je lui en donne qu’un et elle verra qu’il en manque encore un. Alors je reprends tout et elle doit me dire « il manque 2 chats bleus « . Si elle me demande sans me préciser la couleur bleue je lui donne des chats d’une autre couleur et  si elle ne précise pas des chats, je lui donne des chiens afin qu’elle puisse voir que ca ne va pas.
L’objectif est AUSSI qu’elle prenne conscience que les mots qu’elle prononce ont tous une importance.

On change les quantités et les emplacements des couleurs afin de ne pas avoir de réponses plaquées.

Une fois cela maitrisé, je vais pouvoir vider des compartiments EN PARTIE et l’enfant devra calculer la complétion pour obtenir la quantité voulue.
Cette étape est la plus complexe car il manque des éléments à l’intérieur de mon emplacement.

On voit mal sur la photo mais j’ai retiré 2 chats jaunes sur les trois qui étaient sur la pastille. L’élève doit donc me demander « 2 chats jaunes ».

 Conclusion

J’ai mis ici des photos de séances avec différents enfants, l’objectif de cet article est de montrer pleins de petites activités autour de ces petits animaux que j’utilise énormément depuis quelques semaines où je les ai commandés à Senso3D.
Pour deux des enfants du cabinet, ces animaux sont des renfos !! ils me les demandent pour le plaisir de les manipuler et de les aligner, évidemment !! comme quoi …

Je suis sure que d’ici quelques mois, j’aurai encore pleins d’autres idées pour exploiter la ménagerie ! ;-))

Publié dans Adaptations et critiques de jeux, Aide à la création de supports, Contrôle inhibiteur, flexibilité cognitive, Fonctions exécutives, Mémoire de travail, Planification, Visuo-spatial

La fabrique à sucre

Honnêtement, vous connaissez un jeu plus attirant pour les enfants ?!?

Ahhhhhh, la collection Ludo & Méninge !

Je l’ai découverte grâce à la maman d’un enfant avec laquelle je travaille depuis plus de 10 ans, qui comme moi, va postuler aux « joueurs compulsifs anonymes » … 😉

Dans cette série « Ludo & Méninge », c’est évidemment le design qui attire : oui mais pas seulement. Disons que lorsqu’on commence à avoir plusieurs pièces de la maison remplies de jeux, on essaie de se contient afin de demander plus qu’un visuel et d’exiger une intelligence de conception.

Voici un Pack spécial handicap à télécharger gratuitement pour ce jeu :

Quelques remarques générales sur la collection Ludo&méninge

La collection a été crée en 2018 par des orthophonistes, neuropsychologues et ergothérapeutes … la directrice de la collection Anik Bois, est orthopédagogue, et ca se voit !!
Ce n’est pas une gamme spécialisée handicap mais elle s’y prête très bien.

Ludo&méninge est très peu connue en France : lorsque j’ai découvert le 1er jeu de leur gamme il y a quelques mois, j’ai fondu !  
Je suis très sensible aux graphismes et j’adoooooooooore le visuel de cette collection.

En plus d’être magnifiques, ces jeux sont très bien pensés : il y a en général plusieurs jeux en un seul et les défis visent à développer les fonctions exécutives : la planification, la flexibilité cognitive, la mémoire de travail, l’inhibition, …

Il y a plusieurs façons de jouer et systématiquement dans cette belle collection, il y a différents niveaux de jeu (vert, jaune et rouge) qui permettent d’accroître la complexité petit à petit pour ne pas se sentir en échec et de jouer avec des enfants d’âges différents.

Cela permet également aux adultes de jouer en se creusant la tête : oui oui, pour les tester j’ai joué avec des amis et … on a été obligés de bien se creuser la tête lorsque l’on a fait les niveaux rouges! Cela permet donc de jouer ENSEMBLE, en FAMILLE et que tout le monde puisse réfléchir aux défis et progresser.

Les modes d’emploi sont extrêmement détaillés et expliquent bien les variantes et les étapes éventuelles.

 

La fabrique à sucre

Oui, car en plus d’être superbe, ce jeu de plateau travaille : la mémoire auditive, la mémoire visuelle et le logico-maths … que demander de plus?

Comme j’adore manipuler les bonbons de ce jeu, tous les enfants que j’accompagne y goutent !
Je vous présente ici le jeu originel puis, vous trouverez les différentes adaptations que j’aie faites pour le rendre accessible auprès des plus jeunes ou des plus en difficulté!

 

Le jeu est composé de beaucoup de matériel :

  • un plateau de jeu
  • deux dés
  • des pions
  • des défis pour faire des brochettes
  • des défis pour faire des gâteaux
  • des défis pour inférer les bonbons choisis
  • 4 plateaux individuels pour réaliser les défis
  • deux boites de magnifiques bonbons!

 

Fabrication de brochettes : la mémoire visuelle

Il y a 3 niveaux de difficulté (vert, jaune, rouge) :

Les 3 niveaux de difficulté possibles
Les 3 niveaux de difficulté possibles

Le principe est de mémoriser la séquence, cacher la carte et tenter de reproduire la suite de bonbons de mémoire!
Bien sûr, pour abaisser le niveau de difficulté, il est possible tout simplement de reproduire sur le plateau la même séquence, de visu.
Dans ce cas, il s’agira d’une simple de production de modèle et non de faire travailler sa mémoire  c’est néanmoins un pré requis obligatoire si on veut un jour que l’enfant le fasse de mémoire. Ce peut donc être vu une étape préliminaire …

L’enfant ici reproduit la séquence de mémoire !
L’enfant ici reproduit la séquence de mémoire !
Ici, reproduction de visu
Ici, reproduction de visu

 

Décoration de gâteaux : mémoire auditive et verbalisation

Dans ce défi il va s’agir de bien écouter la description du gâteau de l’autre afin de le reproduire de mémoire (auditive donc cette fois) une fois la commande intégralement terminée. Il faut donc être attentif, mémoriser et maintenir pour reproduire le gâteau !

Comme pour tous les défis, 3 niveaux de difficulté sont disponibles : oui, avec les niveaux rouges, on rigole moins !  🙂

Ce qui est super c’est que l’enfant va tour à tour devoir mémoriser et / ou verbaliser-décrire le gâteau à faire réaliser à l’autre!
Et ça, je trouve ça génial. A la fin de l’article, vous trouverez des pictos pour les enfants non oralisants ou en difficulté.

 

Duel de cônes

Du logicomath : j’adore ! Dans la règle de la Fabrique à sucre, il faut choisir un adversaire et celui qui est le plus rapide avec une réponse correcte remporte le défi.

Il va s’agir d’inférer quels bonbons sont à sélectionner. Des informations sont données, d’autres manquent.
Tout comme Logikville, il n’y a jamais d’écrit, tout est en codages ce qui est intéressant pour les non lecteurs!

Les niveaux de difficulté : vert, jaune et rouge :

Ci-dessous, on voit bien dans le niveau rouge, à droite, que les adultes vont pouvoir également réfléchir lors des parties en famille !
Pour la petite anecdote, j’ai torturé un peu ma pauvre Mère ! 😉

     

 

Mes adaptations autour de ce jeu :

Tout d’abord, un petit tri de BàC :

 

Je mets ici des exercices avec la BàC : tri de formes, de couleurs et dénombrements! (cocher « imprimer en adaptant à la taille du papier » afin que le document sorte à la bonne dimension.)

 

Ensuite, pour le logico maths, j’ai également fait des cartes adaptées, quitte à ce que ce soit trop facile, je préfère que les enfants fassent du facile seuls, plutôt que du plus complexe mais tout guidés!

J’ai donc préparé 3 planches de 9 cartes faciles. (Cliquer sur l’image pour obtenir le pdf)

Afin de ne pas perturber certains enfants en difficulté, j’ai aussi fait un cône à imprimer pour isoler cet exercice des autres types de défis. Sur le set original, les supports des 3 défis sont sur la même planche mais comme je leur fais faire parfois uniquement cette activité-là, ça a plus de sens de donner uniquement le set de cône à bonbons seul.

et j’ai également fait un « set de comparaison » pour travailler séparément les équivalences de bonbons.
Les vagues grises, comme d’habitude, servent à accueillir un velcro pour scratcher les pictos.
(Cliquer sur l’image pour télécharger le pdf)

Au milieu des deux cercles ; c’est pour les pictos : « = », « > » ou « <« .
Sous les cercles, c’est pour les pictos de couleurs ou de type de bonbons afin de pouvoir comparer une quantité de X rouges avec une quantité de X jaunes par exemple.
J’ai remarqué que ça n’était pas évident pour tous les enfants que je suis.

 

M. est en train d’ajuster les quantités
M. est en train d’ajuster les quantités

Comprendre que même si les deux éléments sont différents, c’est « = » car c’est la même quantité :

Comparer deux collections ; on pose les bonbons et l’enfant doit choisir le bon signe et l’orienter correctement !

 

Pour mes enfants qui ont besoin de PECS, de TLA ou de pictos en général, voici un document qui sera pratique et qui reprend les éléments du jeux. Il y a également une bande-phrase que vous pourrez laisser dans le jeu de façon à l’avoir toujours sous la main ! (évidement, à imprimer, découper, plastifier puis velcroter!)

Afin de pouvoir faire verbaliser les enfants avec handicap que je suis, j’ai crée des gâteaux très simples avec une couleur de gâteaux et 1 ou 2 haricots de une seule couleur à chaque fois. Lorsqu’ils seront à l’aise avec ces défis adaptés, je glisserai sur les vraies cartes du jeu !

Pour la fabrication des brochettes, idem, voici une adaptation avec un niveau bleu. Il y a 2 puis 3 bonbons sur les brochettes, pas plus :

 

Evidemment, les bonbons du jeux permettent de faire plein d’activités, par exemple, travailler l’inclusion :

Combien de bonbons?Combien de rouge? Combien de poissons? Combien de verts? Combien de nounours rouges? etc, ...
Combien de bonbons? Combien de rouges? Combien de poissons? Combien de verts? Combien de nounours rouges? Combien de nounours? etc, …

Conclusion

Ce jeu mobilise des compétences primordiales dans le développement éducatif et scolaire de l’enfant.
J’aime beaucoup le fait de pouvoir jouer en famille car souvent les jeux un peu trop pédagogiques, les adultes s’ennuient et je trouve vraiment attractif le fait de pouvoir nous aussi, mobiliser nos compétences exécutives!

Les cartes des défis sont toutes numérotées et ca, c’est bien pratique pour les intervenants. J’aime bien noter là où les enfants sont en difficulté afin de pouvoir regarder ensuite et analyser tête reposée quelle compétence pêche : l’inclusion? la négation? c’est toujours riche en infos!

Je pense qu’il peut être super aussi à l’école en petits ateliers. Pour l’instant, les extensions de boîte de bonbons ne sont disponibles qu’au Canada malheureusement. Mais bon, peut-être que si beaucoup d’enseignants ici le réclament les extensions pourront arriver en France … 😉

Ce que j’ai aimé aussi c’est que ça change !! c’est agréable de découvrir de nouveaux jeux totalement inconnus. Même si il y a des jeux supers chouettes dans les grands classiques de l’éducation des enfants, c’est quand même un réel plaisir de manipuler de nouveaux supports!

 

Si on ne doit avoir qu’un seul jeu, peut être faut il avoir celui là! 😉