Publié dans Adaptations et critiques de jeux, flexibilité cognitive, Fonctions exécutives, Planification, Visuo-spatial

Windy Woody

Un jeu assez original : Windy Woody de chez Piatnik.
Il est composé d’un plateau évolutif en fonction de la difficulté recherchée, de deux dés (on peut en utiliser qu’un seul …), de cartes nœuds (qui servent de points) et de 6 cartes vêtements en noir et blanc.

Jeu de société WINDY WOODY - LudoVox

L’idée est de suivre des yeux le fil du cerf-volant afin de répondre à des consignes.

Ce que j’apprécie particulièrement c’est qu’il travaille une notion assez peu exploitée dans les jeux du commerce : la poursuite oculaire.
De plus, il est très facilement modulable : il peut être facilement découpé en unités plus faciles et de ce fait, offre une progression toute douce au besoin.
Enfin, le jeu propose de faire une règle du jeu, puis une autre et enfin de combiner les deux et laisser le dé choisir si on joue d’une façon ou d’une autre ! là, on est vraiment la flexibilité mentale à fond !

 

On lance le dé, on obtient une couleur, on suit le fil du cerf-volant de cette couleur jusqu’au petit personnage : ensuite, selon la version de règle choisie :

  • Version couleur cerf-volant : on doit trouver le vêtement de la couleur en question
  • Version couleur manquante : on doit trouver le vêtement qui correspond à aucune couleur du cerf-volant
  • Version les nœuds : on doit regarder les nœuds des deux cerf-volant qui correspondent à la couleur du dé et trouver le vêtement commun aux deux personnages!
  • Version combinaison : on combine les trois et on joue avec le second dé qui nous dit quelle versions jouer !

 

Windy Woody » sklep GryPlanszowe.pl « gry dla dzieci inne - cena, opinie

Pour commencer avec un enfant très en difficulté

  1. Commencez tout simplement par pointer un vêtement sur un petit garçon de la carte personnage et demandez à l’enfant de pointer la carte de l’habit correspondant. Déjà, on s’assure que l’enfant sache faire cette correspondance
  2. Ensuite, si l’enfant y arrive, on recule encore d’un cran et on lance le dé, trouve le vêtement de cette couleur puis, montre le vêtement noir et blanc qui correspond.
  3. Puis, on lance le dé, on regarde les cerfs-volants, on descend le fil (avec aucune carte intermédiaire au début, comme sur la photo), on retrouve l’habit qui correspond à cette couleur et on montre le vêtement noir et blanc qui correspond en le nommant.
  4. Bref, on continue comme ça jusqu’à la règle du jeu expliquée dans la boîte.

 

Ensuite

On pourra ajouter des plaques de cartons et rendre ainsi plus compliquée la recherche des éléments.
On jouera avec les dés de façon à rendre les règles complexes et changeantes.

 

Windy Woody est une belle suite à mon petit jeu que j’avais crée à partir du loto cherche et trouve de chez Vilac, que vous trouverez ici.

Publié dans Ecrit, Matériel générique, Motricité fine, Pré-graphisme

Crayons ardoises Woody

Petit post sur le matériel : crayon Woody de chez Stabilo. Il semblerait qu’il change de nom et il devient depuis peu Stabilo Markdry.
Ils se trouvent dans les grandes surfaces.

Pourquoi ce Woody est-il particulièrement bien pour les enfants que j’accompagne ?
– car il est gros et facilité la prise tri digitale des enfants en apprentissage de l’écrit : dommage qu’ils ne soient pas triangulaires … mais c’est déjà pas mal !
– car il est « silencieux » et sans odeur, ce qui est important pour certains enfants hyper sensibles
– car il est gras et ne nécessite pas d’appuyer fortement pour marquer le support
– car il permet d’écrire à l’infini sur des surfaces lisses en permettant d’effacer au besoin
– car il est aquarellable et permet donc de travailler également avec de l’eau pour d’autres effets.

 

Particulièrement connu pour être utilisé sur le Velléda, ce stylo est très agréable à manipuler.

Ces stylos sont beaucoup plus pratiques que les feutres Velléda qui s’émoussent, sèchent, déclinent rapidement compte-tenu de ce qu’ils subissent avec les enfants? De plus, les feutres Velléda classiques ne s’effacent pas toujours très bien, surtout sur les supports plastifiés.

On peut effacer les tracés de ce crayon avec un chiffon humide, et hop, il n’y a plus du tout de trace ! Personnellement, j’aime beaucoup aussi le fait de laver la surface avec un peu d’eau sur un chiffon : cela permet d’apprendre à nettoyer.

Le gros avantage de cet outil est qu’il permet de tracer sur des feuilles plastifiées. On a donc une possibilité d’écrire à l’infini SANS ABIMER les feuilles plastiques : pas de traces ou d’auréoles colorées lorsqu’on efface.

   

Bref, une super astuce, et bonne nouvelle, de plus en plus de couleurs viennent compléter les classiques « noir, bleu, rouge, vert, jaune » du début et il existe maintenant des beaux violets, roses, etc. 😉

Publié dans Aide à la création de supports, flexibilité cognitive, Fonctions exécutives, Lexique - vocabulaire, Mémoire de travail, Planification

Des supports sur le thème de Noël

Pour une fois, cet article est construit autour d’un thème et non pour l’enseignement d’une compétence en particulier.

Chaque année, je rajoute et j’ajouterai encore de nouveaux supports pour les enfants que j’accompagne.

Voici donc en vrac les supports autour de Noël, tous les niveaux confondus.

La suite sera en décembre 2026 !  😉

Des boules et des cadeaux

Voici un groooooooooooos PDF où vous trouverez des activités différentes. C’est ici
L’avantage est que l’on peut travailler avec ou sans oralisation.

Le plus important : contrôler les cartes que vous présentez à votre élève. Selon celles que vous lui donnez; la difficulté sera vraiment minorée ou majorée. (Des exemples seront expliqués plus loin)

Trier visuellement, sans nécessité de verbaliser

Au début on classe entre les « avec boules jaunes » et sans boule verte » : dans cette configuration, toutes les cartes iront quelque part. C’est la configuration la plus facile, selon moi.
Par exemple, prenons la situation ci-dessous :

On donne une dizaine de cartes à l’enfant.
Il doit trier « avec boule verte » « sans boule verte ».
Remarque : la case à droite n’a pas de boule verte barrée car il est plus facile souvent pour l’enfant de comprendre « pas de picto » que de comprendre un picto « boule verte barrée ». Il faudra néanmoins lui apprendre que « barré » signifie « absence de » mais c’est un apprentissage en tant que tel.

Ensuite, même configuration avec le picto « boule jaune barré » : l’idée est d’introduire ce picto complexe, qu’l ne signifie pas « boule jaune ET croix » mais qu’il signifie « absence de boule jaune ».

Ensuite, une difficulté supplémentaire va être de sélectionner des cartes selon un critère : la boule jaune. C’est plus complexe car il faut prendre certaines et en laisser d’autres.
Dans les propositions faites à l’enfant, j’ai rendu l’exercice encore plus complexe. Voyez-vous pourquoi?
Car j’ai mis des cartes avec des cadeaux jaunes : pour rendre l’exercice plus facile, je peux dans les premiers essais ne prendre que des cartes avec des boules et ne pas mixer avec des cartes où il y a des cadeaux.

Même chose avec par exemple des « présence de boule verte ».

On sélectionne « avec boule(s) verte(s) » : il faut au moins 1 boule verte pour être placé dans la boîte.

 

Cette fois, c’est la démarche inverse : il doit sélectionner les « absences de boule jaune ». C’est plus difficile que de trier en deux lots et évidement, plus difficile encore que de sélectionner les « présences de boule jaune ».

ATTENTION :

Si l’exercice précédent est trop complexe, revenez à du tri !

Attention, il ne s’agit pas de classement (on n’a pas une case par couleur) on a les verts VS les non-verts, c’est un tri selon un critère. La difficulté pour les enfants avec autisme va être d’accepter de mettre tous les pompons colorés non-verts ensemble.

et si c’est vraiment trop complexe, à du classement avec une case par couleur…. et là, on revient dans un exercice très simple que l’enfant doit absolument maitriser.

Trier visuellement, avec des inclusions de classes

Plus difficile, on sélectionne un lot de cartes et l’apprenant va devoir changer de focus. On s’intéresse cette fois à « boule en général » quelque soit la couleur.
Dans l’exemple ci-après, on demande à l’enfant de sélectionner des cartes « sans boule » du tout ( = avec que des cadeaux)

  Une autre version :

Dénombrement et exercices papier

 

Dans le PDF, vous trouverez des pages d’exercices.

Une version « entrainement » où vous posez une carte sur la partie grisée et l’enfant s’entraine à dénombrer en prenant en compte les critères dessinés (pas de lecture nécessaire) :

Une fois que l’enfant est bien entrainé, il peut travailler sur feuille. Cette version est destinée à maintenir la compétence dans le temps. Par exemple, vous donnerez un exercice comme celui-là au bout d’une semaine sans entrainement, puis une fois tous les 15 jours, etc.

Le PDF est ici.

Les quantités

Vous trouverez des étiquettes avec des quantités pour des classes et des sous-classes.

 

Les comparaisons de quantités

Au début, je vous conseille de travailler SANS verbaliser. L’enfant devra juste manipuler les étiquettes. Pour la compréhension des signes >=<, il y a cet article là et plein d’autres.

On sélectionne le cartes qui ont la même quantité de boules rouges que de boules bleues.

Même principe mais avec la présence de « oui » VS « non » pour préparer la réponse aux questions :

Question : « autant de rouge que de bleu » La grande difficulté va être de prendre en considération en transversal les cadeaux ET les boules.

Autres exemples :

De la négation de négation . que du bonheur !!  😉

Ensuite, je tentais de faire comprendre à un enfant que dans les quantités différentes, il y a deux sous parties : plus de l’un ou plus de l’autre !

 

Introduction de l’oralisation

Ces cartes vont vous permettre aussi de poser des questions telles que « est-ce qu’il y a une boule jaune? » « ou encore des questions plus complexes telles que « est-ce qu’il y a plus de boules vertes que de boules jaunes? »

Verbaliser des comparaisons est extrêmement difficile, je vous conseille de le faire à la fin quand l’enseignement ci-dessus est OK en visuel pur.
Par exemple, la formulation-type :  « il y a plus de ……….. que de …………  » est souvent comprise comme :  « il y a plus de ……….. que deux …………  » après, l’apprenant confond tout ………… faites donc très attention !

Là, on va pouvoir travailler uniquement la verbalisation et « lire » les étiquettes « Moins de boules vertes que de boules jaunes », …

Ce support mériterait un article complet mais je n’ai pas eu le temps … ça viendra surement … 😉

 

Traitement de 4 critères [2025]

Voici un nouveau PDF : des cadeaux et des boules

Comment procéder ?

Plusieurs possibilités : vous pouvez laisser les propositions en planches de 10 cases (elles sont randomisées exprès) ou les découper sous forme de petites cartes.

Imprimez en recto-verso afin de pouvoir mieux vous organiser dans les séries.

Description des séries :

Série 1 : 2 objets différents, 4 couleurs différentes, 2 quantités possibles, 2 tailles différentes.
Série 2 : 2 objets différents, 2 couleurs, 2 quantités et 2 tailles.

Si vous découpez en petites cartes, vous pourrez présenter des difficultés une par une et tester les critères isolément.

 

Exemple de mise en place avec un enfant avancé : « donne la petite boule (rouge) »

Attention, avec mes propositions dans la photo ci-après, combien avons-nous mis de critères à discriminer pour l’enfant?
Sur celui de la taille de la quantité et de l’objet. Il y a donc 3 critères et non 4 car ici, je n’ai pas mis de boules qui ne soient pas rouges !!

Pour le PDF : appuyez sur la photo !

Sudoku Noël [2025]

Ce sudoku est le même que celui que j’avais fait pour Halloween : j’ai juste dessiné de nouvelles illustrations et ai remplacé car les sudokus, à faire c’est déjà pas facile mais les créer, c’est vraiment coton ! 🙂

Cherche et compte [2025]

Dénombrer des collections dont les éléments sont mélangés.
Les collections sont petites car l’objectif est de s’organiser et non d’aller loin dans le dénombrement.

 

Trouver un manquant :

Les sablés de Noël

Le PDF se trouve ici.
Au tout début, on ne place qu’un seul sablé, par exemple « sapin ».
On laisse l’enfant trouver celui qui manque parmi 1 (puis 2, puis 3 possibilités de pioche qu’on laissera sur le coté), que l’enfant viendra placer sur le velcro (le velcro est important car il « invite » à mettre quelque chose.
Ensuite, si l’enfant est oralisant, on verbalise éventuellement « il manque le sapin ».

Puis, même chose avec 2 sablés. On fera varier le nombre de possibilités pour faire évoluer la difficulté.
Puis, pareil avec 3 sablés :

On va ensuite les déplacer légèrement sur le modèle de façon à ce que l’enfant s’habitue à rechercher le manquant même lorsque les éléments sont mélangés.

Codage de Noël

Il y avait eu une version pour halloween, voici pour noël :

Frise du mois de décembre 2025

Accrochée dans le cabinet, les enfants pourront visualiser les jours qui restent avant ce jour tant attendu : on est fin novembre et ils m’en parlent déjà !!

Dans le PDF, vous trouverez les bandes à découper et assembler et vous pourrez placer les petits « marque-jours » pour indiquer des évènements spécifiques : faire des petits sablés, accueillir l’arrivée de mamie ou encore décorer la maison.

Coloriage / « gommettage » de boules de Noël [2025]

Pour le geste de collage :

L’objectif est que les gommettes soient dans le cercle. Plus le cercle est petit, plus il est difficile de placer la gommette. La taille de la gommette va donc impacter : veillez à choisir une taille adaptée aux capacités motrices de votre élève!

Niveau « débutant » : les cercles sont bien larges par rapport aux gommettes : il est plus facile de la placer dans le cercle !
Afin de ne pas faire de guidances actives, je plie le support des gommettes pour que celles-ci soient plus faciles à prendre. Il faut éviter le plus possible les guidances externes afin que l’enfant puisse être seul sur sa tache. On aménagera le support de moins en moins en repliant une partie plus petite jusqu’à ne plus le plier du tout !

Voici le PDF avec trois niveaux de difficulté, cercles plus ou moins nombreux et surtout, plus ou moins gros.

Pour les plus grands avec un codage:

J’avais crée ce document à la base pour utiliser les séries de gommettes que j’avais. Vous pouvez évidemment en faire un codage coloriage ou encore faire poser des pompons ou autres sur les boules du sapin.
Le hasard fait qu’une fois que la gommette est collée, on voit encore en légère transparence le nombre en dessous, c’est bien pratique pour vérifier ses réponses!

(Cliquer sur la photo)

Le bonhomme de neige [2025]

Dans ce PDF, vous trouverez trois types de cartes : une carte avec le bonhomme de neige « entier » (il est présenté dans un cadre marron), ainsi que des versions de ce même personnage avec des éléments manquants et des cartes avec les fameux éléments mais isolés sur chaque carte.
Dans un premier temps, pour faciliter l’exercice,  vous pouvez mettre à disposition de l’élève les cartes avec les parties : il suffira qu’il désigne la bonne carte parmi 2 propositions, ou 3 ou toutes! . Cette étape plus facile permet également aux non-oralisants de jouer quand même ! 😉

Cet exercice des manquants est vraiment un challenge pour les enfants car nommer quelque chose qui n’est pas là est contre intuitif lorsque l’élève est habitué depuis tout petit à ce qu’on lui pointe des choses pour qu’il dise ce que c’est. Vous verrez que souvent, ce n’est pas parce que l’enfant ne repère pas les éléments manquants mais plutôt car il n’a pas compris le sens de l’exercice. On a souvent des enfants qui vont nommer tout ce qu’il voit sauf …. ce qui est manquant ! 😉 Les cartes avec les éléments manquants vont permettre de faciliter cet écueil car ils pourront tacter quelque chose quand même, même si cet élément n’est pas sur le bonhomme.

Je vous conseille au début de commencer par des « grosses parties » manquantes : il est plus facile de repérer la tête manquante que les boutons !

Voici le PDF

Il existe un article dédié uniquement retrouver des éléments manquants, c’est ici.

Tampons boules de Noël [2025]

Dans ce PDF, vous trouverez des guirlandes de boules en noir et blanc.
Les élèves pourront les utiliser en coloriant, avec des tampons de couleurs ou encore, avec des tampons-Bingo, comme sur la photo ci-dessous.

Vous pourrez varier les consignes en fonction des enfants ou des séances, par exemple :
— laisser libre le choix des couleurs,
— ou encore faire reproduire une séquence donnée (vous préparez des modèles de séquences de boules colorées que l’enfant devra reproduire)
— ou encore, commencerez une séquence avec un rythme et l’enfant devra poursuivre : 3 roses, 2 oranges, 3 roses, 2 oranges, etc. avec des algorithmes réguliers ou irréguliers pour les plus avancés.

En fonction de ce que vous voudrez travailler, vous pourrez limiter la quantité de boules sur une séquence en coupant tout simplement la bande pour sélectionner la quantité désirée. Vous pourrez au contraire faire une bande à l’infini en collant (sur la partie grisée) les bouts comme indiqué sur le PDF.

Algorithme irrégulier 2/3. Cet enfant maitrise la compétence mais aime beaucoup utiliser ces petits tampons-bingo.
La taille des boules est adaptées à la taille des embouts de feutre-bingo.

« Qui-est-ce? » de gnomes (2024)

Dénombrement de Noël, de 1 à 6.

Avec des petites cartes où il faudra scratcher des étiquettes avec des écritures chiffrées.
PDF à imprimer (ajout 2024), plastifier, découper et velcroter sur l’endroit indiqué.

 

Tailles des boules et descriptions : jeux variés [2023]

Ce PDF permet de trier les boules par tailles,  grande ou petite mais également, par motifs, par formes, par paires, ….
Grâce aux petites cartes associées, votre élève pourra aussi s’initier à la capacité de description.
On peut également séparer les grandes des petites boules et s’en servir comme d’un qui-est-ce. On étale alors toutes les grandes boules sur la table, un joueur pioche un modèle de boule dans le tas des petites et il doit ensuite répondre par oui ou non aux questions de l’autre joueur afin de deviner la boule qu’il a pioché. On retire ou retourne les boules au fur et à mesure qu’elles sont éliminées.

Autres exemples de possibilités en vrac :

Trier les petites boules VS grosses boules
Trier les boules par paires identiques
Trier les boules par paires identiques
Sélectionner les déclarations vraies des fausses.
Sélectionner les déclarations vraies des fausses.

Pour obtenir le PDF, cliquer sur l’image :

 

 

Orientation (ajout 24/09/23)

Trier des images selon leur orientation.
Il y a différents niveaux de difficulté.

Graphisme autour de Noël

J’ai dessiné des boules, l’objectif était qu’il puisse y en avoir pour tout le monde : donc des gros bords pour les débutants et des plus petits bords. Il y a également des boules vierges pour reproduire les motifs de la page 2 ou encore pour que les plus créatifs puissent décorer leurs propres boules !

Les créations peuvent aussi être plastifiées une fois décorées par les enfants pour décorer le sapin  🙂 Pour se faire, percer et glisser une ficelle pour former un lien.

 

Boîte à compter des Pères-Noël et des lutins

l’objectif est de retrouver le même parmi des cibles relativement semblables :

     

Mémorisation (ou dénombrement, selon l’enfant) des boules de Noël

L’objectif ici est de solliciter la mémoire de travail : prêter attention à ce qu’on lit, le maintenir et produire !

Présentez à l’enfant la carte côté consigne : il doit lire, retourner la carte et faire de mémoire ce qui lui a été demandé.
Attention, quand l’enfant lit, il ne faut pas reformuler (sinon on évalue sa compréhension orale) il faut le laisser se débrouiller avec ce qu’il a lu.

L’enfant peut tracer au crayon Woody ou au feutre Velléda les boules à dessiner, il peut également placer des pompons dessus.

 

Lexique de Noël

Avec les cartes images en 3 exemplaire, pour faire des activités diverses :

  • Associer les 3 images semblables non-identiques
  • Travail en réceptif
  • Travail en expressif
  • Travail en textuel
  • Travail en transcriptif, …

Attention cependant avant d’investir ce matériel : est-il vraiment bien utile ???
Je l’ai fait car un enfant me l’a demandé et nous avons crée ce support ensemble : l’occasion de le faire taper sur le clavier et de lui montrer les bases du traitement de texte : le changement de couleurs, de police, etc.
Il faut cependant se demander si il est utile pour votre élève d’apprendre ce lexique : si l’enfant a peu de mots dans son répertoire mieux vaut qu’il ait « sac » plutôt que « guirlande » !

Publié dans Compréhension, Langage, Logique, Temporalité, Visuo-spatial

« Avant, après » sur des contenus académiques

Ici, je vais rassembler les différents supports où il faut trouver un « avant /  après » mais spatialement (et non temporellement)
Cette compétence sera utile pour certains enfants, ceux scolarisés notamment mais beaucoup moins utile pour d’autres. Posez-vous la question de la pertinence de mettre en place cet enseignement ou non car cela peut être une perte de temps inutile …

Pour comprendre le « avant / après », on va se baser ici sur un continuum gauche -> droite. Il faut donc que cette automatisation « gauche -> droite » soit acquise.

Attention :  les « avant/après » relatifs à des évènements feront l’objet d’un autre article, car la compétence est différente : les images séquentielles et raconter de histoires seront donc dans un article dédié qui se trouve ici ! 😉

 

Avant / après dans la chaîne numérique

ATTENTION : prérequis nécessaires !
Pour cet exercice, l’enfant avoir acquis la chaine numérique au moins de 1 à 10 sinon cela n’aura aucun sens. Le but n’est pas d’apprendre la chaine numérique mais bien de se repérer en reculant ou avançant.

Avec des chiffres mobiles

Pour que l’enfant comprenne le principe de dire le chiffre manquant, au début, je mets des cartes ordonnées et en retourne une à l’envers. Je le pointe et l’enfant doit me dire quel chiffre doit s’y trouver. Au début, je mets au moins un chiffre avant celui qui manque pour que ce soit plus facile puis je place parfois le manquant en entame et l’enfant sera obligé de reculer sur la chaine numérique.
Pour travailler la notion de « il manque », vous pouvez aller là.

Dans un premier temps, on ne verbalisera pas puis, on introduira de la verbalisation. Tout le début de l’enseignement consiste déjà à retrouver le bon pour le mettre avant ou après mais sans utiliser les terme.

Cartes à fabriquer :

A imprimer, plastifier et découper.
L’élève pourra noter le bon nombre avec un feutre ardoise ou un woody. On lui pose un tas de cartes, il pioche, écrit et remise pour reprendre une nouvelle carte et ainsi de suite.

Ensuite, après avoir fait de la manipulation, on peut passer aux exercices « purement » sur papier :

Autre support avec encadrements de nombres (ajout du 04/11/25)

nombres d’avant après – cases vierges – encadrement

Une page avec des lots de 3 cases pour trouver le nombre avant/après. On peut évidemment aussi varier en renseignant la première ou la dernière case.

Si l’élève est en difficulté, vous pouvez préparer des étiquettes et l’enfant n’aura qu’à les coller. C’est une étape qui permet de faciliter l’exercice tout en travaillant quand même sur le « avant VS après » qui est notre cible.

Les chiffres 4 et 6 étaient sur étiquettes et l’enfant n’avait plus qu’à les coller au bon endroit.

 

Remarque au niveau du matériel : comme d’habitude, j’utilise les étiquettes de chez action que je coupe e deux pour former des carrés. C’est vraiment très pratique et j’en utilise énormément sous ce format carré pour faire des gommettes spécifiques en fonction des exercices que je présente.

Avant / après : des PDF pour maintenir la compétence

Ci-dessous, deux PDF avec des nombres à placer/écrire pour compléter les manques

Premier PDF : les bandes sont toujours présentées de manière croissante.

Vous pouvez ensuite travailler dans l’ordre décroissant mais d’expérience, avec les enfants en difficulté que j’ai moi, c’est vraiment compliqué de faire varier les croissants/ décroissants.

Second PDF ; des suites croissantes et décroissantes

Attention, cette étape est facultative car elle peut, selon les enfants, les embrouiller complètement. Donc, selon l’élève, on fera ou non cette étape qui peut être pratique notamment pour les compétences de calcul.

En général, quand l’élève est à l’aise avec cet exercice, il généralise avec les jours de la semaine ou encore les mois de l’année.

Discriminer les termes avant / après

Lorsque l’enfant sait faire les exercices ci-dessus, il sait positionner les nombres, certes, mais c’est pas pour autant qu’il comprend « avant / après » un endroit spécifique sur une ligne droite :

J’utilise souvent cette petite réglette fabriquée maison : je demande « qu’est-ce qui est avant 15? » en montrant la case vierge de gauche. J’estompe ensuite cette guidance afin que l’enfant automatise que « avant » est celui de gauche et « après » celui de droite en visualisant dans sa tête la chaîne numérique.

Matériel : petit support en bois avec des trous faits à la scie cloche.

On peut reprendre nos cartes qu’on utilisait lors de la première étape : on va cette fois on va poser des questions

Demander « qu’est-ce qu’il y a après 5? » et on guidera en pointant la case à droite du chiffre cinq.
L’enfant doit connaitre sa chaine numérique, la question qui se pose à lui est de répondre 4 ou 6 …. c’est ça son dilemme!

On poser la question « qu’est-ce qu’il y a après 5? » et pointer l’endroit correct lorsqu’on prononcera « après » afin que l’enfant associe « après = à droite de l’élément verbalisé ».
A force de travailler cela, on retardera notre pointage et l’enfant pourra anticiper le bon endroit grâce au stimulus correct : le mot « après » ou « avant ».

Phase guidée où on pointe en même temps que l’on verbalise.

 

Avant / après relatif à un élément

Puis, on va travailler en manipulation et introduire une changement de référentiel au sein même de l’activité.

Variante 1 : sur un déroulé de jours de la semaine

Même principe que précédemment, voici deux variantes.

 

Comme précédemment pour la chaine numérique, l’enfant doit savoir placer dans l’ordre parfaitement les jours de la semaine avant de faire cet exercice.

On va alors demander : « quel jour est avant mercredi ? « ,  » quel jour après lundi? »,  etc.

On fera varier « avant / après » mais également notre jour de référence.

Personnellement pour les jours de la semaine j’utilise des tampons des jours de la semaine car écrire autant de mots est très couteux et je préfère que les élèves se concentrent sur le fond plutôt que sur la forme.
Vous pouvez utiliser des petites étiquettes des jours de la semaine faites sur un traitement de texte ou écrire vous-même des jours de la semaine sur des étiquettes autocollantes.

Variante 2 : sur une lignée de pingouins qui pourront se retourner

« Met le singe avant le pingouin vert », « met le singe après le pingouin rouge », … sur un continuum gauche -> droite
On change de pingouin référent et on mélange les « avant » / « après » voire « entre ». Ce dernier est plus facile car on a deux éléments quand on dit « entre » : « entre le rouge et le bleu ». Les enfants discriminent très facilement cette préposition spatiale qui n’est donc pas une difficulté en soi.

On pourra alors faire varier l’orientation en pivotant : le « avant » sera celui du dessus et le après, celui du dessous. Oui, c’est un peu vicieux.

Il faudra alors que l’élève fasse attention au sens dans lequel s’oriente l’élément, ici, le pingouin. Je vous conseille d’aller dans l’article dédié à l’orientation des éléments si vous voulez vous assurer que ce soit ok pour votre enfant avant de continuer.
Car en effet, le avant ne sera pas forcement le plus à gauche, ce pourra être un qui se trouve à droite si les personnages se déplace vers la droite.

Vous en trouverez sur le site à ordonner. Vous trouverez sur ce site plein d’exercice avec avant / après tel ou tel jour / mois.

Et ensuite …

On pourra enfin travailler sur des notions plus complexes, temporelles notamment  : des activités dans un emploi du temps, des images séquentielles et autres.
Des compétences procédurales qui seront développées dans l’article dédié aux images séquentielles, ici !

Publié dans Aide à la création de supports, flexibilité cognitive, Fonctions exécutives, Mémoire de travail

OCR : Observer (visuel / auditif / sensoriel…), conserver, restituer (verbal / écrit / geste / …)

Vous ne connaissez pas les OCR? C’est normal, je l’ai inventé !  🙂
Il y a quelques années, j’avais crée ces petits formats exercices, que j’avais baptisés OCR, dans un but bien précis : amener les jeunes à observer, conserver et restituer une information.
Je vous explique …

Beaucoup des enfants que nous accompagnons ont un historique de dépendance à la guidance : que ce soit pour réaliser une tache en elle-même ou pour passer d’une activité à une autre.
On obtient alors ce que j’appelle des « poupées de chiffon » : des enfants qui ne sont pas opposants mais qui attendent sagement qu’on leur prémâche le travail, qu’on leur montre les indices pertinents pour la réalisation de l’activité ou encore qu’on les manipule physiquement pour émettre la réponse.

On le sait, un individu doit être actif dans son apprentissage : il doit être attentif. On sait que sans attention, l’apprentissage est quasi nul au sens mathématique du terme. (F.Ramus).

Il va donc falloir travailler, entre autre, la mémoire de travail. Elle est difficilement séparable de l’attention, ces deux notions seront donc abordées conjointement ici.
Si l’enfant n’est pas attentif au moment où il faut l’être, il ne pourra pas mémoriser et restituer.

La flexibilité mentale (= flexibilité cognitive) qui évidement va être importante aussi dans beaucoup de taches du quotidien, quant à elle, bénéficie d’un article dédié ici ainsi que de nombreuses apparitions dans divers articles du site (pour les trouver taper le mot-clef dans le moteur de recherche).

 

Quelques points théoriques

L’idée de cet article n’est pas de s’étendre sur la théorie mais de proposer des activités à faire en séances avec vos élèves! Cependant, il convient de définir quelques petits points importants.

Dans la mémoire de travail, il s’agit de garder une information en mémoire momentanément ET de la manipuler au besoin.
Même si il existe encore des débats sur les terminologies exactes, on peut dire globalement que retenir ces 3 lettres : R, H et F est de la mémoire à court terme, et si on demande une transformation : « redonne ces lettres mais en commençant par la dernière », donc « F, H, R », il va alors s’agir de faire intervenir la mémoire de travail.

Cette capacité de manipulation d’informations « dans la tête » est essentielle dans la plupart des actes quotidiens : aller au frigo pour aller chercher ce qu’il nous manque sur la table, dans la lecture, le calcul, … mais aussi évidemment résoudre un problème mathématique en étant en capacité de se souvenir et de manipuler les données dudit problème.

On évalue en général cette mémoire en fonction du nombre d’éléments qu’on peut retenir allant de 3 éléments vers 4 ans, jusqu’à 7 éléments à partir de 12 ans et à l’âge adulte.Les dernières études scientifiques sur le sujet soulignent que cette mémoire peut être travaillée mais qu’elle doit être entraînée dans des situations toujours variées afin d’être reprises et généralisées dans la vie quotidienne et scolaire. Travailler sur diverses tâches augmente donc la probabilité que différents processus cognitifs soient impactés par cet entraînement et donc qu’un plus grand nombre d’activités puisse en bénéficier.

J’essaie donc de créer des exercices afin qu’ils comprennent qu’ils doivent maintenir activement en mémoire des éléments car je vais leur redemander ultérieurement, avec en plus de petits changements dans la restitution.

Il existe finalement assez peu d’ouvrages de travail / atelier des FE en général, et lorsqu’on veut en plus des activités spécifiques orientées enfants avec handicap, c’est encore pire !!

Les ouvrages existants sont complètement inaccessibles aux enfants du cabinet car les exercices portent sur des compétences de base que mes enfants ici n’ont pas.
Les classiques : Flex’habileté, Fleximots, flexinhib, cognikit, carta’flex sont donc pour biiiiiiiiennnnnn plus tard pour nous.

A ma connaissance,  l’ouvrage « Jeux au carrefour du langage et des contions exécutives » est un des rares à présenter des idées d’exercices à faire et ce dans les différents domaines.
Au sommaire, nous avons : l’attention corporelle, l’attention (l’attention visuelle, l’attention auditive, l’attention divisée), l’inhibition (avec des Go, no go), la récupération en mémoire (mémoire de travail, mémoire épisodique, mémoire sémantique), la flexibilité mentale, la planification et le raisonnement.
Je le trouve assez complet et « simple », il donne aussi des idées : à partir des nombreuses activités présentées, vous pouvez bien entendu créer les vôtres en fonction de votre petit patient, des ses intérêts et de ses difficultés.

 

Voici quelques idées d’activités autour de la mémoire avec vos enfants avec TND

Au commencement : demander une restitution (un peu) différée : mémoire à court terme.

Ceci va travailler la mémoire à court terme et la restitution. J’ai commencé à travailler cela car les enfants avec qui je travaille avaient tendance à restituer « passivement » à postériori, c’est-à-dire qu’ils se souvenaient, ou pas, mais en tous cas, je n’observais pas d’intention de mémorisation active de leur part. Pour cela, il faut déjà mobiliser son attention volontairement, puis, faire un effort de stratégie (souvent, répétition subvocale / échoïcs à partir de 7 ans) pour retenir et restituer.

Avant même de pouvoir opérer une transformation sur l’information donnée, il faut d’abord pouvoir la retenir sans transformation, avec un petit délai, tout simplement.
Vous pouvez aller sur cet article, qui certes date un peu, où il y a des idées de petites activités et des réflexions quant aux « types d’entrées et de sorties ».

Astuce pour faire comprendre à l’enfant ce qu’on attend de lui :

Les premières fois, je prévois un petit support visuel : un support avec 3 petits cercles creusés (mais un papier sur lequel on trace trois cercles alignés fait le job aussi!).
Puis, je montre / énonce par exemple 3 items (trois lettres, trois mots simples, trois couleurs, etc, …) en pointant à chaque item prononcé un cercle. Puis, je pointe les cercles vides en attendant que l’enfant me dise/mette les items.

Cette guidance peut s’estomper très facilement en ôtant le papier et en pointant « dans le vide » puis l’enfant estompera tout seul.
Cette astuce sert uniquement à ce que l’enfant comprenne que l’on attend la répétition des items un par un. Le fait de voir ces cercles vides fait comprendre à l’enfant qu’il faut qu’il place quelque chose « là », « là », et « là ».

On demandera ensuite la restitution en retournant la carte modèle, de mémoire.

Puis, demander une restitution transformée : la mémoire de travail arrive!

On va commencer par exemple par restituer à l’envers, très connu mais complexe à expliquer à un enfant avec autisme !!
Du coup, vous reprenez votre petit dispositif avec vos 3 emplacements. Vous dites  » 3, 4 et 5″ et vous le guidez directement échoïquement (ou visuellement)  « 5, 4, 3 » et en général au bout de quelques guidances, ils comprennent le principe de restituer à l’envers la consigne donnée.

On peut également lui donner une longue liste de lettres qui reste VISIBLE et lui faire recopier à l’envers pour comprendre ensuite qu’il faudra « reculer mentalement ». Puis, on fera de mémoire avec une séquence plus courte.

 

Tout type d’exercice mental est ensuite possible, selon le niveau de l’enfant. Il faut cependant s’assurer qu’il ait acquis la compétence « normalement » avant de la produire de mémoire!
On peut :
–  montrer / verbaliser une liste de 4 ou 5 mots et l’enfant doit les restituer à l’envers
– citer 4 lettres et l’enfant doit les restituer à l’oral dans l’ordre alphabétique (par exemple « O Z A » et l’enfant doit restituer « A O Z »)
– idem avec 4 chiffres que l’enfant doit restituer dans l’ordre croissant ou décroissant ( par exemple « 13, 2, 4, 8 » l’enfant doit restituer « 2, 4, 8, 13 »
–  montrer / verbaliser une liste de 5 éléments et l’élève doit les restituer en ôtant les 3 premiers éléments ou bien un élément sur deux.
– montrer / verbaliser une liste de 4 éléments de différentes catégories et lui demander ensuite de vous dire quel était l’animal, ou encore restituer tout sauf un élément, par exemple on dit : « girafe, éléphant, tablette, chat » et l’enfant doit répéter/écrire / montrer uniquement les animaux.
– lister deux séries (de 2 ou 3 éléments) et demander à l’enfant il si il avait 2 fois le même mot
– montrer / verbaliser un mot de 2 ou 3 syllabes et l’enfant doit recomposer les éléments pour refaire un mot
– montrer / verbaliser deux logatomes et l’enfant doit dire si ils sont pareils ou différents.
– …

Ne pas oublier de faire tout cela aussi bien en verbal qu’en images ou en texte si l’enfant est lecteur et de varier également les restitutions de l’enfant en oral/ écrit / image / texte / …
Varier les inputs et outputs , d’où mon titre OCR : Observer (visuel / auditif / sensoriel…), conserver, restituer (verbal / écrit / geste / …) 

 

Pour s’entrainer sur papier : mes supports baptisés OCR

Série d’initiation aux OCR : après avoir fait en manipulation de vrais objets, on va travailler sur ces cartes. Il n’y a pas de transformation, les images à retrouver sont strictement identiques au modèle.

Le principe de ces exos est toujours le même : on imprime et on plie en deux pour avoir un recto-verso bien opaque, on colle et hop, on plastifie. L’enfant pourra répondre à l’infini grâce à des crayons Woody ou Velléda !
Si votre enfant est trop en dfficulté par rapport à l’écrit, pas de panique, il peut très bien tout simplement pointer le bon item avec son doigt !

L’enfant regarde la poire, puis retourne la carte et entoure la poire. Sur les premiers exercices, les autres réponses sont grisées. Après, il n’y a plus de mise en avant de la bonne réponse.

Dans ce gros fichier, tous les exercices ci-après sont regroupés.
Il y a des parties pour les non-lecteurs, puis pour les lecteurs.
Il y a différents types de productions : entourer parmi plusieurs identiques au modèle de référence – dessins et lettres, cocher avec transformation de la forme dessin/mot, écriture chiffrée/écriture en lettres , dénombrement, cocher plusieurs items, … et même dessiner et ordonner des quantités en écritures chiffrées.

Bref, allez voir, vous trouverez des choses adaptées mêmes pour les enfants en difficulté !

 

PDF OCR sapin de noël avec du dénombrement et des couleurs : (article complet ici)

PDF OCR sur les prépositions spatiales : (article complet ici)

PDF OCR sur la compréhension de la négation : (article complet ici)

PDF OCR sur la négation et le thème des animaux de la mer :

D’une manière générale, pour trouver des articles sur un sujet particulier sur ce site, pensez à utiliser le moteur de recherche !

Publié dans Enseignements et apprentissages, Motricité fine, Outils d'autonomie, Planification, Vie quotidienne

Traitement du linge

La gestion du lavage du linge avec les enfants avec handicap est un de mes dadas :-))
Pourquoi? parce que tous les élèves portent des habits, parce que tout le monde a du linge sale qui doit devenir propre, parce que le linge ne s’abime pas si il tombe ou si il est un peu malmené : bref, pas d’excuses!

Si votre enfant est suivi par un ergothérapeute, n’hésitez pas à lui demander des conseils pour votre petit élève!

Pour les jeunes qui ont du mal à adhérer aux propositions cadrées sur table : c’est aussi en général des moments plus sympas pour eux et où leur adhésion est meilleure.

Les activités ci-dessous ne sont pas rangées comme une progression, vous pouvez aller pêcher dans l’article les activités qui vous semblent pertinentes pour votre élève sans respecter un ordre précis d’enseignement.

Laver

Il va être important de travailler les notions « mouillé / sec » et « propre / sale » .
On pourra ensuite travailler : « plié / en tas » et « froissé / repassé ».
Un article dédié à cela se trouve ici.

Identifier le linge propre du linge sale

Il faut se rappeler qu’il faut travailler avec du « vrai sale » et non avec des dessins de taches type tache d’encre.
Au début on fera des taches bien visibles puis de moins en moins, on pourra ensuite frotter un oignon ou quelque chose d’odorant pour apprendre que « sale » c’est pas uniquement à la vue mais aussi l’odorat (- désolée pour les détails ;-P) et que si on a un doute, on le met au lavage quand même. On pourra l’opposer à des chiffons non odorants ou à des chiffons qu’on aura frotté sur un savon (pour apprendre que odeur savon = propre socialement).

Lingettes propres VS lingettes sales (j’ai essuyé des crayons woody et des feutres ardoise noirs et rouges avec!)

Si cela vous semble accessible et pertinent, vous pouvez également introduire le vocabulaire générique : vaisselle VS linge.
Ces termes assez techniques me paraissaient avant un peu trop approfondis pour être enseignés mais en fait, c’est quand même un vocabulaire que l’on utilise très souvent dans le quotidien. Il peut donc être utile d’envisager « linge » et « vaisselle » comme catégories à enseigner à nos apprenants.

Trier les étiquettes en associant avec lave-linge ou lave-vaisselle

Etendre du linge

Remarque importante :

Lorsque je fais l’activité linge, je prends toujours du linge mouillé pour plus de cohérence : on n’étend pas du linge sec dans la « vraie vie »!! (j’utilise donc du linge qui sort de ma machine à moi ou du linge que je mouille avant et que j’essore) Cela permet également d’être au plus près d’une situation écologique car pour certains enfants, l’humidité au toucher peut être en soi un obstacle à surmonter. Pour ceux qui n’auraient pas ce problème, étendre du linge lorsqu’il est mouillé gagne de toutes façons en cohérence ….

On commence par du petit linge  : chaussettes ou sous-vêtements (de l’enfant idéalement), puis on prend du linge de plus en plus grand.

Accrocher du linge sans utiliser de pince à linge :

Au cabinet, je fais toujours accrocher le manteau des enfants sur une patère. Pour certains, il est difficile de repérer par où l’accrocher donc je mets un anneau en plastique (l’enfant recherche et repère donc directement cet endroit dans le cou du vêtement). Cet anneau facilité également l’accrochage qui suspend le vêtement par l’anneau. Grace à cela, les enfants prennent l’habitude d’utiliser le porte-manteau.

L’anneau facilite l’accrochage !

Si étendre du linge avec une pince vous parait trop complexe pour votre élève, vous pouvez commencer par lui enseigner le fait de mettre « à cheval » et « d’étaler » un linge sur une barre ou un bord de baignoire, comme sur la photo ci-dessous.
Cet enseignement pourra servir dans le quotidien de l’enfant ( à condition qu’on les laisse faire, évidement et qu’on ne le fasse pas à leur place!!).
L’apprenant pourra également poser son manteau ou sa veste sur le dossier d’une chaise, il pourra étendre sa serviette de bain après la douche/baignoire et pas la laisser en tas par terre ou encore, il pourra étaler un drap sur une rampe ou un fil quand il sera plus grand physiquement.

Etaler du linge :

Déposer la serviette à cheval sur le bord de la baignoire peut être une première étape pour apprendre à étaler le linge : il est à hauteur et le rebord de baignoire est bien stable. Même un enfant avec des troubles moteurs peut y parvenir en s’appuyant et en se tenant au rebord de baignoire.

Un peu plus complexe : le porte-serviettes.
Il est stable mais il demande à ce que la serviette soit glissée entre deux barres horizontales.

La gestion des pinces

La manipulation des pinces à linge est souvent travaillée par les enseignants, les ergothérapeutes, les éducs, bref, c’est un classique. Un article dédié se trouve ici.
La principale difficulté je trouve, est l’orientation de la pince où il faut discriminer le coté « ailettes » du coté « mâchoires ». En fonction des pinces à linge, cela peut être plus ou moins facile à distinguer. Au début, vous pourrez privilégier des pinces à linge avec des grosses fleurs sur la partie « ailettes » où il faut appuyer.

Pour commencer avec les pinces à linge, je commence toujours avec la pieuvre à linge, car elle a deux avantages :
–  les pinces sont déjà dessus et on dispose de ses deux mains pour manipuler et présenter correctement le linge
–  les pinces sont toutes orientées dans le même sens, la « tête » vers le bas et l’enfant n’a pas de questions à se poser sur où appuyer pour ouvrir la « mâchoire » de la pince.

Enfant qui a automatisé les gestes qui sont aujourd’hui bien fluides : il enchaine seul l’activité, sans aucune guidance ni gestuelle ni verbale, et accroche jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus ! Bravo !! <3

Au début de l’enseignement pour que ce soit moins complexe pour l’enfant et que de base ce ne soit pas aversif, chacun son rôle (on échange ensuite les rôles). Ci-dessous, ma main appuie sur la pince pour ouvrir la mâchoire et l’enfant doit glisser le linge dedans.

J’ouvre en grand le pince et l’enfant glisse dedans le linge. Mine de rien, c’est de l’attention, de la co-régulation, de la coordination œil-main !

Là, il a commencé à gérer seul les deux mains :

 

Une difficulté (inattendue pour moi) a été tout simplement … de prendre une pince vide pour accrocher le linge suivant!!!!
Un des enfants du cabinet ouvrait une pince déjà occupée pour un linge pour y mettre le second, donc le premier tombait au sol alors qu’il réaccrochait le nouveau et paf, il retombait, et ainsi de suite. J’ai attendu pour qu’il se creuse la tête dans ce défi et finalement …. tadaaaaaaaamm, il a changé de pince à linge en en prenant une à côté!. Il a refait cela plusieurs séances avec des petits bugs de moins en moins fréquents et aujourd’hui, il a tout fait sans jamais décrocher un linge déjà accroché, il guettait consciencieusement une  pince disponible pour accrocher le linge suivant ! OOuuufff ……

J’adore ce genre d’activité, simple en apparence, où il s’agit de situations chaque fois nouvelles (il accroche aléatoirement sur n’importe quelle pince) où il faut se creuser la tête, organiser ses gestes précisément, rester concentré, être un minimum précis au niveau moteur et où il faut enchainer tout seul !

Certaines sont pincées du bout des dents, mais ça passe !!

Etendre à cheval sur le tancarville

Il n’est pas évident d’étendre du linge sur un étendoir car les rayonnages obligent à une gymnastique particulière pour pouvoir mettre à cheval le linge sur le fil. Si l’élève a trop de difficultés, je vous conseille de commencer par un seul fil à linge, tendu à hauteur d’enfant : vous pouvez retendre un fil sur vos poteaux à linge extérieurs à hauteur de l’enfant ou encore par exemple accrocher une corde tendue entre deux chaises. Avec un seul fil unique ce sera plus facile dans un premier temps que sur un tancarville.

On commence donc par des petits vêtements.

 

     

Manipulations particulières : retourner le linge

Pour enseigner à l’enfant d’aller mettre la main dans la chaussette (pour apprendre à la retourner), il y a eu une période où je cachais un animal Playmobil dedans : cet élève éclatait de rire en le sortant ! 😉
Cette chaussette est à l’envers et ça se voit bien (les pois à l’envers forment des sortes de poils). L’enfant perçoit que la chaussette est à l’envers, maintenant, il faut la retourner : mette la main dedans, pincer et tirer.

Trier et associer

Mettre les chaussettes ensemble est du tri à l’identique. C’est donc une activité relativement facile car souvent très entrainée.

ATTENTION : la difficulté ne sera pas la même en fonction de comment vous présenterez l’exercice.

  1. Version « facile » :

    Vous allez placer 3 à 4 chaussettes sur la table et vous allez montrer une chaussette et l’enfant . Il devra vous donner la même., comme on le vois sur la photo ci-dessous. Vous allez petit à petit mixer un peu les chaussettes pour qu’elles soient moins « en ligne », vous les mettrez un peu plus en « tas » pour que l’enfant fouille et que ca ressemble à une situation un peu plus naturelle.

    L’élève me donne la même.

    On peut disposer les chaussettes bien en ligne une par une au début et donner une par une la seconde chaussette afin qu’il la mette dessus pour qu’il perçoive ce qu’on attend : associer deux pareilles.
  2. Version plus difficile (mais la plus utile !!) :

    Cette fois, vous allez laisser l’enfant faire les associations : c’est lui qui devra prendre une première chaussette au hasard et ensuite retrouver une autre identique. Cette version est celle qui sera utilisée dans « la vraie vie » : en situation naturelle, on doit piocher un linge et l’apparier sans que personne ne nous démarre le tri !

Là j’attends que l’enfant me donne deux identiques pour que je les attache ensemble. Je tends délibérément la main pour l’aider un peu car il ne comprenait pas trop ce qu’il devait faire. (Aujourd’hui il sait le faire)

Ensuite, on présentera les chaussettes en vrac, et le jeune devra les associer, voire les attacher ensemble si sa motricité le lui permet.

Présentation « naturelle » de chaussettes à trier !

Pliage

Cette activité requière une certaine motricité mais aussi, de la planification.

Je commence toujours le pliage par un linge carré ou rectangulaire : en général, j’utilise les lingettes de nettoyage comme sur la photo ci-dessous (Action, environ 2€) car le tissu est comme cartonné et préplié. Il aide donc à enregistrer les gestes tout en ne mettant pas trop en difficulté pour le pliage.
Quand vous allez enseigner cette tache, je vous conseille de faire TRES attention à toujours présenter le chainage dans le même sens. Par exemple : « linge étalé, puis on rabat le côté de gauche sur la droite, puis le bas sur le haut ». Peu importe votre ordre, par contre, il faudra si possible toujours prendre le même ordre afin que l’enfant s’imprègne du chainage. Bien entendu, plus tard, il pourra s’en affranchir ….

Lingette Velléda (magasin Action) légèrement « cartonnées »

Ensuite, on pourra prendre des lingettes « molles » comme on le voit ci-dessous :

Ensuite on aura plier des pantalons puis plier des t-shirts. On pourra le faire avec des gabarits (en plastique ou fabriqués avec des plaques de carton, il y a des tutos sur le net pour les construire).
On pourra également s’entrainer à plier du grand linge à deux : exercice de co-régulation super sympa à faire !

Faire une pile et ranger en pile

D’expérience, les deux sont importants. Si ils ne sont pas travaillés, l’enfant va plier le linge et il le bourrera en tas dans l’étagère ! 😉
Faire une pile n’est pas si aisé que ca :
On s’entraine déjà avec des éléments qui ne se déplient pas (ci-dessous avec des lingettes démaquillantes). Si c’est trop compliqué, on peut revenir à empiler des cubes, des dosettes de cafés, etc. Puis, on revient aux lingettes.

Faire une jolie pile de lingettes

Ensuite, il faudra apprendre à votre élève à se déplacer avec la pile, sans la détruire et poser délicatement pour ne pas que tout se casse la figure ! Au début, on fera poser sur une table, puis sur une table dans un coin, puis sur une étagère avec des cases larges puis des cases plus petites où il faudra « glisser » la pile dans un endroit plus exigu. Cette dernière étape est important car quand on range le linge, on a rarement une place illimité : on glisse une pile entre d’autres piles ou contre un montant du meuble.
Pensez bien à décomposer cette activité en petites unités comme ci-dessus sinon, votre élève et vous allez vous énerver et avoir l’impression que ca n’avance pas. Cela prend du temps mais si on fait chaque étape, on avance !

Cintre

Une première approche du cintre est de placer le jeune devant une barre de penderie dont on a ôté quelques cintres (sur lesquels il y a déjà les habits), on lui tend, il doit les prendre, faire attention à ne pas décrocher le vêtement et de le suspendre sur la barre. Cette première étape permet à l’enfant d’être en réussite et d’être vigilant dans ses gestes lors de l’accroche.

Quand il maîtrise cette étape, on peut l’entrainer à enfiler un cintre dans l’encolure d’un vêtement.
Au début de l’enseignement, on va bien étaler le vêtement sur une table et l’enfant glissera le cintre ( comme sur la photo ci-dessous) et petit à petit, on n’étalera plus les habits, l’apprenant devra retrouver l’encolure et se débrouiller.

Quelques compléments seront apportés à cet article en fonction des enfants ici au cabinet et en fonction des nécessités dans les supervisions de structures.

Un petit curriculum « spécial linge » sera surement publié ici très bientôt.

N’hésitez pas à revenir faire un tour par là 🙂

Publié dans Comparaison, flexibilité cognitive, Logique, Visuo-spatial

Des supports sur le thème des vacances et de l’été

Comme on avait eu pour la Saint Valentin ou encore pour le thème de Noel, dans cet article, j’ajouterai au fur et à mesure les différents supports relatifs au thème de la plage, des vacances, du soleil, bref, de l’été !

Les PDFs à télécharger ci-dessous ne sont donc pas triés, ils sont à sélectionner selon les besoins.

 

Qu’est ce qu’il manque ?

Une notion que j’aime travailler car je la trouve très utile. Déjà dans le fait que l’enfant perçoive ce qui est manquant mais aussi, si c’est possible, qu’il puisse verbaliser « il manque …. ». Cette notion sera utile en mathématique mais surtout, elle est utile au quotidien dans les taches de vie quotidienne.
Pour travailler cette notion de manière « intensive », vous pouvez vous reporter à cet article qui ne traite que de cela, ou encore à celui sur le sudoku.

Les glaces à coder

Ce support va vous permettre de travailler / réviser le codage.
Il y a 4 modèles de glaces. Ces 4 modèles sont déclinés sous 3 formes différentes de codage :
– le codage avec des taches de couleurs fléchées
– le codage avec des rectangles de glaces éclatées
– le codage avec une correspondance de chiffres.

Dans le PDF, vous aurez aussi les glaces non coloriées.

Propositions d’activités

Diverses activités sont donc possibles : reproduire en coloriant comme sur le modèle, mais aussi colorier selon un des codages ci-dessus.

Il y a dans le PDF un support comme ci-dessous avec une glace à colorier et à gauche, des indications : cela vous permet de cocher quelle type de codage vous avez donné à l’enfant.

A la demande d’une éducatrice, voici les mêmes glaces mais avec des contours plus gros :

Pour colorier, si vous êtes à la plage vous pouvez aussi utiliser des Velléda ou Woody pour ne pas utiliser de feuille papier, comme ci-dessous :

Glace coloriée avec des stylos Velléda

Vous pouvez également faire retrouver / trier des paires :
L’élève devra retrouver une glace équivalente parmi les différents codages existants.

Associer une glace éclatée à une glace « réponse »
Associer une glace éclatée à une glace à flèches

Remarques quant à la fabrication du support :
Les glaces sont placées de manière à être similaires en recto-verso. Juste après avoir imprimé les feuilles, pliez les en deux sur la ligne du milieu et ré-ouvrez. Mettez la colle puis refermez.

En procédant ainsi vous aurez un beau pliage et de jolies cartes recto-verso à manipuler.
Vous vous retrouvez avec 3 bandes recto-verso comme sur la photo ci-dessous.

Découpez, ôtez les coins (si vous avez une écoigneuse) et placez chaque carte dans la plastifieuse en les espaçant. Puis redécoupez.

Vous obtiendrez des cartes, recto verso, plastifiées (parfaites pour la plage!)

 

Voilà, pour le PDF, c’est ici :

Les baigneurs : lecteurs et non lecteurs


Le support est disponible gratuitement mais il n’est pas en téléchargement libre.

Si vous le voulez, n’oubliez pas de vous abonner sur ma page sur Facebook, donnez votre mail dans le post « à la une » et hop, je vous l’envoie!

Ce support contient de la discrimination visuelle mais également verbale : du multicritère, de la négation, des inférences, de la lecture …  😉
Des cartes écrites permettent également à l’élève de lire pour associer selon les bons indices.

Petite remarque quant au vocabulaire.
Si vos enfants risquent d’avoir des difficultés avec le vocabulaire spécifique de la plage, vous pouvez évidement le remplacer. Il est préférable d’utiliser un vocabulaire naturel et de le renforcer en l’employant dans plein de phrases différentes plutôt que d’ajouter une sur-tache avec du vocabulaire peu connu (et qui ne sera qu’employé treeeeeeeeeees rarement). Donc, vous pouvez utiliser « chapeau » plutôt que « bob », « slip de bain » plutôt que « short », « t-shirt » plutôt que débardeur, …
Par contre, si votre élève n’a pas cette difficulté, n’hésitez pas à présenter ces nouveaux mots pour enseigner le « lexique plage ».

Voici une présentation des activités, dans un ordre de difficultés croissantes (selon moi mais ca peut varier selon les enfants)

 

1/ Avec indices visuels

Associer à l’identique les baigneurs :

Avec la fiche et les cartelettes illustrées. Il s’agit de bien regarder et d’apparier. J’ai eu pas mal d’enfants au cabinet en galère !! Ceux qui se ressemblent sont souvent confondus.

Associer les accessoires organisés avec les baigneurs :

L’enfant va devoir associer « les mêmes » mais il devra avant extraire les informations. Les accessoires sont disposés toujours de la même manière sur la carte  (la bouée en haut à gauche, le bob à droite, …) et donc, cela facilite l’exploration visuelle.

Associer les accessoires non- organisés avec les baigneurs :

Cette fois-ci les accessoires sont mélangés (il y a un petit tourbillon sur la carte pour vous aider à les différencier de celles organisées). Cette disposition est plus complexe. Si votre élève est trop en difficulté, vous pouvez passer par une étape intermédiaire : associer deux cartes contenant des accessoires : les cartes avec les 5 accessoires organisés et celles avec les accessoires mélangés.

Si c’est trop difficile de trier les 5 d’un coup dans la boîte à compter, vous pouvez sélectionner une image et faire associer un baigneur parmi 2 par exemple.

Ici, c’est pas facile car les baigneurs ont 3 communs ; la bouée, le bob et le short. Il faut donc repérer et regarder la serviette !!

Associer les accessoires lacunaires avec les baigneurs :

Sur ces cartes (celles affichant un gros point d’interrogation gris) il manque un accessoire !! Evidemment, ce manque n’empêche pas l’enfant de pouvoir apparier les cartes aux personnes. Cependant, on va ensuite demander à l’enfant de retrouver le nom et la couleur de l’élément manquant.

 

Par exemple, pour le premier baigneur, il manque un short orange, sur le second, il manque le bobo rouge, …

Si l’exercice est un peu trop complexe, on peut passer par cette étape :

Associer un ensemble d’uniquement deux accessoires avec les baigneurs :

Ces cartes ne contiennent que deux éléments. Il faut donc bien analyser la situation et surtout ne pas se jeter tout de suite sur la réponse. En effet, si l’enfant regarde uniquement la serviette bleue au sol, il y a deux possibles et il risque de mettre au pif. C’est souvent la difficulté majeure dans les jeux types qui est-ce où des que l’enfant a connaissance d’un critère il prend « le premier venu » et ne regarde pas si il y a d’autres possibles également éligible sous ce critère.

L’élève va donc devoir associer en prenant bine en compte les deux éléments pour qu’il n’y ait qu’un seul possible.

La bande phrase en dessous est là pour aider mes « débutants vocaux » qui commencent à oraliser et qui sont néanmoins bons lecteurs : « avec une bouée et avec une serviette bleue »

Associer deux accessoires, un présent et un absent, avec les baigneurs :

Idem que ci-dessus mais avec des négations. Beaucoup d’articles sur ce site traitent de la négation : n’hésitez pas à aller y jeter un œil.
Je rappelle que comprendre la croix sur un élément comme étant « absence de » est une convention et que, si on ne leur apprend pas, les enfants ne peuvent pas deviner qu’il s’agit de la négation de quelque chose (voir les autres articles qui traitent de la négation sur ce site).

De la même manière que ci-dessus, on pourra faire verbaliser « avec une serviette bleue et sans bouée jaune ». Ca commence à être de jolies phrases !  😉

2/ Avec indices écrits (ou en réceptif pour les non-lecteurs)

Si votre élève n’est pas lecteur, vous pouvez les utiliser quand même. Vous lisez vous-même distinctement et vous donnez la carte à l’enfant.

A) Cartelettes vertes claires : avec indice unique, phrase affirmative.

B) Cartelettes vertes foncées : avec deux (puis 3) indices, phrases affirmatives.

C) Cartelettes bleues claires : avec deux indices, phrases mixtes : une affirmative et une négative.

D) Cartelettes bleues foncées : avec des indices négatifs et affirmatifs mélangés et « piégeux ».
Par exemple : « short pas vert mais jaune » –> un enfant qui interprète vite aura tendance à comprendre « ni vert ni jaune » et se trompera…. si il n’a pas de difficulté avec ce genre de construction de phrase, c’est qu’il est top au point sur la négation 🙂

Dans le PDF, vous trouverez également des tableaux de données accessibles aux non-lecteurs.
Ces tableaux sont vierges afin d’être remplis dans les deux sens possibles :

— soit vous cochez et l’enfant colorie un baigneur (ou retrouve l’image d’un baigneur si le coloriage n’est pas son fort)
— soit vous donnez une image de baigneur ) l’enfant et il doit cocher (donc encoder) les informations correctes.

D’autres exercices de ce type existaient déjà sur mon site mais pas sur le thème de la plage !

Pour les enfants en difficulté dans le codage des colonnes, vous pouvez faire un léger fond de couleur le long des colonne afin de l’aider à se repérer. Cette guidance est beaucoup plus estompable que de pointer le bon endroit pour faire la croix. Par la suite, vous estomperez la couleur et ne colorierez que les colonnes au niveau de la première ligne.

Exemple de « trainées » de couleurs au crayon pour que le jeune ne décale pas ses croix.

 

Dénombrement de la plage : 1 à 5 éléments

A découper dans des bandes, elles permettent de varier des formats rectangles de d’habitude. Pour certains enfants, il est plus facile de dénombrer des éléments qui sont placés en ligne.
Le plus important est de bien veiller à ce que l’enfant nomme en même temps qu’il touche chaque élément afin que la « comptine récitée’ de se décale pas. On ne le voit pas bien quand il s’agit de petites collections mais il faut faire attention dès le départ car quand les collections grandissent, les nombres se décalent et on peut avoir un décalage important au final.

Les chiffres disponibles sont de 1 à 6, le 6 servant de distracteur si besoin.

Pour plus d’activités autour du petit dénombrement, vous pouvez aller par exemple là .

Trie des étiquettes en écritures chiffrées : 1 à 5 dans une BàC

Et c’est parti !!

Pour cet enfant, j’ai mis plusieurs bandes mais ca lui a posé problème.
Si je les donne une par une, pas de souci, il colle au bon endroit.
Mais si je mets des bandes comme sur la photos ci-dessous, il compte, il prend l’étiquette et après, il ne sait plus trop où la coller et la colle souvent une ligne en dessous ….

 

Les serviettes fléchées

Vue la cata sur les glaces, j’ai dessiné un support supplémentaire pour ne travailler que la compétence de suivre des flèches. Il y a 5 niveaux de difficulté.
Le PDF est ici.

Voici les 5 niveaux crescendo

Vous avez le choix dans l’impression des feuilles consommables qui serviront à faire colorier l’enfant. En fonction de ses difficultés motrices, vous pourrez choisir la feuille verticale (où la serviette est plus petite) ou la horizontale (serviette plus grande).
Mais évidement, vous pouvez également faire varier les tailles en imprimant en 2 pages par feuille (pour que ce soit tout petit) ou au contraire sur deux pages (pour les enfants avec des difficultés motrices plus importantes).

Modèle avec le niveau débutant : les flèches ne sont pas mêlées et sont colorées pour poursuivre la tache de couleur.
Voici le résultat du coloriage codé fini (taille de serviette grande) : j’ai coché le niveau de carte sélectionné.
Utilisation de gommettes pour un enfant qui déteste colorier !

Autre petite patiente avec une difficulté 4/5, elle s’est bien débrouillée :

Elle suit bien la flèche avec son petit doigt, ça l’aidera pour quand on passera aux flèches intégralement noires
Résultat de son coloriage avec la taille de serviette légèrement plus petite que pour l’enfant ci dessus.

D’autres articles qui traitent de cette compétence de suivre des flèches se trouvent sur le site. Un où il faut placer des Duplos au bons endroits (dans l’article ici), et un avec des éléments à coller en noir et blanc (voir ci-après) :

Travail sur les flèches

Nouveautés 2026 !

Un nouveau « cherche et compte » spécial été !
Le même principe que d’habitude : quantités inférieures à 10, l’objectif est de s’organiser dans le dénombrement et de rapidement faire cette tache en autonomie !

D’autres sont en préparation pour cette année ! 😉

Publié dans Ecrit, Maths

Autour des chiffres : reconnaître et tracer.

On ne le répètera jamais assez, pour être en capacité d’écrire des lettres ou des chiffres : le corps, le bras, le poignet, la main et les doigts ont besoin d’avoir été entrainés.
Avec la pression de l’école, les parents sont souvent en demande de faire écrire les enfants mais souvent, ces derniers n’ont pas les prérequis. Vous trouverez d’ailleurs sur ce site de nombreux articles avec des idées pour le travail de la motricité fine ici.

Donc attention, il ne faut pas griller les étapes sous peine de rendre la tâche aversive, de mettre l’apprenti en échec et d’automatiser des gestes qui seront très compliqués voire impossibles à rattraper ultérieurement ….

Ici, peu de blabla, voici des supports pédagogiques !

 

Quelques points essentiels cependant :

  • Avant même d’utiliser un outil pour tracer, il faut que l’enfant ait une idée générale du « chemin », de la « forme » du chiffre
  • les chiffres sont posés sur la ligne du bas et se tracent sur 2 interlignes, quelque soit le lignage
  • on évite les tracés avec des pointillés (comme pour le tracé des lettres d’ailleurs) car ils favorisent le contrôle visuel au détriment du « mouvement général ». L’utilisation de « gros tracés » (voir plus loin dans cet article) favorisera ce bon encodage !
  • les chiffres sont à tracer toujours dans le même sens : il faut s’assurer que tous les intervenants ont le même ductus ! Vous trouverez ci-après un tableau récapitulatif des sens des tracés, pour le 5, il y a deux possibles : il faudra choisir en fonction de l’enfant.

Vous pouvez imprimer une page avec cette image afin de la coller dans le cahier de liaison interpro de vos enfants : tous les intervenants auront le sens des tracés des chiffres de leur élève !

 

Quelques outils, dans l’ordre de progression

Les chiffres en relief

L’utilisation des chiffres en relief est une façon de découvrir les chiffres grâce à un retour sensoriel et sans la contrainte de la gestion de l’outil.

J’utilise le terme « en relief » plutôt que rugueux car on peut les réaliser avec tout type de matière, pas uniquement du papier de verre :
– carton ondulé,
– feutrine,
– papier texturé de chez action,
– des plots de colle au pistolet,
– de la peinture gonflante,
– de la colle sur laquelle on met des paillettes avant qu’elle ne sèche,
– des cure-pipes collés,
– etc.

Le problème est que souvent les chiffres utilisés pour les supports du commerce ou ceux disponibles sur le net ont des soucis de tracés : les chiffres sont jolis mais présentent des caractéristiques inadéquates. Afin de pallier cet écueil, je les ai dessiné moi-même pour qu’ils soient simples, fonctionnels et actualisés (le tracé des chiffres et des lettres évolue en permanence et de légères modifications apparaissent).

Pour ceux qui ne savent pas comment tourner une image afin de l’avoir à l’envers, voici un document directement retourné et à imprimer !

Cliquez ci-après pour obtenir le PDF :

Fabriquer vos propres planches de chiffres rugueux

Ci-après, vous trouverez une page PDF avec des chiffres en miroir à imprimer.
Vous pourrez ensuite coller cette page imprimée au dos d’un papier de verre ou de toute autre matière à reliefs. Ensuite, vous découpez le pourtour des chiffres. Enfin, vous pourrez les coller sur des rectangles de carton ou de bois très fins (comme sur ma photo). Les rectangles mesurent 12 cm sur 9 cm de large et il vous en faudra 10 en tout. Vous pouvez faire un trou à la perceuse (mèche de 10) pour les lier avec une petite ficelle par exemple. (je n’ai pas eu le temps de la faire encore à l’heure où j’écris l’article 😉 )

Ici, j’ai utilisé du bois très fin plastifié (récupéré de plateaux repas jetables d’un traiteur d’entreprise) que j’ai découpé en rectangles puis j’ai collé mes chiffres rugueux dessus.
Cet enfant prend les petites fiches de bois à gauche, fais le tracé avec son doigt puis le met sur la pile de droite. Il continue à prendre sur la pile de gauche. Ce comportement d’enchainer lui a été appris antérieurement.

Les chiffres « en herbe »

Toujours dans la même idée de s’intéresser au mouvement et non au tracés : voici les parcours en herbe !

D’un point de vue matériel :
Vous pouvez imprimer le PDF, le plastifier et perforer à l’emplacement des trous gris qui vous permettront de joindre les fiches ensemble avec un anneau. Si vous voulez réduire la taille finale des chiffres (par défaut ils mesurent 7 cm de hauteur), vous pouvez imprimer en changeant les paramètres d’impression (2 pages par feuille, etc.) Perforez comme sur la photo ci-dessous :

Otez le réservoir d’une perforatrice classique de bureau pour viser la croix et pensez à incliner la perforatrice pour ne pas perforer de l’autre côté !  😉

Le principe est de faire parcourir le chiffre à une figurine, si possible aimée de l’apprenant.

 

J’ai décliné en 2 formats : le grand qui se prête aux déplacements de figurines type Playmobils et un format plus petit où on utilisera des chatons Playmobils ou d’autres personnages plus petits. Les deux formats se trouvent dans le même PDF ci-dessous :

Les chiffres « flous en gros tracés »

Les chiffres ci-après sont destinés à de multiples activités autour du chiffres, et notamment, permettent de commencer à tracer avec des outils ! Je les ai dessiné délibérément en contours très larges et flous afin que l’apprenant ne se sente pas contraint de respecter un tracé « trop » précis, comme nous le verrons ci-après.

Il y a 2 versions sur ce même PDF ;
– une version avec un fond blanc : l’objectif est de mettre en valeur le tracé et de ne pas polluer visuellement avec des lignages
– une version avec un lignage : il s’agit d’un Lignage Gurvan revisité, un lignage spécial handicap (je développerai ultérieurement ces histoires de lignages dans un autre article dédié), où l’objectif sera que l’apprenant commence à appréhender l’environnement du chiffre en lui faisant respecter des proportions plus précises (notamment 2 hauteurs d’interligne)

Vous trouverez également :
– des étiquettes vierges de la même taille que les étiquettes-modèles et avec les lignages spécial handicap (en bas de la 3eme page du PDF) : les élèves pourront reproduire au même format avec les mêmes repères que sur le modèle
– une bande « Gurvan » agrandie (avec seulement 5 interlignes) où l’apprenant devra écrire plus petit et se repérer afin de tracer ses chiffres dans 2 interlignes comme il l’a appris.

D’un point de vue matériel : procédez de la même manière que ci-dessus pour le PDF des parcours en herbe afin de vous faire un petit porte-clef de chiffres.

 

Avec de la pâte à modeler

Dans un article précédent, je montrais toute la magie de la pâte à modeler. L’avantage est que lorsqu’on passe à l’écriture des chiffres (et lettres) l’apprenant est plus âgé et aime reprendre la pâte à modeler qu’on ne lui présente plus beaucoup du fait qu’il ait grandi.
Avec une seringue de pâte à modeler, faites un serpentin (pré-coupé à la bonne longueur ou non selon l’enfant) et ensuite, demandez à l’enfant de le placer tout du long du chemin du chiffre.

Avec des outils scripteurs

Avec des feutres welleda ou des crayons woody (article dédié ici), vous allez pouvoir tracer les chiffres sur le support plastifié.

ATTENTION : pas de pointillés qui accentuent le contrôle visuel et la crispation des doigts : je l’ai repéré tant de fois en plus de 10 ans auprès des enfants !!
Le jeune, a fortiori si il recherche la perfection comme certains TND, va vouloir coller parfaitement aux pointillés, il va être lent pour être très précis et ne pas dépasser … bref, l’inverse de ce que l’on souhaite voir apparaitre : un mouvement fluide et automatisé !
J’ai même connu deux enfants tellement entrainés sur ce type de support qu’ils me traçaient les chiffres … en pointillés !

Ci-dessous, on voit une jeune qui trace bien dans la zone bleue :

Une fois bien entrainé sur les étiquettes, vous pouvez les imprimez en tailles réduites (en changeant les parametres d’impression pour 2 pages par feuille par exemple)
Et ensuite, on pourra tenter de faire une série de chiffres sur le support à lignes « Gurvan adapté au handicap », comme ci-dessous :

Bon, j’avoue la ligne en dessous, c’est moi qui l’ai faite ! X-)

 

Les chiffres en page complète :

Voici un PDF avec les chiffres de zéro à neuf, avec un estompage du stimulus, comme on dit dans le métier. Selon votre imprimante, je pense que le résultat va varier mais vous pourrez jouer sur les paramètres d’impression pour adapter les saillance des chiffres à vos besoins.

Les chiffres avec estompage du stimulus

 

Les chiffres se traçant toujours sur 2 interlignes, vous pouvez également utiliser un super tampon à rouler d’une hauteur de 1,5 cm que les enfants adorent (oui, je sais, moi aussi …). J’en parle plus longuement dans cet article dédié ici.

Et voilà pour cet article sur les chiffres ! Les lettres suivront …   🙂

Publié dans Compréhension, Dénombrement, Fonctions exécutives, Langage, Logique, Maths, Mémoire de travail

Des supports sur le thème de Pâques

Tout comme pour la période de Noel, voici des activités autour du thème de Pâques. Chaque année, j’ajouterai des petits supports pédagogiques pour varier.

Compréhension écrite ou orale :

Comprendre la négation

Avec un seul œuf, puis plusieurs.
Une affirmation est donnée, il faut cocher si c’est vrai ou faux en regardant l’illustration à droite.

Pour aller plus loin

Si vous pensez que c’est facile pour votre élève, vous pouvez faire comme pour le support des sapins de Noel : vous pouvez imprimer, plier verticalement sur la ligne du milieu et coller. Ensuite, vous découpez et plastifiez pour obtenir une activité qui travaillera les fonctions exécutives

L’objectif ici est de solliciter la mémoire de travail : prêter attention à ce qu’on lit, le maintenir et cocher la bonne réponse.

Présentez à l’enfant la carte côté consigne : il doit lire, retourner la carte et cocher vrai ou faux.
Attention, quand l’enfant lit, il ne faut pas reformuler (sinon on évalue sa compréhension orale) il faut le laisser se débrouiller avec ce qu’il a lu.

Dénombrement de 1 à 6 œufs :

A imprimer en A4 ou en 2 pages par feuille pour un format plus petit.
Vous pouvez au choix, mettre un velcro à l’endroit indiqué ou bien laisser l’espace vierge pour que l’enfant écrive. Si vous avez plusieurs élèves, je vous conseille de mettre une boulette de Patafix pour pouvoir soit faire coller des étiquettes, soit faire écrire l’enfant avec un crayon woody.

En fonction des étiquettes disponibles, vous pourrez faire varier la difficulté.

Pour le PDF, cliquer sur l’image :

Joyeuses Pâques à tous !  😉

Publié dans Aide à la création de supports, Apport théorique, flexibilité cognitive, Fonctions exécutives, Mémoire de travail

Au commencement de la négation …

En fonction des enfants et des acquis qu’ils ont, il peut être intéressant d’aborder la notion de négation de différentes façons.
Afin de mettre le plus de chance de notre côté, j’aime bien essayer de multiples manières et dans cet article, je vais tenter de vous présenter des petits ateliers/ matériels pour y parvenir.

Depuis quelques années, l’expression : « le cerveau ne comprend pas la négation » est entendue partout. Celle-ci est notamment beaucoup utilisée en « pédagogie douce » pour dicter des conseils tels que « il ne faut pas dire à un enfant « ne cours pas » mais « marche » », « n’aie pas peur » mais « rassure-toi », etc.
Bien évidemment (et heureusement!) ce n’est pas vrai, le cerveau traite la négation et le langage permet de l’exprimer mais ce sont les images mentales qui ne peuvent être représentées en « anti-images ». Pour se représenter la négation nous sommes donc obligés de penser « la chose », puis de lui accoler une expression de la négation du type une croix, un astérisque, un « non », etc.

Le cerveau comprend la négation mais … cela lui demande un surcout cognitif, c’est moins « neuroergonomique ».

Pour les enfants avec difficulté de compréhension, il sera plus « facile » de s’affranchir de la négation dans les consignes que l’on veut claires, cependant, à un moment, il faudra que l’enfant parvienne à appréhender et à comprendre un énoncé, oral ou écrit, même exprimés sous une forme négative. Cela demande un certain niveau d’abstraction et il faudra comprendre non seulement le « non » dans le sens « non je ne veux pas » ( ex : « non biberon » = je ne veux pas de biberon » qui est rattaché à un mand ABLLSR F10) du « non » dans le sens non-existence de (ex : « non biberon » = ce n’est pas un biberon mais c’est un verre, rattaché à une dénomination ABLLSR G23).

D’un point de vue pratique, par exemple, quand on travaille le « est-ce que c’est X? » en montrant un objet, il faudra être vigilent quant à l’objet qu’on utilisera.
Par exemple, si on montre à l’enfant une tablette et qu’on lui demande : « est-ce que c’est + objet? » on a une forte probabilité que l’enfant nous réponde « oui » quelque soit l’objet verbalisé en fin de phrase. Et inversement, si on montre un crayon par exemple, et qu’on commence à verbaliser « est-ce que c’est + objet? » l’enfant va répondre non car il nous exprime « non je n’en veux pas de ton crayon ! »
Ca parait être une lapalissade mais en fait, dans la pratique j’ai souvent vu cet écueil dans l’enseignement du « oui, c’est + objet » ou « non, ce n’est pas + objet ».

C’est donc une notion très importante pour la compréhension orale et écrite mais néanmoins très complexe.

Dans cet article, il va s’agir de comprendre un état « objet » VS « non objet » et non de répondre « oui / non » quant à l’état d’un objet, comme c’est le cas dans cet article là.
J’espère que vous me suivez ….  🙂

 

La négation au sens de « X » et « non X », au sens de « X » versus « Y »

Déjà, comme toujours : du classement et du tri !!

Ci-dessous, on voit le classement de vert clair VS vert foncé ou encore le classement de 5 couleurs différentes, chacune bien séparée dans une case. Parfait, ca ne pose pas de problème !

Sur les photos ci-dessous, il s’agit de trier les « X » d’un coté et les « non X » de l’autre, (en l’occurrence « les bleus » d’un coté et les « non-bleus » de l’autre) cela signifie qu’il va falloir accepter de mettre des « non X » différents ensemble dans la même case !
Aïe …. pour la plupart des enfants avec autisme, c’est déjà un beau challenge :  il va falloir travailler la tolérance pendant un moment avant qu’ils ne parviennent à accepter de mettre ensemble des différents.

   

Remarque : du bon usage de la croix d’exclusion

Parce qu’il est « impossible » de matérialiser « l’absence de », on utilise communément la croix rouge pour le signifier. C’est « le » symbole de la négation par excellence : il est très répandu et assez clair. Dans le matériel orthophonique, neuropsy ou scolaire, la négation est une croix rouge sur un objet …  faute de mieux certainement ….

Cependant, il faut enseigner que « croix »= « absence » car cela ne va pas de soi …. la croix ne l’aidera pas à comprendre, comme on le pense souvent, dans la mesure où le symbole « croix » est à apprendre autant que le concept de négation ….
Du coup, dans mes activités, j’alterne entre une croix sans rien en dessous (sur la photo 1) et une croix sur l’objet (sur la photo 2) car je ne sais pas ce qui sera le plus clair pour l’enfant. Quand on a un picto « couleur bleu barrée », il y a quand-même la couleur bleue qui est très présente et qui peut induire en erreur. J’utilise aussi rapidement le « O » (zéro) car en fait, il est assez parlant quand même …. Si vous avez des références d’études,  idées ou remarques, je prends !! 🙂

Ci-dessus, sur les photos, on voit du tri de couleur mais évidemment, on doit aussi le faire avec des « chiens » VS « non chien » (donc mettre des vaches avec des cochons, avec des poules, etc.) ou des « rayures » avec des « non rayures » et donc mettre des pois avec des carreaux avec des unis  (le PDF ici peut être utilisé à cela) ou encore des catégories complètes, ce qui va être encore plus complexe « mettre des véhicules (donc des objets déjà différents entre eux) VS des non-véhicules (avec des parties du corps, des outils, des formes, des ustensiles de cuisine, etc. vous trouverez des lexiques disponibles ici)

 

ATTENTION DIGRESSION :
Je glisse ici que souvent, les sons sont travaillés de cette façon dès la maternelle : les « j’entends A » VS « j’entends pas A » !! Pour la plupart des enfants, c’est certainement accessible mais pour les enfants en difficulté, il s’agit de torture 😉 .
Déjà il faut que l’enfant puisse comprendre qu’on attend de la comparaison de son (il n’est pas habitué car c’est le commencement des sons), puis écouter sur demande (et non récupérer ce qu’on a passivement entendu), puis  préserver en mémoire le son pour ensuite parvenir à le trier en  » X » VS « non X », on comprend bien que les pauvres, nous risquons de les guider longtemps. Afin d’alléger un peu la charge cognitive, on peut déjà le faire trier en « j’entends A » VS « j’entends O », VS « j’entends U » ….

Une suite pourrait être :

Parmi une grande série du meme objet, montrer celui qui n’est pas X, c’est à dire, pas comme la majorité du reste. (voir article sur les intrus)

« Donne PAS pingouin »
« Donne PAS pingouin »

Ensuite parmi des séries dessinées :

« Montre PAS éléphant ».
Puis, des images dessinées toujours mais où la « norme » est moins représentée, il y a uniquement 2 choix….. donc c’est contrintuivement plus complexe !

 

La négation dans le sens « objet » versus « absence de l’objet »

Dans ce PDF : « Cartes de manipulation pour un/zéro/aucun/pas de », j’ai rédigé une page de petits conseils sur comment le mettre en place.

Il faudra au final que l’enfant connaisse l’intégralité de ces formes de négation : zéro, sans, aucun, pas de, ni ni … je conseille de les travailler un.

Par exemple : placez vos 3 cartes avions (dont la vierge, évidemment) ALEATOIREMENT et demandez à ce que l’enfant vous donne :

  • « pas d’avion »
  • « un avion »
  • « sans avion »
  • « deux avions »
  • « zéro avions », etc …

Même si on ne travaille pas la numération, j’ai mis « zéro fourchette », « une fourchette » mais aussi « deux fourchettes » et « trois fourchettes » de façon à ce que l’enfant ne sélectionne pas par l’exclusion. Du coup, les consignes sont plus variées : »donne 2 fourchettes », « donne 4 fourchettes »,  » donne zéro fourchette » (ça, c’est notre cible!!)
On verra que la verbalisation « pas de fourchette » risque de donner le comportement « donner 2 fourchettes » car on entend « de/deux » qui sont très proches phoniquement. Donc si c’est le cas on accentuera « PAS de fourchette » en insistant sur le « pas » et en prononçant tout bas « de ».

Ensuite, on pourra changer le vocabulaire de façon à faire comprendre que « zéro » c’est aussi « sans », « aucune » et « pas de … »
Soyez patient … et guider tout de suite quand vous êtes en phase d’apprentissage car c’est très compliqué et il ne faut pas que l’élève défile ses réponses.

Quand on parle, l’enfant entend « blablablabla fourchette blablabla » alors il va falloir lui faire comprendre qu’il faut se concentrer sur ces « fioritures » autour du mot car c’est là que se trouve l’indice. La difficulté est que lorsqu’on entend « zéro/ sans / aucune fourchette, on entend fourchette!! » or l’enfant va devoir l’inhiber pour que lorsqu’il entend « négation + item », il cherche un « non-item ».

 

Documents avec des propositions à cocher.

J’ai essayé de faire le plus simple possible : des dessins avec un vocabulaire très connu, une structure épurée et une réponse en cochant (pour limiter le coût de l’écrit). Sur le support plastifié, vous pourrez donc faire cocher les réponses avec un crayon gras lavable (type woody). Si l’élève est non lecteur-scripteur, ce n’est pas grave, vous pouvez lui lire les propositions. Le PDF est ici.

Remarques à propos de ce document :
Vous pouvez les imprimer et les plastifier SANS les découper au début. Cela sera peut-être plus facile pour l’enfant car je respecte une sorte de difficulté croissante. Ensuite, vous pourrez couper pour donner les bandes-cartes aléatoirement.
Ces bandes-cartes pourront plus tard être traitées dans les OCR (voir l’article consacré qui viendra d’ici peu) c’est-à-dire imprimées en étant pliées en deux avant d’être plastifiées de façon à être répondues de mémoire !!  😉

 

Les jouets-nounours (plus facile) :

Les véhicules (légèrement plus complexe) :

Niveau avec une croix bleue : le plus facile, on coche tout simplement ce qui est sur l’image.
Ces premiers exercices ont pour objectif de familiariser avec la consigne mais doivent être faciles, sinon inutile de continuer plus loin.

Niveau cartes sans croix ni éclair : on introduit l’absence de la chose.

J’ai pris le parti de commencer à représenter l’absence par « zéro » (au lieu de choisir « non », ou « pas de » ou « sans », ou « aucun », …) car souvent, les enfants que j’accompagne possèdent déjà un début de dénombrement.

L’idée-clef est que c’est le dénombrement 0, 1, ou 2 qui va aider l’enfant à comprendre l’absence grâce à « zéro ». Et ensuite, on lui fera comprendre « simplement » que aucun/sans/ni ni/non/… sont pareils que « zéro ».

Mais peut-être que ce zéro n’aidera pas l’enfant avec lequel vous travaillez. Auquel cas, vous pourrez tenter via « pas de … » qui est , je pense le mot de la négation le plus répandu pour un enfant.
Bref, on s’adapte !  😉

Niveau cartes avec éclair : là, ça commence à se corser !

Ici, l’élève va rencontrer une dissonance cognitive. Jusqu’à présent, les mots écrits correspondaient aux images présentées mais là, dans les cartes avec des éclairs, ce n’est plus le cas.
Par exemple, ci-dessus on a l’image d’une voiture.
A la proposition « un bateau », pas de problème comme pour les cartes avec des étoiles, il sait que ce n’est pas un bateau et donc, il ne cochera pas la proposition « un bateau ». Mais il va être contraint à cocher « pas de bus » alors qu’il n’a pas vu de bus mais il n’y a pas « rien », il y a un bateau. C’est sur ce genre de « détails » que l’enfant risque de coincer …

 

Pensez à travailler ces « petits » mots outils souvent négligés :  beaucoup VS peu, seul VS plusieurs, un VS tous, objet VS rien, … qui seront importants pour la compréhension orale et écrite.

 

Documents avec des formes à colorier

Toujours pour travailler les « pas », « X et Y », les ni ni etc. Voici un document-support d’enseignement.

Le PDF regroupe des cartes-consignes et des cartes-formes. Demandez à l’enfant de choisir une forme de son choix, par exemple, il choisit le cœur.

Ensuite, sélectionnez une carte-consigne facile (couleur unie par exemple), l’enfant doit alors colorier selon la consigne. Ensuite, introduisez des négations avec « pas » (les mieux comprises en général) et avec des plusieurs couleurs,  puis avec des ni ni ni.

 

Ci-dessous, avec un enfant avec qui on a déjà souvent travaillé ce concept, donc, il est plutôt performant !

On continue avec les autres, il a plutôt bien compris sauf quelques guidances. Alors après, on les remet bien par paires pour vérifier :

Dans l’exemple ci-dessous, je lui fais deux propositions : il doit me donner le bon coloriage parmi les deux.
Pas facile car on voit les trois couleurs écrites (bleu, vert et rouge) mais la présence des ni ni ou et va faire toute la différence entre les deux choix.

 

On peut également le faire à l’oral et demander de donner le « ni vert, ni bleu » et l’enfant doit me donner le rouge malgré la tentation de me donner le « vert » ou le « bleu » qu’il entend « de ma bouche ».

Ce modeste PDF prépare le début des exercices du type « je lis je fais » que j’aime beaucoup.

Le PDF est ici.

 

Pour aller plus loin …

Vous trouverez d’autres articles sur la négation en tapant « négation » dans le moteur de recherche du site, il y a par exemple un article « pas sans aucun ni ni » avec des cartes très simples à classer ici, et des jeux tels que Torteliki peuvent vous faire travailler la négation d’attributs (article ici) ainsi que tous les qui-est ce ou encore des jeux tels que tête de Pioche (article ici)  ou Tricogito objets (ici) .

Vous trouverez également de nombreuses activités sur ces notions dans l’article sur le super matériel pédagogique : « un menu bien épicé » ici

A l’occasion, je ferai un article sur « Ni ni l’ourson » de chez Mot à mot dont j’avais adoré le titre (facile comme jeu de mot, mais trop mignon)

Publié dans Aide à la création de supports, flexibilité cognitive, Fonctions exécutives, Lexique - vocabulaire, Vie quotidienne

C’est mouillé/sec, chaud/froid, propre/sale, plié/en tas et froissé/repassé

Ces notions sont souvent confondues par les enfants avec handicap. Ce vocabulaire fait pourtant partie de la vie quotidienne et est important à connaître car est utilisé fréquemment.

Le seul moyen de le travailler efficacement est de le travailler en milieu naturel, le travailler sur image de prime abord n’a aucun sens !!
Vous verrez en plus, les enfants adooooorent ! 🙂

Le matériel :

Il n’est pas compliqué :
— des bassines identiques
— des lingettes : il faut qu’elles soient toutes identiques (ou toutes différentes) afin que la vue n’aide pas, et il faut que leur aspect physique ne varie pas trop en étant mouillées. Vous pouvez utiliser une vieille serviette de toilette blanche (Emmaüs) que vous couperez en petits carrés identiques de 10X10cm par exemple. Il en faut au moins une quinzaine.
— de l’eau.

 

Le « mouillé » versus le « sec »

Les enfants confondent souvent mouillé/sec avec propre ou sale. Confusion peut-être due au fait que ce soit souvent travaillé ensemble dans les petits jeux de contraires du commerce.

Comme tout nouvel enseignement, on guide directement (vu que l’enfant ne sait pas inutile d’attendre)

En plus du matériel décrit ci-dessus, il vous faudra : — mouiller la moitié des lingettes, préparer 2 bassines avec une lingette mouillée et une sèche déjà dedans.

  • Je mets une lingette mouillée dans la main de l’enfant et lui fais bien saisir pour qu’il ressente (voir photo ci-dessous à gauche) et je dis « mouillé » et je lui fais mettre dans la bassine des « mouillées » avec une guidance physique puis en estompant. On traite tout le paquet comme ça. Sur la photo du centre, on voit que l’enfant parvient à trier dans guidance physique, on perçoit une légère différence de couleurs dans les lingettes car celles mouillées sont vraiment trempées! Sur la photo ci-dessous à droite, on voit le tri avec des différences moins marquées donc moins visibles à l’œil nu et dans un autre contenant.

      

  • On peut également mettre des bassines pleines de lingettes et demander à l’enfant « donne mouillé » / « donne sec ». On voit ci-dessous que les mouillées baignent dans l’eau 😉 au moins le retour sensoriel est là ! Puis, on estompe en mettant moins d’eau …
"Donne mouillé" --> l'élève me donne une lingette mouillée
« Donne mouillé » –> l’élève me donne une lingette mouillée  

 

Là c'est un jeune qui a voulu ajouter de l'eau sur ceux mouillés ... au moins il a bien associé l'idée !
Là c’est un jeune qui a voulu ajouter de l’eau sur ceux déjà mouillés … au moins il a bien associé l’idée !

Le « chaud » versus le « froid »

Souvent, c’est un concept qui est travaillé avec des images de glaces ou de soleil … donc faire un tri visuel d’un retour sensoriel extéroceptif ou tactile , d’un ressenti global…
Nous adultes, nous ne nous rendons pas compte que le fait d’associer une glace à quelque chose de froid demande un bon niveau d’abstraction et implique qu’on parvient à se représenter la glace et à en extraire une caractéristique physique non-visuelle : le froid.

Ici, j’ai néanmoins voulu adopter une représentation visuelle de ce concept : j’ai opté pour le thermomètre avec du bleu et avec du rouge.
Déjà, parce que le thermomètre renvoie à la température (bah oui …) et le codage de couleurs est celui utilisé sur les mitigeurs, pour les tuyaux, et la distribution d’eau en général. Ce repère peut être utile à connaître dans la vie lorsqu’un jeune veut se faire couler un bain, par exemple.
Il m’a donc semblé utile d’associer ce visuel rouge/bleu au retour sensoriel de la main chaud/froid.

Le matériel :

En plus du matériel décrit ci-dessus, il vous faudra : — de quoi chauffer et de quoi refroidir. ;-p
Ici, je mouille les lingettes et je les essore : je mets une moitié au congélateur et l’autre moitié dans le micro-ondes 30 secondes. Le matériel est prêt !

Comme pour mouillé/sec, on guide directement puisque l’enfant ne sait pas.

Comme ci-dessous, je propose les activités dans tous les sens :

  • L’enfant trie en chaud / froid des lingettes que je lui donne une par une :

  • Ici, je pose deux lingettes sur la table, une froide et une chaude. Je pose les mains de l’enfant sur ces lingettes et je demande à l’élève : « donne chaud » / « donne froid ». On peut faire faire cet exercice à l’enfant les yeux fermés également.

  • Ci-dessous, j’ai formé une bande de lingettes aléatoirement chaudes ou froides et j’ai demandé à l’enfant de mettre le bon pictogramme sur chaque lingette (cet enfant a adoré faire ca!)

 

 

Le « propre » versus le « sale »

En plus du matériel décrit ci-dessus, il vous faudra : — de quoi tâcher : (du maquillage, du feutre/crayon lavable genre woody !)

Idem que ci-dessus : en réceptif, en expressif, en matching, …

Je vous conseille de le faire avec de la vaisselle également car repérer le sale du propre dans ce domaine est particulièrement utile.

Précision : il s’agit d’une vraie assiette avec du « vrai » sale (j’ai gardé mon assiette et tasse de petit dej’ pour la séance avec cet enfant). C’est important d’avoir du matériel vraiment sale de façon naturelle afin que ce soit le plus fonctionnel possible par la suite !

Ensuite, afin de consolider cet enseignement, vous pourrez travailler sur images (PDF en fin d’article) :

Bon appétit ! ;-)
Bon appétit ! 😉             (euhh … c’est pas chez moi, hein !)

Le « plein » versus le « vide »

Même chose que précédemment, on travaille sur du « vrai ».
On présente à l’enfant des items strictement identiques en dehors du fait d’être plein ou vide. Puis, on utilise des termes équivalents (vide, rempli, plein, pleine, rien)

Voici un exemple d’une série d’items vides VS remplis :
Faites le tour de chez vous avec l’idée de trouver des choses vides et pleines, vous verrez, vous trouverez potentiellement plein de ‘vrais » objets à exploiter pour travailler avec des items « de tous les jours »

Le « en pile/ plié » versus le « en tas »

C’est une compétence que je n’aurai pas pensé à travailler avant d’avoir des jeunes qui vieillissent. En fait, on s’aperçoit que lorsqu’on travaille le linge ou le rangement, il est important pour un enfant de comprendre et de savoir « mettre en pile ». Autant empiler des lego ou des boîtes de jeux peut être facile, autant empiler des t-shirts l’est moins !! Or toute la vie on utilise la compétence de transporter du linge d’un point A à un point B et de le poser délicatement à l’endroit voulu.

Après avoir demandé à l’enfant d’empiler des choses dures (légo, cubes en bois de mêmes tailles, boîtes de jeux de mêmes tailles, boîtes de jeux de tailles différentes, …) on peut commencer les choses plus souples telles que : des mouchoirs en papier, des lingettes, des dosettes souples de café, des chiffons microfibres, des serviettes de toilettes, des pantalons, des t-shirts, etc.

En tas versus en pile
En tas versus en pile

Et voilà une chouette technique pour mettre des dosettes souples dans une boîte à dosettes : on empile, on enfile la boîte dedans, on retourne et on met le couvercle.

Ici, toujours avec nos lingettes, c’est pour moi le plus facile à empiler avant des choses vraiment souples !

   

Ensuite, on pourra également enseigner à l’enfant comment plier une feuille de papier, un sopalin, une lingette microfibre :
C’est un geste technique mais c’est une compétence utile.

On peut par exemple investir dans des vileda multiquattro (chez Action) : il s’agit de plaques de mousse fine pré-pliée, avec des plis TRES marqués, ce qui facilite le pliage du débutant. Je les trouve pratique pour enseigner en chainage arrière :

Elles sont vendues pliées en 4. On dispose à gauche des lingettes ouvertes en deux de manière à ce que l’apprenant n’ait plus que le dernier pli pour obtenir un carré. Puis, il le pose sur le précédent (sur la photo, sur le rose), puis il continue pour plier les 4 couleurs.

 

Les subtilités pour aller plus loin :

  1. Pensez à utiliser les qualificatifs au masculin ET au féminin. L’enfant doit s’habituer au fait , que « chaude = chaud » et « froide = froid » et surtout que « sec » = « sèche » (il sont très différents à l’oreille).
  2. Notez également que ces exercices sont faits ici en traitant les deux extrêmes mais il peut être intéressant également de placer ces notions sur un continuum avec le vocabulaire associé : brûlant / chaud / froid / glacé.
  3. Il faudra évidemment travailler ces mêmes notions sur d’autres supports : de la vaisselle propre ou sale, mouillée ou sèche, de vrais vêtements, et tous les types de surface afin de bien ancrer ces notions et que cela puisse devenir fonctionnel pour l’enfant.

 

Outils papiers :

Voici le PDF avec « sale/propre » et « plié/en tas » (mouillé/sec/chaud/froid » étant non visuels, ils n’y figurent pas) :

Merci à mes petits mannequins qui ont assuré !

Publié dans Adaptations et critiques de jeux, Visuo-spatial

Madame Mouffette

J’ai découvert ce jeu de chez HABA grâce à une enseignante : il est simple et assez original.
Il est composé de grandes cartes cartonnées, d’un dé, de 5 klaxons avec un chiffre mentionné dessus et d’une petite statuette en bois avec une petite mouffette dessus.

Madame Mouffette

L’objectif : On retourne une carte, on lance le dé avec les 6 animaux » (chauve-souris, serpent, chat, araignée, canard, et caméléon) et il va falloir dénombrer la quantité de fois où l’animal apparait sur la carte. Ensuite, on attrape le klaxon avec la bonne quantité dessus pour sonner !
Simple, sauf que …. les animaux sont bien cachés ! parfois seul un tout petit morceau de patte dépasse ! ou encore, le caméléon qui se mélange dans le décor en épousant la couleur du fond !

Parfois, il n’y a pas l’animal tiré par le dé, dans ce cas, il faut attraper la statuette de mouffette de plus rapidement possible. On peut faire une guidance orale « il n’y en a pas » pour familiariser l’enfant avec cette notion parfois complexe à acquérir.

C’est amusant car parfois, on repère la même quantité de l’animal mais en débriefant en montrant où se trouve l’animal, on s’aperçoit qu’il y en avait plus et qu’on n’avait pas remarqué les mêmes.

Petit exemple : alors alors? combien d’araignée(e)?

Réponse; il y en a trois (derrière l’affiche sur l’armoire, en haut à droite au plafond et tout à droite à côté du manche rouge … oui, pas facile !

 

Complément au jeu pour s’entrainer

Afin de poser un enfant sur une activité comme celle-ci tranquillement, sans stress de la rapidité, j’ai crée un petit PDF d’entrainement. Vous pouvez l’imprimer et le plastifier pour que l’enfant réponde au velleda ou woody ou encore, pour qu’il colle des étiquettes à scratcher de 0 à 5 éléments.

Personnellement, j’ai photocopié les cartes afin de pouvoir les agrandir et/ou les numéroter. D’où le « Numéro de carte » indiqué sur le PDF.

 

C’est à ma connaissance le seul jeu du commerce à travailler cette compétence de recherche .. qui correspond, pour les psy, à l’item C43 / C44 de l’ABLLS-R.

J’aime beaucoup le côté ludique des klaxons et l’originalité de devoir chercher des éléments dont seule une partie est visible.

Publié dans Maths, Mesure

Découvrir les euros

Cet article va être révisé régulièrement afin d’apporter des supports supplémentaires.
Pour connaître les nouveautés, n’hésitez pas à vous abonner à la page Facebook de autismenjeux.
A bientôt !   🙂

 

Travailler avec les euros demande à se familiariser avec les pièces et les billets.

Le mieux est de travailler avec de vraies pièces ! à défaut, vous pouvez travailler avec des pièces factices en plastique.
Afin de ne pas se ruiner, mieux vaut acheter un vieux jeu d’occasion sur les euros plutôt que de la monnaie factice en milieu spécialisé. Moi j’avais formé toute ma « caisse d’argent » pièces et billets avec un jeu sur l’Europe payé 2€.

 

Globalement, le travail autour de l’argent demande de :

  • Différencier visuellement les euros et les centimes : trier, trier, trier !
    Faire deux lots : les centimes et les euros de l’autre.
  • S’habituer aux équivalences : 5€ = 5€ quelque soit la façon dont c’est matérialisé : avec un seul billet, avec 2 pièces de deux euros et une de deux, avec 5 pièces de un euro, etc, …
  • Se familiariser avec la transformation des centimes en euros : 100 centimes = 1€ (on aura la même chose sur d’autres passages d’unités tels que les minutes et heures, les cm et mm, etc, …)
  • Comprendre la différence afin de pouvoir rendre la monnaie, qui est une compétence en soit. On peut commencer à le travailler même lorsqu’on a abordé que les euros et le retravailler lorsqu’on a bien travaillé les centimes. Le système de « rendre la monnaie » est très très complexe. Il faudra faire des jeux de rôles avec donner trop ou trop peu, on verra cela en fin d’article. …

Je mettrai en ligne au fur et à mesure les exercices sur ce thème : j’en ai beaucoup et je les ajouterai petit à petit.

Il existe un autre article consacré à la monnaie où je présente les supers tampons euros ici. Vous trouverez également des feuilles d’exercices.

 

Tout d’abord différencier euros et centimes : la reconnaissance des pièces

Le tri des pièces : euros VS centimes

Trier les centimes et les euros : il va être très important que ces pièces euros VS centimes ne soient pas confondues, faute de quoi l’enfant va être extrêmement embrouillé et risque de les confondre pendant longtemps. Il faut donc être vigilant dès le départ car dans ma pratique j’ai remarqué que ça posait souvent problème ultérieurement car la discrimination n’était pas assez automatisée.

Pour cela, on peut faire du tri :

L’enfant repèrera rapidement qu’il y a 2 modèles de pièces en euros et qui sont bicolores : les 1€ et les 2€, et d’autres pièces qui sont unies, les centimes.
Si l’enfant verbalise, vous pouvez l’aider à dire « centimes » ou « euro » (en guidance échoïque) chaque fois qu’il met une pièce dans la case.

Mon dobble des euros :

Il y a quelques années j’avais crée un équivalent Dobble pour apprendre à discriminer les pièces euros VS centimes. Il comporte toutes les formes d’euros qui existent jusqu’à 100€. Si votre enfant ne sait pas jouer au Dobble, allez par ici !

Par exemple ci-dessous : la pièce en commun est 20 centimes. L’enfant doit donc dire « 20 centimes » (en n’oubliant pas de préciser l’unité « centimes », vu que c’est l’objectif ici!)

Ici par exemple, il faut dire : "20 centimes!"
Ici par exemple, il faut dire : « 20 centimes! »

Puis, commencer à les manipuler pour obtenir des sommes

 

Au début, on ne travaille qu’avec les euros, on met les centimes d’euros de côté.

L’objectif va être de manipuler, encore et encore pour former toutes les sommes possibles …
Vous allez remarquer que souvent, l’enfant va utiliser les pièces de 1€ et laisser celles de 2€, sauf si il doit payer 2€ pile!  🙂

La toute première difficulté avec les euros est la pièce de 1€ et celle de 2€ : l’enfant est habitué à ce que 1 élément soit égal à 1, or avec une pièce de 2 €, une seule pièce équivaut à deux. Nous, cela nous parait tellement logique que souvent des parents passent à côté de cet écueil.
Les billets sont en général plus faciles à comprendre pour les enfants, peut-être parce qu’ils ressemblent plus à une étiquette qu’à un jeton qui vaudrait 1. …

Pour ce faire, j’utilise la BàC, que j’adore toujours autant pour ce genre d’activité. (Si vous ne connaissez pas, c’est par là!)

Par exemple, pour payer 4€, l’enfant va mettre 4 pièces de 1€ et n’aura pas l’idée de payer avec 2 pièces de 2€.
Afin de favoriser cette façon de faire différente qui lui sera utile, il va falloir mettre à dispo de l’enfant un ensemble de pièces « saboté », c’est-à-dire par exemple, lui donner une caisse avec des pièces de : 1€, 2€ et 2€ ainsi il ne pourra pas former 4€ avec des pièces de 1€ car il n’en aura pas assez! Nous allons donc le contraindre à utiliser une autre stratégie pour aboutir à la somme de 4€.

"Donne-moi 5€" -> l'enfant n'a que 3 pièces de 1€, il est donc contraint à utiliser des pièces de 2€ dans son calcul.
« Donne-moi 5€ » -> l’enfant n’a que 3 pièces de 1€, il est donc contraint à utiliser des pièces de 2€ dans son calcul.

Les billets sont intéressants car ils vont faciliter le faire de surcompter.
Par exemple pour payer 7€, l’enfant va mettre un billet de 5€ et prendre des pièces de 1€ en verbalisant « ciiiinnnq [puis en prenant des pièces :] , six, sept : sept euros ».

 

 

Voici un nouveau PDF [edit 25/05/26] avec des cartes qui vous permettront de manipuler des sommes

Un lot de 34 cartes avec des quantités (toujours des sommes rondes) à reproduire à l’identique, ou en semblable non identique. Plus tard, ces cartes pourront servir à comparer des sommes (voir ci-après dans l’article)

Ci-dessous, un exemple de disposition pour familiariser l’élève avec les pièces ;

Au début, on donne aux élèves uniquement des pièces de 1€, il « suffira de compter le bon nombre de pièce.
Ensuite, on fera le même exercice mais en donnant à l’élève un ensemble de pièces mixées : il faudra qu’il regarde attentivement afin de bien sélectionner des pièces de 1€ et non de 2€ ou encore des pièces en centimes …

Tout doucement, on pourra introduire les équivalences avec notamment le signe égal (qui est très facilement compris contrairement à ce qu’on peut penser).
L’enfant devra alors placer « la même quantité » avec exactement les mêmes éléments mais ….

On pourra alors commencer les équivalences : on donnera à l’apprenant des cartes qu’il ne peut reproduire à l’identique, il devra donc réfléchir pour « mettre pareil », même si il ne dispose pas d’exactement les mêmes pièces.
Si cette étape est difficile, c’est qu’il vous faudra travailler ces équivalences intensément avec d’autres choses que de la monnaie. Vous pouvez aller par là. Normalement, si vous travaillez les euros, votre élève doit avoir acquis ces relations d’équivalences.

Par exemple, ci- dessous, notre enfant doit placer 5€ mais il n’a à sa disposition que des pièces et pas de billets !

Un peu plus bas dans cet article, on traitera des comparaisons « différents », « supérieurs » et « inférieur »…

Exercices sur papier

Dans l’autre sens, l’enfant doit compter les pièces et écrire la somme dans la case ! (cliquer sur l’image pour avoir le pdf)

J’ai réalisé aussi des documents pour se familiariser avec le graphisme du signe € qui n’est pas forcément aisé pour les enfants. Ce n’est finalement qu’un C avec deux barres au centre … Dans ce document il va falloir tracer des € : attention l’enfant ne soit pas colorier dans les traits, il doit uniquement tracer à l’intérieur ! (cliquer sur l’image pour avoir le PDF)

Puis, on peut travailler avec euros et centimes d’euros

Il faudra déjà travailler le fait de « faire l’appoint », de payer juste. Je commence toujours avec les euros seuls et une fois bien maîtrisés, j’introduis les centimes. Evidemment, la capacité à rendre la monnaie sera travaillée bien après !

Pour faire ces fichiers, j’avais utilisé les prix indiqués d’une grande surface. Ils sont donc « cohérents ».

Comme très souvent, j’utilise la BàC de chez Nathan, j’ai donc crée des fiches où on doit payer dans les cases avec de l’argent factice (cliquez sur l’image pour avoir le PDF):

J’ai également fait des cartes à l’unité avec des produits et des prix. Cela permet de faire un échange entre l’étiquette et de l’argent afin que l’enfant comprenne le sens de la transaction.
De plus, les cartes à l’unité permettent de prendre plusieurs produits et de ce fait, de faire une addition pour payer la somme totale des courses. (Remarque : c’était des prix d’il y a environ 5 ou 6 ans et j’hallucine à quel point les tarifs ont augmentés … mais bon ça reste cohérent en proportion inter-produits.)

On peut travailler sur les équivalences : 50 cts + 50 cts = 1 euros.

Voici ci-dessous quelques applications : on place le « euro » (pour ne pas oublier d’exiger systématiquement l’unité quand l’enfant verbalise les sommes) et le « égal » et l’enfant doit poser la somme écrite sur la carte avec les euros et les centimes d’euros!

On peut également comparer des prix :

Les prix sont différents, et ensuite on place (au dessus du signe différent) le signe supérieur/inférieur dans le bon sens.

Ci-dessous, l’enfant devait mettre la somme mais je le laisse choisir. Il a une somme d’argent fixée au départ (aléatoirement par moi) et parfois, il ne peut pas se payer l’article ! 😉

Il est intéressant aussi de procéder dans le sens inverse : c’est l’enfant qui va écrire la somme qui se trouve dans les cases :

Subtilités et importance de l'unité : euros ou centimes?
Subtilités et importance de l’unité : euros ou centimes?

Feuille avec des exercices à télécharger avec des euros et des centimes d’euros : (cliquer sur l’image pour télécharger)

 

Puis faire les équivalences pour passer de 100 cts à 1€ et inversement.

La méthode la plus fonctionnelle est de faire des paquets de 100 cts pour former 1€ et inversement : casser 1€ pour faire 100 cts.

Pour ce faire :

  • je mets plein de pièces de centimes d’euros et on forme des paquets de 1€ pour dire à la fin « j’ai 4€ » = « 400 cts »
  • je fais faire des exercices papier où il faut faire des paquets de 100 cts
  • on tente d’automatiser tout ca!

Ici, vous trouverez des bandelettes à découper afin de maintenir la compétence. Elles sont à découper, plastifier et à donner à l’enfant avec un welleda ou un crayon woody.
Il y a des sommes d’euros et des sommes de centimes :

Manipulation des comparaisons de prix:

J’utilisais jusqu’à présent mes tapis de comparaison mais j’ai demandé à Senso3D de m’imprimer des boites spécifiques. Vous pouvez les acheter ici si ca vous intéresse.

On peut alors aussi bien comparer deux collections ( = ou > ou <) mais on peut également mettre une collection et un signe et l’apprenant doit placer la seconde collection en respectant la consigne.

Voici les cartes que vous pouvez imprimer pour utiliser dans vos séances : pour comparer les prix, pour mettre « pareil » en monnaie factice / vraie monnaie, pour faire un jeu de bataille de cartes, etc.

Voici quelques exemples :

L’apprenant place le signe « égal » ou « différent » dans le logement carré fait pour.
Ici, c’est le signe correct qu’il faut placer dans la case carrée.
Là encore, c’est le signe correct qu’il faut placer dans la case carrée.

 

Là encore, c’est le contraire, le signe est mis mais il faut choisir parmi les cartes laquelle correspond à cette équivalence.

Ci-dessous, un autre exemple d’application : on a une quantité exprimée en euros et l’apprenant doit mettre l’équivalent en centimes :

Exercices de comparaison de prix, avec et sans centimes:

 

Enfin, de comprendre l’idée de rendre la monnaie sur une somme donnée.

Je commence par le billet de 5€ car les calculs seront plus faciles. Il faut que l’enfant comprenne qu’il y en a « trop » et que du coup il faut donner l’objet + « ce qu’il y a en trop ».

Il y a plusieurs années, une petit que j’accompagnais ne comprenait pas : elle était bonne en calculs mais n’avait pas compris le sens de rendre la monnaie : elle me donnait l’appoint + la monnaie. Du coup, j’avais crée une languette de 5€ avec 5 pièces de 1€ pour simuler un billet.

Elle n’avait pas le droit de les décrocher et était obligée de me donner la languette complète même si « il y en a de trop ». Ensuite, je prenais sur la languette les 2€ du prix de la gaufre et je lui rendais la gaufre payée et les trois euros excédentaires.

Nous avons fait beaucoup d’exercices comme celui-là et elle a compris !!

Depuis, avec les autres enfants, je présente souvent l’exercice de cette façon. Si vous avez d’autres idées, n’hésitez pas à partager !

Exercice complémentaire (posté le 18/03/23) : relier des sommes de centimes

Publié dans Aide à la création de supports, Fonctions exécutives, Planification, Visuo-spatial

Loto Touche et trouve

Jeu de chez Vilac, je le trouve trèèèèèès joli. Un enfant avec lequel je travaille l’adore, j’ai donc cherché à le faire évoluer. Le jeu et l’enfant.
Il s’agit de formes en bois et de petites cartes qui illustrent ces petits objets.
Il n’y a pas de couvercle, mais un cercle vert, en bois, qui soutient un sac en tissu : cela permet de former une pioche avec la gueule ouverte, on pige l’objet en bois en tâtant afin d’essayer de trouver les pièces dessinés sur notre lot de cartes. Attention : il y a la pièce bombe qu’il ne faut pas attraper !

 

Les règles du jeu

Il y a deux règles :
– Soit on joue tous autour d’une même carte : on doit tâter dans le sac à tour de rôle pour trouver l’objet en question. Si on pioche le bon, on garde la carte et ainsi de suite. Celui qui a le plus de cartes gagne la partie.
– Soit chacun a un plateau de jeu formé par 4 cartes (ça forme un cercle) et on pioche façon loto pour remplir son plateau. Le premier qui y parvient remporte la partie.

Jeu de reconnaissance Touche et trouve Oxybul Eveil et jeux | IDKIDS

Ce jeu est sympa : il est graphiquement super beau, ses pièces carton et bois sont de bonne qualité et il fait travailler l’exploration tactile. C’est marrant de repérer que l’enfant ne pense pas à « tricher » au début et qu’au bout d’un moment, il se met à tatouiller pour trouver la pièce qu’il désire. Si ce moment attendu ne vient pas naturellement, il sera possible de forcer cet enseignement avec un apprentissage ciblé où il faudra retrouver un objet dont on a une image à l’intérieur d’un manchon pour deux mains (voir ici la réalisation) où il n’y a que 2 ou 3 objets.

 

 

Adaptation pour un nouveau jeu : Miam-miam

Ce jeu n’a rien à voir avec les précédents : il utilise le matériel mais ne travaille pas du tout les mêmes compétences. J’ai cherché une idée pour varier tout en utilisant quand même ce matériel que le petit gars que j’accompagne adore.

Pour y jouer, il vous faudra :
– imprimer le pdf ci-dessous,
– sélectionner les pièces : fraise, poireau, citron, aubergine, carotte et arc-en-ciel
– et fabriquer le dé : avec un cube de bois et les illustrations présentes sur le pdf, ou encore, un dé standard que vous aménagerez.

 

Le principe du jeu Miam-miam

 

Tout d’abord, avant de commencer, chaque joueur choisi un monstre parmi les trois disponibles. On peut utiliser un qui est déjà colorié dans le pdf ou bien le colorier soi-même en imprimant la page en noir et blanc.
Avec les monstres coloriés par l’enfant, c’est quand même super chouette : merci à mon petit mannequin!

         

L’idéal étant de demander à quelqu’un dans son entourage qui sait crocheter de réaliser un des magnifiques petits monstres de chez Katia 😉  Le patron à crocheter est ici !
Autour de moi, personne ne s’est manifesté …  C’est pour ça que faute de les avoir en 3D, je les ai dessiné.

monstres amigurumi

Ensuite, on lance le dé qui indique l’un des 6 objets en bois.
Puis, on cherche cet objet sur la première carte, on suit alors la corde des yeux jusqu’à tomber sur le second objet. Ce second objet sera le point de départ de la carte d’après, dont la corde nous mènera jusqu’à un autre objet, etc, … jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de cartes sur la ligne.
A ce moment-là, il faut attraper en premier l’objet dernièrement désigné et le faire manger à son monstre. Le joueur gagne alors (la carte ou) la série de cartes qu’il placera sous son monstre. Le propriétaire du monstre qui a le plus de cartes gagne la partie !

Charlène a tiré "aubergine", sur la 1ère carte l'aubergine mène à la fraise, 2ème carte la fraise mène au citron, et 3ème carte le citron mène à la carotte. Donc, il faut attraper la carotte !
Charlène a tiré « aubergine » au dé. Sur la 1ère carte : l’aubergine mène à la fraise, 2ème carte : la fraise mène au citron, et 3ème carte : le citron mène à la carotte. Donc, il faut attraper la carotte !

 

On peut suivre avec son doigt si c'est trop compliqué uniquement avec le regard, évidement !
On peut suivre avec son doigt si c’est trop compliqué uniquement avec le regard, évidement !

 

Vous pouvez faire varier le nombre de cartes en fonction de l’enfant pour ajuster la difficulté : au tout début de l’enseignement, il faudra n’utiliser qu’une carte (et de préférence une « corde verte » qui correspond au niveau initiation) et ensuite on pourra en rajouter et faire de longues séries.

Ce jeu Miam-miam travaille donc la capacité à suivre des yeux pour atteindre une cible. Il faut rester focus, maintenir en mémoire la cible, qui change de carte en carte, il travaille donc la flexibilité mentale et le tout en étant rapide mais sans se déconcentrer.

Miam-miam travaille l’inhibition : il faudra que l’enfant résiste à la tentation de se ruer sur l’objet en bois indiqué par le dé car le « résultat du dé » doit subir une transformation via les différentes cartes !

Le seul jeu à ma connaissance qui serait dans la même veine est Windy Woody de chez Piatnik, pour lequel je ferai un article bientôt.

 

Allez, le pdf à imprimer, il est là !

 

Publié dans Maths, Mesure, Vie quotidienne

Comprendre les quantités sur les emballages

Avant même de pouvoir s’intéresser aux quantités de produit exprimées avec des unités de mesure : 500g, 1L, 850 ml, le premier pas est de travailler tout simplement sur le nombre de produits présents dans un paquet d’emballage. Une série sur les produits avec les masses viendra très rapidement. Je le mettrais à la suite de ce post, que je ferai remonter pour l’occasion …

Une maman avec laquelle je travaille avait commencé, j’ai donc juste continué son super travail !
Comme souvent, les difficultés sont crescendo, vous pouvez donc choisir les plus faciles pour commencer et présenter progressivement les produits les plus compliqués à traiter.

 

Quantités de produits dans un emballage

 

Il s’agit donc ici d’une série avec des produits à observer et des quantités à choisir sous forme des classiques « cartes à compter ».

Imprimez, plastifiez et découpez de façon à obtenir des cartes avec 3 propositions de réponse en dessous (attention à ne pas vous tromper quand vous découpez!) pour obtenir ceci (le document à droite):

                   

 

Idées pour exploiter ce document

Les articles de consommation ont été choisis pour induire des contre-intuitions visuelles ou cognitives. Par exemple, une représentation ne faisant apparaître que la moitié des articles, plusieurs informations chiffrées mises en exergue, etc., … En fonction de l’enfant, il faut évidemment adapter le niveau des questions.

Au tout début :

Il s’agit de repérer la quantité inscrite sur l’emballage sans se faire piéger. L’enfant doit sélectionner : entourer au crayon Woody ou au stylo non-permanent Staedtler, poser un jeton transparent (pas opaque, sinon ça « rejette » la bonne réponse), mettre une pince à linge,… bref, selon les capacités de l’élève et ce que vous avez sous la main.

Exemple de jetons qui "sélectionnent" une réponse.
Exemple de jetons qui « sélectionnent » une réponse.

Si l’enfant verbalise, insistez afin qu’il précise de quoi il s’agit, par exemple « 20 œufs », « 4 saucisses », … Cela le préparera à répondre aux problèmes mathématiques classiques et la fameuse question de la maîtresse : « oui, il y a 3, mais 3 quoi? 3 patates? 3 enfants? 3 tigres?! »

 

Plus tard, vous pouvez commencez les comparaisons :

Montrez plusieurs produits similaires à comparer  et demandez : « où il y en a le plus? / le moins? », « est-ce qu’il y en a pareil/autant là et là? », … Si l’enfant est en difficulté, pensez à toujours revenir à la manipulation : allez chercher de vrais objets et faites-lui faire des comparaisons. Si l’enfant ne sait pas, revenez à l’enseignement de « peu » versus « beaucoup » (voir sur ce site avec les mots-clefs dans le moteur de recherche).

 

Enfin :

Montrez plusieurs produits à comparer et présentez-les sous forme de petits problèmes:
– « j’ai besoin de X grammes de gruyère râpé, lequel je peux acheter ? lequel il ne faut pas que j’achète ? » [un paquet où il y en aurait moins que la quantité désirée …]
–  « il me faut 150 grammes de beurre pour ma recette. Est-ce que j’achète ce paquet (125g) [non] ou celui-là (250g)? » [oui]  Est-ce que j’aurai assez si j’achète celui-là (500g)? [oui] . Pourquoi est-ce mieux que j’achète quand-même celui-là (250 grammes) ?[pour ne pas en avoir beaucoup trop] Est-ce qu’il en restera si j’achète ça? Si oui, combien il en restera? , etc,. …

Ces petits problèmes vont permettre d’introduire le lexique mathématique qui est souvent complexe et qu’on considère souvent, à tord, déjà acquis par l’enfant.
Par exemple : autant (souvent les enfants connaissent « le même » ou « pareil » mais pas « autant »), plus, moins, identique, en tout, il manque, il reste, quantité, combien, etc, …
Ces petits mots doivent être travaillés un par un si ils ne sont pas compris : beaucoup de matériel orthophonique propose de travailler ces compétences isolément.

 

L’objectif est de glisser doucement vers quelque chose qui servira dans la vie !

Pour prévoir à manger pour X personnes, il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte.
Si on veut une tranche de jambon par personne et qu’il y a : papa, Tata-Mel, maman, Mamie-Gâteau (donc, calculer que ça fait 4 personnes et ne pas s’oublier soi, donc 5!), est-ce que ce paquet (donc repérer qu’il contient 6 tranches) est suffisant? et si on prend celui-là (avec 4 tranches)? …
Rien que cette configuration minimale contient beaucoup de données à articuler ensemble, alors imaginez si on se paie le luxe d’offrir 2 tranches à chacun !  🙂

 

 
 
Vous trouverez également sur le site « Tasolutionautisme » un support bien fait qui se nomme « courses et quantités », simple et épuré il qui met en avant cette notion de quantité en rapport avec des besoins donnés.

Ci-dessous, un enfant avec qui j’ai repris tous les exercices avec des dessins afin d’aider à comprendre produit / paquet de produits qui étaient confondus. Ainsi, il peut voir sur un petit schéma que si on a 1 paquet de 10 saucisses, il n’y en aura pas assez si j’en veux 12. Donc on achètera 2 paquets même si au final, on en a « en trop ». Notions bien complexes à exprimées en plus … 



 

Quantités de produit exprimées en grammes

 
Une fois à l’aise avec les quantités de produits entiers dans un emballage, sur le même principe, l’enfant devra être attentif aux indications de quantités exprimées en grammes. Cela évitera de prendre le plus gros paquet même si il y en a moins que dans un paquet plus petit mais plus rempli …
 
Procédez comme pour les cartes-à-compter ci-dessus, en découpant, plastifiant, etc, … Plus tard, vous pourrez découper les bandes de propositions afin de formuler des petits problèmes de comparaison par exemple.
 
Publié dans Aide à la création de supports, Lexique - vocabulaire, Maths, Visuo-spatial

Repérage spatial sur papier : en haut / bas / gauche / droite.

Plusieurs articles sur ce site traite de la question des prépositions et repère visuospatiaux.

En voici un cette fois pour travailler sur un plan plat, en 2D, avec les notions de haut et de bas, ainsi que de gauche et droite.

Avant de travailler ces plans « couchés », il vaut mieux les étudier avec l’enfant en plaçant des objets dans des boîtes, petites maisons, etc, … en utilisant de petits éléments du quotidien (maison playmobils voire objets réels). Il faudra distinguer également la droite relative, mais aussi le milieu et le centre, etc, …
Des idées peuvent être vues ici , … ou ici, ou ici ou ici …

 

Ci-dessous, vous trouverez des fiches d’activités à imprimer (obligatoirement en couleurs), à découper et à plastifier.


Pour les enfants non lecteurs, il est possible de le travailler à l’oral uniquement. Pour ceux entrés dans la lecture, vous pouvez donner les cartes avec un crayon WOODY ou un stylo Stabilo non-permanent (qui a une pointe très fine et s’efface très bien à l’eau).


Il s’agit d’un quadrillage à 4 cases, donc sans centre ni milieu. Il faut retrouver des formes mais attention, les cibles changent (donc flexibilité mentale) et surtout, les indications spatiales sont écrites dans un ordre aléatoire …  🙂
J’ai testé et clairement, les enfants doivent bien se concentrer pour ne pas se tromper : l’ordre des indications variable embrouille un peu les moins à l’aide d’entre eux. Il est préférable de travailler sur ces fiches en interrogeant l’enfant d’abord à l’oral dans ce cas.

 

Cette seconde version est destinée à être imprimée en NetB pour faire des exercice sur un support papier.

Sur ce document, vous pouvez travailler :
_ le fait que l’enfant identifie l’emplacmeent d’un éléement (comme ci-dessus) mais aussi,
– le fait que l’enfant place lui même un élément/ une gommette d’après des indications spatiales
– la première page vierge permet de faire les deux, à votre convenance, en complétant vous-même.

Comme souvent, ces pages sont BàE (Boîte à Enchainement) compatibles !!  😉

 
Une maman avec laquelle je travaille a fait un support de mémorisation/flexibilité mentale. C’est le même type de fichier que celui sur les sapins de Noël où il fallait dessiner des boules, mais cette fois, au lieu du dénombrement, il s’agit des prépositions spatiales.
 
Le voici, et merci Sandrine! :
Ensuite, n’oublions pas de généraliser et de rendre fonctionnel cet enseignement.
On continue donc à varier et à présenter des situations qui pourront arriver dans la « vraie » vie :
Cette feuille est entièrement blanche : mon ado doit placer les éléments « mets le cochon en haut à droite », « mets le slip au milieu », …

Il y a également chez « Tasolutionautisme » un support que je trouve vraiment sympa. 
Il s’agit du support « Pack mise en rayon » où vous trouverez des produits à placer avec une difficulté croissante pour arriver à des fiches où il n’y a plus de visuel du tout.

Au passage, voici un exemple d’automatisation gauche-droite : 
Cette compétence va être essentielle dans les activités de lecture mais pas que, dans toutes les activités qui demandent à s’organiser un minimum : faire une série d’actions en chaine (déposer une noisette sur chaque sablés, placer une cuillère sur le dessus de chaque yaourt des convives, etc. ou tout simplement pour chercher dans un ensemble confus (comme les « où est Charlie? ») où la stratégie de proche en proche sera beaucoup moins efficace.

Ici, il s’agit des réglettes de chez Nathan : on aligne les pièces les unes après les autres, il n’y a pas (encore!) de modèles à respecter
Il s’agit d’un puzzle fait « maison » pour répondre à certaines contraintes : un minimum d’objet mais dans la difficulté du sens des pièces (comme ce sont des cercles, peu importe comment on présente la pièce, elle s’encastre dedans!). Le modèle est une série de dessins que j’ai fait sur ma tablette.

Si vous connaissez d’autres supports, n’hésitez pas à laisser un commentaire !

Publié dans Dénombrement, Maths, Outils d'autonomie, Visuo-spatial

Des cartes à compter

Il en existe beaucoup sur le net, c’est un support simple d’accès et qui permet de laisser l’enfant travailler seul.

Qu’est-ce que c’est?

Il s’agit de cartes avec 3 propositions sur le bas : on dénombre une certaine quantité sur la grande image et on choisit une réponse dans les propositions en bas.

Attention : ces cartes ne sont pas pour enseigner à l’enfant mais pour qu’il maintienne ses acquis, c’est-à-dire, qu’il s’auto-interroge sur ce qu’il connait déjà.
En effet, la présence des 3 propositions va embrouiller un enfant qui ne serait pas certain de sa réponse et il est toujours préférable de travailler les quantités avec des outils tangibles plutôt qu’en images en début d’apprentissage.

Comment donner sa réponse ?

Au choix, on peut sélectionner la bonne réponse de différentes manières : faire mettre une pince à linge (si au niveau motricité c’est complètement acquis par l’enfant), entourer avec un crayon Woody, poser un jeton transparent, …
Remarque : il est important que le jeton soit transparent car on veut sélectionner une réponse : celle qui est sous le jeton. Si les jetons sont opaques, ils vont cacher la réponse et non la sélectionner!

Je fabrique moi-même régulièrement des cartes à compter pour les enfants que je suis (certaines sont disponibles à imprimer sur ce site).
Souvent je reprends leurs intérêts afin de pairer le « travail d’école » avec quelque chose que l’enfant aime. On peut donc utiliser des personnages de dessins animés, des photos de leurs doudous, des illustrations d’items préférés, …

Comme j’ai pu l’expliquer antérieurement dans un article, j’aime beaucoup le manuel « Picbille » pour la compréhension de la numération avec les enfants avec autisme. C’est moins attirant qu’un personnage de dessin animé, certes, mais ça permet de généraliser les réglettes Picbilles à d’autres types de supports et permet de travailler les Picbilles en autonomie.

Carte à compter Picbilles de 1 à 10, puis de 30 à 100 :

 

Mais également, le dénombrement de grandes collections (supérieures à 10) et non organisée.
Ces dénombrements longs sont souvent sources de problèmes. L’enfant doit parvenir à élaborer des stratégies : recours aux paquets de 10/ tris visuels/ajouts éventuels de repères extérieurs/… Il est intéressant de voir quelle  stratégie il adopte spontanément afin la renforcer ou au contraire lui présenter une méthode plus efficiente.

Ce dénombrement de collections non organisées est important car dans la vie quotidienne, lorsqu’on doit dénombrer des éléments, ils sont en général en vrac et non présentés bien alignés ou par blocs.

Publié dans Adaptations et critiques de jeux, Contrôle inhibiteur, flexibilité cognitive, Fonctions exécutives, Phonologie - lecture, Planification

La compréhension orale et écrite, quelques supports

Les différents matériels proposés ci-dessous sont tous basés sur le même principe : ils servent à travailler la compréhension (de la lecture le cas échéant) et l’écoute si on préfère dicter (aux élèves ou à l’enfant). Je trouve intéressant d’en avoir plusieurs pour que les enfants ne se lassent pas trop et qu’ils puissent travailler sur du lexique dans des univers différents. Ils coûtent cependant à l’unité dans les 35€.
Quelques termes sont parfois à remplacer « chandail », « maïs soufflé », « souliers », pour les non canadiens! 🙂

 

Si ces supports vous paraissent inaccessibles, vous pouvez aller voir les articles qui permettent d’introduire les pré-requis : ici, ou ici
En toute fin de cet article, vous trouverez également des aménagements avec des supports plus faciles.

Le principe général

Pour chacun de ces jeux, il va falloir prendre connaissance des informations afin de trouver, à force d’éliminations, LA personne concernée. Il s’agit du principe du « qui-est-ce? »
Ils sont tous composés d’une grande illustration sur un thème spécifique (la photo de classe, la croisière, le cinéma, le camping, etc, …) et de fiches de lectures (une trentaine selon la version) qui ont un niveau croissant.

Selon le cadre (en classe ou en individuel) et selon les spécificités de l’élève (problème moteurs, visuo-spatiaux, etc, …), on pourra adopter une façon de sélectionner différente :
– dans une pochette plastique et on barre au welleda
– en la plastifiant et on barre avec des crayons woody (voir l’article)
– en posant des jetons opaques que l’on posera sur ceux à éliminer (je réserve les transparents pour les activités où on doit au contraire sélectionner)
– en posant l’illustration sur une plaque métallique et en donnant des aimants « croix » (si problème moteur, c’est moins labile), …

Cette activité peut se faire en individuel ou en petits groupes où chacun a son illustration et l’enseignant lit les consignes à tous.
Elle peut également être faite en autonomie avec des enfants lecteurs, la réponse ne figurant pas sur les éléments distribués mais sur une feuille à part! 😉

A NOTER : on différencie la compréhension orale (lorsque l’enfant entend la consigne) de la compréhension écrite (lorsque l’enfant lit lui-même sa fiche). Il est donc très intéressant de comparer les deux passassions.
Mais ATTENTION, lorsqu’un enfant lit par exemple : « il a un ballon » et qu’on reprend : « oui, il a un ballon, c’est ça » et bien cela devient … de la « compréhension orale!. Alors attention, comme d’habitude, on garde le silence !! (oui, je sais c’est difficile !)

 

Au moment où je rédige, les Editions Passetemps offrent des gratuités avec différentes planches : 
Téléchargez des extraits de certains jeux de notre populaire collection Lecture et inférences.

 

 

« La photo de classe »

Le plus facile dans ceux qui existent (et surtout ceux que je possède!!) est selon moi, « La photo de classe » car les premières phrases sont très courtes et font référence à des concepts et un vocabulaire bien connu des enfants (les vêtements, animaux, fruits, couleurs,…). De plus, les enfants sont assis et donc « bien rangés », ce qui facilite le balayage gauche -droite-haut-bas!
Il se présente comme ci-dessous (photo éditeur) :

photo de classe

Il y a 2 niveaux (3 apparemment dans la nouvelle réédition) : un niveau rouge, facile et un vert, plus complexe.
Voici un exemple de la toute première carte niveau rouge, la plus facile donc :


On voit que le vocabulaire est facile, même si il y a une négation « je n’ai pas de chien ». Il faut donc chercher sur le fameuse « photo de classe » un enfant qui a un sourire, qui est brun, qui a une pomme sur son bureau, qui n’a pas de chien et qui a un ballon sous son bureau.

 

« La photo de famille »

Plus complexe, mais avec du vocabulaire bien connu aussi. Les fiches ont une difficulté croissante là-aussi. Cependant, même les premières fiches comportent des distracteurs et négations ainsi que des inférences pas évidentes :

  • Exemple fiche 1 : « Quelqu’un a un oiseau sur la tête, ce n’est pas moi » (= je n’ai rien sur la tête »), ou encore « Afin de cacher mes cheveux blancs, j’applique une teinture sur ma chevelure » (= je n’ai plus les cheveux blancs).
  • Exemple fiche 17 : « Selon l’ordre alphabétique, mon prénom vient avant celui de Yves, mais après celui de Liam ».
  • Exemple fiche 19 : « Si je te disais que je suis le plus grand et le plus gros de ma famille, ce serait faux » (= je ne suis pas le plus grand et le plus gros de la famille) ou encore « je suis un être humain de sexe masculin ».

photo de famille

« Au cinéma »

Plus complexe que « la photos de classe », mais avec du vocabulaire connu. Les fiches ont une difficulté croissante là-aussi.

  • Exemple fiche 2 : « Certaines personnes ont apporté une peluche. Je ne l’ai pas fait. » ou encore « Ma chevelure est de la même couleur que celle de Clara » (= donc il faut regarder celle de Clara)
  • Exemple fiche 16 : « Si je te disais que mes cheveux sont gris, je te mentirais. » ou « Je ne regarde pas l’écran. J’observe attentivement la personne de sexe masculin à ma droite ».
  • Exemple fiche 20 : « Je peux te dire que mon abondante chevelure n’est ni rousse ni grise ».

aucinema

Bref, vous avez compris le principe de ces petits supports bien sympathiques. Pour varier les plaisir, vous trouverez également :

 

« L’anniversaire »

L'anniversaire - Espace Orthophonie

« La croisière »

la croisiere

« L’aquarium »

Celui-ci contient beaucoup d’infos à combiner pour retrouver des poissons (taille, déco, couleurs, forme …):

auqarium

« Dragons en mission et Mordus de vampires »

Ils sont selon moi plus complexes dans la construction des phrases, les inférences et le vocabulaire employés. Néanmoins, les enfants peuvent bien accrocher sur les thèmes abordés :

dragonsenmission

mordus de vampire

 

Il existe d’autres thèmes et de nouveaux sortent régulièrement.

Attention à ne pas dégouter les enfants car ces déductions demandent beaucoup de concentration. Pour les enfants pour qui tout cela est encore inaccessible, il faut travailler sur des supports et critères plus simples. Nous verrons cela sur prochain article.

 

Adaptations pour les planches gratuites de chez Passe-Temps

Ici, une version de défis avec uniquement des phrases positives et un vocabulaire très simple. Cela permet de se familiariser avec les personnages et la recherche de petits détails.

Nouvelle version avec La plage :

Pour travailler avec les petits non-lecteurs (à condition de leur lire, bien sûr!) et / ou avec les lecteurs qui devront se débrouiller.
Je vous propose un niveau TRES DEBUTANT afin de pouvoir tout doucement aller vers les jeux originels qui contiennent plus de challenges, évidement.
Je pars donc de l’illustration de la solution de leurs extraits (sur leur site donc), où il n’y a que 3 à 5 personnages, afin de simplifier au maximum.
Ensuite, il suffit de suivre les consignes que vous dicterez à l’enfant (ou bien qu’il lira, si c’est possible).
J’ai simplifié au maximum afin que les enfants soient en réussite.
– une seule consigne, critère positif
– une seule consigne, critère négatif
– deux consignes, critères positifs
– deux consignes, critères mixés.
J’ai tenté de simplifier au maximum également de lexique et de ne pas faire de reprises anaphoriques (donc il y a des répétitions).
REMARQUES :
– afin que l’enfant comprenne bien le fait d’exclure ou de sélectionner, vous pouvez lui faire mettre des jetons OPAQUES sur les personnages à éliminer et des jetons transparents cerclés, pour les personnages qui sont validés.
Ces dispositifs tangibles que vous mettrez en place SONT TRES IMPORTANTS. Ce sont des façons de sélectionner qui vont permettre à l’enfant de comprendre « celui-là ça ne va pas » versus « oui, c’est ok pour celui là ».
Car c’est deux nouvelles compétences qui sont complexes :
– L’enfant a l’habitude de vous donner un seul item parmi plusieurs, là il va falloir qu’il apprenne qu’il peut en « garder » plusieurs.
– L’enfant a l’habitude de sélectionner et non de désélectionner : il va falloir qu’il apprenne à exclure quelque chose qui n’est pas X.

Autres version : la soirée pyjama

Publié dans Aide à la création de supports, Motricité fine, Pré-graphisme

Labyrinthes, chemins et parcours

Les labyrinthes font partie des jeux papier « basiques » pour les enfants.
Il permettent de travailler la coordination œil-main et la logique.

Honnêtement, peu d’enfants aiment ça, en tous cas dans ceux que je connais …

 

Pistes à relier

Un prérequis aux labyrinthes est de pouvoir relier deux éléments. Vous trouverez un article spécifique sur la capacité à relier ici où vous trouverez notamment des exercices simples pour s’entrainer tels que ceux en photos ci-dessous.

Tracer des jeux de labyrinthes

Pouvoir tracer des pistes de labyrinthes demande plusieurs compétences :
—  comprendre qu’il faut en quelque sorte relier deux points (même si ils sont éloignés)
— suivre un tracé en restant sur/dans le chemin
— anticiper du regard le chemin qu’on va suivre afin de ne pas aller dans un cul-de-sac.

Nous allons voir un peu tout cela dans cet article.

 

Dans les évaluations

Ils font parties des évaluations classiques :

  • ABLLS-R : B27, en performances visuelles : où on évalue le tracé d’un point de départ à un point d’arrivée, avec une notation de 1 (peut tracer quand il n’existe qu’un choix de parcours) à 2 (labyrinthe présentant au moins 3 choix de parcours)
  • VB-mapp : Jeu 15 M, non pas pour les performances visuelles mais pour la capacité à s’engager seul dans des activités préscolaires de dessins ou d’écriture pendant 5 minutes (ex: tracer des lettres et des chiffres, labyrinthes, coloriages codés, …)

Mon amie ergo m’a conseillée de « fermer les chemins » lorsqu’ils mènent à des culs-de-sac, ainsi l’enfant comprend la voie comme étant sans issue.

Les labyrinthes permettent de voir où en est l’enfant dans la planification. Si il trace systématiquement jusqu’à arriver « dans le mur », c’est qu’il n’anticipe pas sa trajectoire. Au contraire, si on le voit faire une pause avec son stylo à une intersection et regarder les possibles, on peut se dire qu’il anticipe la tâche à effectuer, ce qui est une super compétence!

Evidemment, comme pour les autres activités, les labyrinthes doivent être présentés crescendo : un seul chemin large et peu sinueux (qu’on ne peut pas nommer en tant que tel un labyrinthe mais qui entame ce type d’activité), jusqu’à un gros labyrinthe avec des angles et avec plein de possibilités de choix.

Ci-dessus, le tout début d’un labyrinthe lors d’une évaluation Abllsr avec une tite fille

Pour fabriquer les vôtres, vous pouvez utiliser des générateurs comme celui-ci. Ou bien en dessiner vous-même, comme moi ci-après, afin d’être précis sur les nombres de choix, de chemins et la complexité croissante.

Remarque: les fiches labyrinthes sont plastifiées et j’utilise des crayons WOODY, ils ne sont pas donnés mais c’est vraiment plus propre et plus durable que les Velléda. Ils s’effacent avec un chiffon légèrement humide.

 

Pour s’entrainer

Fiches d’entrainement de la voiture bleue [ajout novembre 2025]

Dans les fiches ci-après, il va s’agir de travailler les deux compétences ci-dessus.

Dans ces fiches d’exo, les labyrinthes sont à peu près triés avec une difficulté crescendo. Au début, il n’y a qu’un seul chemin et petit à petit, apparaissent d’autres voies qu’il ne faut évidemment pas emprunter.

Ci-dessous, j’ai imprimé en 2 pages par feuille, le tracé est donc à réaliser en plus petit :

Pas trop mal pour un enfant non scripteur ! 🙂 maintenant on va passer aux défis avec des « pièges ».

Dans le commerce

De nombreux jeux du commerce se basent sur les labyrinthes, en voici quelques uns :

Les Burgkidzs ; il s’agit de plateaux de jeu où il faut placer des pièces qui serviront d’aiguillage pour que le bulldozer achemine son chargement dans l’endroit-cible.
Les défis sont plus ou moins complexes.

Le véhicule est à friction : il se déplace donc tout seul le long du parcours crée. Ca, c’est vraiment un petit plus qui plait bien !

Le chemin est « facile » : le véhicule va tout droit.

Les Go-Getter de chez Djeco

Il existe plusieurs versions avec des thèmes différents mais le principe est le même : relier deux éléments ensemble mais avec des contraintes. Certains doivent conduire à des endroits mais également ne pas conduire à d’autres. Il s’agit de pièce de puzzle qu’il faudra agencer.

Prendre connaissance des pièce en reproduisant « le même »

Le Petit Chaperon Rouge

Qui est un Smart Games très connu. Un article était dédié ici .
L’objectif est de placé des pièces de chemin pour que le petit personnage de Chaperon Rouge puisse rentrer dans la maison et échapper au loup.

Windy woody

Ce jeu Windy Woody est malheureusement peu connu. Il est disponible d’occasion car je crois qu’il n’est plus édité. Il a l’avantage d’avoir plusieurs niveaux possibles avec un difficulté croissante au besoin.
Il est assez complexe dans sa forme complète mais peut être simplifié.

Le niveau le plus simple : on doit suivre du doigt le cerf-volant selon le jeté du dé de couleur et on doit aller jusqu’à l’enfant. Ensuite, on doit dire quel vêtement est de la même couleur que le cerf-volant. On peut ajouter ou retirer des bandes pour faire varier la complexité.
Par exemple, on tire la couleur « rouge », on suit du doigt et on va dire « le manteau est rouge ».

Labyrinthe Junior

C’est un classique dans les jeux anciens, il est donc bien connu : il est plutôt complexe car en plus de la difficulté du labyrinthe, le joueur doit anticiper les changement engendré en ajoutant une pièce à une extrémité. Cela demande beaucoup de planification et d’anticipation.

Le lièvre et la tortue

Il s’agit d’un Smartgames encore une fois. Les barrières empêchent certains déplacements, les défis consistent à réunir un animal avec sa nourriture.
Un article dédié à ce jeu se trouve ici.

Bien d’autres jeux existent …