L’enseignement ne se fait PAS sur feuille au début!
La manipulation est essentielle : c’est cela qui va permettre de comprendre la notion dans l’espace avant de pouvoir se la représenter en 2D sur papier.
Enseigner les prépositions spatiales
Préalable à cet enseignement
Avant même d’introduire des termes, il faut s’assurer que l’enfant fasse la différence visuelle entre différentes situations. Souvent, les intervenants commencent l’enseignement des mots avant même de s’assurer de cela.
Dans un premier temps, on va tenter de demander à l’enfant de placer de la même manière que nous. Pour l’exemple ci-après, il faut 2 bonhommes Playmobil et 2 baignoires. On place par exemple le Playmobil DANS la baignoire, on dit « fais pareil » et l’enfant doit faire pareil avec le sien. C’est important d’avoir les éléments en double-exemplaire pour que l’enfant puisse comparer les deux états finaux.
On fera pareil avec droite et gauche, SANS verbaliser ! le but n’est pas qu’il apprenne les mot mais juste qu’il mette les éléments de la même façon et qu’il prenne conscience qu’on veut qu’il soit vigilant à comment sont placés les objets.
Ca, c’est déjà un premier pas important. Ensuite, l’enfant va comprendre qu’il existe des mots qui servent justement à décrire « l’endroit où on va le mettre » : les prépositions spatiales.
Si vous n’avez pas de Playmobil en double, vous pouvez prendre des boîtes tupperware identiques, des verres et des cuillères, etc, …
Définir les termes à enseigner
Ensuite, on va introduire le vocabulaire, il faut fixer les termes exacts que l’on va utiliser : sous? dessous? au-dessous? pour quelqu’un en apprentissage, ça fait bcp de termes pour une seule représentation. Dans l’idéal, il faudra que l’enfant les connaisse tous, cependant, nous lui apprendrons petit à petit.
Ci-dessous un tableau récapitulatif des prépositions à enseigner.
Sur fond bleu, il y a celles qui me paraissent les plus couramment utilisées et les plus faciles à apprendre (en réceptif et expressif). Au début de l’enseignement, concentrez-vous uniquement sur ces termes en veillant à utiliser toujours le même mot pour la même position dans l’espace.
Celles sur fond blanc pourront être enseignées comme synonymes en les rapprochant des premiers termes acquis (par exemple : « oui, c’est sous la table, c’est dessous! »).
Comment enseigner ces prépositions ?
Comme pour les autres enseignements, il convient :
de les travailler par petits groupes (selon l’enfant par groupes de 3 ou 4 termes, par exemple, on commence par « sous », « sur » et « dans »).
de les travailler en réceptif et en expressif, …
de les travailler avec beaucoup de supports différents, quelque chose « dans une boîte », « dans un verre », « dans la maison », « dans la voiture Lego », … il y a plein d’endroits possibles !!
puis seulement de les travailler sur images, photos, dessins, …
Ci-dessus, une maison que j’utilise depuis de nommmbbrreuuses années, faite sur mesure en bois : elle a une partie plate sur le toit et est sur pilotis (pour pouvoir avoir un « sur » et un « sous »). Je prends Bob (de Monstres et Compagnie) ou bien un autre personnage apprécié de l’enfant et c’est parti :
Je montre une image et dis « mets pareil » ou « fais le même », … et l’enfant doit placer Bob au bon endroit « ouiiii super il est SUR la maison! ».
Je place moi-même Bob et lui demande : « où est Bob ? » et je guide en échoïque (voir ici les types de guidances) « SUR [la maison] ».
En parallèle, il faut travailler ces mêmes notions avec d’autres contenants, comme expliqué plus haut : boîtes, lego, maison de Barbie, etc, … On peut travailler avec les peluches du lit : « mets Winny entre Gros mouton et Lapin bleu », etc, ….
Playmobil et petits jouets :
On généralise le « le chat sous la table » (avec un seul chat, évidement, et un seul meuble, la table) :
Puis, on complexifie. Ici, je sélectionne bien mes objets de façon à avoir des « dessous » et des « dedans ».
Des consignes orales du type : « le chat sous la table », « le chat dans la baignoire », « le chat entre la table et la baignoire », « le chat sur la table », … l’enfant doit etre attentif à la spatialisation (dans, sur, entre, dessous, …) mais également au meuble (la baignoire, la table, le lit, l’armoire, …)
Idem avec des animaux : « mets le canard derrière l’éléphant » -> l’enfant doit prendre en compte l’animal et la position par rapport à cet animal, soit 2 éléments!
Et enfin, on utilise 2 petites figurines (ici : chat noir et chat blanc) et plusieurs meubles (ici : table et baignoire) pour combiner plein de possible. L’enfant devra être attentif à tous les termes de la phrase : la situation spatiale, le meuble et la figurine !
On va également pouvoir agencer une scène comme sur la photo ci-après et demander à l’élève : « où est le lapin? Où est le cochon? Où est le canard? Où est le crocodile? Où est la vache? Où est le perroquet? »
On travaille aussi avec son propre corps : « mets le panda à gauche », « mets le Winny sous toi/prénom de l’enfant », …
Généralisation et passage en 2D
Puis, lorsque qu’on ne guide plus et que les notions sont bien acquises, on peut commencer à travailler avec des images. Attention aux différences de focus : il faut être vigilant sur les supports et éviter ce genre d’images (trouvées sur le net) :
Pour nous, il est (plus ou moins) évident que nous allons focusser sur le rond mais si on se met à la place du carré, dans la première image, il est dessous, dans la seconde il est au-dessus ! Veiller à toujours choisir des images où le point de centration est évident (en général : du vivant).
Idées de jeux avec les prépositions spatiales
Pour travailler en jouant avec ces notions spatiales, voici quelques supports du commerce :
Dans les supports avec matériel à manipuler :
Il y a Lapin et Magicien de chez Smartgames avec des cartes à reproduire : avant de mettre des mots sur les notions spatiales, il va s’agir de bien regarder et de bien positionner les éléments.
Lapin et Magicien de chez Smartgames
Il y a aussi « Où est Monty?« , un jeu de chez Beleduc que j’aime beaucoup, voir l’article ici. Ce jeu à l’avantage d’avoir des éléments à manipuler et une première étape peut être de tout simplement reproduire le décor avec la carte-modèle.
Dans les supports papier :
J’avais fait un article sur un jeu de chez DJECO que j’aime beaucoup : Pipolo. Attention, il faut prendre l’ancienne version et non la nouvelle. Pour voir l’article c’est par ici. Il y a également « Prépochat » de chez Logomax sur ce même principe d’associer soit le même personnage soit la même disposition.
Je vous conseille également les Prépofiches« , il en existe 3 tomes avec des termes différents :
Vous allez pouvoir travailler sur des fiches noir et blanc et l’élève pourra verbaliser, écrire, placer des éléments : j’aime beaucoup ces multiples possibilités de travailler les notions spatiales.
Il existe également « cherche et trouve : les notions spatiales » des éditions passe-temps : Il s’agit de scènes avec des cartes représentant les termes : « sur, dans, en dessous, en avant, en arrière, à côté, entre, à l’intérieur, à l’extérieur, autour, à travers ». L’objectif est la production et la compréhension de ces termes en analysant les différentes scènes de vie.
Ici, on doit retrouver « le garçon dans le carton » ou « le garçon sur le carton » dans la scène de la chambre.
Si vous pensez à d’autres choses, vous pouvez les ajouter en commentaires ! 🙂
Dans un article précédent ici, on a vu les notions « avant, après » avec des contenus très académiques : les nombres, les jours de la semaine ou des rangées de pingouins.
On va maintenant continuer dans le fait d’ordonner des éléments mais cette fois-ci, avec des évènements.
C’est le tout début de l’organisation de séquences d’actions pour obtenir une histoire !
Et plus tard, le rêve de toutes les familles : pouvoir raconter sa journée !
On s’assure que l’enfant puisse sérier des images pour reconstituer les histoires, pas besoin de verbal, juste mettre dans l’ordre en regardant les images. Pour cela, il faut que l’élève ait une conscience « gauche-droite » et comprenne que « à gauche » c’est avant et « à droite » c’est après, c’est le déroulement de la suite de l’histoire.
C’est une convention en France, ce pourrait être l’inverse …. Donc, ce « détail » va être important, c’est un prérequis pour la suite.
Comprendre avant/ après est très difficile. Souvent les parents pensent que le jeune comprend car les enfants répètent « après après » quand on leur dit « non » pour obtenir quelque chose.
La plupart du temps, ce « après » est juste plaqué car souvent, pour éviter de dire « non » qui génère des troubles du comportement, les parents disent « après » …
Pour les enfants en difficulté, on va prendre des photos et faire reproduire des séquences de choses qu’ils connaissent … : couper le pain : « je prends le pain » « je coupe le pain », « je mange le pain ». ou construire un bonhomme qu’ils aiment en légo ou Monsieur Patate, etc.
Comme pour la plupart des compétences verbales, on va travailler de la manière suivante : d’abord en images et petit à petit, on va progresser vers de l’abstraction.
On pourra également travailler le fait d’ordonner des phrases à l’écrit mais ce n’est pas obligatoire : si votre enfant est non-lecteur, cela ne vous empêchera pas de travailler correctement tout le reste!
Dans cet article, vous retrouverez trois axes :
— en images
— en écrit
— à l’oral
mais ces différents axes seront à prioriser et à adapter selon l’enfant que vous accompagnez.
J’ai découpé l’article en deux : une proposition de progression pour cet enseignement, puis, la présentation de matériel pédagogique du commerce pour appuyer ces apprentissages.
Proposition de progression pour cet enseignement
Vocabulaire
Petit point de vocabulaire au passage, facultatif mais voici comment personnellement je différentie les termes :
Ordonner = mettre dans l’ordre selon un critère (temps, taille, nombre, …)
Sérier = classer selon une gradation continue d’un même attribut
Séquencer = organiser selon une succession causale ou temporelle.
Trier = organiser un critère selon une seule variable (ex : le critère couleur « bleue » par exemple, avec des choses qui sont VS ne sont pas bleues)
Classer = trier mais selon un ou plusieurs critères (ex: les bleus, les rouges, les jaunes,.)
Sur des vraies séquences, vécues par l’enfant
Il va être vraiment important de choisir des images qui ont un sens pour l’enfant : souvent, il est difficile de trouver des images pertinentes déjà prêtes dans le commerce pour les enfants avec handicap.
Par exemple, « une fleur qui pousse » avec les différentes étapes, cela n’a souvent aucun sens, idem pour un œuf qui va éclore pour donner un poussin, ou un bébé qui devient enfant puis adulte, bref, toutes ces séries avec ce type d’évolution sur du long terme sont à éviter pour l’enseignement de cette compétence.
Si vous ne prenez pas des éléments qui ont du sens comme étant une suite, l’enfant se mettra à ajouter des mots « d’abord, ensuite, puis, enfin » sur des séquences arbitraires qui n’ont pas de lien.
Pour que l’enfant puisse comprendre qu’il s’agit d’un « déroulé » d’une séquence d’actions qui se suivent et non des cumuls d’actions séparées, on va utiliser des séquences connues et vécues par l’enfant. Sinon, cela risque de n’avoir aucun sens.
Par exemple, on a photographié la construction d’un modèle de voiture (Smart car de chez Smartgames) que l’enfant a l’habitude de construire. Il sait qu’au départ les pièces sont sur la table, après il les place et après, il obtient une voiture finie. Il est habitué à ce chemin car il l’a vécu maintes et maintes fois.
Il s’agit de trois photos d’une activité à mettre dans l’ordre
On pourra alors prendre des photos de situations réelles de la maison :
— manger en famille : d’abord mettre la table, puis manger, puis mettre dans le lave-vaisselle
— se coucher : d’abord laver les dents, puis mettre le pyjama, puis un bisou dans le lit au coucher
— se laver les dents : mettre le dentifrice, brosse les dents, rincer la bouche
— journée type : d’abord je prends le taxi, puis je suis à l’IME, puis maman vient me chercher.
Bref, toutes ces actions qu’on fait quotidiennement mais avec VOS photos afin que l’enfant transfère puis facilement la succession des moments qui s’enchainent.
Sur des séquences imagées, illustrations du commerce :
Remettre dans l’ordre, sans verbalisation.
Voici un exemple d’illustration que l’on peut trouver dans le commerce. Pour plus d’idées, allez à la fin de cet article où je présente quelques matériels du commerce.
Cette séquence est pratique car elle permettra ensuite de poser une action sur chaque image : « le garçon marche », « le garçon plonge », « le garçon nage ».
Tacter les images, avec les mots de liaison.
ATTENTION : la verbalisation des actions doit être connues. Par exemple, dans l’exemple ci-dessous, l’enfant sait nommer « il met sa serviette », « il mange », « il essuie sa bouche ».
Le nouvel apprentissageva être la verbalisation des petits mots-clefs à l’aide des affichettes : « D’abord » (pour commencer la séquence), et « enfin » (pour clore). Le codage « vert » et « rouge » est celui que les ergothérapeutes utilisent souvent pour coder le début et la fin du tracé d’un élément graphique, je le reprends donc des fois que … 😉
Pour les mots intermédiaires, les éléments qui ne sont ni début ni fin, vous pouvez choisir, selon les enfants, les mots les plus adaptés : « après », « puis », « ensuite ». Je vous conseille d’utiliser un mot « neutre » que le jeune ne connait pas pour débuter l’enseignement, puis, vous introduirez les autres pour que l’enfant apprenne que « ensuite = puis = après = … ».
Support pédagogique des éditions Passe-temps.
Ensuite, en chaînage arrière, l’enfant va dire la dernière action de mémoire, . Quand on le fait sous forme de jeu, en général, l’enfant aime bien. L’effet de récence aidant, il va se souvenir plus facilement et pourra verbaliser la chute de l’histoire. On tacte ensemble les premières images « D’abord il est sale, puis il va au bain, puis il s’essuie et …….. « enfin il met son pyjama !!! » poursuit l’enfant. Bravo !! super !
Sur les photos suivantes, les cartes sont des illustrations trouvées sur le net : je les aime bien car chaque image correspond bien à une action « tactable ». Ce n’est pas toujours le cas dans les images à sérier du commerce :
D’abord, il est sale, après il se lave, après il s’essuie et enfin il met son pyjama!! »Là, une autre séquence où le jeune me tacte : « D’abord, il fait du vélo » et après, il me raconte, de mémoire : « après il tombe, après il pleure et enfin sa maman met un pansement ».
Autre exemple avec un autre enfant qui connait toute la séquence : lorsqu’il a verbalisé l’action il a le droit de retourner la carte pour vérifier et il poursuit comme ça sur toute l’histoire.
Retrouver un thème général à la séquence :
Ces images séquentielles vont également nous permettre de trouver un thème général à l’ensemble des actions, un titre à l’histoire. Vous verrez que cet exercice est loin d’être évident…
Je vous conseille donc de faire des propositions :
– faciles : on laisse le choix entre des titres très différents, par exemple pour ci-dessous : « le chien a faim » ou « la balade à vélo » ou « Maman part en courses »
– moins faciles : « Le chien veut faire pipi », « l’animal a faim », « le chien a peur ». (Oui, c’est un peu vicieux!)
On met dans l’ordre, puis on tacte les images une par une : on regarde attentivement ce qu’il se passe pour chaque action, puis on donne un titre général.Idem : c’est l’histoire d’une petite fille qui fait de la pâtisserie avec sa maman. (Images trouvées sur le net.)
Raconter l’histoire qu’on a déjà étudié
Ensuite, pour les séries que l’enfant connait bien, je vais demander : « raconte-moi l’histoire de la fille avec la banane » en lui montrant le tas comme sur la photo ci-dessous. Je peux lui donner les cartes si il n’y arrive pas mais normalement, il doit pouvoir me raconter l’histoire (ici, scénette à 3 images, donc 3 phrases) sans support du tout, même pas les cartons vierges. Juste avec l’évocation du tas dans ma main.
« Raconte moi l’histoire de la fille avec la banane »
ATTENTION au choix de vos images car certaines sont réversibles et cela peut être complexe au début avec des enfants en grande difficulté : typiquement mettre son bonnet chaussure écharpe : il n’y a pas d’ordre spécifique. En revanche, mettre sa culotte, mettre son pantalon et mettre sa ceinture : oui il y a un ordre imposé de fait. Les exemples « destructifs » sont les mieux dans un premier temps (ex : éplucher une banane ou une pomme.)
ATTENTION : à des choses qui nous semblent logiques mais qui ne parlent pas du tout aux enfants, comme évoquées précédemment : une plante qui pousse, une femme enceinte qui ensuite a un bébé dans les bras, etc. !! En général, les enfants ne s’intéressent pas à ca donc ne repéreront pas du tout la séquence logique.
Avec de l’écrit, sur des séquences connues
Là, on passe à l’organisation de petites phrases, simples.
Il faut que l’enfant soit lecteur (ou qu’il ait une très bonne mémoire de travail !!)
Ici, uniquement deux évènements à ordonner.Maintenant, trois évènements à ordonner : on reprend les mêmes étiquettes que celles qu’on utilisait quand on faisait cet exercice avec les images.Toujours trois évènements à ordonner : on varie les mots utilisés et on utilise un autre support avant d’abandonner complément l’aide visuelle avec les mots clefs.
Avec des horaires ou moments de la journée
On va également pouvoir travailler sur un EDTV. Normalement si on travaille sur les séquences, l’enfant doit savoir se repérer dans son emploi du temps. Qu’il soit visuel avec pictogrammes ou à l’écrit, il peut être intéressant de travailler là-dessus.
C’est un enseignement appliqué de « d’abord / après / puis / ensuite / plus tard / enfin / à la fin » -> très fonctionnel !
J’utilise le déroulé de journée avec mon codage de couleur (que vous trouverez sur le site ici) ainsi que les pictogrammes « activités » de chez Tasolutionautisme que j’aime beaucoup (achetables ici ou ici)
Par exemple, ci-dessous, le jeune doit placer les étiquettes « d’abord » à « enfin ». C’est relativement facile car le déroulé de la journée est dans l’ordre.
Là, c’est le plus facile car les activités sont déjà ordonnées. D’abord, le trampoline, puis … enfin…
Dans le PDF de Tasolutionautisme, vous trouverez des plannings fictifs à la journée avec des moments de la journée ou des horaires. Choisissez ce qui convient à votre élève et ensuite, demandez-lui de les ordonner et d’utiliser les mots clefs.
On peut alors façonner petit à petit comme ci-dessous avec des flèches qui vont permettre de raconter, dans l’ordre, les activités de la journée qui sont mise sur la carte.
L’avantage des pictos est qu’ils vont pouvoir aider à organiser le discours.
Placer les activités dans l’emploi du temps :
Ordonner sur une journée les évènements, avec codage couleurs.Ordonner sur une semaine les évènements, sans codage couleurs.
On a ensuite les cartes difficiles, rédigées, avec des informations à traiter : quoi, quand, lequel avant, lequel ensuite ? …. un super exercice final !
La première étape est de repérer les activités dans le texte. Sur la carte ci-dessous : « sport », « boulangerie » et « yoga ».
Ensuite, on recherche les pictogrammes correspondants.
Ensuite, on va tenter d’organiser ces pictos dans la bande de la journée (qui doit, en soi, ne plus poser de problème)
La grosse difficulté est que l’enfant parvienne à ordonner correctement et ne tombe pas dans le « piège » de placer les activités simplement dans l’ordre cité.
On pourra également, pour les scripteurs, demander une restitution écrite:
Sur des vidéos : les évènements ne restent pas
Travailler à partir de petites vidéos. Vous pouvez les faire vous-même en filmant trois actions de suite et demander ensuite à l’enfant de raconter les trois actions à la suite avec les mots clefs.
Quand l’enfant est à l’aise, vous pouvez utiliser des scènes de dessins animés avec un déroulé : par exemple Petit poilu. J’aime beaucoup car il n’y a aucune parole : pas de guidance échoïque possible et surtout, l’enfant est bien concentré sur les actions réalisées et le non verbal.
Personnellement, j’utilise beaucoup ces vidéos pour travailler les actions, une par une, quand je travaille les verbes.
Les enfants les connaissent bien du coup et c’est plus facile.
Cela permet de les utiliser pour travailler « raconter une vidéo ». Je laisse défiler trois ou 4 actions puis je demande : « raconte-moi ce que fait Petit Poilu »
Exemple avec l’épisode Robotic : « D’abord, il marche », « puis il monte », « puis il ouvre », « enfin il tombe ». On peut continuer comme cela sur tout l’épisode, avec des séries de 2 à 5 actions.
Puis, les cartes « Raconte-moi comment »
Il s’agit d’une réponse intraverbale pure. Il n’y a plus d’images. L’enfant doit mentaliser pour raconter ou inventer.
Voici ici des cartes pour les enfants plus avancés : ils devront écouter la consigne, puis, réfléchir à au moins 3 actions successives à verbaliser dans l’ordre afin de raconter comment on fait telle ou telle chose.
La formulation de la question est volontairement « on » car ce pronom personnel ne demande pas de changement de focus dans la réponse. En effet, si on demande à l’enfant « comment tu te brosses les dents? » il devra répondre » Je prends blabla je blabla… ». Il est donc beaucoup plus facile de dire « on » pour que l’enfant reprenne en miroir « on ». Ensuite, on pourra évidement faire intervenir la flexion sur les pronoms sujets.
Quelques supports pédagogiques du commerce pour ordonner des histoires.
Tout d’abord, vous pourrez trouver sur le net, sur Pinterest par exemple, beaucoup d’images pour travailler les sériations et histoires temporelles.
Séries d’illustrations trouvées sur Pinterest : j’en ai fait un fichier mais je ne le partagerai pas ici car les images sont, je pense, protégées. Vous pouvez cependant faire la même chose afin de vous en servir à des fins privées.
Classeur « Histoires séquentielles » de chez Génération5″ :
il s’agit d’un classeur avec des illustrations en noir et blanc. On peut découper et ordonner les images mais il y a également un CD, cela permettra de faire déplacer les images avec une souris, à l’écran. Petite variation de support qui peut avoir un certain succès auprès des jeunes !
Nathan : « Scenario : suites chronologiques » Où il y a 7 séries de 5 cartes avec des illustrateurs différents et des thèmes variés
Sur tablette : l’application « Iséquences »
Cette appli contient 100 séquences de 3 à 4 images. Il faut les ordonner mais on peut également paramétrer d’autres possibilités, comme par exemple choisir parmi trois images une qui conviendrait pour la suite de la séquence.
Je crois que cette appli n’est disponible que sur apple, à vérifier.
Schubi : beaucoup de matériels variés J’aime beaucoup ces grosses boites carrées.
Il en existe sur de nombreux thèmes : « Raconte », « Etre attentif », « Et puis? », « Je fais les choses dans les règles », « Que faire? », « Raconte une histoire »,etc. Ces différentes boites permettent chacune de travailler des compétences différentes mais personnellement, je les utilise souvent à ma façon, et notamment en les détournant pour raconter des histoires séquentielles.
Par exemple, ci-dessous : Il sera intéressant de faire deviner l’agent de transformation, c’est à dire l’image du milieu qui fait qu’on passe de la situation de gauche à la situation de droite mais il pourra être également intéressant de retirer l’image de droite pour trouver une « fin » possible.
« Histoires sur les prépositions » qui regroupe 18 séries de 4 images à ordonner et expliquer :
Comme ceci ou comme cela : Où il y a des histoires à recomposer, de 5 à 7 cartes et où il y a le choix entre deux cartes avec 2 fins différentes que l’enfant peut choisir.
Ca va s’arranger : 12 histoires de 4 à 8 cartes, où il faut retrouver l’ordre chronologique mais aussi, réfléchir à des dénouements un peu atypiques.
Par exemple, dans cette série, la dame se fait offrir un habit qu’elle n’aime pas et les deux femmes finissent par échanger leurs tenues.
Et après ??
Lorsque votre élève parvient à raconter des histoires à partir d’images, puis ces mêmes histoires sans support visuel, une bonne base est posée.
Ainsi, on va pouvoir travailler sur des textes plus longs, des petites histoires de 10 ou 12 phrases. On va également pouvoir introduire la possibilité d’inventer la fin et de raconter des dénouements plus ou moins logiques à une histoire énoncées, ou encore raconter une histoire autour des personnages présents dans la scène.
Raconter ce qui a conduit ces personnages à aller en animalerie pour acheter une niche et ce qu’ils vont faire ensuite en sortant du magasin.
Vous ne connaissez pas les OCR? C’est normal, je l’ai inventé ! 🙂
Il y a quelques années, j’avais crée ces petits formats exercices, que j’avais baptisés OCR, dans un but bien précis : amener les jeunes à observer, conserver et restituer une information.
Je vous explique …
Beaucoup des enfants que nous accompagnons ont un historique de dépendance à la guidance : que ce soit pour réaliser une tache en elle-même ou pour passer d’une activité à une autre.
On obtient alors ce que j’appelle des « poupées de chiffon » : des enfants qui ne sont pas opposants mais qui attendent sagement qu’on leur prémâche le travail, qu’on leur montre les indices pertinents pour la réalisation de l’activité ou encore qu’on les manipule physiquement pour émettre la réponse.
On le sait, un individu doit être actif dans son apprentissage : il doit être attentif. On sait que sans attention, l’apprentissage est quasi nul au sens mathématique du terme. (F.Ramus).
Il va donc falloir travailler, entre autre, la mémoire de travail. Elle est difficilement séparable de l’attention, ces deux notions seront donc abordées conjointement ici.
Si l’enfant n’est pas attentif au moment où il faut l’être, il ne pourra pas mémoriser et restituer.
La flexibilité mentale (= flexibilité cognitive) qui évidement va être importante aussi dans beaucoup de taches du quotidien, quant à elle, bénéficie d’un article dédié ici ainsi que de nombreuses apparitions dans divers articles du site (pour les trouver taper le mot-clef dans le moteur de recherche).
Quelques points théoriques
L’idée de cet article n’est pas de s’étendre sur la théorie mais de proposer des activités à faire en séances avec vos élèves! Cependant, il convient de définir quelques petits points importants.
Dans la mémoire de travail, il s’agit de garder une information en mémoire momentanément ET de la manipuler au besoin.
Même si il existe encore des débats sur les terminologies exactes, on peut dire globalement que retenir ces 3 lettres : R, H et F est de la mémoire à court terme, et si on demande une transformation : « redonne ces lettres mais en commençant par la dernière », donc « F, H, R », il va alors s’agir de faire intervenir la mémoire de travail.
Cette capacité de manipulation d’informations « dans la tête » est essentielle dans la plupart des actes quotidiens : aller au frigo pour aller chercher ce qu’il nous manque sur la table, dans la lecture, le calcul, … mais aussi évidemment résoudre un problème mathématique en étant en capacité de se souvenir et de manipuler les données dudit problème.
On évalue en général cette mémoire en fonction du nombre d’éléments qu’on peut retenir allant de 3 éléments vers 4 ans, jusqu’à 7 éléments à partir de 12 ans et à l’âge adulte.Les dernières études scientifiques sur le sujet soulignent que cette mémoire peut être travaillée mais qu’elle doit être entraînée dans des situations toujours variées afin d’être reprises et généralisées dans la vie quotidienne et scolaire. Travailler sur diverses tâches augmente donc la probabilité que différents processus cognitifs soient impactés par cet entraînement et donc qu’un plus grand nombre d’activités puisse en bénéficier.
J’essaie donc de créer des exercices afin qu’ils comprennent qu’ils doivent maintenir activement en mémoire des éléments car je vais leur redemander ultérieurement, avec en plus de petits changements dans la restitution.
Il existe finalement assez peu d’ouvrages de travail / atelier des FE en général, et lorsqu’on veut en plus des activités spécifiques orientées enfants avec handicap, c’est encore pire !!
Les ouvrages existants sont complètement inaccessibles aux enfants du cabinet car les exercices portent sur des compétences de base que mes enfants ici n’ont pas.
Les classiques : Flex’habileté, Fleximots, flexinhib, cognikit, carta’flex sont donc pour biiiiiiiiennnnnn plus tard pour nous.
A ma connaissance, l’ouvrage « Jeux au carrefour du langage et des contions exécutives » est un des rares à présenter des idées d’exercices à faire et ce dans les différents domaines.
Au sommaire, nous avons : l’attention corporelle, l’attention (l’attention visuelle, l’attention auditive, l’attention divisée), l’inhibition (avec des Go, no go), la récupération en mémoire (mémoire de travail, mémoire épisodique, mémoire sémantique), la flexibilité mentale, la planification et le raisonnement.
Je le trouve assez complet et « simple », il donne aussi des idées : à partir des nombreuses activités présentées, vous pouvez bien entendu créer les vôtres en fonction de votre petit patient, des ses intérêts et de ses difficultés.
Voici quelques idées d’activités autour de la mémoire avec vos enfants avec TND
Au commencement : demander une restitution (un peu) différée : mémoire à court terme.
Ceci va travailler la mémoire à court terme et la restitution. J’ai commencé à travailler cela car les enfants avec qui je travaille avaient tendance à restituer « passivement » à postériori, c’est-à-dire qu’ils se souvenaient, ou pas, mais en tous cas, je n’observais pas d’intention de mémorisation active de leur part. Pour cela, il faut déjà mobiliser son attention volontairement, puis, faire un effort de stratégie (souvent, répétition subvocale / échoïcs à partir de 7 ans) pour retenir et restituer.
Avant même de pouvoir opérer une transformation sur l’information donnée, il faut d’abord pouvoir la retenir sans transformation, avec un petit délai, tout simplement.
Vous pouvez aller sur cet article, qui certes date un peu, où il y a des idées de petites activités et des réflexions quant aux « types d’entrées et de sorties ».
Astuce pour faire comprendre à l’enfant ce qu’on attend de lui :
Les premières fois, je prévois un petit support visuel : un support avec 3 petits cercles creusés (mais un papier sur lequel on trace trois cercles alignés fait le job aussi!).
Puis, je montre / énonce par exemple 3 items (trois lettres, trois mots simples, trois couleurs, etc, …) en pointant à chaque item prononcé un cercle. Puis, je pointe les cercles vides en attendant que l’enfant me dise/mette les items.
Cette guidance peut s’estomper très facilement en ôtant le papier et en pointant « dans le vide » puis l’enfant estompera tout seul.
Cette astuce sert uniquement à ce que l’enfant comprenne que l’on attend la répétition des items un par un. Le fait de voir ces cercles vides fait comprendre à l’enfant qu’il faut qu’il place quelque chose « là », « là », et « là ».
On demandera ensuite la restitution en retournant la carte modèle, de mémoire.
Puis, demander une restitution transformée : la mémoire de travail arrive!
On va commencer par exemple par restituer à l’envers, très connu mais complexe à expliquer à un enfant avec autisme !!
Du coup, vous reprenez votre petit dispositif avec vos 3 emplacements. Vous dites » 3, 4 et 5″ et vous le guidez directement échoïquement (ou visuellement) « 5, 4, 3 » et en général au bout de quelques guidances, ils comprennent le principe de restituer à l’envers la consigne donnée.
On peut également lui donner une longue liste de lettres qui reste VISIBLE et lui faire recopier à l’envers pour comprendre ensuite qu’il faudra « reculer mentalement ». Puis, on fera de mémoire avec une séquence plus courte.
Tout type d’exercice mental est ensuite possible, selon le niveau de l’enfant. Il faut cependant s’assurer qu’il ait acquis la compétence « normalement » avant de la produire de mémoire!
On peut :
– montrer / verbaliser une liste de 4 ou 5 mots et l’enfant doit les restituer à l’envers – citer 4 lettres et l’enfant doit les restituer à l’oral dans l’ordre alphabétique (par exemple « O Z A » et l’enfant doit restituer « A O Z ») – idem avec 4 chiffres que l’enfant doit restituer dans l’ordre croissant ou décroissant ( par exemple « 13, 2, 4, 8 » l’enfant doit restituer « 2, 4, 8, 13 » – montrer / verbaliser une liste de 5 éléments et l’élève doit les restituer en ôtant les 3 premiers éléments ou bien un élément sur deux.
– montrer / verbaliser une liste de 4 éléments de différentes catégories et lui demander ensuite de vous dire quel était l’animal, ou encore restituer tout sauf un élément, par exemple on dit : « girafe, éléphant, tablette, chat » et l’enfant doit répéter/écrire / montrer uniquement les animaux.
– lister deux séries (de 2 ou 3 éléments) et demander à l’enfant il si il avait 2 fois le même mot
– montrer / verbaliser un mot de 2 ou 3 syllabes et l’enfant doit recomposer les éléments pour refaire un mot
– montrer / verbaliser deux logatomes et l’enfant doit dire si ils sont pareils ou différents.
– …
Ne pas oublier de faire tout cela aussi bien en verbal qu’en images ou en texte si l’enfant est lecteur et de varier également les restitutions de l’enfant en oral/ écrit / image / texte / …
Varier les inputs et outputs , d’où mon titre OCR : Observer (visuel / auditif / sensoriel…), conserver, restituer (verbal / écrit / geste / …)
Pour s’entrainer sur papier : mes supports baptisés OCR
Série d’initiation aux OCR : après avoir fait en manipulation de vrais objets, on va travailler sur ces cartes. Il n’y a pas de transformation, les images à retrouver sont strictement identiques au modèle.
Le principe de ces exos est toujours le même : on imprime et on plie en deux pour avoir un recto-verso bien opaque, on colle et hop, on plastifie. L’enfant pourra répondre à l’infini grâce à des crayons Woody ou Velléda !
Si votre enfant est trop en dfficulté par rapport à l’écrit, pas de panique, il peut très bien tout simplement pointer le bon item avec son doigt !
L’enfant regarde la poire, puis retourne la carte et entoure la poire. Sur les premiers exercices, les autres réponses sont grisées. Après, il n’y a plus de mise en avant de la bonne réponse.
Dans ce gros fichier, tous les exercices ci-après sont regroupés.
Il y a des parties pour les non-lecteurs, puis pour les lecteurs.
Il y a différents types de productions : entourer parmi plusieurs identiques au modèle de référence – dessins et lettres, cocher avec transformation de la forme dessin/mot, écriture chiffrée/écriture en lettres , dénombrement, cocher plusieurs items, … et même dessiner et ordonner des quantités en écritures chiffrées.
Bref, allez voir, vous trouverez des choses adaptées mêmes pour les enfants en difficulté !
PDF OCR sapin de noël avec du dénombrement et des couleurs : (article complet ici)
PDF OCR sur les prépositions spatiales : (article complet ici)
PDF OCR sur la compréhension de la négation : (article complet ici)
PDF OCR sur la négation et le thème des animaux de la mer :
D’une manière générale, pour trouver des articles sur un sujet particulier sur ce site, pensez à utiliser le moteur de recherche !
Ici, il sera question de prendre conscience des différentes vues, des superpositions, et des perspectives; les vues de face, de profil, de dos, de dessus, de dessous ….
Les prépositions spatiales (devant, derrière, gauche, droite, dessus, dessous) sont traitées dans plusieurs articles : vous pouvez saisir les mots-clefs dans le moteur de recherche.
Un article dédié à l’orientation se trouve là.
Pour comprendre les points de vue : de face, de dos et de profil il va falloir surtout manipuler et se déplacer autour de ces éléments une fois placés.
Vues de face, de dos et de profil
Activité 1 :
Playmobils avec reproduction : de face, de profil et de dos. (PDF ici)
J’ai pris en photo des rangées de Playmobil afin de travailler la manipulation des personnages, l’élève devra tourner son personnage pour obtenir la même vue.
Au début l’enfant doit juste reproduire ce qu’il voit et prendre conscience que le playmo a « plusieurs côtés ».
Ensuite, on pourra nommer ces positionnements : « vue de face, vue de face, vue de profil, … ».
Vous pouvez évidement faire vos propres photos avec vos figurines : inutile d’imprimer, vous présentez la tablette à l’enfant et il la reproduit d’après l’image sur la tablette.
Ci-dessus, sur la photo, c’est un exercice où l’enfant place les personnages playmobils dans le bon ordre et dans le sens indiqué. On pourra ensuite faire cet exercice en PACE, en dictée : un des deux a la photo et décrit ce qu’il voit et l’autre doit placer les figurines selon les consignes dictées. On vérifie grâce à la photo.
Version avec photo imprimée.
Activité 2 :
Décrire des images avec des personnes sous différents points de vue.
Ici, il s’agit d’un jeune qui est lecteur. L’écrit va donc l’aider à bien prononcer ces expressions qu’il découvre.
L’enfant pourra décrire plus tard : « c’est une femme, vue de dos », « c’est un homme, vue de profil » etc.
On demandera à l’élève : « donne moi la dame vue de dos », « donne le monsieur vue de profil », … parmi des cartes avec un homme vue de dos et une dame vue de profil par exemple.
Ce type d’exercice va préparer la compréhension de la description que l’on va retrouver dans les exercices d’inférences type « passe-temps » qu’on retrouve ici.
Jeux du commerce :
Dans le commerce, il existe deux jeux que j’aime particulièrement.
1) Le magnifique jeu « Sur un arbre posés … »de chez Smartgames (article entier ici) que je trouve incontournable dans le handicap pour le côté moteur en plus de son travail de la logique. Je l’utilise d’ailleurs souvent en n’utilisant que le coté solution : l’enfant doit reproduire ce qu’il voit avec les oiseaux dans le bon sens.
2) Avec Reverso : sans même parler de faire les défis en tant que tel, la simple reproduction des modèles n’est pas si simple, justement !
L’article dédié est là.
Les différents plans et les superpositions :
Jeu du commerce avec différents plans :
Nathan avait édité plusieurs supports pédagogiques avec des éléments à placer (Toporama, Atelier de Topologie).
Ce sont cependant des supports relativement chers (résistants et en bois) adaptés aux écoles : on en trouve parfois sur le marché de l’occasion.
Il existe une version dans le « Kit Maternelle » qui n’est plus édité mais qu’on trouve souvent en occasion.
On peut également en fabriquer avec des jouets (Playmobil encore une fois ou autre) en faisant des photos de scènes avec des éléments qui sont devant et d’autres derrière, comme ci-après.
Dans ce matériel pédagogique, il y a des fiches à reproduire et des éléments en bois à coincer à la verticale dans le support. Les fiches ont une difficulté croissante.
Ici, il faut que l’enfant comprenne que l’arbre n’est pas « coupé » mais que le cheval est devant l’arbre et c’est pour cela qu’on ne voit pas le bas de l’arbre. Pour beaucoup d’enfants, c’est « évident » mais pour d’autres, c’est vraiment une difficulté…Ici, il y a une scène plus complexe avec des éléments répartis sur trois plans.
Jeu du commerce avec différentes superpositions : Space Placement
Il s’agit d’un petit jeu avec des bâtonnets, des pastilles de couleurs vives et des cartes. L’avantage est que tous les éléments sont en double donc vous pouvez le faire en « vrai ».
Dans un premier temps, je vous conseille de le faire en reproduction réelle : vous retournez deux cartes pour vous faire des fonds vierges et vous faites un modèle en superposant les éléments (oui car c’est le but de l’exercice 😉 ). Ensuite, l’enfant doit reproduire sur sa carte à lui la même construction en veillant à superposer correctement.
Ci-dessus par exemple, il va s’agir de poser d’abord le bâton PUIS de poser la pastille rouge dessus.
J’ai ensuite redessiné des cartes afin de s’entrainer avec des modèles imprimés et où la superposition est donc moins visible.
Les deux premières pages du PDF contiennent des modèles avec des superpositions, les autres permettent de varier et de travailler en dictée de placement pour ceux qui voudraient allier le tout au verbal.
Vous pourrez ensuite présenter les « vraies » cartes disponibles dans le jeu :
Jeu du commerce avec différentes superpositions : Code Couleur
Ce jeu de chez Smartgames est assez connu des orthophonistes et des ergothérapeutes.
L’enfant dispose de petites plaquettes transparentes qui doivent, premièrement, être orientées correctement, mais également, être superposées dans un ordre précis pour reconstituer le modèle sur une image. Ces deux dimensions sont à travailler séparément si cette activité vous parait trop complexe.
Afin d’aider l’enfant à s’organiser, je vous conseille au départ de sélectionner les bonnes plaquettes et d’introduire petit à petit des distracteurs.
Vues de face et du dessus
Jeu du commerce : Logic City
Dans ce jeu du commerce, il est question d’agencements et de perspectives. Les cartes fournies présentent : au recto : la construction à faire vue de face et vue du dessus (comme sur la photo ci-après) et au verso : la construction vue de 3/4 pour vérifier sa réponse.
On a des agencements de maisons à reproduire avec des vues du dessus et de face.
Si l’élève a des difficultés en visuo-spatial, une première étape peut être de reproduire la construction coté solution. Petit à petit on présentera les défis.
Jeu de construction avec plan
Certains jeux de constructions, lego ou autres, sont vendus avec des livrets de montage avec des vues de dessus, dessous, … L’objectif étant de suivre des étapes une par une pour réaliser la construction. En plus des traditionnels engins de chantier, il existe des modèle très « fifilles » avec des licornes et des châteaux de princesses.
J’aime particulièrement ceux de chez action, qui coutent dans les 2€, et qui sont miniaturisés :
L’enfant avec qui j’ai travaillé cela a eu énormément de mal : le visuospatial est clairement son talon d’Achille. En étant guidé, ca a été mais j’ai du faire des dessins complémentaires. En revanche, il était AUX ANGES d’avoir réussi à monter cette voiture !
Jeu du commerce : Hôtel Logic
Ce jeu est extrêmement complexe. Honnêtement, je le conseille uniquement si vous avez des jeunes hyper performants qui aiment ce genre de défis cognitifs car les challenges sont rapidement très (voire trop) complexes à réaliser.
Il s’agit de placer des bâtonnets de bois en fonction des indications sur la carte où figurent une vue de chacune des faces de l’immeuble. Les défis ont une difficulté croissante.
Jeu du commerce : Recto verso de chez Tiki Éditions.
J’adore ce jeu car il est question de performance visuelle mais également, de communication.
Je vous conseille de placer le couvercle de la boite en dessous afin de réhausser le plateau à hauteur des yeux : ce sera plus facile. Ensuite, on regarde une carte qui a un recto et un verso et chaque joueur doit réaliser le challenge d’après ce qu’il voit. Il va falloir discuter afin de se mettre d’accord sur certains placements car cela peut ne pas convenir à la construction que l’autre doit obtenir.
Avec ce jeu, on comprend donc que selon le coté où on se trouve, on ne voit pas la même chose! et on devra se parler et échanger afin que les deux obtiennent la figure demandée dans le défi.
Ce jeu collaboratif est normalement contraint par des timers avec des temps impartis mais évidemment, vous pouvez jouer sans !
Les playmobils
Ci-dessous, je vais vous décrire une activité telle que je l’organise au cabinet avec mes propres playmobils. Vous pouvez reproduire cette méthodologie également en prenant en photo et en imprimant vos modèles sur ce même principe. A défaut, vous pouvez quand même imprimer les PDF et faire travailler « de tête » en abstraction « quel animal voit quelle face? »
Le PDF est ici.
Première étape:
Je présente au jeune les différentes cartes qui représentent différents points de vue de la même scène et je vois si il parvient à les reproduire ou non. Si il n’y arrive pas, il faudra aller travailler avant les orientations (voir ici notamment). Si c’est ok, on poursuit.
Idem avec la voiture et les autres objets à orienter.
Deuxième étape:
On va ensuite placer les éléments comme la scène vue de dessus : on place les animaux tout autour.
Ensuite on va attribuer « qui voit quoi? » …
Pour y parvenir, il faudra que l’enfant se déplace autour de la table pour aller voir les différentes faces selon l’endroit où il se trouve.
Pour les dessinateurs en herbe …
Pour les enfants qui aiment dessiner et qui se débrouillent bien, on va pouvoir leur demander de reproduire en dessinant chaque face d’une scène.
Par exemple, ci-dessous, la voiture vue sous différents angles ainsi qu’un décor de playmobils (collés avec de la pate à fix)
Il existe bien évidement d’autres jeux du commerce pour ces notions de point de vue mais je ne les ai pas 😉
–> On pourra ensuite aller vers des concepts plus abstraits tels que la question des liens familiaux et du changement de point de vue : la maman de maman, le grand-mère de papa, .. sera abordée dans un autre article, sur la famille !
Beaucoup de supports pédagogiques du commerce permettent de travailler la compréhension à partir d’images en Noir et Blanc.
Il s’agit de repérer des éléments au travers de consignes plus ou moins complexes.
Ici, je vais présenter quelques supports que j’utilise mais bien évidement, je vous invite à mettre en commentaire ceux que je ne connaitrais pas afin que je puisse encore dépenser des fortunes tout le monde en profite.
Je tente de les ordonner par difficulté mais évidemment, ce n’est pas un tri « fixe » : souvent les supports sont organisés avec des niveaux crescendo et l’accessibilité dépend des enfants et des notions abordées.
Chacun de ces supports peut être travaillé soit en écrit soit en oral, selon comment vous le présenterez mais ils ont tous pour particularité d’être en noir et blanc avec des éléments indicés à retrouver !
REPERAGE D’ELEMENTS DANS UN ENSEMBLE
Supports gratuits sur le net :
Quand même je cite ceux-là car même si il n’y en a pas beaucoup, ils sont utiles.
Les recherches purement visuelles illustrées, accessibles aussi aux non-lectures : les « Cherche et trouve » et « I spy » :
Des illustrations en noir et blanc où il faut repérer des éléments dans une grande scène : ces activités s’appellent des « cherche et trouve » ou encore des « I spy » en anglais. Ces activités peuvent dégrossir un peu la compétence et habituer l’enfant a repérer quelque chose dans une scène avec une entrée visuelle d’un dessin à retrouver dans un grand dessin.
Sur le site Hoptoys : un téléchargement gratuit de « cherche et trouve » très faciles.Par exemple ici, il s’agit de retrouver les images isolées autour de la scène. L’enfant voit l’image et doit la retrouver une image dans la scène.
Vous pouvez trouver également des petits jeux sur tablette où il faut retrouver des éléments :
Il existe aussi des supports-papier où il faut repérer, dénombrer et écrire une quantité de chacun des items :
l’enfant doit s’organiser un peu et dénombrer.
Ici, vous trouverez une version crescendo de « Cherche et compte » avec des petites quantités, l’objectif étant de comprendre le principe :
Vous pourrez ensuite présenter à votre élève des « cherche et compte » plus complexes que vous trouverez sur le net, comme celui ci-dessous:
Les recherches pour les lecteurs : (type « Cherche et trouve » et « I spy » mais avec de l’écrit)
Un peu plus compliqué, on a le même genre de scènes mais cette fois, la consigne est écrite et non plus illustrée. Le mot doit être lu et compris pour que la consigne soit traitée.
Voici un exemple d’activité où il faut retrouver un élément avec une entrée « lue » : l’enfant doit retrouver un vélo sans image de vélo. Il lit le mot et doit retrouver une image.
On arrive tout doucement à de la consigne écrite comme on aura ci-après …
Les « Je lis, je fais » : avec un seul énoncé très simple, puis plusieurs phrases. Comme celui que j’avais écrit sur les Monsieur-Madame : des illustrations avec des petites consignes très très simples qui sont dans cet article.
Si votre élève n’est pas à l’aise avec les termes de consignes : colorie, souligne, encadre, entoure, barre : vous trouverez des activités sur la page dédiée à la compréhension des consignes.
Vous avez également des choses très épurées sur les sites suivant :
— Instit 90 : ici
— Paulette trottinette avec des phrases très simples de « Lecture et consignes » aussi : ici
— Les fiches de Val’idées : ici
— D’autres fiches de Val’idées avec des le Loup : ici avec 13 séries dont certaines avec des adaptations de codages de couleurs.
—> Voici maintenant des supports payants que j’utilise régulièrement …
COMPREHENSION GENERALE
Compréhension de lecture et autres ouvrages de Les Editions Passe-temps
J’adore les éditions Passe-temps, comme vous pouvez le remarquer régulièrement sur mon site.
Voici personnellement, ceux que je possède. Les niveaux sont différents selon les livrets.
Celui-là par exemple est pour les débutants, avec des défis simples et beaucoup d’illustrations.Voici un exemple du contenu : intéressant pour comprendre de petits textes simples.
« Attention, j’écoute » de chez Chenelière éducation
Attention j’écoute est un recueil de feuilles d’exercices qui regroupe 25 thèmes différents (animaux, fruits, oiseaux, boulangerie, …).
Pour chaque image (NetB), il y a deux pages de consignes avec des niveaux différents. Le premier est plus du repérage simple d’items avec quelques inférences et le second est plus complexe avec des catégories, des négations, etc.
« Ecouter, comprendre et agir », de chez Chenelière éducation
Ecouter, comprendre et agir est un ensemble de 33 activités avec une illustration en noir et blanc et une page de consignes à donner à l’oral. Chaque activité a un objectif, par exemple : compréhension des termes spatiaux, des subordonnées relatives, termes relatifs aux notions de grandeurs, aux notions de quantités, …
« De l’image à l’action », de chez Chenelière éducation (et oui, encore!)
De l’image à l’action : dont j’adore les illustrations et que j’utilise très souvent en créant des consignes simplifiées ou du moins adaptées.
Pour chaque activité (= illustration en noir et blanc) il y a une page de consignes et une page de questions.
« C’est dans l’image 2 », de chez l’Oiseau Magique
On le trouve parfois sur le marché de l’occasion : il s’agit dune mallette avec 12 planches illustrées de scènes de vie (le jardin, le musée, la piscine, …) et des consignes variées (entoure, barre, ajoute, trace, raye, compte …) et des questions pour repérer les éléments significatifs dans les scènes.
Afin d’éviter l’effet d’apprentissage et pour que les questions soient parfois plus absorbables, j’ai recrée des questions sur les différentes scènes (comme ci-dessous).
Les consignes originelles, sur la scènes ci-dessus, par exemple, sont : 1) Colorie la partie du tuyau d’arrosage qui se trouve entre le robinet et la brouette, 2) Dans le potager, colorie 3 salade, 3) Faire une croix sur la fourche, 4) Dans la brouette se trouvaient 4 outils. Un râteau, un arrosoir, une bêche et un seau. Lequel manque-t-il? …
COMPREHENSION PREPOSITIONS SPATIALES
Voici les prépofiches dont j’avais parlé dans l’article sur les prépositions spatiales ici.
Exemple ici : j’ai sélectionné une série de questions (il y en a énormément donc pas de risque d’apprentissage par cœur) et l’enfant répond aux consignes. Il est lecteur donc doit se débrouiller … (2 erreurs ici)
COMPREHENSION MATHEMATIQUES
« Maths en scènes » de chez le Grand Cerf
Regroupe 12 grandes scènes en noir et blanc (la plage, le restaurant, le magasin de vêtements, la campagne, l’atelier,…) pour retrouver des éléments concrets pour répondre aux questions posées. A chaque illustration correspond une fiche recto-verso avec des questions plus ou moins complexes.
Les élèves peuvent lire les questions et retrouver les éléments en coloriant/entourant les éléments.
J’aime beaucoup ce support et grâce à lui, j’ai pu remarquer des difficultés que je n’avais pas vues avec certains élèves, comme la fameuse expression : « salade à 1€ pièce » où l’enfant le dit qu’elle coute une pièce de 1€ …. 🙂
Par exemple, sur cette image : 1) Combien y a -t-il de fenêtres sur le phare? Colorier la moitié de cette quantité en vert et l’autre en rouge. 2) Sur le bateau promenade « Opocus », il y a 4 personnes. Combien de personnes doivent monter à bord pour qu’il y en ait 8 en tout? Les dessiner. Etc.
« Problèmes en images », de chez Educaland
Ce support photocopiable se présente sous forme de classeur transparent : il contient 35 grandes images en noir et blanc ainsi qu’une page de questions.
Il y a des questions d’observations mais aussi des questions de déductions avec travail de la compréhension du vocabulaire mathématique : contient, somme, dépense, retient, manque, économise, distance, gain,… avec également des prépositions : à coté, à travers, entre, à moitié, autant, …
Il existe le « problèmes en images 1 » qui correspond aux cycle 2 et le « problèmes en images 2 » qui correspond au cycle 3.
— « problèmes en images 1 » :
avec les notions : coute, rend, dépense, retient, contient, rajoute, manque, parcourt, économise, double augmente et partage et des substantifs tels que : montant, poids, somme, remise, double, distance, gain, dimensions, achat, retard … et d’autres comme : supplémentaire, paire, identiques, sauf, y compris, excepté, …
— « problèmes en images 2 » :
contient des décimaux et nombres entiers, les 4 opérations, des mesures, pourcentages, échelles. Les termes sont plus pointus que dans le tome 1 avec par exemple ; « prestations, orientation, recette, hors, capacité, masse, acompte, volume, norme, avantageux, promotion, proportion, … Bref, un vocabulaire parfois plus spécifique et surtout plus poussé.
Scènes imagées en noir et blanc de chez Imag’ines
Se présentent dans une grande boite qui contient 10 grandes scènes très denses, en format A3 et un classeur de consignes avec différents niveaux : c’est un réel atout !
Il existe 7 niveaux pour chaque planche : le niveau débutant présente des phrases simples (colorie barre entoure dessine) où il faut repérer des éléments par des indices (catégories, caractéristiques, lieux, …) et le niveau le plus élevé comporte un texte avec des négations, des inférences, des relatives et tout le reste ! 😉
Je vous laisse aller sur leur site afin de regarder la vidéo explicative qui détaillera bien mieux que moi !
Encore une fois, pour ce support-là, il est possible aussi de créer facilement des consignes qui seraient encore plus faciles que le niveau un, avec tout simplement des éléments à repérer et à colorier d’une couleur donnée.
(Photo du site des auteures)
Et vous? des supports avec des scènes en noir et blanc indicées, vous en connaissez d’autres ?
Plusieurs articles sur ce site traite de la question des prépositions et repère visuospatiaux.
En voici un cette fois pour travailler sur un plan plat, en 2D, avec les notions de haut et de bas, ainsi que de gauche et droite.
Avant de travailler ces plans « couchés », il vaut mieux les étudier avec l’enfant en plaçant des objets dans des boîtes, petites maisons, etc, … en utilisant de petits éléments du quotidien (maison playmobils voire objets réels). Il faudra distinguer également la droite relative, mais aussi le milieu et le centre, etc, … Des idées peuvent être vues ici , … ou ici, ou ici ou ici …
Ci-dessous, vous trouverez des fiches d’activités à imprimer (obligatoirement en couleurs), à découper et à plastifier.
Pour les enfants non lecteurs, il est possible de le travailler à l’oral uniquement. Pour ceux entrés dans la lecture, vous pouvez donner les cartes avec un crayon WOODY ou un stylo Stabilo non-permanent (qui a une pointe très fine et s’efface très bien à l’eau).
Il s’agit d’un quadrillage à 4 cases, donc sans centre ni milieu. Il faut retrouver des formes mais attention, les cibles changent (donc flexibilité mentale) et surtout, les indications spatiales sont écrites dans un ordre aléatoire … 🙂 J’ai testé et clairement, les enfants doivent bien se concentrer pour ne pas se tromper : l’ordre des indications variable embrouille un peu les moins à l’aide d’entre eux. Il est préférable de travailler sur ces fiches en interrogeant l’enfant d’abord à l’oral dans ce cas.
Cette seconde version est destinée à être imprimée en NetB pour faire des exercice sur un support papier.
Sur ce document, vous pouvez travailler : _ le fait que l’enfant identifie l’emplacmeent d’un éléement (comme ci-dessus) mais aussi, – le fait que l’enfant place lui même un élément/ une gommette d’après des indications spatiales – la première page vierge permet de faire les deux, à votre convenance, en complétant vous-même.
Une maman avec laquelle je travaille a fait un support de mémorisation/flexibilité mentale. C’est le même type de fichier que celui sur les sapins de Noël où il fallait dessiner des boules, mais cette fois, au lieu du dénombrement, il s’agit des prépositions spatiales.
Le voici, et merci Sandrine! :
Ensuite, n’oublions pas de généraliser et de rendre fonctionnel cet enseignement.
On continue donc à varier et à présenter des situations qui pourront arriver dans la « vraie » vie : Cette feuille est entièrement blanche : mon ado doit placer les éléments « mets le cochon en haut à droite », « mets le slip au milieu », …
Il y a également chez « Tasolutionautisme » un support que je trouve vraiment sympa. Il s’agit du support « Pack mise en rayon » où vous trouverez des produits à placer avec une difficulté croissante pour arriver à des fiches où il n’y a plus de visuel du tout.
Au passage, voici un exemple d’automatisation gauche-droite : Cette compétence va être essentielle dans les activités de lecture mais pas que, dans toutes les activités qui demandent à s’organiser un minimum : faire une série d’actions en chaine (déposer une noisette sur chaque sablés, placer une cuillère sur le dessus de chaque yaourt des convives, etc. ou tout simplement pour chercher dans un ensemble confus (comme les « où est Charlie? ») où la stratégie de proche en proche sera beaucoup moins efficace.
Ici, il s’agit des réglettes de chez Nathan : on aligne les pièces les unes après les autres, il n’y a pas (encore!) de modèles à respecter Il s’agit d’un puzzle fait « maison » pour répondre à certaines contraintes : un minimum d’objet mais dans la difficulté du sens des pièces (comme ce sont des cercles, peu importe comment on présente la pièce, elle s’encastre dedans!). Le modèle est une série de dessins que j’ai fait sur ma tablette.
Si vous connaissez d’autres supports, n’hésitez pas à laisser un commentaire !
UNO est un jeu très connu : pour la petite histoire, il date des années 70 et a été crée par un coiffeur qui voulait créer son propre jeu avec son fils.
Il est composé de cartes avec des chiffres de 1 à 9 et des couleurs (bleu, vert, jaune, rouge). Il y a également des cartes spéciales qui servent à dynamiser la partie.
Le premier à n’avoir plus de carte gagne.
Le déroulement
En début de partie, on en a 7 cartes chacun.
Le jeu est composé de cartes portant des numéros et des couleurs (jaune, vert, rouge, bleu). Chacun son tour, il faut poser une carte portant soit le même chiffre, soit la même couleur que celle qui a été posée juste avant.
Les variantes
Beaucoup de petits jeux sont sur cette base : pouvoir poser la carte si elle a un critère commun avec celle déjà posé.
Il y a notamment :
– Hello Kitty, de chez France Cartes
qui a un certain succès avec les fifilles! On doit associer soit avec le même animal, soit avec la même couleur.
– Color Addict Kidz, de chez France Cartes
dont le principe est le même avec des formes simples (carré, ronds, triangles, …) et avec des couleurs.
À noter : le jeu Color Addict Kidz n’a strictement rien à voir avec le jeu Color Addict « normal »… Un article sur ce dernier viendra d’ailleurs prochainement !
– Pipolo, de chez Djeco
l’ancienne version qui est avec des prépositions spatiales et des animaux. La règle du jeu princeps n’est pas du tout celle-là (c’est initialement un jeu de bluff, principe que je fuis d’une manière générale) mais je le trouve génial utilisé comme cela. J’explique « ma » règle dans un article précédent ici.
Enseigner UNO (ou une variante) à votre enfant
En pré-requis, il faut que l’enfant sache :
– piocher,
– faire du tour de rôle
– trier les mêmes items avec des critères variés.
Pour s’assurer que ce dernier critère soit bien acquis :
On peut vérifier en prenant le paquet de cartes et en présentant sur la table un début de tri par chiffre (on place 1, 2, 3, …) puis un début de tas par couleurs (on place un tas pour les cartes jaunes, un tas pour les cartes bleues, … ). On commence à trier puis on demande à l’enfant de continuer … si l’enfant n’a pas cette flexibilité cognitive (trier alternativement par couleurs et/ou par formes), il ne parviendra pas à jouer à UNO.
Tout d’abord, il faut préparer le jeu en ôtant du paquet toutes les cartes avec particularités : les « +2 », « +4 », « joker », « sens inverse », etc, … afin de ne garder que les cartes avec des numéros de couleurs.
Comme d’habitude, quand on enseigne un jeu à un enfant, on va le faire jouer les cartes de sa main à plat sur la table le temps qu’il comprenne, pour pouvoir le guider et pour lui éviter la difficulté supplémentaire de devoir tenir ses cartes. Je laisse aussi mon jeu à plat pour qu’il me voit réfléchir sur les données que j’aies moi. Puis, petit à petit, je commence à prendre mon jeu en main et l’enfant en général fait pareil sans même que je ne lui demande quoi que ce soit.
On place 7 cartes devant l’enfant, 7 cartes devant nous et une carte au centre de la table. On le guide en énonçant la couleur de la carte à haute voix « un 5 bleu », si il a une carte de la même couleur (bleue), on le guide pour qu’il la recouvre, si il n’a pas, on le guide pour rechercher le même chiffre (ici le 5), si il n’a pas on pousse sa main vers la pioche (pas de verbal, au risque qu’il se sente obligé à chaque fois de s’auto-verbaliser « tu pioches ».
Puis, on joue en expliquant oralement « oui, j’ai la même couleur, je mets mon 4 bleu sur le 5 bleu », puis c’est à l’enfant, on le guide, etc, …
Plus tard, on introduira les cartes spéciales qui en général ne posent aucun problème lorsque le reste est maîtrisé.
Outre le fait d’entraîner les fonctions exécutives, maîtriser les règles de ce type de jeu permettra à l’enfant de pouvoir partager des moments sociaux avec des pairs : c’est un grand classique dans les chambres d’enfants !
Avant même de travailler les prépositions et tout le vocabulaire spatial, il va falloir s’assurer que l’enfant fasse la différence VISUELLE entre deux situations. C’est uniquement lorsque l’enfant a perçu et est attentif à cette subtilité que l’on va pouvoir commencer à mettre des mots tels que « à gauche », « au milieu », etc, …, sur ces situations spatiales et non l’inverse.
Petite précision : il s’agit ici de faire la différence entre des images « miroirs », des éléments qui sont représentés comme allant vers la droite ou la gauche, etc, … et non de prépositions spatiales en tant que telles (dessus, dessous, …) que l’on a pu voir dans cet article. Il s’agit surtout d’observations fines et de repérages complexes. « Aller vers la droite » ou « aller vers la gauche » est un concept qui me semble plus compliqué que « être à droite » ou « être à gauche » dans la mesure où ça demande de mentaliser une action représentée sur papier, donc statique.
Afin de voir si l’enfant est sensible à un élément placé à droite ou à gauche, vous pouvez imprimer ce PDF et lui faire trier ces photos de playmobils :
On peut également demander à l’enfant de trier des images dont certains ont « la tête en bas » :
Ici, l’élève a tout de suite compris le sens de l’illustration et il trie en orientant son poignet pour positionner les dessins tous dans le bon sens.
Autre idée d’activité où l’enfant doit tourner :
J’ai fabriqué un support avec 3 trous de la taille de bouchons et j’ai peint des bouchons pour avoir une ligne verticale. Ensuite, j’ai fait des photos de modèles et l’enfant doit tourner les bouchons (un peu comme on tournerait les boutons d’un four) afin de reproduire le modèle.
Comment s’assurer que l’enfant fasse cette distinction et/ou comment enseigner l’émergence de cette différenciation?
Comme d’habitude, cet enseignement doit se faire en manipulant mais faute d’avoir les supports pédagogiques pour (genre Topologie ou Toporama de chez Nathan), ou de les fabriquer soi-même, je vous propose dans cet article des illustrations dessinées à dessein.
Voici donc ci-dessous un PDF pour le tri d’images. Il s’agit de trier en deux tas les deux orientations différentes. Les illustrations sont été faites de façon à estomper les indices visuels facilitant la différenciation.
Dans le matériel classique qu’on retrouve dans les établissements scolaires, il y a des sortes de puzzles avec des pièces carrées dont le niveau diffère en fonction des consignes données. Différents types de cartes sont disponibles ; l’enfant peut reproduire l’images qui contient des quadrillages pour s’aider (ou non), il peut également réaliser son puzzle à partir de cartes codées : la réponse n’est donc pas disponible directement, il devra « décoder » les énigmes.
J’aime bien ces puzzles car ils me permettent de faire des pauses lorsqu’on a beaucoup travaillé le langage … ca permet de souffler un peu 🙂
On peut trouver notamment :
Le Cactus, de chez l’Oiseau Magique :
Reproduction « facile » où l’image est quadrillée et l’enfant pose en terme à terme les bons carrés.
Codopuzzle, des éditions du Grand Cerf, qui est plus ancien mais que je trouve très intéressant:
Reproduction avec un codage : le chiffre correspond à un modèle de carré et le point permet d’orienter la pièce comme il faut.
Pour les enfants qui seraient en début d’apprentissage ou en difficulté, on peut prendre une seule ligne à reproduire (car toutes les pièces sont au moins en 2 exemplaires)
Là je place au fur et à mesure les pièces, mon élève trouve la même et l’oriente bien, puis je reprends une pièce, etc. Il fait petit à petit en même temps que moi. Toute la ligne d’un coup, ce serait trop compliqué pour l’instant.
Insectes et petites bêtes, du Grand Cerf aussi :
Sur le même principe : il y a des images sans quadrillages mais un calque quadrillé est fourni pour le mettre dessus au besoin. Au dos, un dessin en noir et blanc avec des flèches qui indiquent l’emplacement des pièces.
Le jeu 1, 2, 3 Eduludo de Djeco:
Ce jeu est à la base un jeu de numération de petites quantités mais j’aime beaucoup les petits animaux de la boite. Ils sont imprimés des deux côtés et l’enfant doit donc les retourner selon l’orientation désirée. Parfois, j’utilise ce jeu uniquement comme puzzle d’orientation, où l’enfant doit positionner tous les animaux (il y a des lapins mais aussi des chiens, chats ..), comme ci-dessous avec cette jeune fille qui est vraiment en difficulté sur les orientations. Là, j’ai l’impression qu’elle a compris ! 😉
Vous trouverez également sur ce site des articles sur des jeux qui travaillent l’orientation : – Loco Circus ici – Eléphants Cascadeurs ici. – Acrobasticots de chez HABA
Une fois cette compétence acquise, l’enfant va pouvoir verbaliser « il va vers la droite », « elle va vers la gauche », etc, … et bien d’autres supports chouettes pourront être utilisés ! Des supports pédagogiques tels que « bien lu bien vu » de chez Le Grand Cerf, « 1,2,3 Eduludo, etc, … permettent de travailler le langage associé à tout ca.
Fréquemment, les enfants égarent, voire cachent des objets. Là où d’ordinaire il suffit de demander à l’enfant où il a mis tel ou tel item, les choses se corsent avec un enfant peu/non verbal.
J’ai connu un petit rigolo notamment qui cachait le portefeuille ou les clefs de ses parents juste pour le plaisir de les entendre râler et de les voir chercher …
Mais la plupart du temps, les enfants ne savent tout simplement pas indiquer à leur parent où est l’objet perdu.
Voici quelques idées d’exercices à mettre en place afin de travailler cette compétence.
Matériel
Il faudra :
une petite dizaine d’items du quotidien (ex : le verre rose Barbie, la tablette iPad, la trousse, le doudou, etc, …)
des photos (imprimées ou tout simplement dans votre téléphone) de ces items
2 personnes (adulte A et adulte B) en plus de l’enfant, du moins au départ de l’enseignement
Minimum de 2 pièces dans la maison.
Mise en place
Comment cacher ?
L’enfant et l’adulte A vont placer un objet à un endroit dans la maison, dans une autre pièce : le dépôt doit être un endroit naturel!
Il ne s’agit pas de cacher, il s’agit plus de mettre à un endroit qui ne soit pas en évidence au milieu de la pièce : bref, de reproduire une situation plausible de recherche. Cacher un verre sous le matelas du lit n’a aucun sens!
Par exemple, le doudou sous la couette, le verre sur le côté d’un meuble, l’iPad dans le sac à dos grand ouvert, … tout cela est plausible.
Qui « cache » / « place l’objet à un endroit » ?
Au début, l’adulte A pose l’objet quelque part, il attire éventuellement l’attention de l’enfant dessus, puis il pourra demander à l’enfant de le poser à tel ou tel endroit, puis le donnera à l’enfant sans rien diriger jusqu’à ce que l’enfant « l’abandonne » quelque part et à ce moment là, l’adulte orientera l’enfant à retourner dans la première pièce où l’adulte B attend. Bref, il faut faire un peu toutes les situations de façon à ce que cela reste flexible et à minima naturel.
Comment rendre cet apprentissage fonctionnel ?
Au fur et à mesure, il va s’agir de ne plus le faire, voire de faire faire des activités intermédiaires à l’enfant. Par exemple, on propose à l’enfant de boire de l’eau dans le verre rose Barbie (on met de l’attention dessus), on le laisse le poser quelque part (lieu à retrouver ensuite), puis on divertit l’enfant avec une ou deux passes de ballon (distracteur) puis on va dans la première pièce retrouver l’adulte B qui va faire sa demande « où est le verre rose Barbie? » (consigne) : le but est de s’approcher le plus possible d’une situation future plausible!
Par exemple, en situation naturelle : l’enfant a joué avec votre téléphone portable, puis tout le monde vaque à ses occupations, puis vous (vous) demandez « où est le portable » … il y aura eu pleins d’activités et/ou de temps écoulé, l’exercice sera encore plus compliqué pour l’enfant. Il faut donc travailler cet apprentissage progressivement pour arriver au final à introduire un délai important.
Enseigner à rapporter ou à mener l’adulte jusqu’à l’objet égaré
Il me semble qu’il faut travailler les deux. « Rapporter » l’objet mais aussi « mener jusqu’à l’objet » peut être intéressant lorsqu’il y aura une situation problème où l’enfant n’aura pas la capacité à le récupérer : par exemple, un ballon coincé en haut d’une gouttière, un jouet balancé par le balcon mais ramassé entretemps par un passant, etc, …
Rapporter un objet
Une fois l’objet caché, l’enfant et l’adulte A retournent dans la première pièce.
L’adulte B va vers l’enfant et demande « Où est X? » : l’enfant doit alors identifier cette expression comme étant équivalente à « donne-moi X ». Et bien oui, lorsqu’on cherche son portable par exemple, on va demander « où est mon portable? » ou bien « tu sais où est mon portable? » ou bien « tu as vu mon portable? » mais on ne s’approchera pas de l’autre en lui disant « donne-moi mon portable! » (ce qui sous-entendrait que l’autre l’a volé, d’ailleurs …).
Il va donc être important de s’atteler à enseigner la consigne qu’on verbalisera à l’enfant avec une phrase adéquate.
Au début de l’enseignement pour que l’enfant comprenne, on peut dire « donne-moi le verre rose Barbie » (qui est une consigne acquise par l’enfant) mais rapidement il faudra passer à une consigne du type : « où (il) est le verre rose Barbie? » et que l’enfant infère ce qu’il doit faire ensuite …
On peut également se servir d’une photo de cet item afin de soutenir la consigne donnée verbalement mais ce sera à estomper rapidement. L’indice visuel permettra une économie de traitement au cerveau mais il faudra que l’enfant apprenne à terme à mentaliser la demande de l’adulte.
Remarque : Si l’enfant est verbal, à la consigne du type : « où (il) est le verre rose Barbie? » il est conseillé de le guider en échoïque (voir le chapitre sur les guidances ici) à une réponse orale (« bureau » ou « bureau chambre » ou « sur le bureau de la chambre » en fonction de ses possibilités). Mais on s’aperçoit qu’une explication précise est rapidement complexe même pour un enfant bien verbal ! Donc il peut être utile de travailler la suite quelque soit le niveau de l’enfant.
Cette consigne va devoir déclencher le fait que l’enfant aille chercher et rapporte à l’adulte B le fameux objet.
L’adulte A va guider l’enfant SANS PARLER (la guidance verbale est strictement interdite pour cet enseignement), et « NON, ce n’est pas l’occasion de travailler les prépositions et les pièces de la maison » … j’en entends d’ici me dire ça! ;-). L’adulte A orientera l’enfant en guidance physique modulées : le poussant légèrement dans la bonne direction jusqu’à l’objet, si besoin il pourra également pousser légèrement le coude de l’enfant vers l’objet pour qu’il l’attrape puis guidera physiquement de nouveau pour que l’enfant fasse le retour et rapporte l’objet à l’adulte B. Attention à ce que l’enfant ne joue pas avec l’objet une fois saisi, dans ce cas, il faut l’empêcher et continuer à le re-diriger vers la cible : l’adulte B.
Mener jusqu’à un objet
Même chose que ci-dessus : l’adulte A et l’enfant vont mettre un objet à un endroit dans une autre pièce.
L’adulte B va donner la consigne adéquate (voir ci-dessus) et l’enfant pourra éventuellement aller chercher et rapporter l’objet (surtout si cela a été travaillé avant).
Afin de rendre impossible le fait de rapporter l’objet (qui est la réponse première la plus pertinente mais pas possible dans tous les cas), voici quelques idées de sabotage :
◊ mettre l’objet hors de portée en hauteur,
◊ choisir un objet tout petit (genre casque de playmobils) et le mélanger à dans une caisse remplie de toutes petites pièces,
◊ placer cet objet dans une armoire vitrée qui serait fermée à clef ou à mode d’ouverture inconnu de l’enfant,
◊ ranger dans la machine à laver avec la sécurité d’ouverture du hublot,
◊ laisser l’objet dans la voiture fermée à clefs,
◊ coincer l’objet sous quelque chose d’insoulevable par l’enfant (genre le coin du doudou sous la grosse commode), …
Bref dans n’importe quelle situation où l’enfant sera contraint à vous mener à l’objet faute de pouvoir vous l’apporter directement.
Si vous avez d’autres idées, mettez-les en commentaires, je pourrais les ajouter à la liste !
Pour la mise en pratique, l’enseignement se fera comme ci-dessus.
Après avoir eu la consigne de l’adulte B, l’adulte A va guider l’enfant vers l’objet-non-rapportable, l’enfant va certainement tenter d’accéder à l’objet pour le saisir : l’adulte A va rediriger rapidement l’enfant vers l’adulte B et va le guider pour que l’enfant prenne l’adulte B par le bras/la main pour l’emmener jusqu’à l’endroit où se trouve l’objet demandé.
Cotation et évaluation de cette compétence
Afin de pouvoir matérialiser la progression, je mettrai un exemple de grille de cotations téléchargeable ci-dessous.
Le Colorino est un jeu très répandu, que l’on trouve très bon marché d’occasion.
Il est composé d’une planche transparente de 6X9 picots, de plusieurs planches illustrées avec des modèles colorés à insérer sous ces plaques, ainsi que des ronds de couleurs à placer aux bons endroits.
Il permet de travailler la pince tridigitale (avant la pince bidigitale) ainsi que l’observation en plaçant en terme à terme les ronds colorés. Il est donc particulièrement indiqué dans les premiers jeux de manipulation, après les boîtes à formes.
Colorino classique : un grand format.
Il est dans toutes les maternelles : une grande planche avec un dessin sur lequel on vient placer des « boutons » colorés. Une adaptation très simple consiste à créer une feuille d’exercice avec uniquement quelques cercles de couleurs (vous faites au feutre comme sur les photos ci-dessous), afin que l’enfant comprenne le principe et se familiarise avec le fait de « clipser » les ronds sur les picots. Pour certains enfants, cette partie motrice n’est déjà pas évidente. Petit à petit, vous augmentez le nombre de points colorés sur la feuille :
Uniquement 3 points de couleur bleue : l’enfant doit les repérer et les placer.Neuf ronds à placer sur les points colorés de 4 couleurs différentes!
Colorino « mon premier colorino » : un tout petit format.
J’ai découvert « mon premier Colorino » qui est composé du même matériel que le Colorino classique (article à venir sur le « Colorino classique » sur comment l’adapter et le détourner), mais avec une planche à transparente plus petite composée uniquement de 9 picots.
J’ai flashé tout de suite dessus pour sa possibilité de travailler non seulement avec les règles « normales » (pour les petits), mais surtout la possibilité de détourner ce support pour travailler les prépositions spatiales planes. Je m’explique …
J’ai créé des fiches de 9 ronds en 3×3 ronds de couleurs. Ces fiches servent tout d’abord à être placées sous la plaque transparente.
Comme ci-dessous : on place les ronds jaunes sur les emplacements jaunes, le rond bleu sur l’emplacement bleu,..
Puis, un peu plus complexe, on met le modèle ci-dessous en vert : l’enfant doit reproduire le même mais cette fois en transposant. L’indication n’est plus en transparence par dessous mais plus loin sur le même plan. Puis, on peut tout simplement mettre le modèle verticalement ce qui engendrera un changement de plan, difficulté croissante pour la plupart des enfants.
Puis, des configurations plus compliquées :
Une fois tout cela maîtrisé, on peut passer à la suite ….
Introduire des termes visuospatiaux et mathématiques
Je présente à l’enfant les différents cartes et je travaille les notions « tous » et « tous … sauf »:
En réceptif tout d’abord, avec les cartes :
– « donne-moi tous les verts » / « que des verts » / « uniquement des verts » – « tous les rouges sauf un vert » / « que des rouges sauf un vert » / « que des jaunes sauf 3 rouges », etc, …
On peut également présenter un ensemble de cartes et demander « donne-moi celle sans vert ni bleu » ou « qui a ni bleu ni rouge », …
Puis, en production en manipulant le « mon 1er Colorino » :
Je reprends les cartes, en montre une et l’enfant doit faire ou me dicter ce qui est sur la carte. J’adore présenter ce genre d’exercices en alternant l’enfant et moi, souvent ils aiment nous voir travailler à leur place!
Cela permet de voir si les termes « tous », « sauf », « rangée », « ligne », « colonne » sont fonctionnels. Certains enfants me dictent patiemment « un bleu, et un bleu, et un bleu, … et ce 9 fois! » dans ce cas je guide « ahhh !! tous bleus?! » et redonne une autre fiche avec que des verts en attendant qu’il s’économise en dictant « que des verts » plutôt que de me dicter de nouveaux 9 fois « mets un vert ».
Idem pour ci-après la notion de colonnes : première colonne jaune, deuxième colonne rouge et dernière colonne bleue. Ou « tous bleu et un seul rouge au milieu », ou « que des jaunes sauf un rouge au milieu », …
Ces petits exercices qui sont très ludiques pour les plus âgés, ils sont contents de retrouver les anciens jeux et cela permet de travailler des notions assez complexes, souvent peu connues et pourtant très utiles !
Selon les éditions et rééditions de ce jeu de chez Beleduc, il est nommé tour à tour : « Où est Monty? », « Il est où le Minou? », « Trouve Monty », ou encore le titre dans sa version anglophone : « Find Monty ».
Il s’agit d’un jeu sur les prépositions spatiales où il est question de dire où se trouve Monty, le petit chat gris.
Le jeu est composé de petites cartes épaisses cartonnées avec photos de la scène, d’un dé, d’un plateau « sol » avec un tapis, d’un lit, d’un coussin bleu, d’une couette rouge et du chat Monty, qui est « réversible » (= imprimé des deux côtés).
ATTENTION : ce jeu se joue …. de mémoire ! 😉 enfin, si on peut …. en général, selon les faces du dé (et selon l’enfant évidement), je choisis de le faire de visu ou de mémoire. Même en regardant la carte, c’est loin d’être évident : le sens du chat est notamment source d’erreurs fréquentes. (Ce recto-verso, si il pose trop de problèmes, peut être travaillé avec d’autres types de supports plus adaptés entre temps, vous trouverez des exercices en tapant « orientations » dans le moteur de recherche du site)
Le dé a 3 faces différentes : – un lit : on doit reproduire ce que l’on voit sur la carte, c’est la consigne la plus facile du jeu. – une bouche : on doit verbaliser, décrire à l’autre comment aménager la scène pour reproduire ce que l’on voit sur la petite carte carrée. – un bonhomme stylisé tête à l’envers : on doit reproduire la scène avec le modèle mais placé à l’envers … et bien ce n’est pas évident du tout !! 🙂
Il existe deux versions de Pipolo chez Djeco, ça porte donc à confusion. Il me semble que celui sur fond jaune soit plus ancien et qu’il ne se trouve que d’occasion.
Il s’agit de deux versions différentes qui ont la même règle du jeu. Ici je ne vais parler que de celui de gauche, sur fond jaune. Je trouve l’autre inintéressant pour nos enfants.
Ce jeu est à la base un jeu de bluff : outre le fait que je n’aime pas ce type de jeu d’une manière générale, c’est particulièrement peu indiqué pour nos enfants. Il est très rare que je change une règle du jeu mais il était dommage de passer à côté de ce joli matériel à cause de sa règle du jeu. J’aime l’esthétique de ce jeu, sa thématique sur les prépositions spatiales, la clarté de l’info (il y a un carton et un animal : on se place forcément du point de vue du vivant), …
Afin d’utiliser ce jeu, j’adopte donc une règle proche du UNO : On pioche chacun 5 cartes, on retourne une carte sur la table. On doit ensuite défausser les cartes où figure soit le même animal, soit le même positionnement par rapport à la boîte. On travaille donc : les prépositions évidement, mais aussi la flexibilité mentale et l’inhibition (parfois les enfants sont tentés d’associer par la couleur des boîtes en carton .. mais il ne faut pas 🙂 ).
Il s’agit de 12 animaux différents dans 4 positionnements différents !
Ce jeu peut être utilisé également avec les petits (/niveaux) en faisant du tri : – tri par la couleur des boîtes (trois tas) – tri par animaux (12 tas), – tri par prépositions (4 tas). Cela travaille la flexibilité mentale : on trie de 3 façons différentes le même matériel.
Pour mes collègues psy, cette tâche peut faire partie des Dimensional Change Card Sorting Task, DCCS (avec flexibilité mentale, mémoire de travail et inhibition) ou bien des ATI (Alternance des Tâches Indicées) avec des blocs mixtes.